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Sous les pavés, Orange

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:35
Grèce : est-il tolérable qu’un pays vote mal ?

Il y a deux mois et demi, les élections ont propulsé au gouvernement une coalition inédite, composée de SYRIZA (gauche radicale) et de ANEL (Grecs Indépendants, droite), qui ont obtenu respectivement 36,4% et 4,8% des suffrages. Ce fut la dernière étape d’une ascension jamais vue auparavant : en effet, SYRIZA avait obtenu 4,5% lors des élections de 2009, 17% et 27% aux élections consécutives de mai et juin 2012 pour arriver en tête cette année. Inversement, les deux partis qui ont gouverné le pays depuis la chute de la dictature en 1974, PASOK (centre-gauche) et Nouvelle Démocratie (ND, droite), qui totalisaient ensemble 80% a 85% des suffrages, se sont effondrés, obtenant respectivement 4,8% et 27,8% des voix.


Ce bouleversement du paysage politique, ainsi que le caractère inédit de la coalition gouvernementale actuelle est le résultat de la crise économique qui, depuis 2010, a placé le pays sous la tutelle de la « troïka » (Fonds Monétaire Internationale, Banque Centrale Européenne et Euro zone). Tutelle qui s’est traduite par la montée du chômage (28% et plus de 50% pour les jeunes), la chute dramatique du pouvoir d’achat et la paupérisation des classes moyennes, le triplement des suicides, le démantèlement de la Sécurité Sociale, l’abolition des conventions collectives ainsi que d’autres avancées sociales, notamment en matière de licenciements.


La raison officielle de cette politique d’austérité sauvage était le surendettement du pays (ou plutôt la menace de faillite de son réseau bancaire). La troïka a prêté de l’argent à la Grèce pour qu’elle renfloue ses banques (sans que l’état en acquière le contrôle, bien sûr) tout en lui imposant une politique d’austérité draconienne, prescrite dans certains accords, les mémorandums. Les effets des mémorandums furent néfastes non seulement sur le plan social, mais aussi sur le plan économique : du fait de la faillite d’un grand nombre de petites et moyennes entreprises, le PNB a chuté de plus de 25%, et l’augmentation de la pression fiscale sur les plus faibles n’a pas donné de résultat. La dette publique a grimpé au lieu de diminuer.


La scène politique a donc été dominée par la position des partis vis-à-vis des mémorandums. Les partis gouvernementaux responsables de la crise, PASOK et ND, ont continué à gérer le pays en appliquant docilement la politique d’austérité et leur audience s’est effondrée. Le gouvernement actuel est formé de deux partis résolument anti-mémorandum. Et il a changé le cap.


La partie n’est pas jouée et elle n’est pas aisée. Les négociation sont dures, le gouvernement affronte une hostilité ouverte, polie (en tant que fraîchement élu) mais implacable. Pour donner un exemple, la BCE gagne de l’argent en achetant des obligations à bas prix et en les revendant au prix nominal à l’état grec (qu’elle est censée renflouer), tout en refusant d’allouer au pays les liquidités convenues. En même temps l’oligarchie grecque se sentant menacée et détenant les principaux medias opère un travail de sape.


Les institutions européennes et internationales tolèrent la démocratie, à condition que le peuple vote bien : l’argent et le pouvoir doivent être concentrées au mains du plus petit nombre d’individus. Malheur aux peuples désobéissants !


Venios Angelopoulos mathématicien, membre de SYRIZA, / Athènes, le 13 avril 2015 / Source : Pour une Constituante


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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:28
« L’assemblée du m6r est représentative de la richesse du mouvement »

ENTRETIEN. Le mouvement pour la sixième république (m6r), initié par Jean-Luc Mélenchon, s’est doté le mois dernier d’une assemblée à l’issue d’un processus que nous explique Boris Bilia, l’un des coordinateurs du mouvement.


Le Mouvement pour la sixième république (m6r) a été initié par Jean-Luc Mélenchon en septembre dernier.

