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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:24

 

 

Les menaces de la chancelière Angela Merκel et de ses alliés d'une éventuelle expulsion de la Grèce de la zone euro, dans le cas où SYRIZA arriverait au pouvoir en 2012, résonnent encore à nos oreilles. Finalement, était-ce une fausse alarme ou un beau bluff ? Je ne sais quelle version nous devrions retenir. Par contre, je sais qu'une des conclusions principales du livre « Les Somnambules » de Christopher Clark, que la chancelière est en train de lire comme l'a relevé Le Monde est que l'utilisation habituelle de la menace de choix extrêmes comme un objet politique pourrait se comprendre comme une prophétie auto-réalisatrice.

 

Un événement aléatoire, quelque part dans la périphérie du sud de l'Europe ou le fait de persister dans le chantage pourrait entrainer des effets dramatiques et imprévisibles pour l'ensemble du continent.

 

En tous cas, l'une des conclusions les plus évidentes des déclarations de Mme Merkel lors de la réunion du Conseil européen du 19 décembre 2013, également lues dans Le Monde, c'est que la zone euro demeure trop importante pour être abandonnée. Et que tous les chaînons sont importants pour son maintien. Si l'un, même le plus faible se cassait, la zone euro d'aujourd'hui risquerait immédiatement de disparaître.

 

Indirectement, mais de façon tout de même claire, Mme Merkel vient de confirmer avec sa récente déclaration, l'analyse déjà signalée par la Gauche européenne sur ce sujet, depuis le début de la crise. Elle a donné par ailleurs une explication pour l'inquiétude qu'elle partageait avec Nicolas Sarkozy à Cannes (2011), face à l'éventualité de la tenue d'un référendum en Grèce. Elle a coupé court aux rumeurs sur le Grexit, en humiliant aux yeux du peuple grec les peu nombreux isolés et prétendus « défenseurs de l'euro », en les considérant comme des partenaires non fiables et politiquement peu crédibles. Elle a aussi humilié, les gouvernements grecs successifs : depuis celui de Georges Papandreou en 2010 jusqu'à celui d'Antonis Samaras, qui ont obéi docilement - et continuent d'obéir - à ses commandes au lieu de négocier pour leur pays.

 

Si la monnaie unique ne se négocie pas, les politiques économiques des pays de l'Union monétaire peuvent l'être, surtout si l'on regarde les résultats obtenus. Ni l'austérité, ni les Memoranda ne sont des critères des conventions européennes pour l'entrée ou le maintien d'un pays dans la zone euro. Cela est tout simplement le résultat d'un rapport de force négatif pour les peuples en Europe. Un rapport de force créé surtout par l'adhésion de la social-democratie au consensus néolibéral depuis le milieu des années 1990. Un choix qui s'avère aujourd'hui mener l'Europe à l'impasse. Et c'est aussi la conséquence de la présence dans le sud de l'Europe de gouvernements qui ne sont pas à la hauteur des circonstances.

 

Il y a un livre que je recommande volontiers à Mme Merkel après «Les Somnambules». Après son accident de ski, elle aura naturellement plus de temps libre. Il s'agit du grand classique « L'histoire monétaire des États-Unis, 1867-1960 » par Milton Friedman et Anna Schwartz. Elle pourrait alors se rendre compte qu'elle dépasse par sa persistance déflationniste, les pères spirituels de la politique de déflation.

 

En imposant son obsession dans le cas de la Banque centrale européenne (BCE), elle enferme la zone euro dans son ensemble, dans un équilibre fragile, avec un taux de croissance très faible, presque nul, voire négatif, et plonge en même temps les pays du sud de l'Europe plus profondément dans la spirale de la crise, ce qui est dangereux pour tous les partenaires de la monnaie unique et même pour son pays, l'Allemagne. C'est un « cercle vicieux » de récession et de développement faible voire négatif.

 

Peut-être Mme Merkel serait étonnée de constater que Milton Friedman et Anna Schwartz imputent la responsabilité de l'intensité de la Grande dépression de 1929-1933, aux choix de la Réserve fédérale des États- Unis.

 

Parce que celle-ci a refusé d'agir comme prêteur en dernier ressort sur le marché des obligations d'État.

 

Mais, comme une somnambule moderne de l'Europe, elle reste aveugle et sourde aux faits :

 

- l'austerité aggrave la crise et donc n'est pas la solution au problème,

 

- même le gouvernement des États-Unis choisit de combattre la crise, en préconisant des politiques expansives, au lieu d'une austérité sans fin,

 

- dans mon propre pays, la Grèce, la démonstration est irréfutable : l'austérité a déjà échoué, en donnant lieu à une crise humanitaire sans précédent pour un pays européen en temps de paix. C'est une vérité embarrassante pour toute l'Europe.

 

Si avec la Gauche européenne, d'autres forces politiques-dans le sud et le nord de l'Europe - et les citoyens européns, quel que soient leur pays ou leur vote - partagent l'analyse contenue dans cette déclaration de Merkel qui dit en substance : « la zone euro signifie tous ensemble ou personne », ce sera alors le début de la fin de l'austérité. Par Alexis Tsipras, dirigeant du parti grec SYRIZA La suite sur Blog Le Monde

 

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