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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:34

Dans sa délibération sur l'objection de conscience, le Maire d'Orange, via son adjointe, Mme Lorho fait état pour appuyer son argumentation, de l'arrêt "Eweida et les autres" de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, du 15 janvier 2013.

 

Or, l'exemple est on ne peut plus mal choisi, pour deux raisons : la première étant qu'un Conseil Municipal n'a aucun rapport avec une entreprise, la deuxième étant que cet arrêt cite 4 cas, dont un seul a été reconnu par la Cour.

Si cet arrêt donne raison à Mme Eweida (pénalisée car elle portait une croix visible sur son uniforme quand d'autres confessions n'étaient pas pénalisées) la Cour en a décidé tout autrement pour les « autres » cas :

 

Pour les trois autres (Ladèle, Chaplin, Mac farlen), il s'agissait pour deux, de refus d'actes ayant un rapport avec des personnes homosexuelles et ce, dans le cadre professionnel. Le troisième cas étant plus ou moins semblable à celui de Mme Eweida.

 

 

L’arrêt Eweida et autres ne fait pas obstacle à un dispositif national qui reconnaîtrait individuellement à un agent public le droit de ne pas célébrer l’union d’un couple de même sexe au nom de ses convictions religieuses. Ce mécanisme trouve cependant une forte limite conventionnelle : sa mise en œuvre ne peut conduire à priver d’effet le droit reconnu au plan national aux couples de même sexe.


Lilian Ladele avait été employée par la commune d’Islington à Londres comme officier d’Etat Civil. Elle avait refusé de célébrer des cérémonies de partenariat civil entre des personnes du même sexe dans le cadre de ses fonctions, car elle estimait que ces partenariats civils correspondaient en fait à un mariage et que ces unions de couples de même sexe étaient contraires à la volonté de Dieu. A la suite de son refus, elle est passée devant une commission disciplinaire et a finalement été licenciée.

La Cour a retenu que la décision de l’employeur de Ladele de ne pas faire d’exception sur la base de ses croyances religieuses était à la fois légitime et proportionné, conformément à la jurisprudence établie de la Cour sur le droit de ne pas subir de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, et le besoin pour les couples de même sexe d’être reconnus juridiquement et de voir leur relation protégée. Par conséquent, la Cour a conclu à l’absence de discrimination pour les motifs d’ordres religieux.

 

Le droit interne au Royaume-Uni ne comporte pas de dispositions relatives au port de signes religieux pendant le temps et sur le lieu de travail, comme ce peut être le cas ailleurs (notamment en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark et en Belgique, où il est reconnu que des employeurs peuvent imposer certaines restrictions en la matière

 

 

On peut alors supposer qu’une clause de conscience au profit des maires de France leur permettant de s’opposer à la célébration du mariage pour tous ne saurait être admise, dès lors qu’elle aurait pour effet d’empêcher les usagers de voir leur union célébrée. Lire ici

 

« L’Article 9 de la Convention Européenne protège le droit d’exprimer sa religion en public, mais ce droit n’est pas sans limite » a déclaré Alli Jernow, Conseiller Juridique Principal de la Commission Internationale des Juristes. « Avec ce jugement, la Cour défend l’importance de protéger les autres personnes contre toute discrimination ».

 

« La réaffirmation de la Cour que les couples de même sexe ne sont pas différents des autres couples en ce qui concerne leur besoin de reconnaissance et de protection est une avancée importante. Ce principe du droit humain fondamental devrait être le fondement de la conduite future de tous les Etats Européens », a affirmé Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. Lire ici

 

Lire aussi ici

 

 

Délibération

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Intervention de Fabienne Haloui

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:04

 

DISCOURS DE PIERRE LAURENT

 

 

 

DISCOURS DE J-L MÉLENCHON

 


 

HK, LES SALTIMBANKS SUR LA GRANDE SCÈNE

 

 

ET À MARSEILLE, UNE MANIFESTATION

qui a réuni quelques milliers de personnes voir la vidéo ici

ou le reportage La Provence ici

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:31

 

 

Le développement du secteur des services à la personne nécessite notamment "une coordination renforcée des pouvoirs publics, conciliant soutien à la croissance et à l'emploi, et rôle social de ces activités notamment celles destinées aux publics fragiles", a réaffirmé le gouvernement ce 11 septembre dans une communication en Conseil des ministres. Soit. Difficile de désapprouver.