Lire > Jean-Luc Mélenchon : « Je veux créer un objet politique neuf »

Il s’est doté le 18 mars d’une assemblée constituée de 188 sièges dont 30 réservés aux initiateurs du mouvements qui constituaient jusqu’ici le comité d’initiative, 50 tirés aux sort parmi plus de 80.000 signataires et 108 élus par internet sur des professions de foi (voir sa composition). Nous avons demandé à Boris Bilia, membre du comité d’initiative et du comité technique du m6r, de nous restituer le processus qui a conduit à la désignation de cette assemblée et de nous en expliquer le fonctionnement. Militant du Parti de gauche, il est au sein du m6r chargé de la coordination et de la synthèse des idées et a contribué à établir le cahier des charges du site, la « plateforme citoyenne » Nous le peuple ]].

Pourquoi ce mouvement se dote-t-il d’une assemblée ?

Boris Bilia : Depuis le début, il était prévu l’« autoorganisation » du mouvement. Se doter d’une assemblée est une première étape vers cette « autoorganisation ». Plusieurs idées ont été proposées. Le fait d’organiser un grand rassemblement par exemple, mais cela coûte trop cher. D’autres ont proposé l’élection d’une assemblée, d’autres encore qu’une partie soit tirée au sort. Une synthèse s’est dégagée au fil des débats sur la plateforme internet et dans les comités et nous avons décidé de faire un essai d’assemblée.

Vous parlez d’assemblée représentative sur votre site. Or, le mode de désignation de cette assemblée conduit à se poser la question de sa représentativité. Pour qu’elle soit représentative des idées, la logique aurait voulu qu’elle soit élue à la proportionnelle... Pour qu’elle le soit sociologiquement, il aurait fallu tirer au sort tous les membres et en interroger la structure sociale. De quoi cette assemblée est-elle représentative ?

De tout le monde, l’assemblée est représentative de la richesse du mouvement. Elle suit trois méthodes de désignation qui la rendent tout à fait légitime pour proposer ou animer le mouvement. Pour ce qui est du message politique, il est fixé par le texte d’appel à signature qui veut une sixième république débarrassée de la monarchie présidentielle et donnant des droits sociaux, écologiques et humains. Ce n’est pas n’importe quelle sixième république !

Mais la représentativité parfaite n’existe pas, s’il y a par exemple 50 idées et qu’il y a 30 sièges, les 50 idées ne seront pas représentées. C’est une composition imparfaite forcément. Il y a eu beaucoup d’échanges. Sur les 30 sièges réservés aux initiateurs, beaucoup de personnes sont sceptiques sur le principe par exemple. Mais c’est aussi un moyen de dissoudre le comité d’initiative puisque ceux des fondateurs qui veulent vraiment participer à l’« autoorganisation » du mouvement sont à égalité avec les autres.

Certains initiateurs voulaient rester informés sans s’investir plus, d’autres ont voulu, au contraire, être actifs dans le mouvement. Parallèlement, les personnes qui ont lancés le mouvement se sentent une responsabilité morale et en tant qu’intellectuels ou universitaires, il connaissent souvent bien les sujets. La désignation des sièges réservés aux initiateurs s’est faite par volontariat. Ensuite, il y a des organisations politiques de « l’arc gauche large » qui ont désigné des représentants. « Le parti socialiste critique », Europe écologie-Les Verts, Ensemble !, le PCF, Nouvelle donne et le Parti de gauche, ont leur place dans cette assemblée parce qu’ils portent aussi le mot d’ordre de la sixième république. Des sièges ont donc été réservés pour ces organisations parmi ces trente.

Quel est le rôle de l’assemblée ? Décider ? Transmettre ? Écouter ?

C’est aux signataires et aux membres de l’assemblée de proposer toutes les modalités pour la suite. Un formulaire a été envoyé à tous les membres de l’assemblée pour en définir les missions. Le rythme de ses réunions, s’il faut une charte, quelles propositions il y a pour l’organisation du mouvement ? Est ce qu’il faut des commissions fonctionnelles ? Comment s’organiser localement ? Ce questionnaire va être proposé de la même manière à tous les signataires.

Il faut attendre le retour des questionnaires, mais a priori, le rôle de l’assemblée est de proposer des pistes à tous les signataires. La semaine dernière, pour le 9 avril, le comité technique a proposé une ébauche de tract participatif contre la loi Macron. Les signataires ont réagit en ligne en proposant des modifications, les gens ont voté sur les commentaires et une synthèse a été faite. L’assemblée peut par exemple proposer de continuer ce genre de méthode.

Il faut vraiment prendre le temps et construire la confiance vis à vis de tous les citoyens qui participent à ce mouvement et donc ne pas présager de ce qui va être décidé ou proposé.

