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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:25
NON ! Jean Zay, ministre du Front Populaire, ne sera pas assassiné deux fois

L'entrée de Jean Zay au Panthéon fait grincer des dents à droite

Figures de la résistance, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay feront leur entrée au Panthéon mercredi prochain, le 27 mai. Mais pour le dernier cité, figure du Front populaire assassinée par la milice peu avant la Libération, cet hommage ne passe pas. Explications.

"Aux Grands hommes la patrie reconnaissante". Ce mercredi 27 mai, quatre grandes figures de ce qui a constitué "l’esprit de résistance" en France vont faire leur entrée au Panthéon: Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay.

Problème: l’hommage fait à ce dernier, figure du Front populaire avant la Seconde guerre mondiale, fait polémique aux yeux de certains. C’est le cas notamment de Jean-Frédéric Poisson, actuel président du Parti chrétien-démocrate (PCD), ou encore de Jacques Bompard, député du Vaucluse, fondateur et président de la Ligue du sud, classée à l’extrême droite. La suite sur BFM

Quand le racisme se transforme en masque du combat politique

Alors que le pacifisme de Jean Zay choisit en 1939 au début de la guerre de rejoindre le front, quand bien même il n’était pas mobilisable, l’extrême droite ne cessa de le dépeindre comme un déserteur. Ce qui lui coûta en 1940 sa liberté, en 1944 la vie, et aurait pu lui coûter post mortem son honneur.

Jean Zay au Panthéon

Mercredi 27 mai, les cendres de Jean Zay, illustre ministre de l’Éducation nationale et artisan de la création du CNRS, vont être transférées au Panthéon. L’historien Antoine Prost dresse le portrait de ce grand homme, victime de ses engagements et de ses convictions, arrêté par le régime de Vichy et assassiné par des miliciens.

La panthéonisation de Jean Zay honore à la fois le grand ministre de l’Éducation nationale du Front populaire et le républicain décidé à résister à Hitler, victime de ses engagements et de ses convictions.

Né en 1904 à Orléans, d’un père journaliste et d’une mère institutrice, Jean Zay avait commencé une brillante carrière d’avocat avant d’être élu député en 1932, à 28 ans. Il fut l’un des artisans du ralliement du Parti radical-socialiste au Front populaire. Sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil depuis janvier 1936, réélu en mai, il avait fait le lien entre le gouvernement sortant qui expédiait les affaires courantes et le nouveau gouvernement, qui ne pouvait être investi que début juin. Mais les affaires courantes ne l’étaient guère : c’étaient les grèves et les occupations d’usine. Ces circonstances exceptionnelles permirent à Léon Blum d’apprécier son intelligence et son sens politique. Aussi lui confia-t-il l’Éducation nationale ; il n’avait pas encore 32 ans. Il y réussit si bien qu’il fut reconduit jusqu’à sa démission, à la déclaration de guerre.

La culture et le sport entrent à l’école

Jean Zay a laissé au ministère de l’Éducation nationale un souvenir lumineux. Il est le seul qui ressorte dans la grisaille des ministres de l’entre-deux-guerres. Sa réussite s’explique par la conjonction d’un projet et d’un style, nous dirions un mode de gouvernance. Le projet est celui des républicains : prolongation de la scolarité et démocratisation. Le style est pragmatique et libéral : il ne réforme pas d’en haut, il fait appel à la base, expérimente, mobilise, puis encadre et réglemente.

La prolongation de la scolarité est décidée par une loi du 9 août 1936, qui porte, dès la rentrée, l’obligation scolaire de 13 à 14 ans. Au lieu de définir aussitôt par circulaire le contenu et les programmes de cette année de fin d’études primaires, Jean Zay laisse « toute liberté d’initiative » aux instituteurs. Il se contente de leur fixer la triple mission d’assurer dans ces classes un complément d’instruction, une initiation à la culture et une orientation professionnelle. Les programmes viendront plus tard. Il agit de même pour introduire trois heures d’éducation physique dans le primaire : il lance une expérimentation dans trois départements, puis dans vingt-neuf. Les activités dirigées, les classes promenades, l’étude du milieu par l’observation active sont développés de la même façon, avant d’être intégrées à de nouvelles instructions officielles en septembre 1938.