Ce propos sur la "nouvelle gouvernance" de ce secteur prend toutefois un relief un peu différent lorsque l'on sait - la communication, curieusement, ne le rappelle pas - que le gouvernement a décidé en avril dernier la suppression fin 2013 de l'Agence nationale des services à la personne (ANSP).

 

Le relevé de décisions du Comité interministériel de modernisation de l'action publique (Cimap) d'avril expliquait en effet que dans le cadre de la suppression d'un certain nombre de commissions administratives et autres organismes ou agences, le secteur des services à la personne "a aujourd'hui atteint une maturité suffisante pour pouvoir évoluer sans le soutien technique et opérationnel d'une agence dédiée" et que par conséquent, "les missions pilotées par l'ANSP seront réintégrées au sein des services ministériels d'ici la fin 2013", à savoir l'administration du ministère de l'Artisanat et du Commerce (l'agence était jusqu'ici placée sous la double tutelle de ce ministère et de celui de l'Emploi).

 

Créée en 2005 dans le cadre du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, l'agence entendait être "l'unique organisme de référence pour une identification simple par les acteurs des services à la personne".


Plus d'agence donc, mais "trois chantiers" lancés aujourd'hui par le gouvernement, "coordonnés, sous l'autorité du Premier ministre, par la ministre déléguée à l'Artisanat et au Commerce", Sylvia Pinel.


Est ainsi prévue, avant la fin de l'année, une "conférence de progrès pour l'emploi dans les services à la personne" devant permettre de réunir tous les acteurs du secteur, dont les fédérations professionnelles et les pouvoirs publics, afin "d'identifier les priorités en matière de dialogue social, les évolutions nécessaires en matière de formation professionnelle", mais aussi "les articulations avec les réflexions en cours dans le cadre de l'accompagnement du vieillissement, de la dépendance et de la petite enfance." La suite sur
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:30

 

 

 

Partis de Cordoue (Andalousie), le 1er juillet dernier, sept militants espagnols du collectif Stop aux expulsions se rendent à Bruxelles pour demander une directive européenne contre les expulsions locatives et défendre les 400 000 Espagnols jetés à la rue par les banques. Ils feront une halte, ce week-end, à la Fête de l’Humanité.

 

Il est de ceux qui ne baissent jamais la tête. « Hors de question de subir », dit, droit dans les yeux, Antonio Jurado. Menacé d’être expulsé à tout moment, cet Andalou fera tout pour ne pas se retrouver à la rue. Hors de question d’avoir honte, et de dormir sans rien dire au pied des distributeurs de billets. Les antichambres vitrées des banques sont bien souvent « le seul endroit où trouvent refuge des centaines de travailleurs, des pères de famille comme vous et moi, que vous croisez sur les trottoirs à 2 ou 3 heures du matin, raconte Antonio. Parfois, ils dorment dans des distributeurs qui appartiennent aux banques responsables de leur propre expulsion ! »

 

Après avoir multiplié les grèves de la faim, dont une devant la Casa Real, le palais de Juan Carlos, Antonio se décide à marcher une nouvelle fois, vers Madrid. « Pourquoi ne pas aller directement à Bruxelles, pour demander une interdiction des expulsions en Europe ? » l’interroge alors Richard, membre comme lui du collectif andalou Stop aux expulsions, qui appartient au mouvement national de la Plataforma de los afectados por la hipoteca (PAH).

 

Voilà comment la Marche pour la dignité est partie, le 1er juillet, d’un faubourg de Cordoue. Ils étaient sept au départ. Ils ont vite été des milliers. « Dans chaque village que nous avons traversé, un comité de la PAH nous accueillait et nous accompagnait jusqu’à la prochaine étape. » Partout, la loi hypothécaire fait des ravages. À cause d’elle, les banques ont expulsé plus de 400 000 Espagnols de leurs logements depuis le début de la crise économique, en 2007. Ce texte, en vigueur depuis 1909, bien avant l’adoption de la Constitution espagnole, autorise la saisie du bien en cas de non-remboursement de crédit. Si cette opération ne permet pas de couvrir la dette, les emprunteurs devront, en plus d’être expulsés, continuer de payer le crédit, auxquels s’ajoutent les intérêts et les indemnités de retard. Une « estafa » (escroquerie), disent les Espagnols.