Il faut écouter tous les signataires et en même temps les informer de ce qui est proposé. Le rôle de l’assemblée est de proposer, d’informer, de coordonner. Son rôle n’est pas de décider seule, mais l’objectif est de co-décider avec les signataires. La suite sur Politis


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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:17
L’Europe ouvre grand la porte aux lobbies du gaz de schiste
Malgré l’opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d’études d’impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd’hui un « réseau » d’experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste.
 
Selon les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory, qui publient aujourd’hui une étude à ce sujet, sur 60 membres confirmés de ce réseau [1], 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier [2]. Ceux qui représentent la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d’une main. Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l’industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement alignés sur ceux des promoteurs du gaz de schiste.
 
Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l’extraction des hydrocarbures non conventionnels » [3] a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d’évaluer les technologies utilisées pour extraire les ressources non conventionnelles, autrement dit la fracturation hydraulique et ses alternatives potentielles (pour l’instant totalement chimériques). Le tout, selon la Commission, dans le cadre d’un « échange d’idées équitable et équilibré ». L’une des cinq personnes désignées par la Commission pour présider les groupes de travail du « réseau », le Polonais Grzegorz Pieńkowski, se montre plus franc dans un entretien avec un magazine professionnel : « La mise en place [de ce réseau] est un pas en vue de renverser l’attitude défavorable ou soupçonneuse envers le gaz de schiste qui prévaut en Europe en une attitude plus pragmatique et, en dernière instance, favorable. »
 
La cause pouvait pourtant sembler entendue. Les sondages réalisés au niveau européen démontrent que l’immense majorité des personnes interrogées sont opposées au développement du gaz de schiste sur le continent [4]. Les quelques pays dont les gouvernements sont ouvertement favorables à cette industrie – la Pologne et le Royaume-Uni notamment – ont été abandonnés des multinationales pétrolières et gazières, ou sont sur le point de l’être, en raison des résistances locales et de campagnes d’exploration décevantes (lire notre article).
 
Passage en force
La Commission européenne s’est déjà trouvée à nombreuses reprises sous le feu des critiques pour avoir mis en place des groupes d’« experts » dominés par les intérêts industriels, que ce soit dans le domaine des OGM, des perturbateurs endocriniens, de la régulation de la finance, ou de la pollution de l’air. Ce qui ne l’empêche pas de récidiver aujourd’hui avec le gaz de schiste. Elle a directement sélectionné les cinq présidents des groupes de travail : on y retrouve deux représentants d’entreprises pétrolières et gazières (CoconoPhillips et Cuadrilla), deux représentants de gouvernements pro-gaz de schiste (Royaume-Uni et Pologne) et le Français François Kalaydjian, employé d’une organisation de recherche française liée à l’industrie et connue pour ses prises de positions favorables aux énergies fossiles, l’Institut français du pétrole [5]. Par Olivier Petitjean la suite sur Observatoire des multinationales

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:16
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:38
Le scandaleux hold-up du PS sur l’écosocialisme

N’hésitant devant aucune provocation, le PS - favorable à Notre-Dame-des-Landes, soutenant l’agriculture industrielle, exportateur d’EPR - essaye de s’approprier le concept d’écosocialisme. Les leaders du Parti de gauche réagissent avec indignation.

Dans éco-socialisme, il y a « éco » et « socialisme ». Quelle ne fut donc pas notre surprise de voir ce terme apparaitre dans la motion dite « mastodonte » du PS, soutenue par M. Cambadélis et ses amis. Car certes, si les jeunes socialistes utilisent ce terme depuis 2012, le parti du même nom s’applique lui à le détruire depuis la même date, celle de son arrivée au pouvoir.

Tout affairés à la préparation de leurs enjeux internes de Congrès et à la nécessité d’appâter quelques écologistes aventuriers, les solfériniens ont décidément oublié jusqu’au sens des mots. Car sinon comment diable MM. Cambadelis et Valls pourraient-ils se réclamer de l’écosocialisme ?

Ceux-là même qui au gouvernement mènent de manière systématique une politique de l’offre, prônent la croissance du PIB pour seule issue, exportent EPR et nucléaire, défendent le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Ceux-là même qui ont tôt fait d’abandonner toute réforme fiscale une fois arrivés au pouvoir et ont remplacé la limitation des très hauts revenus par la soumission aux lobbies et à la finance.

