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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 10:31
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 10:28
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:05

 

 

Les Italiens, invités à se serrer la ceinture après le vote d'un programme d'austérité, exigent que les parlementaires mettent eux aussi la main à la pâte en renonçant à leurs privilèges.

 

Depuis le vote, vendredi, d'un plan d'austérité de 48 milliards d'euros d'économies en quatre ans, journaux et blogs en Italie dénoncent les avantages en nature accordés aux parlementaires.

 

Vols gratuits, frais de bouche et coiffeurs payés, pléthore de chauffeurs et escorte policière pas toujours nécessaire, tous les privilèges dont jouissent députés et sénateurs italiens sont épinglés.

 

"Alors qu'ils (les hommes politiques) demandent aux citoyens de mettre 'une main sur le coeur et l'autre sur le portefeuille', (...) ils ne se rendent pas compte que le refus de s'associer à ces sacrifices risque de mettre le feu aux poudres", peut-on lire dans un éditorial du Corriere della Sera.

 

Beaucoup d'Italiens ont découvert avec dégoût que sur les 48 milliards d'euros du plan, à peine 7,7 millions d'euros, soit 0,016%, proviendraient des économies visant le monde politique.

 

"LA CASTE" Lire la suite sur NouvelObs 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:03

 

 

Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes le pays qui a le devoir de résister le premier »

 

Pour Basta !, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012, explique sa vision de « la rupture » : rupture avec les marchés financiers, avec le productivisme ou avec la social-démocratie… À quoi il oppose une « révolution citoyenne » et une « planification écologique ». Entretien avec le leader du Parti de gauche reconverti à l’impératif écologique et admirateur de Jaurès.

 

Basta ! : Imaginez que la gauche, la vôtre, remporte les élections. Vous lancez des réformes fiscales, des politiques sociales, reconvertissez l’économie... Et là, les agences de notation dégradent la note de la France, la dette grimpe, les taux d’intérêt s’alourdissent. Comment réagissez-vous ?

 

Jean-Luc Mélenchon : Ce triste sort ne sera pas réservé qu’à un gouvernement du Front de Gauche. Si c’est un gouvernement socialiste, les agences de notation lui tomberont dessus avec la même sauvagerie. Les fonds de pensions savent que les socialistes ne résistent pas. Ils n’ont pas résisté en Grèce. C’est un événement dont la portée dépasse la Grèce. C’est à peu près l’équivalent de ce qui s’est passé avec le vote des crédits de guerre en 1914. Les socialistes allemands avaient juré de faire la grève générale s’il y avait la guerre… Et ils ont voté les crédits de guerre ! La guerre commence avec les banques, et qui est le premier à se coucher et à faire passer son peuple à la caisse ? Le Premier ministre grec, président de l’Internationale socialiste. Et si c’est un gouvernement de droite, ce sera pareil. Les Français sont détestés par la finance anglo-saxonne. Pour eux s’il y a un pays dont il faut briser les reins, c’est bien la France. Parce que la France, ce sont les services publics, c’est « liberté-égalité-fraternité ». La méthode Sarkozy consiste à passer par-dessus bord, petit à petit, tout notre appareil égalitaire : les retraites, la santé, bientôt l’école. Et le monstre financier n’est jamais repu. Il est insatiable. La France est un fruit juteux. Elle sera attaquée.

 

Suivent les questions :

  • Mais quelle alternative à un éventuel plan d’austérité ?

  • Sur quelles forces pouvez-vous vous appuyer, en Europe ou ailleurs, pour que la France ne se retrouve pas isolée face aux marchés financiers ?

  • Votre programme d’action est fondé sur une « révolution citoyenne ». Qu’entendez-vous par là ?

  • Comment faire en sorte que les citoyens soient en capacité de porter cette révolution, de « penser pour tout le monde » ?

  • Votre idée de révolution serait-elle donc fondée sur un idéal inatteignable ?

  • Pas par le consensus ?