 

Et le mot est faible. Dans un pays ravagé par l’explosion de la bulle immobilière, où une écrasante majorité de la population est propriétaire de son logement, avec des crédits à taux variables, la loi hypothécaire est devenue le nouveau garrot moderne. Le frère de Juani, une des « sept de Cordoue », s’est suicidé sous la pression des banques. « Barakaldo, Grenade, Cadiz, Calvia, Alicante… il y a eu des centaines d’autres cas », complète Antonio Raya, militant de Tarragone. Leonor Infante n’en revient pas, elle, « la señora de cinquante-quatre ans », d’avoir fait tout ce chemin : 30 kilomètres par jour, à traverser des décors de western espagnol, sous un thermomètre dépassant les 45 degrés. Richard, l’un des marcheurs, a dû bénéficier d’une transfusion pour continuer son périple. Une folie digne de celle de Don Quichotte. « La folie suprême, disait le célèbre hidalgo, n’est-elle pas de voir la vie telle qu’elle est, et non telle qu’elle devrait être ? »

 

« C’est la solidarité, le fait aussi de rencontrer toutes ces personnes dans des situations parfois pires que les nôtres, qui nous poussent à ne pas abandonner », confie Leonor, rue de Valenciennes, à Paris, dans l’immeuble réquisitionné par le DAL et Jeudi noir. Elle ne cesse de penser à ces immigrés qui occupent un squat à Gérone (Catalogne). « Comme ils n’ont pas de famille en Espagne, les Sud-Américains ou les Marocains ont souvent contracté des prêts à plusieurs, quand ils ne se sont pas portés garants pour d’autres membres de leur communauté, explique Antonio Raya. Parfois, ce sont trois familles qui sont touchées à la fois. » L’immeuble de Gérone risque à son tour d’être évacué, mettant une deuxième fois à la rue des familles avec enfants, alors que l’on estime à 3,4 millions le nombre de logements vides de l’autre côté des Pyrénées.

 

Dans tout le pays, la Plataformea de los afectados por la hipoteca organise la résistance. Elle occupe régulièrement la BBVA, la Caja azul, les sièges des plus grandes banques pour renégocier les échéances bancaires. Les directeurs d’agence se voient contraints de négocier devant des dizaines de victimes criant « Si, c’est possible ! » La solidarité a déjà permis au collectif d’empêcher 725 expulsions, La suite et la carte du trajet sur l'Humanité

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:29

 

 

Chiffres en hausse

 

13 088 sollicitations ont été reçues en 2013 au SIAO-urgence 115 contre 11 345 en 2012.

13 088 sollicitations dont 7 940 demandes d'hébergement.

9 415 réponses apportées sur le 115, soit 39 réponses par jour (32 en 2012).

6 690 nuitées d'hôtel : 5 537 pour les demandeurs d'asile (29 sont aujourd'hui hébergés), 1 150 dans le cadre de l'urgence (847 en 2012).

 

Hébergement, aide alimentaire... les sollicitations affluent. Le SIAO, gestionnaire du numéro d'appel d'urgence le "115", est en première ligne

 

C'est une série de chiffres qui font froid dans le dos. En augmentation régulière depuis quelques mois. Au SIAO-urgences 115 on tire la sonnette d'alarme. Le Service intégré de l'accueil et de l'orientation a été créé en 2003 par Imagine 84, collectif d'associations (9 pour la lutte contre l'exclusion, 3 pour l'aide alimentaire).

 

Le SIAO, gestionnaire du numéro d'appel d'urgence le "115", accueille toute personne en situation de précarité et d'exclusion. "Les demandes d'aides explosent depuis 4 mois, nous n'avons jamais connu une telle période estivale , + 48 % de nos activités", expliquait hier la directrice, Raphaëlle Mandon, au préfet Yannick Blanc venu faire un état des lieux des besoins et des solutions à apporter.

