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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:32
Sur France 2 : ferme et insoumis, Mélenchon a redonné son sens à l'émission

Il aura donc fallu la dernière ce jeudi de l’émission de France 2 "Des paroles et des actes" pour que le titre de celle-ci trouve enfin son sens.

Pour leur ultime soubresaut, David Pujadas et ses comparses n’ont pas dérogé à leurs habitudes : ils ont profité de la venue de Jean-Luc Mélenchon pour être des caricatures d’eux-mêmes.

Rarement l’émission avait atteint un tel niveau d’agressivité à l’encontre de l’invité. Avec cette fois un effet inverse à celui recherché : c’est le refus de Mélenchon de courber l’échine devant les assauts répétés de ses contradicteurs pendant 2h30 qui a suscité chez le téléspectateur au fil des minutes la conviction que la fermeté de la parole donnée pouvait enfin redevenir chez un responsable politique le gage des actes posés.

  • "DPDA" est une épreuve

Car "Des paroles et des actes" est une épreuve. Cette émission vise moins à éclairer le débat public qu’à soumettre l’invité au verdict de la bienpensance oligarchique. Mélenchon a gagné ses galons pour y faire face. On peut aimer ou ne pas apprécier le personnage qu’il choisit d’incarner.

Force est cependant de constater que c’est cette lente construction de soi et de ce qu’il représente qui lui permet, à l’heure de la volatilité médiatico-politique, de poser sur la table une armature d’idées.

La forme a ouvert un espace pour le fond dans un paysage qui en manque tant. L’émission de ce jeudi a permis de le vérifier : comme chez Faulkner, le bruit et la fureur du Mélenchon 2012 était le passage obligé, la parole qui ouvrait déjà l’acte de conscientisation du grand nombre, avant l’invitation au voyage faite à la France à travers la mise en mouvement de son peuple pour 2017 et au-delà.

  • La société du spectacle refuse la conflictualité

L’échange initial sur la loi Travail aurait ainsi dû se résumer selon le script initial de David Pujadas à une mise au pied du mur des grévistes et des syndicats. Malgré, ou plus sûrement à cause de la grande journée de mobilisation de ce jeudi, il aurait fallu se désolidariser des "jusqu-au-boutistes", des "extrémistes" et autres "preneurs en otage".

La société du spectacle ne veut pas de la conflictualité qui crée de la conscience. Elle cherche à asseoir des rapports de domination en délégitimant ceux qu’elle pointe du doigt comme des adversaires. Mais les représentations sont dépassées. Là où certains voudraient figer des cases catégorielles et des intérêts corporatistes, Jean-Luc Mélenchon a explicité comment on reconstruit de l’appartenance commune par l’expression de "signifiants" renouvelés.

C’est pour cela que la mobilisation actuelle, malgré les désagréments concrets qu’elle engendre dans le quotidien de nombre de nos compatriotes, continue à être perçue comme une lutte d’intérêt général, présent et à venir.

  • La construction d'une France insoumise

Les commentateurs fonctionnent eux encore avec l’ancien logiciel et dans le petit monde : il fallait les voir tourner autour de "la primaire" pour mieux évoquer la "solitude" de Mélenchon, Nathalie Saint-Cricq avouant dans un souffle "je ne vous parle pas des gens".

Peu importait aux procureurs médiatiques que la dite primaire ait atomisé la gauche, stérilisé les volontés des récalcitrants d’apparat, et au final ne soit rien d’autre qu’un marche pied pour François Hollande : la primaire (qu’elle soit de gauche ou de droite) est l’outil préétabli de reproduction d’un système qui ne supporte pas que l’on se situe en dehors de lui. Les six mois pour rien qui viennent de s’écouler en apportent une preuve navrante. Et il faut parfois savoir faire un pas en avant, comme le suggère Inigo Errejon, le théoricien de Podemos :

"Si nous nous étions soumis à un processus de décision collectif, il ne serait jamais rien sorti. La différence entre commenter et militer, c’est que dans le second cas on assume le risque de vérifier ses hypothèses politiques".

C’est ce passage de la parole à l’acte qu’a engagé Jean-Luc Mélenchon avec la démarche de construction de la France insoumise qu’il propose. Par F. Cocq la suite sur Le plus NouvelObs

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