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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 07:16

 

Le microcrédit, un outil pour insérer les plus pauvres dans le système bancaire

Intervention de Pauline Imbach sur le microcrédit à l’Université d’été des mouvements sociaux organisée par ATTAC

Les fondateurs du microcrédit expliquent qu’il est un outil de lutte contre la pauvreté. Pour eux, la pauvreté semble être un élément naturel, détaché des rapports de domination et d’appropriation des richesses. Elle serait issue d’une sorte de maldonne hasardeuse qui ne permet pas à tout le monde « d’investir son avenir ».


Le microcrédit fournirait au créateur qui sommeille en chaque être humain une mise de départ pour qu’il puisse enfin saisir sa chance. Théoriquement il consiste en l’attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou à des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Mais s’il devait à l’origine financer de petites activités génératrices de revenus permettant à l’emprunteur de rembourser son prêt, le microcrédit est devenu accessible sans garantie de revenus et a « bancarisé » des millions de personnes.


Avec la micro-assurance ou la micro-épargne, il forme le secteur de la microfinance. A l’origine aux mains d’associations, d’ONG et de quelques banques mutualistes (sous forme de gestion de portefeuille d’associations ou de fondations), la microfinance est aujourd’hui de plus en plus contrôlée par des banques commerciales dont les objectifs sont très éloignés de la lutte contre la pauvreté.

Les institutions de microfinance gèrent 70 milliards de dollars (dont 25 à 30 milliards d’épargne). Environ 80 % des clients sont des femmes et 70 % vivent en zone rurale. Actuellement plus de 205 millions de personnes sont endettées avec un microcrédit. Le prêt moyen s’élevait en 2010 à 426 euros et le taux d’intérêt moyen à 35 %.


De la dette publique au microcrédit

Le microcrédit s’est développé dans les années 1980 et a accompagné les politiques d’austérité dictées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale aux pays du Sud pour garantir le remboursement de leurs dettes publiques. Ces politiques libérales ont pour objectif de forcer les pays endettés à abandonner leurs politiques sociales (éducation, santé, transport, emploi, logement, énergie, etc.) et à mettre en place des plans de privatisation massifs.


Parallèlement, la Banque mondiale a placé « l’inclusion financière |1| » au centre de ses programmes de développement et de lutte contre la pauvreté. Pour elle, c’est en les insérant dans le système bancaire que les populations pauvres auront accès aux services de base, services désormais payants. Ainsi, pour que l’ensemble de la population adulte mondiale ait accès aux services financiers d’ici 2020, la Banque Mondiale incite les organismes financiers à mettre en avant des produits qui ciblent les populations pauvres, les femmes et les autres groupes vulnérables. A la suite de ces politiques d’offre bancaire, près de 8 prêts sur 10 sont utilisés en Inde comme crédits à la consommation, pour des dépenses de santé, d’habitat ou d’éducation |2|.


En somme, quand les plans d’austérité détruisent les services publics, d’un côté le secteur privé bénéficie du nouveau marché de la santé, des transports ou encore de l’éducation ainsi créé, et de l’autre, les institutions de microcrédit bénéficient d’une nouvelle masse de clients trop pauvres pour accéder aux services sans recourir à l’emprunt. Et ce système bien rôdé profite souvent d’un bout à l’autre du mécanisme aux mêmes intérêts privés. Par exemple, Philippe De Schrevel, fondateur du fonds d’investissement dans des banques spécialisé en microfinance (Blue Orchard Finance – basé à Genève), a ensuite créé en 2007 un nouveau fonds d’investissement (Bamboo Finance) spécialisé dans des sociétés développant des infrastructures sociales destinées aux populations les plus démunies. « Ces entreprises produisent des biens et services destinés directement aux populations locales les plus pauvres en leur procurant un accès abordable à des biens permettant leur développement comme, par exemple, des soins de santé, l’accès à l’énergie, à l’éducation ou à l’eau, et ce, à des prix raisonnables.” |3|


Pour résumer, le fonds d’investissement de Philippe De Schrevel investit dans les prêts aux plus démunis pour qu’ils achètent des services de base aux entreprises où investit… l’autre fonds d’investissement de Philippe De Schrevel !


Ils n’ont pas d’argent mais ils sont nombreux … La suite surPressenza



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