 

La crise et ses ravages, au SIAO on en mesure au quotidien la force de frappe. Accidents de la vie, violence familiale..., spirale du désespoir. Loin de l'image caricaturale du SDF mendiant et apostrophant rue de la République à Avignon.

 

Un dispositif saturé dès le matin

 

Les demandes d'hébergement explosent. 25 % émanent de jeunes de 18-25 ans; 17 % de femmes seules. Le 115 reçoit aussi plus d'appels de demandeurs d'asile, de voisins italiens et espagnols à la recherche d'emploi. Dès 10 h le matin, le dispositif d'urgence est souvent saturé. Au 31 août, on comptabilisait 1450 refus pour absence de places disponibles, en moyenne 6 refus par jour.

 

Comment agir au mieux face à tant de détresse humaine ? "Nous devons travailler sur une meilleure collecte des informations, sur les entrées et sorties des CHRS (centres d'hébergement et réinsertion sociale qui offrent 245 places dans tout le département, ndlr), témoignent les travailleurs du SIAO. Il faut que tout le monde joue le jeu." La suite sur La Provence

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:28

 

 

La commission des lois du Sénat a rejeté, ce 11 septembre, les projets de loi organique et ordinaire interdisant le cumul d'un mandat parlementaire (député, député européen et sénateur) avec un mandat exécutif local.

 

Vingt-quatre sénateurs ont voté contre les deux textes du gouvernement, seize pour, tandis que trois se sont abstenus. Dans le détail, l'ensemble de la droite, UMP et UDI-UC ont voté contre, ainsi qu'à gauche le RDSE à majorité PRG. En revanche, une grande partie des socialistes, le CRC (communistes) et les écologistes ont voté pour. Les trois abstentions sont celles de socialistes.

 

Ce rejet n'est pas une surprise, dans la mesure où de nombreux sénateurs, y compris à gauche, avaient ouvertement déclaré être opposés à cette réforme, qui constitue l'un des engagements de François Hollande lors de la campagne présidentielle.

 

Le ministre de l'Intérieur, qui s'était employé, le 10 septembre lors de son audition par les sénateurs, à convaincre ceux-ci de participer "à ce beau mouvement de modernisation et de changement", n'a donc pas été suivi. "Ce texte de loi (…) représentera une véritable révolution dans nos pratiques politiques. (...) C'est une forme d'aboutissement de la logique de décentralisation lancée il y a plus de trente ans", a déclaré Manuel Valls à cette occasion. Constatant que "les élus dans les territoires ont un rôle primordial à jouer" et que par ailleurs, "le mandat national parlementaire est lui aussi prenant et exigeant", il a présenté l'interdiction du cumul comme une évidence.

 

"La loi s'appliquera à tous"

 

Le ministre s'est par ailleurs opposé à ce que certains élus, notamment ceux des petites communes, échappent aux règles du non-cumul. "En imaginant un seuil à mille habitants, le seul juridiquement solide, presque les trois quarts des communes seraient exclus du non-cumul. Cela ne semble pas très compréhensible pour nos concitoyens", a-t-il dit. Manuel Valls a aussi exclu la mise en place d'un régime particulier en faveur des sénateurs, régime revendiqué le patron du groupe socialiste au sénat, François Rebsamen. La suite sur LocaltisInfo

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:08

 

 

Syrie : LA France doit s’engager en accueillant des réfugiés

 

L’Agence des Nations-unies pour les réfugiés a annoncé ce mardi 3 septembre 2013 que le nombre de réfugiés fuyant le conflit en Syrie avait dépassé les deux millions. En Europe, des Etats manifestent leur solidarité en faisant venir des réfugiés sur leur sol. La France, elle, ne fait rien de tel.

 

Ce sont désormais deux millions de personnes qui ont fui la Syrie. Ces réfugiés restent majoritairement dans les pays voisins. En Europe, des Etats commencent à manifester leur solidarité en prévoyant d’accueillir quelques centaines à plusieurs milliers de personnes. La France continue de ne pas vouloir accepter des réfugiés syriens bloqués dans les camps de réfugiés.

