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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:37

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:36

 

 

Condamné, le militant anti IVG Xavier Dor promet "d'autres actions"

 

 

Le dos est voûté, mais l'expression est franche. Avant l'arrivée des trois magistrats qui doivent prononcer son jugement, Xavier Dor, ancien pédiatre de 84 ans, opposant notoire au droit à l'avortement, regarde les bancs du public de la 31e chambre du TGI de Paris. "A-t-on quelques amis ici ?", demande-t-il avec le sourire de celui qui connaît la réponse. Environ cinq ou six "oui" timides lui répondent. "C'est parfait", lance-t-il, l'air satisfait.

 

Quelques minutes plus tard, Xavier Dor est condamné à 10 000 euros d'amende pour "délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG)" lorsqu'il avait fait irruption, les 25 et 26 juin 2012, dans un centre du planning familial à Paris. Le parquet avait requis, fin juin, 8 000 euros d'amende et un mois de prison avec sursis, en insistant sur "la pression morale et psychologique" et "les actes d'intimidation" que le prévenu avait fait subir aux patientes. La condamnation est finalement plus lourde. En revanche, Xavier Dor a été relaxé par le tribunal correctionnel pour une manifestation anti-IVG devant l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Paris, en avril 2011, pour laquelle l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris s'était portée civile.

 

Pour Me Isabelle Thieuleux, avocate de la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac), association qui s'était constituée partie civile, ce jugement en demi-teinte n'est pas une surprise. "Il y a une vraie difficulté juridique à faire reconnaître le délit d'entrave à l'IVG lorsqu'il s'agit d'actions menées à l'extérieur des centres. En revanche, dès lors que l'action est menée à l'intérieur, le délit est constitué."

 

"D'UNE VIOLENCE INOUÏE"

 

Lorsqu'il avait fait irruption au planning familial en 2012, le fondateur et président depuis 1986 de l'association SOS Tout-petits avait pris à partie des patientes, remettant à l'une d'elles des chaussons tricotés et une médaille représentant la vierge Marie. Lors de l'audience en juin, une cadre commerciale de 42 ans avait décrit devant le tribunal son sentiment de "culpabilité" après cette intrusion. "Il était d'une violence inouïe."

 

Satisfaites de sa condamnation, les associations de défense du droit à l'avortement se sont dites "déçues du faible montant de l'amende au vu des ressources financières dont disposent les réseaux anti-IVG", a résumé Me Thieuleux. "Surtout, il est inacceptable que M. Dor ait annoncé, avant même le début du procès, qu'il mènerait d'autres actions, donnant un calendrier précis", a dénoncé Maya Surduts, militante de la Cadac.

 

De fait, à peine sorti de la chambre où sa condamnation venait d'être prononcée, Xavier Dor donnait "rendez-vous pour d'autres actions". "Nous irons à l'hôpital Tenon et à la maternité Port-Royal", a-t-il garanti, ses avocats ne se prononçant pas encore sur un éventuel appel. La suite sur Le Monde

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:27

 

 

Deux rues seront débaptisées à Orange :

  • Maurice Thorez qui en 1940 signait avec Jacques Duclos, un appel à organiser la Résistance dans les Comités populaires de Solidarité, qui fut Ministre du Gouvernement qui mit en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance...

  • Jacques Duclos, blessé durant la guerre de 1914, puis fait prisonnier en 1916, responsable de l'organisation clandestine du PCF, Vice Président de l'Assemblée Constituante, en 1945 et parlementaire de 1926 à 1975...

Ces redénominations font suite à celle concernant le Théâtre Municipal qui portait le nom d'un ancien Maire Communiste de la ville d'Orange, Gilbert Ricci.

 

Il semble plus facile pour le Maire d'Orange de débaptiser deux rues qui portent le nom de Communistes résistants, ou de donner un nom de rues à celles qui n'en ont toujours pas, que de débaptiser la seule rue en France qui porte encore le nom d'Alexis Carel, qui reçu certes, en 1912, le prix Nobel de physiologie pour sa contribution à la chirurgie vasculaire, mais qui fut ensuite un apôtre des théories eugénistes nazies, un partisan de l'élimination physique «de groupes d'étrangers indésirables du point de vue biologique ».

