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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:08
Grèce : à quoi joue la BCE ?

La BCE semble vouloir imposer une décote (de 50%) sur les collatéraux déposés par les banques grecques pour obtenir de la liquidité. Une menace qui cache beaucoup de faiblesses.


Si l'on en croit le New York Times, la BCE serait donc passée à l'acte et aurait durci les conditions d'accès des banques grecques au programme d'accès d'urgence à la liquidité (ELA). Pour obtenir l'argent de l'ELA, les banques grecques doivent en effet déposer des "garanties" appelées "collatéraux" au guichet de la BCE. Désormais, la valeur du collatéral serait réduite de 50 %. Il faut donc deux fois plus de collatéral pour obtenir 1 euro de prêt. Actuellement, selon des sources gouvernementales grecques, cette décision n'est cependant pas encore prise. Athènes se préparerait néanmoins à cette nouvelle donne.


Ce durcissement des conditions d'accès à l'ELA est-il le signe que la BCE est prête à aller jusqu'au bout, face à la Grèce ? Rappelons que, en théorie, l'institution de Francfort est la seule à pouvoir concrètement forcer la Grèce à quitter la zone euro. En coupant l'accès de ses banques à l'Eurosystème, elle peut provoquer dans le pays un manque de liquidités insoutenable qui contraindrait le gouvernement à émettre sa propre monnaie. Même si certains observateurs, comme Jacques Sapir par exemple, évoquent la possibilité d'une réquisition de la Banque centrale de Grèce par le gouvernement pour la contraindre à émettre des euros.


La BCE reprend le relais pour mettre la pression sur Athènes


En resserrant le robinet de l'ELA, la BCE tente une nouvelle fois d'affaiblir la position du gouvernement grec dans les négociations avec ses créanciers. Devant l'incapacité des créanciers à faire céder la Grèce, la BCE reprend donc les choses en main. Elle réactive la stratégie du 4 février dernier, lorsqu'Athènes avait décrété la fin de la troïka, provoquant la panique dans les ministères des Finances de la zone euro. A ce moment, la BCE avait levé la dérogation sur l'acceptation de la dette grecque comme collatéral pour les opérations normales de refinancement, contraignant le système financier grec à dépendre de l'ELA. La position hellénique en avait été assez affaiblie, sans pour autant obtenir cette capitulation grecque dont il est à présent certain qu'il est le "but de guerre" des Européens.


Alors que les créanciers ont échoué dans leurs multiples tentatives d'ultimatums, au point d'abandonner toute date butoir, c'est la BCE qui fixe désormais les échéances. En réduisant la valeur des collatéraux, elle menace d'assécher les banques de ces collatéraux. Sans eux, les banques ne pourront plus avoir accès à l'ELA. La nouvelle date butoir est donc le moment où, faute de collatéraux, le système bancaire grec sera coupé de son accès à la liquidité.


La BCE, "gendarme de l'austérité"?


Le but de la BCE est clair. Il s'agit de réussir là où les créanciers ont échoué : faire plier Athènes. Il faut que le gouvernement Tsipras accepte les "réformes" austéritaire qu'on lui demande. L'argument qui circulait après le 4 février - selon lequel la BCE voulait un accord, quel qu'il soit et, partant, exerçait la pression sur les créanciers autant que sur la Grèce - est moins convaincant aujourd'hui puisque la BCE n'a pas assoupli sa position après l'accord du 20 février et n'a pas exercé de pression inverse sur les Européens pour qu'ils acceptent une des quatre listes de réformes présentées par la Grèce entre le 23 février et le 9 avril.

Le but de la BCE est donc le même que celui des créanciers. Décidément, après sa menace sur le parlement chypriote vendredi 18 avril, la BCE apparaît de plus en plus comme un "gendarme de l'austérité". Si l'on voulait se convaincre absolument de l'approche "politique" de la BCE, on se rappellera que la décote des collatéraux grecs avait été réduite en novembre 2014, lorsque les élections anticipées devenaient inévitables. Or, cette réduction intervenait alors même que les négociations avec la troïka et le gouvernement Samaras étaient au plus mal et dans l'impasse. Il y a là une incohérence qui prouve que la logique de la BCE est politique. La suite sur la Tribune


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