 

La réinstallation pour être solidaire et protéger les réfugiés de Syrie

 

C’est une question de solidarité internationale : partager l’accueil des réfugiés entre les Etats en cas de crise comme celle qui secoue la Syrie est une obligation internationale qui s’impose aux Etats qui, comme la France, ont ratifié la convention de 1951 qui protège les réfugiés.

 

Parmi les moyens existant pour protéger les réfugiés, il existe un moyen efficace de mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables qui sont bloquées dans des camps surpeuplés : la réinstallation.

 

La réinstallation consiste pour un Etat à accepter directement sur son territoire des personnes identifiées par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés comme ayant particulièrement besoin, dans un contexte comme celui de la Syrie, d’une protection efficace, d’une autre nature que celle offerte par les camps de réfugiés. Ces personnes sont alors rapatriées dans l’Etat d’accueil et bénéficient du statut de réfugiés. Source Amnesty International

 

................................

 

Mais la France continue de dire « non »

 

En dépit des multiples demandes d’Amnesty International France et de parlementaires sensibilisés, la France maintient qu’elle n’a pas l’intention d’accueillir des réfugiés Syriens en ayant recours à la réinstallation, même dans le cadre et contexte exceptionnel de ce conflit.

 

Pour le ministère de l’intérieur :

 

- le dispositif d’accueil des demandeurs d’asile est saturé.

Mais cet argument ne tient pas face à des pays comme la Jordanie, l’Irak ou le Liban qui accueillent presque à eux seuls les 2 millions de réfugiés. De plus l’Allemagne, premiers pays d’accueil des demandeurs d’asile de l’Union européenne s’est engagée à réinstaller 5.000 réfugiés de Syrie.

 

- la protection doit être renforcée dans les pays voisins.

Certes la réinstallation ne permettra pas de protéger les 2 millions de réfugiés. Mais parmi eux certains sont dans une situation plus vulnérable et ont besoin de trouver un refuge sécurisé et pérenne dans un autre Etat. Renforcer la protection sur place ne règle pas leur situation .

La France ne doit plus refuser : elle doit décider d’accepter sur son territoire des réfugiés de Syrie en les réinstallant. Extrait de LDH Toulon

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:06

 

 

 

La der des ders… Chaque fois qu’une réforme des retraites est lancée — sept depuis 1993 —, on assure que c’est la bonne et qu’enfin salariés comme retraités pourront vivre tranquille. Chaque fois, les promesses s’envolent et les gouvernants aggravent les ponctions, sans jamais s’interroger sur la nocivité de la potion qu’ils font ingurgiter à intervalles réguliers, depuis deux décennies.


Plus habiles que leurs prédécesseurs, le président François Hollande et son premier ministre ont laissé leurs experts multiplier les propos alarmistes, avant de présenter ensuite leur mixture comme un moindre mal. Mais si la posologie est (un peu) allégée par rapport aux annonces intempestives, elle n’en est pas moins dangereuse. Sa philosophie ? Travailler plus pour toucher moins, et sans attendre, payer plus.


Tous les salariés sont touchés, mais les plus jeunes et les plus anciens, c’est-à-dire les retraités, sont les plus pénalisés. Le capital est totalement épargné. La seule mesure franchement positive concerne la pénibilité. Toutefois, pour les travailleurs les plus exposés aux problèmes de santé, elle ne fait que réparer les dégâts liés au recul de l’âge de la retraite à 62 ans — décidé par la droite et M. Nicolas Sarkozy, condamné par le Parti socialiste quand il était dans l’opposition mais maintenu par les élus socialistes désormais majoritaires (sauf pour les très longues carrières).

Idées fausses pour mauvaises solutions

Avant même d’entrer dans le détail des mesures, on peut s’interroger sur la dramatisation des déficits et l’inquiétude permanente instillée dans les têtes. Certes le trou existe, mais il n’est pas abyssal : 4,5 milliards d’euros sur 98 milliards de cotisations versées. Il est principalement dû à la récession (et non à un problème structurel). D’ici 2020, il tutoiera 1 % du produit intérieur, soit un peu plus de 20 milliards. C’est l’équivalent de ce que le gouvernement vient d’offrir sur un plateau au patronat au nom du plan compétitivité. Sans obligation aucune pour les dirigeants d’entreprise en matière d’emploi, de salaire ou même de formation. Sans que la question du financement n’ait troublé qui que ce soit. Ce qui est possible pour les patrons ne l’est plus pour les salariés ou les retraités ?