 

Dans les années quatre-vingt-dix, une vingtaine de villes avaient débaptisé leurs rues... En 1995, ce nom a aussi été retiré du fronton de la faculté de médecine de Lyon, puis Paris suivait en 2002 pour donner à la rue, le nom de Jean-Pierre Bloch, grand résistant, antifasciste et l'un des fondateurs de la Licra.

 

Bienvenu à Orange ! Ville française où la loi s'appliquerait selon la volonté du maire (voir la délibération dur l'objection de conscience ici), où la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », ne figure pas sur les courriers de la mairie, préférant y apposer « je maintiendrai », emprunté à la devise nationale du royaume des Pays Bas, et créée par Guillaume Ierd'Orange-Nassau appelé aussi Guillaume le Taciturne (1533- 1584), lorsque ce dernier hérita du comté d'Orange.

 

Voir la délibération et l'intervention de Fabienne Haloui, conseillère municipale Front de Gauche ici

 

VMH

 


2013-09-18-LP_redenomination-de-rues-2.JPG

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:23

 

 

Sur la liste des relations inavouables entretenues par l’argent et la politique, le clientélisme talonne la corruption. Passe encore qu’en 1902 Louis Ollivier, député de Guingamp, raconte : « Lors de la dernière élection, j’avais fait des bons de quatre sous que mes agents distribuaient aux électeurs, partisans et adversaires, et ces bons étaient remboursables en consommations (1). » En 2009, les « dons d’argent » furent le motif invoqué par le Conseil d’Etat pour invalider la réélection de M. Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes...

 

L’échange personnalisé de faveurs, de biens et de services contre un appui politique et des votes relèverait désormais de l’anomalie. Pour la plupart des politologues et des journalistes politiques qui perçoivent les électeurs comme des acteurs rationnels choisissant leur champion en fonction de leurs préférences individuelles, cette pratique ne peut guère relever que de systèmes prédémocratiques. Elle renverrait tantôt à l’histoire des sociétés occidentales, tantôt au présent des pays perçus comme « moins avancés » en matière de mœurs politiques, ainsi qu’on a pu l’entendre récemment à propos de la Grèce, et plus rituellement au sujet de l’Afrique, du monde arabe ou de l’Amérique latine.

 

Outre leur ethnocentrisme, ces analyses ne disent rien sur les modes ordinaires de fonctionnement de la politique, c’est-à-dire sur les mécanismes par lesquels se construisent et se perpétuent des formes de loyauté politique. Et le mépris social ne le cédant en rien au mépris culturel, c’est peut-être à propos des classes populaires que ces représentations sont les plus répandues. Le schéma serait simple : les démunis donneraient leur voix en échange de la satisfaction de leurs besoins immédiats. Distributions de nourriture, de vêtements, d’emplois, d’argent, etc., suffiraient ainsi à faire élire un candidat.

 

Or que sait-on concrètement de cet échange ? Le sociologue Robert King Merton a montré dans les années 1950 comment fonctionnaient les « machines politiques » dans les quartiers d’immigrés des Etats-Unis, et les relations d’interdépendance qui existaient entre le boss (l’homme politique) et ses clientèles (2). De son côté, Javier Auyero a mené une enquête ethnographique dans un bidonville (villa miseria) de la banlieue de Buenos Aires, en Argentine (3), où il étudie la structuration et la reproduction des réseaux du Parti justicialiste (PJ), dont c’est l’un des fiefs. Cette formation fondée en 1947 par le général Juan Domingo Perón gouverne le pays pratiquement sans discontinuer depuis 1989 et compte dans ses rangs la plupart des gouverneurs régionaux.

 

Les différences entre les politiques menées par l’actuelle présidente de la nation argentine, Mme Cristina Fernández de Kirchner, ou par son mari Néstor Kirchner (2003-2007), et celles qu’avait mises en œuvre Carlos Saúl Menem (1989-1999) — tous trois membres du PJ — interdisent toute classification selon les critères gauche-droite. La ligne idéologique du parti reflète l’état des rapports de forces entre ses principaux barons, dont l’assise est régionale.