Ceux-là même qui proclament à la FNSEA qu’ils feront assouplir la directive européenne sur les nitrates, qui criminalisent les lanceurs d’alerte, promeuvent l’agriculture industrielle synonyme de mal bouffe et de disparition de la paysannerie, offrent des milliards de crédit impôt compétitivité sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale !

La liste est longue, interminable, des renoncements de ces « socialistes » sur les plans social, environnemental et démocratique, les trois piliers de l’écosocialisme.

En somme, M. Cambadelis qui proclame avec force trémolos et revers de manche au « Grand rendez-vous » Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ ne pas vouloir d’un PS « mélenchonisé » vient en réalité piocher au Parti de Gauche ses éléments de langage et ses mots-clés, de l’alliance populaire à l’écosocialisme.

En bon politicien cynique, expert de l’oxymore politique, le PS veut utiliser le mot sans y mettre le contenu de la politique, et tente de le dénaturer. Reconnaissant que le PS a perdu la bataille idéologique face à la droite, il essaie d’entraîner tout le monde dans leur chute en ajoutant à la confusion. C’est un nouveau coup bas, que nous ne pouvons laisser passer, tant il mettrait à mal la perspective d’un renouveau politique dans notre pays et ajouterait à la confusion dramatique qui détourne nos concitoyens des urnes.

Nous travaillons depuis des années, avec d’autres, à l’élaboration de ce projet et à sa mise en œuvre politique, dans la lignée des travaux menés avant nous depuis les années 70, du Club de Rome à la déclaration de Bélem. Nous avons relancé la construction de ce projet alternatif par des assises nationales en décembre 2012 et coordonné la rédaction collective du Manifeste pour l’écosocialisme en dix-huit thèses.La suite sur Reporterre

Sur le même sujet

Marianne : Quand Cambadélis cherche ses mots... au Front de Gauche

Médiapart : PS : Ils n’ont pas osé « la planification écologique »

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:37

Discours de la députée allemande Sahra Wagenknecht, vice-présidente de Die Linke, au Bundestag (le Parlement allemand), le 19 mars 2015. Elle y critique la politique étrangère de Madame Merkel à l'égard de la Russie et son alignement sur les intérêts de l'OTAN et des États-Unis d'Amérique.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 16:01
Le scandale caché des autoroutes, le gouvernement enterre un rapport explosif

L'Obs a révélé, vendredi 10 avril, la teneur d'un rapport explosif sur les sociétés autoroutières qui n'auraient pas respecté les engagements pris au moment des privatisations. Factures gonflées, absence d'appels d'offres, opacité tarifaire... Les sociétés autoroutières sont pointées du doigt.

Après le rapport sur le gaz de schiste, voilà un nouveau rapport qui semble avoir été classé sans suite par le gouvernement. Cette fois, il s'agit des concessions d'autoroutes. C'est L'Obs qui a divulgué les grandes lignes de ce rapport, que le gouvernement a tenté d'enterrer.

Ce rapport a été rédigé par la Commission nationale des marchés des sociétés concessionnaires d'autoroutes. Cette structure est chargée de veiller à la bonne tenue des appels d'offres dans le secteur de la maintenance des infrastructures autoroutières françaises au lendemain des privatisations menées par Dominique de Villepin, en 2005.

Les règles ont été contournées

A l'époque, le deal était simple, les recettes des péages devaient servir à la maintenance, l'investissement, la réfection du réseau... et à rien d'autre - comprendre: pas question de remonter les bénéfices pour financer d'autres projets des différents groupes concessionnaires (Vinci, Eiffage, Abertis, Macquarie...).

Très rapidement, les autorités de la concurrence ont mis en avant le risque que les marchés soient réservés à des filiales des groupes, s'affranchissant ainsi de la mise en concurrence.

Dans le rapport de la Commission nationale des marchés, plusieurs dysfonctionnements ont entravé le contrôle de ces sociétés. Les sociétés ont ainsi refusé de fournir les détails des contrats de moins de 2 millions d'euros pour lesquels ils n'ont aucune obligation de transparence. La commission craint que les groupes aient découpé de gros contrats en plusieurs plus petits pour rester dans les clous de la loi.

