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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 07:41

 

Il ne manquait plus qu’eux. Les Etats-Unis remettent leur nez dans le dossier grec. La dernière fois qu’ils étaient à la manœuvre, c’était justement lors du déclenchement de la crise grecque en 2010. Pendant plusieurs années, les gouvernements grecs pourris de la droite et de la social-démocratie étaient conseillés et financés par les banquiers états-uniens de Goldman Sachs mais aussi Meryll Linch et Morgan Stanley. Les cadors de Wall Street directement liés au pouvoir états-unien et plus largement européen, comme en atteste leur présence oligarchique à la Maison blanche, dans les ministères des finances des deux rives de l’Atlantique et à la Commission européenne. Une fois la crise déclenchée, on découvrit notamment que Goldman Sachs avait aidé à maquiller les comptes et à monter divers circuits frauduleux de financement et de pillage du pays. On savait donc au sommet où étaient les failles. N’oublions pas l’action de l’agence de notation Standard and Poors, autre cador de Wall Street, dont le rôle déclencheur et aggravant a été particulièrement direct et désastreux dans le déclenchement de la crise.

 

 

Au secours ils sont donc de retour ! Leur principale arme dans le dossier est le FMI. C’est lui le principal créancier de la Grèce à court terme. Et c’est lui que la Commission européenne est allée chercher en 2011 pour être l’opérateur des plans de « sauvetage » des pays en difficultés de la zone euro. Il me parait important de souligner que cela fut à la demande d’Angela Merkel elle-même, approuvée aussitôt par son porte serviette français de l’époque.

 

 

Et c’est donc logiquement le FMI qui est le premier à bloquer toute restructuration de la dette grecque. C’est l’exigence première du gouvernement Tsipras et la solution pour sortir durablement de cette crise, comme nous l’avons dit depuis 2010. Et qui a la main sur le FMI ? Officiellement, son comité directeur représentant ses actionnaires. En réalité un seul Etat dispose d’un droit de véto dans cette institution néo-impérialiste : les USA. C’est la raison pour laquelle nous plaidons depuis des années pour en sortir. Et c’est pour ça que les BRICS lui tournent le dos. En complément de leur droit de véto, les USA ont toujours pu compter au FMI sur le directeur général. Christine Lagarde ne fait pas exception à la règle, elle qui dirigea un cabinet d’affaires défendant les firmes états-uniennes et qui faisait travailler son cabinet en anglais quand elle était ministre des finances de la France.

 

 

Si la Grèce est donc aujourd’hui dans l’impasse c’est donc en premier lieu à cause du FMI avec lequel la Commission européenne fait cause commune. La Grèce a tout fait pour manifester sa bonne foi et sa volonté de négocier : elle a déjà remboursé 2,9 milliards au FMI depuis février. A juste titre, le gouvernement grec dit aujourd’hui que ça suffit et que la dette et les plans d’aide doivent être renégociés. Cette fois c’est directement le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Jack Lew qui a demandé jeudi 28 mai à la Grèce de « prendre des décisions très difficiles ». Il l’a fait lors d’une réunion des ministres des finances du G7 accueillis à Dresde par Wolfgang Schaüble. Le dossier grec est donc désormais discuté par une instance, le G7, dont la Grèce n’est même pas membre ! Le ministre français Michel Sapin y a joué son rôle de caniche habituel en psalmodiant que « les résultats grecs sont encore insuffisants ». Relayant cette pression, Christine Lagarde, qui était présente à la réunion, a surenchéri. Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, organe de la finance allemande, elle a ouvertement évoqué la « possibilité de sortie de la Grèce » de la zone euro. Avant d’ajouter cyniquement que l’euro s’en remettrait « probablement ». L’adverbe est admirable. Cette probabilité n’a pas l’air d’effrayer le capital allemand. Curieux non ? Par Jean-Luc Mélenchon / La suite ici

 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans PARTI DE GAUCHE- J-L MÉLENCHON
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 07:37

Alors que le chômage atteint un record, montrant l’inanité de la politique néo-libérale, l’économiste Thomas Piketty rappelle que l’inégalité est au coeur du malaise actuel. Il pourfend les croissancistes. Et appelle à une refonte de la pensée économique pour prendre en compte « le capital naturel ».

Reporterre - Quelle idée principale inspire votre livre, Le Capital du XXIe siècle ?

Thomas Piketty - Mon travail déconstruit la vision idéologique selon laquelle la croissance permettrait spontanément le recul des inégalités. Le point de départ de cette recherche est d’avoir étendu à une échelle inédite la collecte de données historiques des revenus et les patrimoines. Au XIXe siècle, les économistes mettaient beaucoup plus l’accent sur la distribution des revenus que cela n’a été le cas à partir du milieu de XXe siècle. Mais au XIXe siècle, il y avait très peu de données. Et jusqu’à récemment, ce travail n’avait pas été mené de manière systématique, comme on l’a fait, sur plusieurs dizaines de pays sur plus d’un siècle. Cela change beaucoup la perspective.

Dans les années 1950 et 1960 dominait une vision très optimiste, formulée notamment par l’économiste Kuznets, selon laquelle, une réduction spontanée des inégalités s’opérait dans les phases avancées du développement industriel. Kuznets avait en effet constaté dans les années 1950 une réduction par rapport aux années 1910. C’était en fait lié à la Première guerre mondiale et à la crise des années 1930. Kuznets en était conscient. Mais dans l’ambiance de la guerre froide, il y avait besoin de trouver des conclusions optimistes pour expliquer – en particulier aux pays en développement : « Ne devenez pas communistes ! La croissance et la réduction des inégalités vont la main dans la main, il suffit d’attendre. »

Or, aux Etats-Unis et dans les pays développés, les inégalités sont revenus aujourd’hui à des niveaux très élevés, équivalents à ceux que Kuznets avait mesurés dans les années 1910. Mon travail décompose ces évolutions, avec comme thème central le fait qu’il n’y a pas de loi économique inexorable conduisant, soit à la réduction des inégalités, soit à leur diminution. Il y a un siècle, les pays européens étaient plus inégalitaires que les Etats-Unis. Aujourd’hui c’est le contraire. Il n’y a pas de déterminisme économique.

Vous montrez l’importance de la classe moyenne. Est-ce elle qui permet que l’acceptation de la remontée des inégalités ?

Le développement de cette « classe moyenne patrimoniale » est sans doute la principale transformation sur un siècle. Les 50 % les plus pauvres de la population n’ont jamais possédé de patrimoine et ne possèdent presque rien aujourd’hui. Les 10 % les plus riches qui, il y a un siècle, possédaient tout, soit 90 % ou plus du patrimoine, en possèdent aujourd’hui seulement 60 % en Europe et 70 % au Etats Unis. Cela reste un niveau très élevé.

La différence est que vous avez aujourd’hui 40 % de la population qui, il y a un siècle, étaient aussi pauvres en patrimoine que les pauvres, a vu sa situation se transformer durant le siècle : ce groupe central a possédé dans les années 1970 jusqu’à plus de 30 % du patrimoine total. Mais cela a tendance à se réduire et on est plus près aujourd’hui de 25 %. Alors que les 10 % les plus riches continuent à voir leur richesse s’accroître.

Le fait que ce bloc central voit sa situation se contracter explique-t-il que les tensions sociales se durcissent ?