 

Selon Auyero, la villa s’organise en unités de base (unidad básica, UB) rattachées à des militants politiques — comme, en l’occurrence, Matilde, ancienne secrétaire politique du PJ du district voisin et actuelle conseillère municipale, ou Cholo, un employé communal. Chaque UB prend en charge les transports collectifs pour se rendre aux meetings et aux manifestations, et distribue à cette occasion du pain, du chorizo, du sucre, du lait en poudre, du riz, de la bière, ainsi que des tee-shirts ou des casquettes aux couleurs du PJ. Certaines ont même des musiciens. Mais leur rôle va bien au-delà. Leur local accueille des concerts ou des spectacles pour les enfants, et on y trouve parfois de la nourriture et des médicaments. Cholo travaille également pour un programme de distribution de produits alimentaires, le Plan Vida, mis en place par l’épouse du gouverneur de la province. Chaque matin, il remet des vivres à des déléguées de pâtés de maisons (manzaneras), qui à leur tour les répartissent entre les familles du voisinage.

 

Si elles ne sont pas toujours des militantes, ces déléguées restent pour l’essentiel recrutées par les responsables des unités de base (punteros), si bien qu’elles répondent « naturellement » à leurs sollicitations. Comme le dit l’une d’elles : « Quand il y a des manifestations, Matilde nous invite. (...) Nous, on est chargées d’inviter les gens qui sont dans le Plan Vida, et on amène tous ceux qu’on peut. » Une autre renchérit : « On ne peut pas dire non (...) parce qu’on est amies » (p. 126-127). L’échange politique disparaît ici derrière des relations interindividuelles. Il est pris dans la trame des liens personnels, voire familiaux, les punteros appartenant au même milieu social que leurs obligés. Seule différence, l’engagement des premiers favorise la mobilisation de relations et de ressources inaccessibles aux seconds. Un capital social qui les aide à résoudre nombre de problèmes concrets du quartier et de ses habitants, par « une médiation politique personnalisée » (p. 229). Par Laurent Bonelli / La suite sur Le Monde Diplomatique

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:22

 

 

Les raisons qui ont poussées Stefan Petrut à quitter la Roumanie pour venir travailler en Allemagne sont simples. "L'argent". L'homme épais, à la figure bonhomme, qui ne laisse rien transparaître de trente ans de travail à la chaîne à découper les viandes dans les abattoirs, ne s'en cache pas. L'argent lui manquait tellement à Buzau, sa ville natale à 100 kilomètres de Bucarest.

 

Alors, en 2008, quand son ami Nicolaï, lui a parlé de ce travail d'équarrisseur en Basse-Saxe, à Essen-Oldenburg payé 1 600 euros par mois. "J'ai dit oui. J'arrive". Quelques jours plus tard, Stefan, quarante-six ans à l'époque, laisse sur place un fils déjà grand mais emmène sa femme, Luminata, couturière. Elle lâche ses travaux d'aiguilles pour se convertir à la découpe de bestiaux. De 16 heures à deux heures du matin, pauses comprises. L'affaire est trop belle. Au début, tout va bien. Si ce n'est cet appartement sommaire dans une maison de briques de Quakenbrück, à dix kilomètres de l'abattoir que Stefan et Luminata doivent partager avec deux autres couples. Une seule salle de bains. Une toilette pour tout le monde. Le tout pour 175 euros par personne et par mois payés "au patron". Celui-là même qui dirige l'abattoir.

 

Mais au bout de quelques mois, l'entreprise change le fonctionnement. Fini le salaire fixe, désormais Stefan et sa femme seront payés à la pièce : 1,31 centime (0,0131 euro) par cochon découpé pour lui, 0,98 centime pour elle. "Normalement, ça va, je suis un spécialiste", explique-t-il, fier. Solide et rompu à l'exercice, Stefan peut faire 700 bêtes par heure, donc, toucher un peu plus de 9 euros de l'heure. Mais Luminata ne tient pas la cadence. Pis au bout de quelques jours, les porcs n'arrivent plus. Danish Crown, un gros industriel de la viande qui achetait la pièces à l'abattoir de Stefan, veut changer de sous-traitant pour un autre, moins cher.

 

"Plus de cochons, plus d'argent", résume Stefan dans un français qu'il a appris à l'école. Sa femme et lui vivotent alors avec 500 euros mensuels. Puis, plus rien. L'abattoir fait faillite. Eux sont licenciés sans toucher les 5 000 euros et quelque qu'on leur doit encore.