Des prix surestimés, des avenants à outrance... la suite sur la Tribune

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 12:26

Pour les médias, la seule info du jour, de la semaine, du mois, c’est évidemment la famille Le Pen. Il faudrait presque que s’excusent d’exister les milliers de gens qui ont sacrifié une journée de salaire et dépensé tant de temps et d’énergie pour réussir cette grande marche à Paris et en Province. Le pays médiatique et le pays social fonctionnent davantage que jamais comme deux réalités strictement séparées. Je fais un petit post pour clore cette journée.

 

Ce grand soleil et cette manifestation interminable ont fonctionné comme une grande respiration. Souvent joyeuse, toujours rageuse, la marche déroulait ses cortèges d’abord denses puis en accordéon quand passaient les cortèges qui avaient attendus trois ou quatre heures le moment de démarrer. Je suis resté moi aussi trois ou quatre heures sur mon bout de trottoir à saluer les syndicalistes, à bavarder ici ou là pour me faire raconter les situations locales ou donner mon avis sur des sujets à propos desquels on m’interpellait. Je ne cache pas que l’accueil très amical m’a beaucoup touché et parfois même bien ému. Je ne compte pas revenir sur tous ces échanges à cet instant quoique comme par le passé tout ce qui s’est dit me fait réfléchir et chercher à savoir plus avant.

 

Mais après avoir discuté avec des femmes et des hommes de divers secteurs de la santé, j’ai pu prendre la mesure de la détresse des gens au travail dans ce domaine jusqu’à l’épuisement de leurs forces, de leur alerte sur les risques dorénavant encourus du fait du délabrement, des sous-effectifs et de la vision grossière de l’hôpital sous l’angle de sa seule rentabilité.

 

Une autre question m’a marqué. Il s’agit de la souffrance psychologique au travail. Et ceci dans une direction bien précise. Il s’agit de tous les postes de travail en sous-effectif ou surcharge où les gens savent qu’ils ne pourront pas bien faire ce qu’ils ont à faire. Car tout le monde prend à cœur ce qu’il fait, même si la tâche est rude ou même rebutante. Et savoir qu’on fera mal avant même d’avoir commencé est démotivant en même temps que très intimement déstabilisant. Bref, ces problèmes tous mis bout à bout sont le non-dit, non montré de notre époque. Depuis janvier l’actualité ce sont les catastrophes et les histoires de religion qui tiennent le dessus du panier médiatique. C’est comme si aucun fait social et rien de la vie réelle n’existait plus. Pendant quelques heures, le pays concret était là dans la rue pour parler de la vie réelle. Avec le soleil, c’était comme une sorte de résurrection. On apprend que les syndicats qui ont appelé à cette journée de grève interprofessionnelle se revoient pour décider de la suite de l’action contre la loi Macron. Le principe d’unité semble l’emporter. Tant mieux. La brèche ouverte peut s’élargir.

 

Hollande reçoit Gattaz le jour de la manifestation !

Pendant que les salariés marchaient dans les rues, le président qu’ils ont élu recevait les dirigeants des syndicats patronaux pour leur confirmer leur prochain nouveau gavage. Un bon résumé de l’imposture qu’est devenu ce quinquennat. La veille, Valls s’est moqué du monde en discourant : « les Français veulent de l’efficacité, nous avons entendu leur message : le mouvement de réforme doit s’amplifier ». Voilà qui est dit : l’abstention, le vote d’extrême droite la déculottée du PS avait un sens : exiger davantage de cadeaux au MEDEF. Limpide. Au passage, l’homme pressé ne dira pas quel aveu d’échec est son nouveau plan pour l’investissement !

 

Encore deux milliards et demi « d’allégements » d’impôts pour les entreprises qui investiront d’ici douze mois. Ah bon ? Mais on croyait que le CICE, cette pompe à fric, et les 40 milliards déjà offerts étaient destinés à favoriser l’investissement ! Nouvelle preuve que ce plan ne valait rien. Quant à ces nouveaux cadeaux fiscaux, qui va les payer ? Comme le budget doit rester dans le cadre des ordres de Bruxelles, on devine la réponse : encore des coupes dans les budgets publics ! Mais avant même que ce nouveau père Noël soit passé aux frais de tous, déjà on apprenait que les investissements des collectivités locales baisseront l’an prochain de 10%. L’asphyxie de l’économie va donc continuer. Au moins, le patronat officiel est-il content ? Non. Le jour même, Pierre Gattaz, le président du Medef, dans un entretien au Figaro menace et tempête ! Ces gens-là sont insatiables. Par nature. La suite sur Jean-Luc Mélenchon