  • Vous insistez sur « l’impératif de conservation de l’écosystème ». Que répondez-vous à ceux qui affirment que l’écologie est un problème secondaire par rapport aux problèmes sociaux ?

  • Vous prônez une « planification écologique », c’est-à-dire ?

  • Comment articuler cette « planification » ou les nationalisations que vous préconisez, sans renouer avec l’étatisme et la centralisation, sans étouffer les initiatives locales ou privées ?

  • Donc la « planification écologique » n’est pas antagoniste avec l’initiative privée ?

  • Faut-il mettre en place une fiscalité incitative en faveur de l’économie sociale et solidaire, pour les sociétés coopératives par exemple ?

  • Comment faire pour que cette transition économique et énergétique soit socialement acceptable, pour les salariés du secteur automobile par exemple, ou pour les usagers de la voiture ?

  • Êtes-vous pour une sortie du nucléaire, et si oui dans quels délais ?

  • Quelles seraient les énergies de substitution en cas d’arrêt de la filière nucléaire ?

  • Dans ce monde fini, aux ressources limitées, peut-on aujourd’hui être de gauche et productiviste ?

  • À combien chiffrez-vous cette transition, les nationalisations, la revalorisation du SMIC à 1.500 euros ? Et comment les financer ?

  • Mais en attendant ce rapport de force, quelles sont vos marges de manœuvre ?

  • Avez-vous l’impression que la gauche est aujourd’hui déconnectée des classes populaires ?

 

Recueillis par Sophie Chapelle, Nadia Djabali et Agnès Rousseaux Lire les réponses sur Basta 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:02

 

 

Les banques européennes sont solides, si l'on en croit le résultat des tests de résistance publiés le 15 juillet. Problème : ces tests ne prévoient pas la faillite d'un Etat, que tout le monde craint. Ce n'est pas comme cela que les Vingt-Sept pourront régler la crise, prévient Mediapart.

 

Est-il encore possible de rattraper les erreurs faites par les gouvernements européens au moment de la crise financière et d'obliger le système financier à faire une réelle transparence sur ses comptes et ses risques ? L'autorité de régulation européenne s'y est essayée. Et elle vient d'échouer. Le résultat des tests de résistance, qui était censé redonner confiance dans les banques européennes, n'a pas convaincu.

 

Les chiffres donnés par l'autorité européenne de régulation ne semblent pas à la hauteur de l'enjeu. Sur les 90 banques européennes évaluées, huit seulement (une autrichienne, deux grecques, cinq espagnoles) ne respectent pas les critères attendus : un ratio d'au moins 5% de capitaux propres par rapport à leurs engagements. Celles-ci ont un besoin de capitaux supplémentaires estimé à 2,5 milliards d'euros, selon l'agence de régulation. Elles doivent présenter un plan de recapitalisation dans les trois mois.

 

Ainsi donc, à en croire le régulateur bancaire européen, en pleine crise de l'euro, en pleine menace de contagion sur l'ensemble de la zone, les besoins de recapitalisation du système bancaire européen s'élèverait à 2,5 milliards d'euros ! Moins que l'an dernier, où il avait été demandé aux banques de lever rapidement 3,5 milliards d'euros. 

Le régulateur européen les justifie en expliquant que la seule perspective de devoir passer de nouveaux tests de résistance a poussé les banques à anticiper le verdict. Entre janvier et mars, elles ont levé plus de 60 milliards d'euros pour se recapitaliser. Par Martine Orange. Lire la suite sur PressEurope

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:00

 

 