 

"NATIONALITÉS INVITÉES"

 

En Basse-Saxe, le cas de ces Roumains n'est qu'un exemple parmi d'autres de l'exploitation de la main-d'œuvre étrangère, peu au fait de ses droits, et souvent maintenue à dessein dans l'ignorance. Depuis un an, la presse locale se fait l'écho d'histoires plus ou moins sordides recensées dans "la ceinture de graisse" de l'Allemagne, championne européenne de l'exportation de viandes.

 

Got Ilie, le visage mat et l'air encore espiègle de ses 24 ans en témoignent. Arrivé en Allemagne en 2010, il a passé un an payé 5 euros de l'heure, sans sécurité sociale, et avant déduction des 70 euros à régler chaque mois à son employeur pour le logement : une chambre à partager avec cinq autres Roumains.

 

Au fil des ans, les nationalités "invitées" évoluent mais le scénario reste le même. Un salaire de misère qui frise parfois les deux à trois euros de l'heure et des conditions de logement indécentes. "Il y a quelques semaines, j'ai été alerté par un Espagnol employé dans une découpe de volailles qui n'avait pas reçu son salaire. J'ai découvert que lui et d'autres Espagnols vivaient à soixante-dix dans 180 mètres carrés dans un restaurant désaffecté", raconte Matthias Brümmer, responsable régional du syndicat de l'alimentaire NGG.

 

"Des Grecs, on n'en a pas encore vus. Mais l'industrie cherche et trouve toujours ce qu'elle veut là où la misère est la plus grande, dit-il, écœuré. Ces industriels se vantent de traiter correctement les animaux, mais eux traitent leurs salariés comme des bêtes !" M. Brümmer, un ancien des abattoirs, s'est rendu compte il y onze ans, grâce à un journaliste du Rheinische Post, que ces scènes dignes d'un roman de Zola existaient dans son propre pays, ce super modèle de l'Europe. La suite sur Le Monde

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:20

 

Quand les communes recourent à la sécurité privée sur la voie publique…

 

Certaines communes ont recours à des agents privés sur la voie publique, en particulier lors des festivités organisées à la belle saison. Les entorses au cadre légal sont, dès lors, courantes. Reportage.

Cet été a été bien chaud au goût de Jacques (1), dans tous les sens du terme. Le thermomètre est monté haut dans son Sud-Ouest, excitant les esprits alcoolisés lors des célèbres férias. Des esprits si échauffés que les armes sont sorties, parfois, comme à Bayonne fin juillet. De quoi inquiéter ce dirigeant d’une petite entreprise de sécurité privée appelé à la rescousse sur ces événements tout au long de la saison.


Chaque année, 630 autorisations exceptionnelles pour intervenir sur la voie publique sont délivrées, comme le veut l’article L613-1 du livre VI du code de la sécurité intérieure (CSI) régissant la profession. Celui-ci stipule que les agents « ne peuvent exercer leurs fonctions qu’à l’intérieur des bâtiments ou dans la limite des lieux dont ils ont la garde. 
A titre exceptionnel, ils peuvent être autorisés, par le représentant de l’Etat dans le département ou, à Paris, par le préfet de police, à exercer sur la voie publique des missions, même itinérantes, de surveillance contre les vols, dégradations et effractions visant les biens dont ils ont la garde. »


La présence sur la voie publique ne vise donc pas la sécurité des personnes, qui reste l’apanage des forces régaliennes.

Des chiffres à relativiser - Comme le signale le chercheur Frédéric Ocqueteau dans son étude Genèse et premiers pas du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS), même la Délégation interministérielle à la sécurité (DISP) qui fournit ce chiffre le trouve très bas, « ce qui la conduit à soupçonner des pratiques largement illégales de non déclarations ».


A titre d’exemple, la préfecture des Landes nous a indiqué délivrer une dizaine d’autorisations par an, alors que le département compte 300 jours de fêtes.