(…)

Condamné par le régime de Vichy

On connaît la fin sinistre de l’histoire. Dans le gouvernement de l’époque, qui signe les accords de Munich, Jean Zay est partisan de faire face à l’Allemagne hitlérienne. En septembre 1939, alors qu’il pouvait rester ministre, il démissionne et rejoint l’armée comme sous-lieutenant du train. Apprenant que les Chambres se réunissent à Bordeaux, il s’y rend et, le gouvernement ayant décidé de poursuivre la lutte depuis l’Afrique du Nord, il s’embarque sur le Massilia pour gagner le Maroc, le président de la République devant rejoindre Port-Vendres puis Alger. Mais Laval retourne le Président, le gouvernement renonce à son projet de résistance et le vote du 10 juillet 1940 donne les pleins pouvoirs à Pétain. Arrêté au Maroc, transféré en France, Jean Zay est condamné par un tribunal militaire à la réclusion à perpétuité pour « abandon de poste en présence de l’ennemi », alors qu’au moment où il avait quitté son unité, avec l’accord de ses chefs, les Allemands étaient 90 kilomètres de là ! C’était un jugement purement politique. Le régime de Vichy réglait son compte à un juif – il ne l’était pas, mais la propagande antisémite l’avait pris pour cible –, à un franc-maçon, au grand maître d’une université dont il rendait les instituteurs pacifistes responsables de la défaite, au républicain du Front populaire qui avait voulu résister à Hitler.

Devant l’impossibilité de le transférer à l’île du Diable comme Dreyfus, le dernier condamné à cette peine, Vichy l’emprisonna à Riom. Il y écrivit alors un livre attachant, Souvenirs et solitude, où, dans un style limpide, il mêle des réflexions ironiques ou profondes, des notations sur la vie de la prison, des témoignages sur son expérience politique. Il communiqua, on ne sait comment, à une organisation de résistance un projet de ministère de la vie culturelle qui fut publié par un cahier clandestin. Sa femme, ses deux filles et son père l’avaient rejoint à Riom, et il connut dans sa cellule en 1942 une vie de famille un peu étrange, avant que son régime ne se durcisse radicalement.

Assassiné et jeté dans un trou

Sans doute aurait-il pu s’évader, mais la crainte des représailles sur les siens l’en dissuada. Et, le 20 juin 1944, des miliciens vinrent le chercher sous prétexte de le transférer dans une autre prison, puis ils l’assassinèrent dans un bois et jetèrent son corps dans un trou, sans vêtements ni rien qui puisse l’identifier. Quand des chasseurs le découvrirent deux ans plus tard, il fut donc enterré anonymement à Cusset. C’est en 1948 seulement que le témoignage de son assassin, arrêté en Amérique latine sans qu’on sût qu’il l’était, permit de donner son nom à sa dépouille. Elle fut honorée à Paris, dans la crypte de la Sorbonne, où reposent des membres de toute l’Université française victimes des nazis, avant d’être inhumée à Orléans. Lumineux, le souvenir de Jean Zay est aussi tragique. Par Antoine Prost Lire l'article sur Le journal CNRS

Il a posé les bases du CNRS, du musée de l'Homme, du Festival de Cannes, mais aussi de l'ENA même si la traduction dans les faits attendra parfois 1945. Il a aussi joué un rôle majeur dans la mise en œuvre des congés payés.

Ce radical incarne ainsi, peut-être plus que tout autre ministre du Front populaire et le plus durablement, le grand élan que Léon Blum a voulu impulser en 1936 en faveur des classes populaires et, en un mot, la démocratisation culturelle dans la république. Extraits de Histoire de presse

Lire aussi La persécution continue

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