En rentrant d’Avignon, pour mon malheur j’ai acheté la presse nationale du jour. J’y ai retrouvé l’ambiance malsaine des manipulations ordinaires qui est la règle du jeu de cette arène. Pas un mot sur notre réunion du Front de Gauche de la culture qui a pourtant rassemblé plus de quatre cent personnes. Les deux cent personnes réunies par le PS avaient l’avantage d’inclure toute la bonne société et ses miroirs médiatiques ordinaire. « Le Monde » notamment qui a donc accordé une monopolisation totale de son espace disponible pour les candidats aux primaires socialistes. Ceux-ci sont venus promettre la cantine gratuite à ceux qu’ils regardent comme des bataillons de clients d’aujourd’hui et de demain. Car d’après ce que je lis, pour eux la question de la politique culturelle ce ne serait qu’une affaire de moyens publics. Aubry en promet, Valls en refuse, Hollande mégote. Le discours politique serait entièrement contenu par la glose para syndicale. Je suis stupéfait. J’ai vécu dans une agora, je lis des comptes rendus de comices agricoles. J’étais donc déjà bien malengrouin quand je mis à lire les pages consacrées à « la crise de la dette », ce qui n’arrangea rien à mon humeur.

 

Du festival d’Avignon je n’en ai presque rien vu. Juste deux pièces l’une « in » l’autre « off ». Le « in » c’est avec l’argent public, le « off » c’est sous la coupe de l’UMP locale. Mon emploi du temps, plein comme un œuf, me conduisait d’une réunion à un forum. Et, entre les deux, des dizaines de rencontres impromptues au hasard des rues qui m’en apprirent tout autant. Je n’y étais pas pour y être vu, comme si cela me manquait, mais parce que j’y ai été invité par « Libération » pour son forum. Le reste de mon séjour fut construit autour de ce rendez vous car j’ai horreur de ne pas donner aussi à mes amis quand je vais donner aux autres. D’où le beau succès de notre réunion politique, la plus importante, et de loin, de ce festival. Mon fil conducteur personnel, je veux dire le lien entre ce que je voyais, disais et entendais, n’était pas dans l’instant. Car moi, mon sujet, pardon de vous déranger, c’est la révolution citoyenne. C’est pourquoi je vais essayer de dire ici deux mots à son sujet et à propos de politique culturelle.

 

Le débat organisé par « Libération » m’a ouvert une formidable possibilité de réflexion à haute voix, du fait du dialogue avec Frédéric Fisbach. Dialogue sans enjeu autre que le bonheur d’enchainer les idées en échos les unes aux autres. Ainsi quand l’homme de culture affirme que la politique culturelle doit « déchirer les écrans qui empêchent d’occuper le réel différemment », il m’offre un résumé qui aide à penser. Nous voici au cœur de ce qui me préoccupe. Nous vivons dans un ordre globalitaire dont tout le liant et tous les mécanismes de consentement sont d’ordre culturel. Il n’y a donc pas de « crise de la culture » au sens ou celle-ci deviendrait rare. Le débat sur la marginalisation de l’action culturelle est une figure académique convenue sans rapport avec les enjeux de la politique culturelle comme la gauche devrait les formuler. L’action culturelle du système est omni présente, le travail d’esthétisation des valeurs dominantes de la société capitaliste et productiviste est d’une amplitude sans commune mesure avec ce qui a été connu dans le passé. Dans ce bain, aucun des mécanismes de l’émergence et de la production culturelle n’échappe aux logiques dominantes.

 

L’enjeu est notre humanité et nos possibilités d’émancipation. Car lorsque nous sommes scotchés aux injonctions de la culture dominante nous ne pouvons faire mieux qu’être un rouage consentant du système. Nous y abandonnons notre humanité c'est-à-dire notre singularité. Nous ne faisons retour sur nous et nous ne sommes en état de nous émanciper, c'est-à-dire de nous soustraire à la main qui nous maitrise que si, et seulement si, nous produisons et incorporons une contre culture qui met à distance la première, la culture globalitaire, qui nous a envahi et absorbé. Ainsi une conscience de gauche ne peut résumer sa pensée et son action à prôner d’augmenter les moyens disponibles pour l’action culturelle publique ni simplement à réclamer une totale liberté de création. Il lui faut poser la question du sens. Ne pas se contenter d’organiser le bal mais aussi demander une nouvelle musique à danser.