Ces omissions ne sont pas forcément volontaires. « Certaines municipalités n’ont pas d’autorisation préfectorale par manque de temps, précise Jacques. J’ai aussi eu le cas d’une secrétaire qui n’en voyait pas l’intérêt, elle me disait qu’ils ne l’avaient jamais fait ». « La déclaration est une procédure lourde, les communes ne se sentent pas dans l’illégalité, c’est juste une fête pour elles. Les préfecture seraient débordées sinon », poursuit Georges, un confrère (2). Certaines subterfuges sont utilisés pour contourner la loi, indique Jacques : « toute la ville est déclarée en ERP (établissement recevant du public). »


Maintien de l’ordre -  Autre exemple de petit arrangement : « Le contrat indique que je dois surveiller trois sites éparpillés dans la ville, détaille Georges. Officieusement, le trajet pour relier l’un à l’autre sert à surveiller la voie publique, l’agent de sécurité privée fait dès lors le rondier en remplacement de la police municipale. Les communes en sont très friandes. » Plus encore, il a été « sermonné pour ne pas avoir signalé un attroupement en appelant le 17 ». La raison de ces entorses de la part des collectivités est économique : « Les effectifs sont réduits, ils ont fermé un des deux commissariats proches, celui qui reste n’a qu’un seul permanent. »


C’est d’autant plus illégal que ces agents de sécurité privée sont amenés à surveiller des personnes. « On fait clairement du maintien de l’ordre, tranche Jacques. La police municipale ne travaille pas la nuit et l’été les agents posent leurs congés. Ce n’est pas évident pour ces communes de faire face à l’afflux de touristes. »


Entre prévention et intervention, la frontière est floue, comme on s’en rend compte devant l’énumération de son quotidien : « Nous faisons des rondes dans le vieux quartier et à la plage. Lorsque des gens boivent à la bouteille, on leur fait jeter, on fait de la prévention sur les débordements et les vols, en cas de problème, on appelle la police ou les secours. On fait aussi la fermeture des bars et des boites de nuit, avec les difficultés que cela suppose. La zone d’intervention est bien définie par la loi : crime flagrant ou flagrant délit et assistance à personne en danger. » La suite surLa Gazette des Communes

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:18

 

 

 

Ce soir je suis en colère, et je l’assume. Comme l’a écrit le philosophe, écrivain, et poète, George Bataille :

« Le coeur est humain dans la mesure où il se révolte ».


L’humanité va crever de l’indifférence, des discours mous-du-genou, de l’incapacité des pauvres bipèdes que nous sommes à nous lever pour arrêter la barbarie et défendre la vie.

Ce soir je suis en colère car j’ai reçu des nouvelles terribles de Colombie. Et ces nouvelles nous concernent tous !


Je les résume en quelques mots : la Colombie a signé un « accord de libre échange » avec les États Unis qui est récemment entré en vigueur. Cet accord contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les « sélectionneurs » comme … Monsanto ou Syngenta.  

Pour remplir cette « clause », l’Institut agroalimentaire colombien a publié un texte – la résolution 970- qui menace d’amendes et de poursuites judiciaires tout paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait : garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs.



Depuis le 19 août, des dizaines de milliers de Colombiens – paysans, étudiants, mineurs, chauffeurs routiers, médecins- se sont lancés dans les rues pour dénoncer cette violation d’un droit humain fondamental : celui de se nourrir soi-même.


De violents affrontements ont eu lieu à Bogota, où le président Santos a déclaré le couvre-feu et mobilisé 50 000 membres des forces armées et de la police militaire pour « mater les vandales » et défendre la loi d’airain imposée par Monsanto et consorts.


Je connais bien la Colombie : cet immense pays à l’extraordinaire biodiversité a la capacité de nourrir sa population, s’il laisse ses paysans faire leur travail. Pour cela, il leur faut de la terre, et la majorité d’entre eux en est privée. Si maintenant, on les empêche de sélectionner leurs graines, c’en est fini de l’agriculture vivrière colombienne.


Comme ce fut le cas au Mexique après l’entrée en vigueur de l’Accord de libre échange nord-américain (l’ALENA), le pays sera envahi par les produits agricoles bas de gamme et subventionnés des États Unis, les magasins Walmart et autres chaînes de discount qui pousseront à la rue des millions de petits paysans.