Oui. Il peut se produire une remise en cause générale de notre pacte social, si beaucoup de membres de la classe moyenne patrimoniale ont l’impression de perdre, alors que les plus riches parviennent à s’extraire des mécanismes de solidarité. Le risque est que des groupes de plus en plus larges finissent par se tourner vers des solutions plus égoïstes, de repli national, à défaut de pouvoir faire payer les plus riches. Une des évolutions les plus inquiétantes est ce besoin qu’ont les sociétés modernes à donner du sens aux inégalités d’une façon insensée en essayant de…

de légitimer

… de justifier l’héritage ou la captation de rentes, ou le pouvoir, tout simplement. Quand les dirigeants d’entreprise se servent dix millions d’euros par an, ils le justifient au nom de leur productivité. Les gagnants expliquent aux perdants que tout cela est dans l’intérêt général. Sauf qu’on a bien du mal à trouver la moindre preuve que cela sert à quelque chose de payer les chefs d’entreprise dix millions d’euros plutôt qu’un million.

Aujourd’hui, le discours de stigmatisation des perdants du système est beaucoup plus violent qu’il y a un siècle. Au moins, avant, personne n’avait le mauvais goût d’expliquer que les domestiques ou les pauvres étaient pauvres du fait de leur manque de mérite ou de vertu. Ils étaient pauvres parce que c’était comme cela.

C’était l’ordre social.

Un l’ordre social qu’on justifiait par le besoin d’avoir une classe qui puisse se consacrer à autre chose que la survie, et se livrer des activités artistiques ou militaires ou autres. Je ne dis pas que cette justification était bonne, mais elle mettait moins de pression psychologique sur les perdants.

Ces perdants, cette classe moyenne centrale peut-elle glisser vers un repliement vers soi selon des logiques d’extrême droite ? Par Thomas Piketty / La suite sur Reporterre

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POUVOIR D'ACHAT (Achat de pouvoir)
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:57
De Pajol, à St Bernard en passant par Sangatte...« avec fermeté et humanité »...

...de Valls à Debré en passant par Sarkozy

Sauver sa peau ou sa liberté

Le nom a changé - de sans-papiers à migrants-, mais le problème reste le même. La France, voire l'Europe est incapable de gérer la « mondialisation humaine », tellement occupée à gérer la « mondialisation capitaliste ». Pourtant, l'une est bien la conséquence de l'autre : accaparement des terres pour les paysans, via les grandes multinationales, problèmes politiques et guerres dans plusieurs pays, entraînent des milliers de migrants sur les routes de l'exil au péril de leurs vies dans le pire des cas, au harcèlement quotidien dans le meilleur...

Les ministres aussi ont changé, mais le terme « humanité » est utilisé chaque fois qu'une expulsion est programmée. Si ces diverses situations n'étaient pas aussi dramatiques, on pourrait rire de la grande diversité de langage de nos hommes politiques et de la similitude de leur application.

Depuis 1996, plusieurs ministres de l’intérieur ou de l’immigration se sont sentis tenus d’afficher une part d’humanité dans leur politique de fermeté.

Chaque fois que les migrants essaient d'avoir un toit sur la tête, c'est ce toit qu'on démonte « avec humanité », en échange dans le meilleur des cas, d'un titre d'hébergement... pour quelques jours. Puis retour à la rue, en attendant un nouveau regroupement et un nouveau camp de fortune qui sera « humainement » détruit dans quelques semaines.

Quelle humanité dans le fait d'expulser de force, de jeter à terre les quelques objets possédés, quand ce n'est pas les êtres humains eux-mêmes qui sont jetés au sol ?

Quelle humanité quand on les force à monter dans des bus, pour les renvoyer vers le chaos qu'ils ont quitté (rappelons-le) pour beaucoup au périls de leurs vies ?

Quelle humanité dans le fait de briser des rêves et parfois même des familles ?

Quelques exemples :

Jean-Louis Debré- Intérieur (1995-1997)

Alors ministre de l'intérieur il ordonne l'expulsion, le 23 août 1996, de 300 étrangers en situation irrégulière occupant l'église Saint-Bernard à Paris, non sans avoir déclaré auparavant qu'il agirait « avec humanité et cœur ».

Jean-Pierre Chevènement- Intérieur, (1998-2000)

« C'est au Parlement qu'il appartient de fixer la loi, étant entendu que rien n'empêche d'appliquer celle-ci avec humanité »

Daniel Vaillant – Intérieur (2000-2002)

Le gouvernement "essaie de travailler de manière équilibrée dans le respect des textes, notamment de la convention de Genève, dans le respect de nos textes législatifs et avec humanité. »

Sarkozy- Intérieur (2002-2004, puis 2005-2007)

En 2002, fermeture du centre de Sangatte

« Nous allons régler le problème avec humanité. » ou encore :

« J'essaye de faire les choses avec humanité, fermeté et avec du bon sens »

Dominique de Villepin- Intérieur (2004-2005)

« Les dossiers seront traités au cas par cas dans le respect de l’Etat de droit et avec humanité »

Eric Besson- Immigration, Intégration, Identité nationale et Développement solidaire (2009-2010)

En 2009, lors de la fermeture de « la Jungle »

« Notre politique continuera d’allier fermeté et humanité. »

Manuel Valls- Intérieur (2012-2014)

Sur les Roms :

« Nous procéderons avec humanité, sans abandonner l’accompagnement social, l’objectif de scolarisation des enfants et, quand c’est possible, l’accès à un logement et au monde du travail.»

8 juin 2015 Pajol Paris XVIIIème

Deux questions me taraudent :

  • Sur l'espace Schengen qui comprend les territoires des 26 États européens ayant signé l'Accord et la Convention de Shengen entre 1985 et 1990.

? Pourquoi, la Grande-Bretagne et l'Irlande, qui font partie de l'Union Européenne, ne se sentent pas concernés par le projet commun de cette Europe, laissant de ce fait, les autres états gérer leurs problèmes migratoires ? Y aurait-il des pays qui veulent le beurre et l'argent du beurre, sans s’inquiéter outre mesure du déséquilibre occasionné par leur attitude ?

Directive européenne du 27 janvier 2003

(19) Conformément à l'article 3 du protocole sur la position du Royaume-Uni et de l'Irlande annexé au traité sur l'Union européenne et au traité instituant la Communauté européenne, le Royaume-Uni a notifié, par une lettre du 18 août 2001, son souhait de participer à l'adoption et à l'application de la présente directive.

(20) En application de l'article 1er dudit protocole, l'Irlande ne participe pas à l'adoption de la présente directive. En conséquence, et sans préjudice de l'article 4 dudit protocole, les dispositions de la présente directive ne s'appliquent pas à l'Irlande.

  • Sur le droit d'asile

On a bien dit droit d’asile qui est « un droit ultime » et couvre la protection contre un risque de persécution. Internationalement reconnu par la Convention de Genève de 1951 et inscrit dans la Constitution française.

On observe pourtant depuis 25 ans , en France comme en Europe, une dérive des États vers des interprétations minimalistes de la protection qui est mise sous le boisseau de l'ordre public et de la gestion des flux migratoires. Cimade

Conformément à la directive européenne du 27 janvier 2003

7 Il convient d'adopter des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile qui devraient, en principe, suffire à leur garantir un niveau de vie digne et des conditions de vie comparables dans tous les États membres.

15 Il est dans la nature même des normes minimales que les États membres puissent prévoir ou maintenir des conditions plus favorables pour les ressortissants de pays tiers et les apatrides qui demandent une protection internationale à un État membre

Article 13

2. Les États membres prennent des mesures relatives aux conditions matérielles d'accueil qui permettent de garantir un niveau de vie adéquat pour la santé et d'assurer la subsistance des demandeurs.