 

Je ne sais pas si cette contre culture, dans le sens que je lui donne ici, émergera. Je ne sais peut-être pas la reconnaitre là où elle est peut-être déjà. Mais je retrouve ici la prémice des raisonnements que je tenais à propos du travail de journaliste. On ne peut espérer de travail indépendant sans en réunir les conditions matérielles. Ici encore les points de passages commencent par la condition sociale des producteurs. Puis par le régime de la propriété à opposer à la financiarisation du secteur. Ainsi on voit que je ne récuse nullement cette dimension « concrète » des questions à traiter. Mais j’objecte qu’elles sont entièrement déterminées par le sens que nous voulons donner à notre action. A cette étape j’ai donc voulu bien situer nos enjeux de lutte. La contribution du secteur des arts et de la culture à la révolution citoyenne est dans la subversion du contenu de ses pratiques et dans le changement de statut social de ses producteurs. La proposition de la révolution citoyenne dans le domaine de la production culturelle est de redonner une place à la souveraineté populaire dans les institutions du secteur, de repenser le modèle de la propriété qui y domine et la hiérarchie des valeurs qui l’organise. Pour faire vivre cette vision et la mise en cause du présent qu’elle contient, j’ai voulu interpeller sur les dimensions invisibles du secteur qui attestent de son implication aveuglée dans l’ordre dominant. Notamment en lisant les statistiques de la présence féminine aux postes de commande du secteur. Domination invisible qui met mal à l’aise tant elle souligne l’état d’aliénation silencieuse ordinaire des acteurs du système.

 

Sur le front de la « bataille culturelle » ainsi défini il existe de nombreux mouvements sociaux. Les uns sont organisés et délibérément construits. Les autres sont spontanés, provisoires et changeant. Construits, autonomes et constants, ACRIMED, « les déboulonneurs », les collectifs d’intermittents, les syndicats, les association d'éducation populaire, par exemple. Il y a ensuite tout ce qui est provisoires et changeant, tout ce qui se propose et s’évapore, mais qui laisse toujours des traces, sur des réseaux sociaux type « face book » au fil des invitations et des mise en ligne. Maints autres jaillissements se déploient. N’oublions pas les résistances individuelles à l’intérieur du système par ceux qui y exercent des responsabilités. On ne doit pas penser qu’il s’agit de faille mortelle à elles seules pour le système. Il n’y a pas de faille définitive dans l’ordre globalitaire. Toute chose y appartient et y revient. Tout est toujours à sa merci. Il n’existe aucun territoire « hors système » dans l’ordre globalitaire, au propre comme au figuré. Il peut tout récupérer et tout intégrer y compris la plus extrême marginalité et surtout s’il lui consent des espaces d’autonomie d’expression. Aucun assaut vraiment efficace ne peut venir mieux que de l’intérieur. Avec ses mots et ses exigences. Mais au bout du compte c’est le bouleversement de l’ordre politique qui portera le coup décisif.

 

Tout ce que je viens de dire tient lieu d’allégorie évocatrice à propos des autres compartiments de la « bataille culturelle ». C’est transposable. Je laisse mes lecteurs le faire et je lirai leurs commentaires si ce sujet retient leur attention. Je crois bien en accord avec ce sujet de reproduire une note que m’a signalé une alerte Google sur mon nom. Il s’agit d’un jeu à prétention politique propose par « Rue 89 », dans le plus pur style de ce que j’ai déjà souvent décrit sur la fusion du divertissement de la publicité et de l’information. Ce jeu prétendait vous aider à savoir « de qui vous êtes politiquement le plus proche ». Un joueur a fait un compte rendu de sa participation à ce jeu. Source Blog J-L Mélenchon



 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 08:58

 

 