J’invite tous ceux et celles qui me lisent à regarder le reportage “Les déportés du libre échange” que j’ai consacré à l’ALENA, et qui a été diffusé sur ARTE en février 2012 . Je l’ai mis en ligne sur mon site web, et on peut aussi le trouver comme bonus sur le DVD des Moissons du futur.

Vous trouverez sur ce Blog d’autres billets concernant l’ALENA ainsi que des extraits du chapitre que je lui ai consacré dans mon livre Les moissons du futur. Ce soir, je mets en ligne un autre extrait de ce chapitre (voir ci-dessous).

Par ailleurs, je rappelle que l’Union européenne s’apprête à négocier un accord de libre échange avec les États Unis, dont j’ai aussi commenté les effets dévastateurs qui ne manqueront de s’abattre sur le vieux continent.


C’est pourquoi j’ai accepté de prêter mon image et mon nom à une affiche réalisée par le Collectif des Engraineurs qui s’est associé à la campagne qu’ATTAC et d’autres organisations ont décidé de lancer dès l’automne. Rejoignez-les !

Un article de arte.tv,relayé par Jacques pourSOS-planete La suite sur Les moutons enragés

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:16

 

 

"Je ne suis pas rassuré. Le paquebot pauvreté continue de voguer, la pauvreté est un mal qui monte dans notre pays... Je m'étonne même du calme qui règne encore. Mais jusqu'à quand perdurera-t-il ? En tout cas, les centres communaux d'action sociale sont des amortisseurs sociaux, sans lesquels la situation serait pire. Il faut militer pour tout ce qui peut contribuer à faire baisser la pression : les mesures du plan de lutte contre la pauvreté, l'apprentissage, les emplois d'avenir..." Ce sombre tableau est dressé par Patrick Kanner, le président de l'Union nationale des CCAS (Unccas), qui présentait ce 12 septembre à la presse le Baromètre de l'action sociale 2013, en partenariat avec la Gazette santé-social. Cette enquête annuelle, dont c'est la cinquième livraison, "vise à étudier les évolutions de la demande sociale telle qu’elle est vécue au quotidien par les élus locaux et de leurs centres communaux ou intercommunaux d’action sociale", explique l'Unccas en préambule.

 

Basée sur 522 CCAS ou CIAS répondants, elle témoigne clairement d'une augmentation globale des demandes d'aides. Plus des trois quarts des répondants évoquent en effet une hausse – une hausse qui touche, le plus souvent, à la fois le nombre de demandeurs et l'importance des aides demandées. Et qui concerne avant tout les demandes d'aide financière. Viennent ensuite, par ordre décroissant, les demandes d'aide alimentaire, d'aides émanant d'autres acteurs (demande de FSL par exemple) ou d'accompagnement (gestion de budget, montage d'un dossier de demande de microcrédit personnel…).

 

S'agissant des premiers "facteurs déclencheurs" des demandes d'aide financière, pratiquement tous les CCAS (98%) citent le champ du logement et des factures d'énergie. Egalement cités, mais moins systématiquement, les factures des services municipaux (cantine, accueils de loisirs sans hébergement…) pour 51%, les frais de transports (17%), les télécoms (8%).

 

Au sujet des services municipaux, l'Unccas évoque de réelles difficultés de paiement et donc d’accès : "Les CCAS gestionnaires d’établissements d’accueil de jeunes enfants précisent qu’ils sont de plus en plus confrontés à des impayés de crèches, de cantine… mais aussi à la diminution du recours à ces services et aux activités, faute de pouvoir les financer." "Le périscolaire, la cantine… on nous dit aujourd'hui que cela devient un luxe !", lance Daniel Zielinski, le délégué général de l'Unccas.

 

Quels sont les bénéficiaires que l'on voit de plus en plus souvent pousser la porte des CCAS ? Principalement les familles monoparentales, les 26-60 ans, les personnes au chômage et allocataires de minima sociaux… Et ces diverses "catégories" de publics sont évidemment cumulables…

 

Les CCAS ont par ailleurs été interrogés sur la question du non-recours. Un CCAS sur deux estime ce non-recours important. En réponse à cela, la plupart d'entre eux multiplient les actions d'information (réunions, permanences…), tendent à renforcer leur rôle d'orientation du public vers les autres intervenants sociaux du territoire et viennent en aide à l'instruction de dossiers de demandes d'aides du type APA ou CMU-C. La domiciliation fait également partie de cette lutte contre le non-recours.