Article 14

Modalités des conditions matérielles d'accueil 1. Lorsque le logement est fourni en nature, il doit l'être

sous une des formes suivantes ou en les combinant: a) des locaux servant à loger les demandeurs pendant l'examen d'une demande d'asile présentée à la frontière; b) des centres d'hébergement offrant un niveau de vie suffisant; c) des maisons, des appartements, des hôtels privés ou d'autres locaux adaptés à l'hébergement des demandeurs

? A quoi servent toutes ces directives, lois, protocoles et autres conventions ?

Pourtant, (Mais ça c'était avant...)

François Hollande (Au delà de la Jungle, Slate.fr en 2009)

«Les mêmes causes produiront les mêmes effets [...], nous verrons surgir d’autres squats, d’autres campements dans des forêts, dans des zones industrielles, dans des immeubles désertés »

Conclusion

« Avec humanité » autrement dit avec compassion pour ses semblables (l'Humain). Terme tellement utilisé par nos dirigeants, que le mot finira par perdre son sens si nous, les « gens d'en bas » n'y prenons garde.

Ils veulent de l'Union Européenne pour les échanges commerciaux, mais pour l'Humain, les frontières s'arrêtent au Nord de l'Europe !

Post scriptum :

A l'expulsion des sans-papiers de l'église St Bernard le 23 août 1996, en plein été, alors que la France est en vacances, ce sont des milliers de gens qui sont descendus dans la rue sans préparation, sans appel de qui que ce soit, pour crier leur indignation, juste par solidarité.

Qu'en est-il aujourd'hui au lendemain de l’expulsion de Pajol ?

VMH

De Pajol, à St Bernard en passant par Sangatte...« avec fermeté et humanité »...
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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans IMMIGRATION
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:57
29 mai 2005 -29 mai 2015 : Europe, de l'enfumage d'hier à la réalité d'aujourd'hui

Le 29 mai 2005, se votait le référendum pour le Traité de Constitution Européenne (TCE)

A l'époque, une majorité des "grands" partis argumentaient ainsi pour le « OUI »

  • Oui, pour réaffirmer les valeurs européennes ;

  • Oui, pour replacer l'homme au cœur de l'Europe ;

  • Oui, pour renforcer notre protection sociale ;

  • Oui, pour renforcer le pouvoir des parlements nationaux ;

  • Oui, pour être plus solidaires des pays émergents... la suite ici http://www.ps-paris11.org/spip.php?article117... Oups !! la page n'est plus visible !!!

Cinq bonnes raisons de dire « oui », le 29 mai 2005 :

  • 1. Nous avons besoin de ce Traité parce que nous voulons renforcer le poids politique de l’Europe qui est passée de 6 à 25 pays

  • 2. Nous avons besoin de ce Traité pour combattre l’Europe libérale et jeter les bases de l’Europe sociale

  • 3. Nous avons besoin de ce Traité pour protéger le service public en Europe

  • 4. Nous avons besoin de ce Traité pour rapprocher l’Europe de ses citoyens

  • 5.Nous avons besoin de ce Traité pour préparer l’avenir... lire ici http://www.ps-paris11.org/spip.php?article122 Re Oups !! cette page non plus n'est plus visible (ça m'apprendra à faire des captures d'écrans)

Lorsqu'on lit aujourd'hui ce que j'ai mis en gras , on tombe de sa chaise...

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La campagne fut rude entre les tenants du « OUI » et ceux du « NON ».

Les « ouiouistes » nous l'ont vendu et y ont mis le prix à grands renforts d'arguments quasiment tous aussi fallacieux les uns que les autres. Nous pouvons le vérifier aujourd'hui via la réalité des crises qui se succèdent, des travailleurs jetés de leurs usines ou des familles de leurs appartements, du nombre de chômeurs qui explosent, des manifestations de plus en plus violentes, de la montée de l'extrême droite etc...

Grâce à Internet, on peut retrouver facilement les arguments accrocheurs débités à l'époque, par des « savants » face à nous peuples d'ignares, qui étaient censés ne pas savoir lire un texte, ni les « entre-lignes » bien plus instructives que le texte lui-même.

Pour les jeunes qui ne le sauraient pas : malgré tous les chroniqueurs médiatico-politiques venus sur le petit écran nous affirmer que nous ne comprenions rien à rien, mais qu'eux, savaient mieux que quiconque ce qui était bon pour nous, les électeurs ne se sont pas laissés impressionner et ont voté « NON » à 54,68 % des suffrages exprimés sur 70% de votants.

Parallèlement, les « nonistes » de gauche, (LO, MRC et LCR) bien que très actifs, n'ont pu officiellement participer à la campagne (pas de financement publics). C'est grâce au PCF, que la campagne a pu se faire, en ouvrant pour les camarades ses espaces officiels de campagne.

Au sein du PS, tous n'étaient pas d'accord sur la « ligne politique » ni prêts à suivre la « ligne du parti » comme un seul homme. Il s'est produit alors un éclatement entre les nonistes : Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius ou encore Henri Emmanuelli… et les ouiouistes tels François Hollande (à l’époque premier secrétaire), Jean-Marc Ayrault, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, François Rebsamen, Harlem Désir...

Puis en 2007, Sarko est arrivé-é-é et en 2008, ce référendum négatif a été annulé par un vote du Congrès de Versailles (seuls les parlementaires pouvaient s'exprimer), et comme la majorité de ces élus étaient favorables au TCE, ils le furent également sur ce « nouveau » traité dont les grandes lignes sont les mêmes que celles dudit TCE...(*)

Mais revenons un peu sur la campagne du référendum de 2005 en nous intéressant plus particulièrement au parti du gouvernement d'aujourd'hui, à ce qu'ils affirmaient à l'époque, aux lois et directives qu'ils ont voté depuis, ou auxquelles ils ont participé lorsqu'ils étaient dans l'opposition et à ce que les peuples d'Europe vivent aujourd'hui...

(*) à noter : La plupart des partis représentés au Parlement (UMP, UDF, PS, Les Verts) étaient en faveur du oui


Parti Socialiste Paris 11ème /14 avril 2005

L’Europe sociale passe par le OUI Pourquoi voulons-nous la constitution européenne ?

D’abord parce qu’aucun traité précédent n’avait donné autant de place au social. Les politiques de l’Europe sont désormais encadrées par des valeurs et objectifs que nous avons arrachés. Nous avons également obtenu que la charte des droits fondamentaux ait désormais valeur contraignante. Chaque année un sommet social se tiendra sur l’emploi et la croissance. Les services publics pourront déroger aux règles de la concurrence...

Nous sommes favorables au traité parce que l’Europe politique sortira renforcée de son adoption : Les dirigeants de l’Europe (Conseil, Commission, Parlement) seront tous désormais désignés par une majorité politique. Ils disposeront du temps nécessaire pour mettre en œuvre leurs orientations. Le Parlement aura plus de pouvoirs et les citoyens mieux associés à travers le droit de pétition qui leur est reconnu. Il y a là matière à se réjouir. Le débat européen que nous souhaitons depuis longtemps trouvera là le cadre qui jusqu’ici lui manquait. Et la gauche européenne pourra trouver là les moyens de sa politique.

Les libéraux se contenteraient du rejet du traité car le libéralisme n’a pas besoin de constitution. La gauche européenne, elle, sait que la constitution ne solde pas ses ambitions sociales, mais qu’elle est une étape indispensable car l’Europe sociale passe par le Oui.

Contradictions face aux tenants du NON :

  • La réglementation sur la durée maximale du travail est, elle aussi, l’affaire des États, pas de l’Europe. Et c’est une bonne chose. L’Union n’a pas à nous empêcher d’adopter les 35 heures, pas davantage à l’imposer aux pays qui n’en veulent pas. Elle se contente de fixer des normes minimales afin de protéger la santé des travailleurs(...)