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:59
Un Jobs act à la française violerait le droit du travail sans créer d'emplois

Il est tentant de se prévaloir d'un taux de chômage record (près de 3,5 millions de chômeurs auxquels on peut ajouter 2,4 millions d'autres demandeurs d'emploi) pour faire passer des réformes rétrogrades pour de bonnes solutions. Le président du Medef, Pierre Gattaz, s'empressant d'imputer le chômage à un marché du travail trop rigide, propose de flexibiliser davantage le contrat de travail. Les prétendants à l'emploi devraient donc renoncer à leur droit de contester un licenciement futur, accepter une fin de contrat automatique à l'issue d’un chantier, d’une perte de marché, ou quand les carnets de commandes de l'entreprise se désemplissent. Quitte à ce que cette proposition exige que la France dénonce la convention n°158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) interdisant tout licenciement sans motif valable et précis.

 

Sans s'émouvoir d'une telle violation du droit international du travail, une quinzaine d'économistes influents, dont Jean Tirole, titulaire du prix de la banque de Suède, lui emboîtent virilement le pas (voir les Echos du 30 mars). Drapés des oripeaux de la science, ils proposent ce qu’ils appellent un Jobs act à la française. L’idée maîtresse est de faire disparaître du code du travail toute référence à « la cause sérieuse » des licenciements économiques, cantonnant les juges à n’apprécier que la réalité de la réorganisation sans se prononcer sur sa pertinence socio-économique. Les entreprises, libérées de l'obligation de justifier de la nécessité économique des licenciements, seraient aussi dégagées de toute responsabilité de reclassement de leurs salariés, celle-ci incombant au seul service public de l’emploi. Ces mêmes économistes défendent d'ailleurs depuis longtemps l'idée d'un « contrat unique », plus flexible que le contrat à durée indéterminée qui régit le travail de 87 % des salariés. La proposition de Manuel Valls de créer un contrat de travail spécifique pour les PME afin de faciliter les licenciements devrait les satisfaire. Pourtant, ce dernier contrat rappelle furieusement le « contrat nouvelle embauche » (CNE) destiné aux entreprises de moins de 20 salariés qu'il autorisait à licencier sans motif explicite. Mis en place en 2005, il avait été abrogé en 2008 car il était contraire au droit international.

 

Les propositions rétrogrades de ces économistes sont donc saugrenues. Comment la France pourrait-elle dénoncer l'une des conventions de l’OIT sur le droit du travail et la protection sociale alors qu'elle réclame par ailleurs que ces dernières s’appliquent aux pays émergents ? Comment un contrat pourrait-il par avance exclure l’intervention d’un juge pour en vérifier l’application ? Quelle serait la « simplification » introduite par des contrats de travail dont la sécurité serait proportionnelle à la taille de l’entreprise ? Il est facile de comprendre comment ces « assouplissements » du droit du travail favorisent les destructions d'emplois. Mais par quel tour de passe-passe pourraient-ils en créer?

 

Messieurs Gattaz, Valls, et autres Tirole et Cahuc, ce ne sont pas les employeurs qui ont peur des licenciements, ce sont les salariés ! La relation salariale est une relation de subordination qui justifie la protection de ces derniers, et qui la justifie d’autant plus que la situation de l’emploi les met en position de faiblesse. Or les procédures de licenciement n’ont pas cessé d’être facilitées ces dernières années. Par exemple, la loi du 25 juin 2008 « portant modernisation du marché du travail » a introduit la rupture conventionnelle permettant à l’employeur et au salarié de convenir de mettre fin à un CDI, en contrepartie d’indemnités légales versées par l'employeur au salarié. Ces ruptures conventionnelles représentaient 16 % des fins de CDI (hors périodes d’essai et départ à la retraite) en 2012. L’ajustement de l’emploi passe d'abord par la rupture conventionnelle et le licenciement pour des motifs autres qu’économiques. Aujourd'hui, non seulement les CDD représentent une part croissante des embauches, mais les CDI sont loin d'être rigides puisque plus d’un tiers sont rompus avant la fin de leur première année d’existence. Cette flexibilité s'est développée dans un silence assourdissant, sans que rien n'arrête la fièvre des réformes. Ainsi, la mal nommée loi de sécurisation de l’emploi de juin 2013 a modifié les règles du licenciement collectif pour motif économique en raccourcissant le délai dont dispose l'administration pour se prononcer sur un plan de sauvegarde de l’emploi ainsi que le délai pour une action de contestation. Cette même loi a mis en place les accords dits de « maintien de l’emploi » permettant aux employeurs de demander aux salariés des baisses de salaires et une hausse de la durée du travail contre des promesses de maintien de l’emploi. Aujourd'hui, la loi Macron remet en cause l'action des prud’hommes en encourageant des procédures de médiation, faisant comme si la relation salariale était une relation entre individus égaux. Elle introduit également un barème indicatif d’indemnisation, conformément aux vœux du patronat. La suite sur Les économistes attérés