 

Nouveaux besoins, nouvelles réponses... La suite surLocaltis Info

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:34

Dans sa délibération sur l'objection de conscience, le Maire d'Orange, via son adjointe, Mme Lorho fait état pour appuyer son argumentation, de l'arrêt "Eweida et les autres" de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, du 15 janvier 2013.

 

Or, l'exemple est on ne peut plus mal choisi, pour deux raisons : la première étant qu'un Conseil Municipal n'a aucun rapport avec une entreprise, la deuxième étant que cet arrêt cite 4 cas, dont un seul a été reconnu par la Cour.

Si cet arrêt donne raison à Mme Eweida (pénalisée car elle portait une croix visible sur son uniforme quand d'autres confessions n'étaient pas pénalisées) la Cour en a décidé tout autrement pour les « autres » cas :

 

Pour les trois autres (Ladèle, Chaplin, Mac farlen), il s'agissait pour deux, de refus d'actes ayant un rapport avec des personnes homosexuelles et ce, dans le cadre professionnel. Le troisième cas étant plus ou moins semblable à celui de Mme Eweida.

 

 

L’arrêt Eweida et autres ne fait pas obstacle à un dispositif national qui reconnaîtrait individuellement à un agent public le droit de ne pas célébrer l’union d’un couple de même sexe au nom de ses convictions religieuses. Ce mécanisme trouve cependant une forte limite conventionnelle : sa mise en œuvre ne peut conduire à priver d’effet le droit reconnu au plan national aux couples de même sexe.


Lilian Ladele avait été employée par la commune d’Islington à Londres comme officier d’Etat Civil. Elle avait refusé de célébrer des cérémonies de partenariat civil entre des personnes du même sexe dans le cadre de ses fonctions, car elle estimait que ces partenariats civils correspondaient en fait à un mariage et que ces unions de couples de même sexe étaient contraires à la volonté de Dieu. A la suite de son refus, elle est passée devant une commission disciplinaire et a finalement été licenciée.

La Cour a retenu que la décision de l’employeur de Ladele de ne pas faire d’exception sur la base de ses croyances religieuses était à la fois légitime et proportionné, conformément à la jurisprudence établie de la Cour sur le droit de ne pas subir de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, et le besoin pour les couples de même sexe d’être reconnus juridiquement et de voir leur relation protégée. Par conséquent, la Cour a conclu à l’absence de discrimination pour les motifs d’ordres religieux.

 

Le droit interne au Royaume-Uni ne comporte pas de dispositions relatives au port de signes religieux pendant le temps et sur le lieu de travail, comme ce peut être le cas ailleurs (notamment en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark et en Belgique, où il est reconnu que des employeurs peuvent imposer certaines restrictions en la matière

 

 

On peut alors supposer qu’une clause de conscience au profit des maires de France leur permettant de s’opposer à la célébration du mariage pour tous ne saurait être admise, dès lors qu’elle aurait pour effet d’empêcher les usagers de voir leur union célébrée. Lire ici

 

« L’Article 9 de la Convention Européenne protège le droit d’exprimer sa religion en public, mais ce droit n’est pas sans limite » a déclaré Alli Jernow, Conseiller Juridique Principal de la Commission Internationale des Juristes. « Avec ce jugement, la Cour défend l’importance de protéger les autres personnes contre toute discrimination ».

 

« La réaffirmation de la Cour que les couples de même sexe ne sont pas différents des autres couples en ce qui concerne leur besoin de reconnaissance et de protection est une avancée importante. Ce principe du droit humain fondamental devrait être le fondement de la conduite future de tous les Etats Européens », a affirmé Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. Lire ici

 

Lire aussi ici

 

 

Délibération

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Intervention de Fabienne Haloui

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:04

 

DISCOURS DE PIERRE LAURENT

 

 

 

DISCOURS DE J-L MÉLENCHON

 


 

HK, LES SALTIMBANKS SUR LA GRANDE SCÈNE

 

 

ET À MARSEILLE, UNE MANIFESTATION

qui a réuni quelques milliers de personnes voir la vidéo ici

ou le reportage La Provence ici

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