  • Les tenants du NON, disent que la constitution européenne serait « ultra-libérale ». Ce slogan ne repose sur rien de sérieux :

  • La reconnaissance et affirmation du rôle des services publics

  • L’autorisation des aides d’Etat aux services publics

  • On nous explique que ce texte serait ultra-libéral car l’expression « concurrence libre et non faussée » s’y trouve. (…) Nous savons tous que les consommateurs aimeraient, parfois, un peu plus de concurrence entre les grandes surfaces pour éviter les positions dominantes, Ne croyez-vous pas que les collectivités locales ou les organismes de logement social aimeraient un peu plus de concurrence entre les entreprises de BTP pour éviter les ententes et avoir des appels d’offres plus fructueux ?

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« Nous, socialistes, nous affirmons que la concurrence dont il ne faut pas faire une religion, n’est pas le signe de l’ultra-libéralisme. (…) La vérité, que certains ont du mal à admettre, c’est que ce texte n’est pas plus ultra-libéral qu’il n’est ultra-collectiviste ! Il n’est ni de Droite, ni de Gauche, c’est le fruit d’un compromis. Car l’Europe, pour toutes ses décisions, à toutes les étapes de sa construction, ne progresse qu’à coups de compromis. Et ce compromis est un progrès car s’il n’apporte aucun recul - AUCUN ! - il apporte des avancées notoires. (…)

Cette Constitution est protectrice de tous les droits sociaux énumérés dans la charte des droits fondamentaux et qui pourront faire l’objet de recours devant les tribunaux européens. On peut prendre pour exemple la protection contre les licenciements abusifs (art II 90). (…)

Si on vote cette constitution, un salarié victime d’un licenciement abusif pourra se protéger par un recours devant les tribunaux européens.C’est un progrès protecteur. Le OUI est une porte ouverte sur l’avenir de la construction européenne pour aller vers l’Europe sociale que nous appelons tous de nos voeux. Le NON est une impasse politique car aucune renégociation n’est possible : aucun message clair ne sortirait de ces « NON » hétéroclites et aucun gouvernement européen ne voudra, lui, changer d’avis.

Le choix est donc clair et simple : avec le OUI, on choisit de continuer à avancer et on renforce l’influence de la France pour construire l’Europe sociale ; avec le NON, la France s’isole et on en reste à l’Europe d’aujourd’hui, trop économique et libérale, pas assez démocratique et sociale. Il faut choisir le OUI de l’espoir. » Jean GLAVANY, député des Hautes- Pyrénées http://www.ps-paris11.org/spip.php?article123

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Quand le PS veut faire la leçon à la CGT

Lettre ouverte aux dirigeants de la CGT :

Vous avez décidé de faire campagne contre le Traité donnant une Constitution à l’Europe. Vous prolongez ainsi votre opposition à la construction européenne depuis les années 1950. Mais à qui et à quoi allez-vous dire non ?

A ceux qui ont rédigé le texte ? Dans la Convention, ils venaient de tous les horizons politiques dont environ 40% de la gauche, traduisant la situation politique du moment. Faut-il attendre une nette majorité de gauche pour avoir une Constitution ? De toute façon, elle sera sociale-démocrate à l’image des progressistes européens et elle ne vous plaira donc pas.

Voulez-vous dire non à Chirac et à Raffarin ? Chacun sait que Chirac restera à l’Elysée jusqu’en 2007. Votre non européen ne changera rien à sa politique et ne modifiera pas sa majorité parlementaire. En 1992, pour le Traité de Maastricht, les Français ont dit oui à l’Europe le 20 septembre 1992 et balayé la gauche le 28 mars 1993. Ayez la même patience en 2005 et ne vous trompez pas de vote en 2007.

Voulez-vous dire non aux politiques européennes ? Nous pouvons mener des combats communs contre la directive « services » ou celle sur l’aménagement du temps de travail. Mais si nous voulons mener le même combat commun pour une directive-cadre sur les services publics, votez « oui » au moins pour cette seule raison car le traité futur la prévoit à la différence des traités actuels.

Vous vous apprêtez à dire « non » à la grande majorité des syndicats européens. C’est vrai qu’ils sont plus habitués au compromis social par la négociation qu’à l’attente du Grand Soir par la révolution. Vous aviez commencé à prendre leur chemin depuis que les peuples ont rejeté le communisme. Gardez ce cap pour éviter l’isolement.

Vous risquez aussi de dire non aux peuples qui ont déjà dit oui. Ils sont quatre à ce jour : Lituanie, Hongrie, Slovénie, Italie. A chaque fois, la ratification parlementaire a été très large. Seules les forces nationalistes et les nostalgiques du régime ancien ont émis un vote hostile. Cela préjuge mal d’une éventuelle renégociation du traité allant dans le sens d’une gauche progressiste.

A quoi allez-vous dire « non » ? A un traité européen comme d’habitude, sauf que celui-ci n’est pas tout à fait comme les autres. Vous allez dire « non » aux nouveaux objectifs que se fixe l’Union : à côté de la concurrence (mais la gauche n’a jamais adoré les monopoles), sont ajoutés le plein emploi, le développement durable, la lutte contre l’exclusion et les discriminations, etc... Vous allez dire « non » à la Charte des droits fondamentaux, tant attendue par les peuples qui sortent du trou noir du totalitarisme : quand on se souvient de la Stasi et de la Securitate, il n’est pas indifférent de voir l’abolition de la torture gravée dans le marbre, sans oublier bien sûr les droits sociaux. Vous allez dire « non » à la clause sociale horizontale, à la rencontre tripartite annuelle pour l’emploi, au droit d’initiative citoyenne et à tant d’autres choses encore.

Évidemment vous pouvez dire : nous aurions accepté le préambule et les deux premières parties mais nous refusons la troisième qui définit les politiques européennes. Cette partie est la reprise simplifiée des traités existants sans beaucoup de changement. En disant « non », vous rejetez ce qui pourrait vous convenir et vous gardez ce qui ne vous agrée pas. Reconnaissez qu’on ne fait pas mieux dans le paradoxe.

J’avais envie de vous écrire quelques mots après la réunion de votre Comité Confédéral National. Le référendum annoncé concernera certes le Traité mais plus que cela à travers lui. Il sera la confirmation démocratique d’un engagement pris par la France au lendemain du second conflit mondial : faut-il le poursuivre ou non ? L’Allemagne s’apprêtant à ratifier par voie parlementaire ce Traité, il sera la confirmation ou non du couple franco-allemand comme moteur de l’Union européenne dans la paix et la stabilité des frontières. Le « oui » de la France sera aussi le message d’accueil positif aux peuples qui nous ont rejoint et à ceux qui s’apprêtent à le faire : on ne leur propose pas d’écrire avec eux une nouvelle page d’histoire en leur offrant une crise comme cadeau d’arrivée.

Le monde est dangereux mais il est notre horizon. Le monde est instable mais il est notre avenir. Nous parlons souvent des Etats-Unis d’Amérique et de son hyper-puissance excessive. D’autres nations-continents s’éveillent et seront à la fois des amis et des concurrents : Chine, Inde, Brésil, Russie. Camarades de la CGT, au nom de l’internationalisme et dans la tradition du Mouvement de la Paix, ne commencez pas à détricoter l’Europe. 7 février 2005 Bernard POIGNANT Député européen Président de la Délégation Socialiste Française ici http://www.ps-paris11.org/spip.php?article109 (Re re oups !! Page supprimée, heureusement que j'ai gardé le texte Ouf!!)