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 07:20
Stop TAFTA : appel international à une journée d’action

 

 

...pour mettre en échec les traités de libre-échange et d’investissement.

 

Nous, mouvements sociaux et écologistes, syndicats, paysans, jeunes, femmes, mouvements indigènes, militantes et militants des quatre coins du monde, appelons à une Journée d’action Internationale le samedi 18 avril 2015 pour mettre en échec les traités des multinationales et promouvoir une économie qui soit au service des peuples et de la planète.

 

Depuis des décennies, les gouvernements et les multinationales poussent à la négociation en secret d’accords de libre-échange et d’investissement qui sapent nos droits et détruisent l’environnement.

 

Depuis des décennies, nous luttons pour la souveraineté alimentaire, les biens communs, l’emploi, pour défendre nos terres, les libertés numériques, et pour reconquérir la démocratie. En chemin, notre mouvement a grandi, nous avons fait entendre nos voix et nous avons remporté des victoires.

 

Ensemble, nous pouvons arrêter les accords en cours de négociation et renverser les effets néfastes des accords passés. Nous pouvons faire avancer nos alternatives, qui placent les droits humains avant les profits des multinationales.

 

Nous appelons les organisations,collectifs et citoyen-nes à rejoindre cette mobilisation en organisant des actions décentralisées sur les cinq continents, dans le respect de notre diversité. Nous invitons à multiplier les actions à travers le monde, en solidarité, afin de faire connaître nos campagnes, d’impliquer et de mobiliser plus largement les populations sur tous les territoires, pour un nouveau modèle économique et commercial qui serve les droits des peuples et respecte l’environnement.

 

* Les groupes sont invités à traduire, adapter et changer cet appel en fonction de leur propre mobilisation.

** Les groupes sont également libres de choisir un jour de la semaine différent, si celui-ci est plus adapté à leur campagne locale.

 

Stop TAFTA : appel international à une journée d’action

Samedi 18 avril AVIGNON 14h :

Citoyennes-Citoyens, journée internationale

Contre le Tafta, Tous en vélo (ou à pied) dans les rues d’Avignon

rendez-vous à 14h, parking des Italiens.

« C'est dans le cadre d'un appel international d'une journée d’action pour mettre en échec les traités de libre-échange et d’investissement, que nous appelons tous les citoyens à investir les rues d'Avignon.

Des quatre coins du monde, cet appel à une Journée d’action internationale, le samedi 18 avril 2015, s'élève pour mettre en échec les traités de libre-échange et d’investissement, le pouvoir des multinationales, et promouvoir une économie qui soit au service des peuples et de la planète.

Depuis des décennies, en toute discrétion, gouvernements et multinationales poussent à la négociation d’accords de libre-échange et d’investissement qui sapent nos droits et détruisent l’environnement. Depuis juin 2013, une négociation s'est ouverte entre l' Union européenne et les Etats-Unis pour qu'un Grand Marché Transatlantique se mette en place, le fameux TAFTA ! 

Ensemble, par une vaste mobilisation citoyenne, nous pouvons arrêter les accords en cours de négociation (TAFTA) ou de ratification (CETA : traité de libre-échange entre l' Union européenne et le Canada). Nous pouvons faire avancer d'autres solutions, qui placent les droits humains avant les profits des multinationales.

Le collectif départemental Stop Tafta prépare des panneaux-sandwichs pour colorer cette manifestation.

Contactez le collectif pour nous prévenir de votre participation, ainsi nous préparerons au mieux le nombre de panneaux : stoptaftavaucluse@gmail.com »


 

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