J’ai lu avec attention la tribune publiée par Martine Aubry dans le journal « Libération » sur la crise européenne. Bien sur, les bras m’en tombent de lire des diagnostics que nous avons été si seuls à porter pendant si longtemps. Et spécialement de voir demander une révision du statut de la BCE. Bien sur je sais lire entre les lignes et repérer les effets de balanciers entre les phrases où l’une annule l’autre. Et je sais repérer les ambigüités salvatrices. Ainsi, je doute fort que les socialistes allemands mettent le même contenu à la réforme des statuts de la BCE que celui imaginé par leurs homologues français. Comme Aubry n’en dit rien, on comprend que la proposition soit au niveau des « paroles verbales ». C’est pourquoi son propos en reste au niveau de généralité où il se trouve. D’ailleurs le texte est un plaidoyer pour la solidarité avec les grecs et ne contient pas un mot de condamnation de la spéculation. Il légitime la dette grecque en attribuant la responsabilité de son creusement au gouvernement de droite. Et surtout il ne sort pas de l’épure de la gestion néo libérale de l’Europe.

 

Le signe de cette marque de fabrique social-libérale n’est pas seulement dans le texte sur la Grèce. Il est surtout dans sa déclaration de surenchère, derrière Hollande, à propos de la réduction des déficits ! Je parle ici de cet engagement incroyable de réduire de moitié le déficit public français en un an à partir de la victoire de la gauche en 2012, pour parvenir à 3 % dès 2013 ! Une méga cure d’austérité en arrivant au pouvoir, voila donc le programme socialiste! Le sel, si l’on peut dire de cette surenchère c’est que le projet socialiste qu’invoque sans cesse Martine Aubry prévoyait le même exploit en l’étalant cependant sur deux ans.

 

Pour mémoire et pour se faire une idée, je reproduis le résumé que Martine Aubry donne de son plan d’action dans cette tribune. Il résume je crois assez bien le niveau d’ambigüité et d’allégeance de son texte. « Je propose une stratégie de sortie de crise qui repose sur quatre principes simples. Le premier, c'est la solidarité : l'Europe doit stopper les attaques spéculatives contre la Grèce en assurant le refinancement durable de sa dette à des taux d'intérêts plus bas que ceux aujourd'hui consentis. Deuxième principe, c'est la responsabilité : les finances publiques doivent être assainies, les déficits et la dette réduits, c'est un devoir vis-à-vis des générations futures. Troisième principe, c'est la justice dans la répartition des efforts demandés. Le quatrième principe, c'est l'efficacité, et l'efficacité c'est trouver un chemin qui concilie croissance et réduction des déficits. » Je crois que le pompon c’est ce quatrième principe qui s’apparente à la poudre de Perlin Pimpim. Que peut-il bien vouloir dire de concret? 


J’ai eu le nez creux,  en ouvrant mon blog « Europe » en plein mois de juillet, alors même que nous sommes tous épuisés par une année comme celle que nous venons de vivre. Merci à ceux qui se sont dévoués pour rendre cela possible. L’objectif était de rendre accessible la masse du travail que j’ai accompli au parlement européen avec mon équipe. Non pas pour démentir les ragots de deux ou trois fielleux bavards contre mon action de député mais pour rendre plus facilement et clairement utilisable la masse des fiches et des argumentaires que nous avons mis au point au fil des séances. Tout cela était rangé dans un coin du blog classé par date ce qui est d’un faible degré de confort d’utilisation. J’ai maintenu le classement chronologique mais j’y ai adjoint un classement par type de document et un système d’entrées par thème. Progressivement tous les documents inscrits dans la chronologie seront aussi répartis par thème. D’ici là le moteur de recherche permet de balayer la totalité des documents disponibles.