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OUI au TCE pour les Verts : (1)

Tract des Verts de Basse-Normandie / Publié le lundi 23 mai 2005

Des avancées pour la vie quotidienne
Des avancées démocratiques
L’avancée de la construction politique
Le TCE annule la circulaire Bolkenstein

Le traité Constitutionnel est un progrès (2)

Le 29 mai prochain, les Françaises et les Français doivent se prononcer sur le Traité instituant une Constitution européenne. Nous, Verts, disons OUI à ce nouveau Traité, pour qu’une autre Europe écologique, démocratique et solidaire soit possible. Par Yann Wehrling / 14 avril 2005

Partie I : Les Verts disent OUI à une Europe plus démocratique (3)

Partie II : Les Verts disent OUI à la Charte des droits fondamentaux (4)

Partie III : Les Verts COMBATTENT les politiques néolibérales de l’Union (5)

Partie IV : Les Verts disent OUI au TCE pour mieux le réviser (6)


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Sans vouloir être méprisante, soit ces élus « dits de gauche », ne savent pas lire un texte de loi, soit ils se sont fichus de nous depuis le début. De toutes façons, les deux sont gravissimes.

Car, qu'avons-nous vu depuis ?

Grèce, fermeture de la télévision publique

Chypre, les petits épargnants ont failli être spoliés une fois de plus

Espagne, victimes de l’austérité

Le Portugal boit l'austérité jusqu'à la lie

Allemagne, plus de 7 millions de travailleurs occupent des « mini-jobs » à 450€ par mois

Italie, "L'économie italienne est dans le coma"

Des milliers de manifestants contre l’austérité en Europe

L’Europe en crise face à la montée des droites radicales...

L'idée d'une Europe a été lancée au lendemain de la guerre (1950) mais ne concernait que le charbon et l'acier. En 1957, six pays (la France, l'Allemagne, La Belgique, les Pays Bas, Le Luxembourg et l'Italie) décident de s'unir d'abord pour assurer la paix puis ensuite pour créer un grand marché commun où les habitants, les, marchandises et l'argent circulent librement...

Donc cette Europe a été faite :


Il est clair que si nos "dirigeants" avaient d'abord fait une Europe sociale, c'est-à-dire avec le même salaire minimum et les mêmes droits sociaux pour tous les salariés européens, avant de coucher sur le papier les facilités pour les entreprises et autres marchandises, nous ne serions pas dans la situation actuelle qui a ouvert la porte aux délocalisations qui minent nos industries sur place, jettent des salariés à la rue d'un côté pour en embaucher d'autres avec des salaires bien plus bas :

Salaires minimums en Europe :

Bulgarie, Roumanie moins de 160€/ mois

Estonie, Lituanie, Lettonie, Hongrie moins de 300€

Croatie, Pologne, Portugal, République Tchèque, Slovaquie moins de 500€

Espagne, Malte, Slovénie moins de 800€


Mais peut-être que leur idée, dans un premier temps était de nous lessiver, de délocaliser vers les pays moins disants et ensuite seulement de créer un revenu minimum européen à par exemple, 300€... Pourquoi pas ??


VMH

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Vu que le Parti Socialiste a supprimé les pages traitant de ce sujet, j'ai préféré reprendre celles des Verts

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(1) C’est dans le Traité

Tract des Verts de Basse-Normandie lundi 23 mai 2005

Des avancées pour la vie quotidienne
Des avancées démocratiques
L’avancée de la construction politique
Le TCE annule la circulaire Bolkenstein

PRENONS LES AVANCEES DU TRAITE, VOTONS OUI !

C’EST DANS LE TRAITÉ !

POURQUOI VOTER OUI ? PARCEQUE SONT DANS LE TRAITÉ :

Des avancées pour la vie quotidienne :

La protection sociale (II-94.1) « L’Union reconnaît et respecte le droit aux prestations de sécurité sociale et au services sociaux assurant une protection dans des cas tel que la maternité, la maladie, les accidents du travail, la dépendance ou la vieillesse, ainsi qu’en cas de perte d’emploi, selon les règles établies par le droit de l’Union et les législations et pratiques nationales. »
La réduction des inégalités (III-116) : « ..., l’Union cherche à éliminer les inégalités, et à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. »
L’emploi (III-117) : « L’Union prend en compte les exigences liées à la promotion d’un niveau d’emploi élevé. »
Les droits des travailleurs (I-48) : « L’Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux » ; (II-90) : « Tout travailleur a le droit à une protection contre tout licenciement injustifié. » ; (II-91) : « Tout travailleur a droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité, sa dignité. »
La santé (II-95) : « Toute personne a le droit d’accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux [...] Un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et actions de l’Union. »
La protection des consommateurs (II-96) : « Un niveau élevé de protection des consommateurs est assuré dans les politiques de l’Union. »
Le développement durable et la protection de l’environnement (II-97) : « Un niveau élevé de protection de l’environnement et l’amélioration de sa qualité doivent être intégrés dans les politiques de l’Union et assurés conformément au principe du développement durable. »

Restera à élire des gouvernements de gauche écologiste pour mettre en œuvre ces politiques. Ce n’est pas la moindre des choses ! Une politique de gauche est possible en s’appuyant sur le Traité.

Des avancées démocratiques

L’augmentation du pouvoir du parlement européen (I-20.1) : « Le parlement exerce conjointement avec le Conseil, les fonctions législatives et budgétaires.[...]Il élit le président de la Commission » Le chef de l’exécutif devra donc rallier la majorité du parlement, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.
La pétition européenne (I-47.4) : « Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins,[...], peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission,[...], à soumettre un proposition... »
Les droits de l’Homme, la non-discrimination (I-2) : « L’Union est fondée sur des valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. »
La promotion du droit international dans le cadre de l’ONU (I-3.4) : « Dans ses relations avec le reste du monde, l’Union affirme et promeut ses valeurs et ses intérêts. Elle contribue à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la solidarité et au respect entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l’élimination de la pauvreté et à la protection des droits de l’homme, en particulier ceux de l’enfant, ainsi qu’au strict respect et au développement du droit international, notamment au respect des principes de la charte des Nations unies. »

L’avancée de la construction politique

Un président qui ne soit pas en même temps chef d’Etat d’un pays de l’Union, pour ne pas confondre les intérêts. (I-22.1) : « Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi renouvelable une fois » ;(I-22.3) : « Le président du Conseil européen ne peut pas exercer de mandat national. »
Un ministre des affaires étrangères pour porter une politique étrangère commune. (I-28.1) : « Le Conseil européen[...]nomme le ministre des affaires étrangères de l’Union. »
La paix et le désarmement (I-3.1) : « L’union a pour but de promouvoir la paix et le bien-être de ses peuples. » ; (III-309) : « Les missions [...], dans lesquelles l’Union peut avoir recours à des moyens civils et militaires, incluent les actions conjointes en matière de désarmement, les missions humanitaires et d’évacuation, les missions de conseil et de conseil en matière militaire, les missions de prévention des conflits et de maintient de la paix... »