Nul ne nie l’augmentation du nombre de personnes de plus de 65 ans. Mais la vague grise n’a rien d’une déferlante : nous ne sommes ni en Allemagne ni au Japon (1). D’une part, la France a une démographie dynamique et disposera donc à l’avenir d’une population active en augmentation. D’autre part, elle connaît une productivité du travail parmi les plus élevées du monde. Si, comme on nous le répète souvent, il y avait effectivement 2,5 actifs pour 1 retraité en 1970 contre 1,5 actif d’ici 2020, ce dernier produit aujourd’hui plus que les 2,5 d’antan (2). Du point de vue des richesses disponibles pour les retraites, il n’y a donc pas de pénurie. Contrairement à ce que prétendent les apôtres de l’apocalypse, l’actif de demain ne sera pas pressuré par les vieux à venir.


En fait, si le président Hollande s’est ainsi précipité, ce n’est pas pour « sauver le système de retraite », menacé d’aucune faillite, mais pour répondre aux injonctions de Bruxelles et des agences de notations qui réclament une réduction des dépenses publiques et notamment des retraites par répartition. « Le projet de réforme comporte des points pouvant être vus comme en opposition avec ce que la commission avait suggéré (3»,a déjà fait savoir M. Olli Rehn, commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, sur le ton de l’instituteur mécontent face à un élève récalcitrant. Avec la même condescendance, l’agence de notation Fitch indique : « Les récentes annonces du gouvernement français sur sa réforme des retraites constituent une étape positive pour la signature de crédit (...) mais n’apparaissent pas suffisantes (4). »Pour les milieux financiers, ce n’est jamais assez. Et le mécontentement de Bruxelles ne vaut pas bienfait pour les travailleurs. Qu’on en juge, à l’examen des principales mesures.

Les cotisations pour tous... mais certains plus que d’autres Par Martine Bulard/la suite sur Le Monde diplomatique

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:05

 

Cette réforme, personne n'en veut. Ne soyons pas hypocrites, personne n'a envie d'être obligé de travailler au lieu de pouvoir librement se livrer à tout un tas d'activités intéressantes. Il existe bien quelques savants, artistes ou grands patrons gênés par la limite d'âge, mais démographiquement, ils ne représentent rien. Si certains sont prêts à l'accepter, ou simplement à l'envisager, c'est parce qu'ils croient que nous ne pouvons pas faire autrement. Parce qu'on les en a persuadés. Encore un coup de TINA1. De ce fait, le seul apport au débat qui vaille la peine d'être ajouté, c'est de démolir cette série de gros mensonges sur laquelle s'appuie TINA. Alors allons-y.

Des fainéants incompétents

Le premier est peut-être le plus fort, car il n'est même pas formulé. Ou alors très rarement. On l'insinue dans nos consciences à coups de comparaisons avec nos voisins Allemands, Britanniques, voire nos concurrents Japonais, Sud-Coréens qui eux ont « accepté le sacrifice », « prennent leurs responsabilités », etc... On parvient ainsi à nous faire croire que les travailleurs de France sont des fainéants, probablement incompétents.

Ah bon ? Ils doivent donc produire moins de richesses que les autres dans ce cas.

Surprise ! Seul l'Étazunien fait mieux !

PIB par heure travaillée en 2012

Etats-Unis $ 61,60

France $ 59,50

Allemagne $57,60

Japon $ 40,10

Corée $28,90

D'un autre côté, les « travailleurs » de la finance sont comptés dans cette moyenne, et aux USA doivent la faire sensiblement remonter. Non seulement l'Allemand est surclassé, avec cette fois un marché financier comparable, mais pour faire le travail de deux de nos collègues il faut trois Japonais ou quatre Coréens. Comme chacun le sait, ce sont des assistés notoires, n'ayant aucune conscience des intérêts de leur économie nationale.