Le TCE annule la circulaire Bolkenstein

S’il est approuvé le TCE annule la circulaire Bolkenstein car il la rend inconstitutionnelle. (III-145) : « Le prestataire peut, pour l’exécution de sa prestation, exercer à titre temporaire, son activité dans l’Etat membre où sa prestation est fournie, dans les même conditions que celles que cet Etat impose à ses propres ressortissants. »
Le TCE nous aide à lutter contre le nucléaire : En affirmant des politiques de protection de la santé, de protection de l’environnement et de développement durable, le TCE nous donne une base juridique pour notre combat contre le nucléaire.
Le TCE fera avancer la paix en Palestine :Nous n’avons pas été capable de résister au fascisme en Serbie sans les USA, parce que l’Europe n’était pas suffisamment organisée politiquement. Nous n’avons pas pesé assez lourd sur la scène internationale, face à l’impérialisme américain, en Irak. L’Europe n’a pas pesé assez lourd au Proche-Orient. Pourtant, elle a une position commune pour dire qu’il n’y a pas de paix durable sans la création d’un Etat palestinien aux frontières et à la sécurité garanties, à coté d’un Etat israélien qui respecte les résolutions des Nations Unies, et lui-même en sécurité. L’Europe aura plus de poids si le traité est accepté. Georges Bush, obligé d’en rabattre sur son arrogance en Irak, se rapproche bigrement de la position européenne sur la Palestine. Ce serait un comble et un beau gâchis, qu’au moment où les USA reconnaissent la pertinence des positions de l’Europe, nous ne saisissions pas l’occasion du TCE pour nous donner les moyens d’exister en tant qu’Europe sur la scène internationale ! Le Traité ne résoudra pas tous les problèmes, loin de là, mais pour la Palestine, c’est certain qu’il peut faire avancer la paix. Une raison forte de voter OUI : nous le devons au Palestiniens !

Ces avancées sont nouvelles. Elles ne remplaceront pas demain les luttes sociales pour plus de justice et de protection de l’environnement. Elles ne remplaceront pas la mobilisation pour faire gagner la gauche aux prochaines élections. Mais elles représentent des progrès sur lesquels nous pouvons nous appuyer. Certes les politiques libérales sont aussi dans le Traité. Mais elles sont déjà en place et ne peuvent pas être annulées si on refuse le Traité.
Si le NON l’emportait on garderait les inconvénients des politiques libérales et on perdrait les avantages qui permettent de résister à l’ultra-libéralisme : les avancées démocratiques, politiques et sociales.
PRENONS LES AVANCEES DU TRAITÉ, VOTONS OUI !

Les Verts de Basse-Normandie, 19 rue JOYER, 14000 Caen ; Tel Fax 02.31.72.13.12

(2) Le traité Constitutionnel est un progrès Par Yann Wehrling jeudi 14 avril 2005

Le 29 mai prochain, les Françaises et les Français doivent se prononcer sur le Traité instituant une Constitution européenne.

Nous, Verts, disons OUI à ce nouveau Traité, pour qu’une autre Europe écologique, démocratique et solidaire soit possible.

Ce Traité continue d’aller dans le sens de la construction d’un espace politique européen, aujourd’hui indispensable à l’échelle planétaire. Fruit d’un compromis au niveau européen, il est loin du Traité vert que nous aurions écrit. Il peut apparaître comme une avancée modeste. Et pourtant, il change beaucoup de choses.
Il donne plus de pouvoir de décision au Parlement européen, seule instance européenne élue par tous les citoyens de l’Union. Le Parlement pourra, par exemple, voter sur la Politique Agricole Commune (qui représente la moitié du budget de l’Union) alors qu’il ne peut aujourd’hui que la commenter !
Il donne le droit de pétition aux citoyens européens, s’ils recueillent un million de signatures sur un sujet.
Il inscrit pour la première fois une politique étrangère commune avant tout basée sur la prévention des conflits.
Il intègre des objectifs nouveaux pour la politique sociale et l’environnement.

Le Traité Constitutionnel est un progrès. Il n’y a que des avancées, il n’y a pas de recul par rapport aux textes existants.

Bien sûr, c’est un texte imparfait et la prochaine étape dans la construction européenne sera de tirer vers le haut l’harmonisation sociale et fiscale.
Quant aux incontestables dérives ultra-libérales, héritières du marché commun défini dès le traité de Rome, la bataille est avant tout politique. C’est la majorité au Parlement européen et dans les États qui doivent changer pour changer l’Europe. Mais aujourd’hui la majorité des États européens sont gouvernés par la droite, et hier, lorsque les représentants de la social-démocratie européenne étaient majoritaires, ils n’ont pas plus construit cette Europe sociale qu’ils réclament aujourd’hui.

Voter Oui au Traité Constitutionnel européen nous permet désormais de construire notre Europe idéale.
Voter Oui au Traité Constitutionnel, c’est aussi rejeter l’actuel traité de Nice qui sclérose nos institutions en muselant le Parlement européen. L’ultra-libéralisme se satisfait totalement de l’actuel Traité de Nice... Pas nous !
Soyons-en convaincus : si le Traité Constitutionnel est repoussé, il n’y aura pas de Constitution en Europe, pas maintenant. On en restera au grand marché. Ce sera la victoire des libéraux, mais aussi de ceux qui ne veulent pas d’une Europe politique dans le monde.

Dans le même temps, nous devons, au plan national, comme au plan européen, considérer ce nouveau traité comme un outil, au service des Etats et des populations. Ainsi, ne nous trompons pas de cible : votons ce Traité et combattons les politiques ultra-libérales actuelles, notamment celles de notre gouvernement.
Combattons également le projet de directive Bolkestein, caricature de ce que l’Europe fait de pire, mais qui n’a strictement rien à voir avec le Traité Constitutionnel. Au contraire, rien dans ce Traité ne nous empêchera de nous opposer à cette directive.

Alors, il faut dire OUI à ce Traité Constitutionnel européen car, malgré ses oublis, ses défauts, son manque d’ambition sociale, c’est un pas dans la bonne direction.

D’autant qu’il est plus facile à réviser que l’actuel traité de Nice. Le Parti Vert Européen et les députés Verts européens, qui se sont également prononcés en faveur de ce Traité constitutionnel, défendent, d’ores et déjà, un premier amendement qu’ils souhaitent apporter pour améliorer ce Traité Constitutionnel.

Notre Europe idéale, écologiste, solidaire, fédérale et démocratique a besoin de cette avancée pour construire les suivantes.

Yann Wehrling, Secrétaire national des Verts

(3) Partie I : Les Verts disent OUI à une Europe plus démocratique jeudi 14 avril 2005

Le TCE donne plus de pouvoirs au Parlement européen (PE), élu au suffrage universel direct. Le Parlement vote les lois européennes dans la grande majorité des cas (avec le Conseil : procédure de codécision). Le président de la Commission européenne émane de la majorité du Parlement européen, il est responsable devant lui. Il peut être renversé par lui.

Le TCE instaure le droit d’initiative citoyenne, qui donne la possibilité à 1 million de citoyens de l’UE de revendiquer, en s’appuyant sur la constitution, une nouvelle loi auprès de la Commission.

Le TCE renforce le rôle des Parlements nationaux, qui peuvent intervenir dès le début des discussions sur les textes législatifs. Ils peuvent bloquer un accord à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) quand celui-ci remet en cause le modèle national en matière de culture, santé, éducation, services sociaux, etc.

Le TCE simplifie le fonctionnement des institutions européennes : il remplace tous les traités précédents par un seul texte, il augmente le nombre de décisions qui seront prises par le Conseil (les gouvernements) à la majorité qualifiée plutôt qu’à l’unanimité, il redéfinit le principe de subsidiarité en clarifiant les domaines de compétences entre l’UE et les Etats membres pour être au plus proche des citoyens.

Mais...

Les Verts continueront à se battre pour l’élargissement des compétences du Parlement européen, notamment sur la protection sociale, la justice et la fiscalité qui restent entre les mains du Conseil européen (avec un vote à l’unanimité).

Ils se battront également pour obliger la Commission européenne à prendre en compte les pétitions citoyennes.

(4) Partie II : Les Verts disent OUI à la Charte des droits fondamentaux jeudi 14 avril 2005

La Charte prend une force juridique obligatoire dans tous les pays de l’UE puisqu’elle est inscrite dans le TCE.

La Charte inclut plusieurs avancées fondamentales : la reconnaissance des droits sociaux (dont celui à une information et une consultation en temps utile), le principe d’égalité entre hommes et femmes, l’interdiction de la peine de mort, la lutte contre toute forme de discrimination, la protection des données personnelles, etc.

Mais...

Les Verts regrettent l’absence du droit au revenu minimum, du droit au logement, du droit au divorce, du droit à la santé et du droit des femmes à disposer de leurs corps.
Ces droits, qui ne sont pas dans la Constitution française, ne sont pas encore acceptés par les opinions publiques ou les gouvernements de certains pays.

Les Verts considèrent le texte actuel comme le socle minimum à 25 pays. Ils continueront à revendiquer ces droits à l’échelle de l’Europe.


(5) Partie III : Les Verts COMBATTENT les politiques néolibérales de l’Union jeudi 14 avril 2005

Non au politiques néolibérales

Les Verts regrettent que certains domaines législatifs restent soumis à l’unanimité des gouvernements.

Mais surtout, les Verts s’opposent à la poursuite des politiques ultralibérales menées par les droites européennes et certaines social-démocraties. En l’absence de changement de majorité au Parlement, ces politiques restent à combattre par un mouvement social européen conscient et fort.

Mais Oui aux avancées qui renforcent notre capacité à construire l’Europe fédéraliste, écologiste et sociale que nous voulons.

De nouveaux objectifs politiques sont affirmés, notamment le plein emploi, le progrès social, le développement durable, la cohésion territoriale et la diversité culturelle et linguistique. C’est pourquoi la Confédération Européenne des Syndicats est favorable au TCE. Mais ces objectifs généreux ne pourront être mis en œuvre qu’avec l’appui d’une mobilisation de l’opinion publique européenne.

Le TCE définit la stratégie d’« égalisation dans le progrès » des conditions sociales en Europe. Il prévoit le relèvement progressif des minima sociaux des 25 pays, fixés par la loi européenne et le respect des droits sociaux des travailleurs, la lutte contre l’exclusion sociale, l’accès à un niveau élevé d’éducation, de formation et de protection de la santé humaine.

Le TCE inclut l’obligation des « services d’intérêt économique général », équivalent de nos « services publics », dans le cadre d’une économie sociale de marché.

La protection de l’environnement est énoncée par le TCE, et devra être intégrée dans toutes les politiques sectorielles. Elle doit améliorer la protection de la santé, l’utilisation prudente et rationnelle des ressources naturelles, l’harmonisation des territoires. Le TCE reconnaît le principe de précaution, et le principe de pollueur payeur. Les objectifs de la politique énergétique doivent promouvoir l’efficacité énergétique, les économies d’énergie et le développement d’énergies renouvelables. Contrairement aux autres traités, le traité Euratom n’est pas intégré dans la Constitution de l’Union. Les citoyens peuvent saisir la Cour de Justice européenne en cas de violation des droits environnementaux.

Le TCE crée un ministre des affaires étrangères de l’Union européenne. Celle-ci pourra adhérer aux Conventions internationales. L’OTAN n’est plus une obligation pour les Etats membres. Ils pourront décider de leurs alliances, notamment ceux qui veulent la neutralité. Pour la première fois, la Constitution fait de la prévention des conflits et de la garantie de la paix des objectifs constitutionnels. Mais elle stipule également que les Etats membres doivent s’engager à améliorer leurs capacités militaires.

Le TCE affirme l’objectif de l’éradication de la pauvreté.


(6) Partie IV : Les Verts disent OUI au TCE pour mieux le réviser jeudi 14 avril 2005

Oui

La Constitution peut être amendée plus facilement que l’actuel traité de Nice, qui ne peut être modifié qu’à l’unanimité. Des procédures de révision simplifiées sont introduites. Les gouvernements, le Parlement européen et la Commission peuvent soumettre des projets de révision du traité. D’ailleurs, les eurodéputés Verts ont d’ores et déjà déposer un projet d’amendement de la Constitution.

Les procédures simplifiées permettent au Conseil de passer de l’unanimité à la majorité qualifiée. C’est ce qu’on appelle la procédure de « passerelle ».

Mais...

Les Verts regrettent que l’unanimité des Etats reste la règle de base pour réviser le TCE dans son ensemble.

Par contre, lorsqu'on regarde d'un peu plus près, les arguments de Jacques Généreux... :

huit bonnes raisons de dire non à la constitution

Réaction de JL Mélenchon au soir du résultat le 29 mai 2005

http://www.dailymotion.com/video/x37rz0_29-mai-2005-jean-luc-melenchon_news


Pour aller plus loin :

Qui a voté OUI au Congres de Versailles ?

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:55
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:53

 

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle de 2012, a estimé aujourd'hui que l'Europe était "illégitime en France", dix ans après le rejet du référendum constitutionnel dont il fut un des artisans.

 

"Il y a dix ans, le peuple français a donné son avis. Deux dirigeants, Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui s'étaient déjà montrés en photo ensemble pour appeler à voter oui à la Une de Paris Match, se sont accordés pour que le non des Français se transforme en un oui. C'est-à-dire que le texte qu'ils avaient rejeté, ils l'ont quand même fait adopter au congrès à Versailles. La main dans la main parce que sans les voix du Parti socialiste à l'époque - je faisais partie des trente qui avaient voté contre - Nicolas Sarkozy était obligé de retourner à un référendum. Donc depuis dix ans, l'Europe est illégitime en France", a déclaré M. Mélenchon sur Europe 1.

 

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:50
Jean-Luc (Mélenchon) à Cécile (Duflot) ...

Réponse à la tribune critique de Cécile Duflot sur le Hareng de Bismarck


« Chère Cécile, la convergence se fera

Chère Cécile, pourquoi avoir donné ce ton soudainement si agressif à ta critique de mon nouveau livre, le Hareng de Bismarck ? Puisque tu dénonces les « invectives » et les « injures », quoiqu'il ne s'en trouve nulle part dans mon livre, pourquoi m'offenser aussi gravement en me comparant à Déroulède, l'un des fondateurs de l'extrême droite française ? Je lave l'affront en te parlant depuis le journal de Jean Jaurès, figure tutélaire de ma gauche, que Déroulède voulait voir mort et qu'il provoqua même en duel.


Il est difficile de dialoguer avec ton texte. En effet, aucune des thèses que tu m'attribues ne se trouve dans mon livre. Ainsi, il n'est pas vrai que je présente les Allemands comme un « bloc compact » qui nous serait entièrement opposé. Au contraire. L'origine de classe de la politique de Mme Merkel est clairement décrite. Non, ma vision de l'universalisme n'est pas « enfermée » dans les frontières de la France. Et ainsi de suite. Tout cela est démenti expressément par mon texte. Sur chaque point, ce livre, les précédents, mes articles, mes discours démontrent tout le contraire. Et si tu ne m'as pas lu, peut-être as-tu écouté mon discours de Marseille dans la campagne présidentielle. Dirais-tu que j'y ai exprimé une vision « corsetée », « étroitement hexagonale et sépia » de la nation française et de sa République ? De même pour ce qui est de l'écologie politique. Chère Cécile, amie du débat théorique, tu sais bien que les dix-huit thèses sur l'écosocialisme, dont je suis l'un des auteurs, et mon livre L'Ère du peuple montrent comment le paradigme de l'écologie politique refonde en les confirmant les intuitions du communisme, du socialisme et du républicanisme issu de la grande Révolution de 1789. Finalement, tes critiques ne s'adressent ni à mon livre ni à moi mais à ma caricature que répètent avec lourdeur les griots du système. Qu'ai-je fait pour mériter cette vilenie de ta part ? Toi-même n'as-tu jamais eu à souffrir de tels rabâchages ? Tu sais alors ce que coûte la réplique. Car l'interpellation porte non sur ce que tu es mais sur ce que les autres ont décidé que tu devrais être. Tel est le sort réservé à ceux qui ne restent pas « à leur place ». Ceux qui m'ostracisent ne font que tracer une frontière de caste. Dès lors, comme Cyrano, je n'abdique pas l'honneur d'être leur cible.