Assez de bêtises, c'est en France que le travail est le plus productif si l'on excepte la finance, tellement dérégulée aux USA qu'elle amasse des profits impensables. Nous le répétons souvent mais maintenant vous pourrez dire que vous l'avez vu. De plus, ce sont les chiffres de l'OCDE qui n'est pas une officine anarcho-trotskiste.

Et ce n'est pas François Lenglet qui nous contredira, lui qui aime tant les jolis graphiques ; cadeau, celui-ci s'harmonisera avec sa cravate rouge.

Espérance de vie

Mensonge numéro deux : On vit plus longtemps, il faut bien travailler plus longtemps. Celui-ci est plus complexe que le premier, et chaque proposition doit être contredite à part.

On vit plus longtemps,certes, mais diminué, handicapé, voire dépendant. L'espérance de vie en bonne santé, elle, ne progresse guère. D'ailleurs l'espérance de vie tout court marque aussi le pas. Il est évident que les conditions de vie ont une influence prépondérante sur la longévité. Et d'autant plus lorsqu'on atteint la vieillesse, la dureté de l'existence, si elle ne fait pas mourir, y aide bien.

Mais surtout, QUI vit plus longtemps ? La caissière, le cariste, la Prix Nobel, le P-DG ? L'INSEE nous renseigne utilement à ce propos.

Ce tableau se lit en ajoutant la phrase : « De nos jours, une personne de 35 ans peut espérer

vivre jusqu'à... »

Tout d'abord, l'expression « espérance de vie en bonne santé » mérite une précision : En statistique, on est en bonne santé tant que l'on dispose de sa mobilité élémentaire et de l'usage de ses sens. Tant que l'on peut à peu près bouger, que l'on voit et entend raisonnablement bien, etc... Au-delà, j'estime que l'on peut se dire « diminué ». Il existe encore deux autres stades, que je résumerai par les mots « handicapé », quand vous aurez besoin d'aide pour votre ménage, puis « dépendant » lorsque ce sera pour votre toilette. Rappelons en passant que c'est pour mériter cela que nous devrions travailler jusqu'à point d'âge. Double peine ? Qui a dit cela ? Qu'il se dénonce ou je punis toute la classe.

Mais revenons aux chiffres. On n'insistera pas sur la meilleure résistance de ces dames, le phénomène est constant depuis la nuit des temps. Dans la partie masculine, on voit que l'ouvrier vise les 76 ans. Pas extraordinaire, mais bon... Il en reste un peu après le boulot. Pour l'instant. Par contre, en bonne santé au-delà de 59 ans, il doit se dire qu' il a de la chance.

Si l'on compare, donc ces 59 ans avec l'âge auquel on peut prétendre à une retraite complète aujourd'hui... Et que l'on se rappelle qu'ils ne les auront qu'en 2037 ! Ne rêvez même pas d'arriver au bout de votre carrière. En 2013 déjà, la moitié des personnes qui partent à la retraite sont malades, invalides ou au chômage. On voit que ce projet annonce des lendemains qui chantent pour le travailleur manuel.

On peut aussi mettre ces 59 ans en face des 69 qui sont promis à la CSP « cadres supérieurs et professions intellectuelles ». Dix ans de plus ! Donc la réforme juste, promise par le gouvernement, consiste à les faire partir au même âge, à plafonner les cotisations, et à exonérer les stock-options et autres participations financières. Aux survivants les poches pleines, maintenant c'est la double récompense.

Seconde partie du mensonge : il faut bien travailler plus longtemps. Dans ce « il faut bien », on voit TINA pointer son vilain nez. La chose paraît si simple ! Trop simple pour être honnête. Nous allons donc en revenir au PIB, pour observer comment évolue la production de richesses : une fois que tout est dit, nos rémunérations sont une part de celle-ci, cotisations comprises.

Comme on le voit, la production française a franchi en 2011 la barre des 2000 milliards d'euro. Mais c'est surtout son évolution qui est intéressante. La suite sur Casse toi1

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:04

 

 

Profitant du label de capitale européenne de la culture, accordé en 2013, la cité phocéenne réhabilite à tout va. Si les vastes projets de rénovation urbaine font le bonheur de la spéculation immobilière, il n’en est pas de même pour les habitants des quartiers populaires historiques du centre-ville. Absence de concertation et exclusions accompagnent les réhabilitations. Quant aux projets culturels, ils servent davantage l’attractivité touristique que le bien-être des habitants.