Ta tribune a été interprétée comme une rupture politique et personnelle. D'aucuns s'en sont frotté les mains. On comprend pourquoi. Pour eux, tu fais mourir l'espoir d'un autre chemin à gauche. Nous étions d'accord pour dire qu'il fallait imaginer un nouveau mouvement citoyen, animé et contrôlé par lui-même. Un mouvement politique où se fédèrent le peuple lui-même et ses revendications. La formule vient de triompher en Espagne. Mais tu as changé d'avis sans crier gare et en ouvrant le feu. Tu préfères les listes solitaires de ton parti. C'est une faute. Calculer en cynique que le « sommet climat » va améliorer vos résultats est une privatisation étroite d'un tel thème. Seul EELV pourrait stopper le productivisme qui menace l'équilibre climatique ? Ce n'est pas à la hauteur de la mobilisation qu'il faut construire. Sur le terrain, heureusement, ce sectarisme n'est pas suivi. Partout nos amis respectifs dialoguent sans s'offenser et souvent ils s'accordent pour impulser les convergences citoyennes en vue des régionales. Ils auront le dernier mot. La convergence se fera. Avec toi et avec plaisir, ou sans toi, hélas, mais non moins résolument. Rassembler n'est pas normaliser. Je n'exige pas de toi que tu aimes notre patrie républicaine à ma façon. Ni que tu trouves autant d'attrait pour la culture universaliste qui identifie notre pays que pour le nationalisme ukrainien que tu soutiens ou les coutumes des Indiens de l'Amazonie que nous défendons. Chaque peuple apporte sa contribution à l'humanité universelle. Je suis fier de la nôtre. De ton côté, ne me demande pas de te ressembler pour nous rassembler. La rage brune gagne en Europe. Le sectarisme nous tuerait tous.


J'achève sur l'Allemagne. La France ne peut se diriger avec naïveté sur la scène mondiale. Répliquer à la politique allemande assumée par le PS et la droite de ce pays et du nôtre au cri de « vive l'Europe » est une futilité. C'est se couper des millions d'Européens qui n'en peuvent plus de cette imposture. Mais aussi des syndicalistes et des économistes allemands qui la critiquent durement. Comme mon ami Oskar Lafontaine. Ou comme Cohn-Bendit, préfacier du livre Non à l'Europe allemande. Ou des électeurs qui ont mis Mme Merkel en minorité. Ceux qui auraient pu avoir un autre gouvernement si le PS n'avait fait la grande coalition avec la droite et si les Verts n'avaient pas refusé l'accord avec Die Linke. L'Europe actuelle n'existe que dans et par les traités que tu condamnes toi aussi. Demain au pouvoir nous devrons leur désobéir et refonder une tout autre Europe où la violence que subit le peuple grec ne sera plus possible. Une union libre de peuples libres. » Source Amis du PG


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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:49
La parade "scandaleuse" de Deutsche Post pour remplacer ses postiers en grève

La poste allemande, Deutsche Post, a fait appel à des facteurs de sa filiale polonaise pour limiter l'impact des grèves menées par certains de ses salariés en Allemagne, a rapporté mercredi le quotidien Tagespiegel.


"On a aussi recours provisoirement à des collègues de DHL Paket (filiale de livraison de paquets de Deutsche Post DHL) de la Pologne voisine", a confirmé au journal une porte-parole du groupe de logistique, soulignant qu'il s'agit de "facteurs expérimentés qui sont volontairement en service dans la zone de Berlin en soutien".

Berlin se situe à moins de 100 kilomètres de la Pologne.

Selon le Tagespiegel, ces facteurs polonais, dont le nombre n'est pas communiqué et qui sont payés selon les salaires allemands le temps de leur renfort en Allemagne, ont commencé à livrer des paquets pendant le week-end de la Pentecôte.

Le syndicat des services Verdi, qui est à l'origine de l'appel de la grève des facteurs en Allemagne, a considéré ce recours à des salariés polonais "sans précédent et scandaleux". La suite sur LeVif.be


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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:48
Paul Krugman : “Le vrai risque pour Berlin est que la Grèce prouve qu’il y a une vie hors de l’Euro”

Dans son dernier article sur le blog du New York Times, le Prix Nobel d’Économie, Paul Krugman, commente ce qu’il définit comme « un nouveau tremblement de terre électoral dans la zone euro », à savoir, la victoire de Podemos aux élections locales à Madrid et Barcelone.

Au coeur de l’avenir de la monnaie unique, explique Krugman, il y a la situation grecque, dont les contours sont désormais clairs : la Grèce ne peut pas se permettre un important déficit budgétaire primaire, car alors plus personne ne lui prêterait de l’argent, et elle ne fera pas non plus (car fondamentalement elle en est incapable) un important surplus budgétaire primaire, « ce serait comme se heurter à un mur. »

Alors, doit-on s’attendre à un accord dans lequel la Grèce fera un petit surplus budgétaire dans les années à venir ? Aujourd’hui, écrit l’économiste, le FMI déclare très clairement qu’elle ne concèdera pas d’autres fonds tant que Syriza ne se mettra pas en règle sur les retraites et sur les réformes du marché du travail. Des réformes tout à fait discutables, étant donné que les études de ce même FMI soulignent le caractère marginal des réformes structurelles, en particulier celles sur le marché du travail, par rapport à la croissance économique.

À ce stade, le Prix Nobel d’Économie se demande ce qui pourrait se produire si d’aventure la Grèce était poussée hors de la zone euro. Ce serait certainement une situation pas très belle à voir, du moins au début. Paru sur L’antidiplomatico, le 26 mai 2015 Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr La suite sur AgoraVox



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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:43
Belgique, grève du rail

La grève a débuté sur le rail

Le préavis de grève déposé par le Syndicat autonome des conducteurs de train (SACT) est entré en vigeur à 22 h hier soir. Il couvre l’ensemble des affiliés du syndicat corporatiste - 1.000 sur les 3.800 conducteurs qu’emploie la SNCB - jusqu’à vendredi 3 h du matin.

L’entreprise ferroviaire conseille donc aux voyageurs de parvenir à destination, avec ses trains, avant 21 h. Le risque est qu’un convoi stoppe sa route au niveau d’une des gares intermédiaires.

Elle rappelle aussi que ses clients "pourront suivre la circulation des trains via les écrans d’information, les annonces dans les gares, twitter, le planificateur de voyage en ligne et l’application SNCB".

L’ampleur des perturbations à craindre n’est pas connue. Lors de la dernière grève du SACT, en décembre dernier, la circulation ferroviaire évoluait d’heure en heure de manière hétérogène, en fonction des horaires de travail des conducteurs grévistes.

Ces derniers réclament depuis plus d’un an une revalorisation de leurs barèmes et du système de primes. La suite sur La Libre Belgique

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