 

Souvenez-vous : Marseille est devenue « capitale européenne de la culture » en 2013. Ce n’était pas évident à concevoir tant la cité phocéenne est décriée pour son manque d’infrastructures, son insécurité et le délabrement de son centre-ville. Et c’était avant de défrayer la chronique des faits divers violents et des homicides. Pour l’administrateur culturel Bernard Latarjet, qui a porté la candidature de la ville, Marseille était celle « qui en avait le plus besoin ». Le label a été perçu comme une opportunité inespérée d’accélérer les chantiers en suspens visant à rendre Marseille attractive et relancer son dynamisme économique. La ville est en chantier, mais quelle est la teneur des projets urbains et quelles sont leurs influences sur les populations du centre-ville ? Entre les effets d’annonce et les conséquences réelles sur les habitants, le décalage est immense.


En 1995, est lancé le projet EuroMéditerranée considéré comme la plus grande rénovation urbaine d’Europe du Sud. Les pouvoirs publics n’ont qu’un mot d’ordre : rendre son rayonnement à la métropole marseillaise et la placer parmi les grands pôles européens. Les deux objectifs annoncés sont la requalification des quartiers existants et la réalisation d’un parc immobilier de qualité. Il s’agit d’un projet de réhabilitation de grande envergure, réalisé sur 480 hectares et englobant toute une partie du centre-ville, à l’ouest du Vieux-Port [1]. Il s’agit de faire « l’équivalent de La Défense pour Paris ».


Côté face : projets culturels et attractivité internationale

A ce chantier, s’est ajoutée, en 2003, la déclinaison locale de la politique nationale pour les quartiers sensibles de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Le chantier est de taille : 14 quartiers concernés, 3 400 immeubles et 16 000 logements réhabilités ou transformés par le Groupement d’intérêt public de la ville. A cela s’ajoutent les infrastructures de Marseille 2013 : le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), le Centre régional de la Méditerranée, le Fond régional d’art contemporain, le Silo d’Arenc (voir l’ensemble des projets)... 80% de ces investissements se situent dans la zone du projet EuroMediterranée.


Enfin, derrière la tour CMA-CGM, abritant « le 3ème groupe mondial de transport maritime en conteneurs », qui s’élève à 147 m et modestement qualifié par son propriétaire de « phare des nouvelles routes maritimes », se profile le nouveau quartier d’affaires qui tend à s’étendre pour créer un nouveau pôle d’attractivité pour les entreprises internationales. C’est dire l’ampleur des transformations urbaines qu’a subies, et que subira Marseille, dans les années à venir. Mais qu’en est-il des habitants ?


Côté pile : spéculation et exclusion du centre-ville

Le centre populaire, qui fait partie de l’histoire de Marseille, est au cœur de ces chantiers. Et malgré tous les efforts de communication pour mettre en relief les bienfaits des politiques urbaines, il est difficile de ne pas être suspicieux quant aux réelles conséquences de cette vaste rénovation. Surtout quand, à l’occasion de la réhabilitation, des fonds de pensions deviennent propriétaires des immeubles et y appliquent une logique bien éloignée de celle du droit à la ville.


Exemple ? En 2004 la société P2C Immobilier, qui n’avait engagé aucuns travaux, vend son patrimoine situé le long de la rue de la République, qui relie Joliette au Vieux-Port. L’ensemble – 1 350 logements et 50 000 m2 de commerces ! – est racheté par un fonds de pension texan, Lone Star, pour un montant de 117 millions d’euros. P2C encaisse une plus-value de près de 30 millions d’euros. Quatre ans plus tard, Lone Star revend à son tour son patrimoine à deux sociétés dont Lehman Brothers Real Estates Partners, pour un montant de plus de 210 millions d’euros, engendrant 90 millions d’euros de bénéfices en 4 ans... [2] par Milena Lachmanowits / La suite sur BastaMag

 

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