Un autre aspect comptait pour moi. Je voulais aussi de rendre compte de mes analyses passées sur la question européenne en les détachants des autres sujets traités dans mes notes de blogs. Le travail de retour en arrière est fait sur un an. Progressivement il sera étendu jusqu'à ma première publication sur ce sujet. De cette façon, vous pourrez retrouver et utiliser directement les arguments dont vous avez besoin pour argumenter et parfois tout simplement pour comprendre. De mon côté cela me facilite les renvois pour argumenter par lien hypertexte, au fur et à mesure. Source Blog J-L Mélenchon





 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:27

 

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"Ouverture" de la porte de l'église à coups de hâche

 

Dans un mois, cela fera 15 ans que des coups de hâche ont eu raison de la porte de l'église St Bernard, pour y extraire les sans-papiers qui s'y étaient réfugiés après des mois de errance. 

Un salut à tous les camarades qui y étaient, aux sans-papiers dont certains ont été régularisés, à leurs enfants qui sont majeurs aujourd'hui, Yukunda née le 17 août, dans l'église qui a 15 ans aujourd'hui, à tous ceux qui nous ont quittés pour toujours...

 

Pour ne jamais oublier, j'ai écrit ces quelques lignes :

 

Le 23 mars 1996, les sans-papiers qui occupaient le gymnase Jappy, en étaient expulsés, après s’être regroupés place Voltaire. Dans la nuit du 23 au 24, nous les avons déménagé vers les locaux de la LCR. Seules les femmes et les enfants pouvant être accueillis, vue l'exiguïté du site.

 

Le 28 juin, ils investissent l’église St Bernard. Huit d’entre eux entament une grève de la faim. Le 12 août 1996, la police évacue ces grévistes de la faim en direction de plusieurs hôpitaux parisiens.


Un rassemblement de soutien est organisé le soir même sur le parvis de Notre-Dame.

 

Les grévistes ayant tous été relâches des hôpitaux, nous organisons une veillée sur le parvis de St Bernard. Dans l’église, ils sont allongés au sol sur des couettes fournies par Médecins du Monde. Le reste de l’église est occupé par les familles. Les chaise, les prie-dieu et les bancs ont été poussés. Les chapelles sont autant de dortoirs. Ils sont 314 au total.

 

Un homme arrive avec un sac rempli de vêtements de gosse, et je vois ces mères se "disputer" pour avoir le meilleur pour leur enfant.

 

C’est décidé, je choisis une femme et je la parraine, ça évitera les bagarres. Elle est née au Sénégal, au temps où celui-ci était français, mais ça ne lui donne pas pour autant un titre légal et depuis 1982 elle attend sa régularisation. Elle a avec elle, une fillette de 2 ans. Nous l’appellerons Mme K. Elle a besoin de vêtements et de couches.

 

Plus on se rend à St Bernard et plus on sent l’étau se resserrer. Je perçois que c’est la nuit ou au petit matin que tout peut se décider. Nous passons les nuits dehors jusqu’au jour de l'expulsion. D’autres sont à l’intérieur de l’église, dont Marina Vlady, le professeur Léon Schwartzenberg, Emmanuelle Béard ...

 

Moi, je fais des rondes dans le quartier afin de voir si quelque chose bouge du côté du commissariat tout proche. La solidarité des groupes s’est installée peu à peu (partis politiques, syndicats, associations), il n’y avait plus d’étiquette .

 

Il y a deux bars ouverts jusqu’à 2 heures du matin et nous nous y retrouvons tous : journalistes et personnalités compris. Les voitures des RG garées à proximité. Nous avons cru reconnaître quelques policiers parmi nous. Les sans-papiers nous préparent du café ou du thé dans de grandes gamelles.

 

Dans l’église, la vie s’organise. Des petits enfants douchés à l’eau glacée d’un tuyau en caoutchouc qui coule jour et nuit, deux toilettes de campagne pour plus de 300 personnes. Une petite fille est née le 20 août, un petit garçon le 12 ou le 13, dans l’église même. En tant que femme, je pense au retour de couches, aux règles, à l’hygiène et à l'intimité.

 

Vers 1 heure du matin, les soutiens qui travaillent le lendemain partent. Nous restons environ 150. A l’extérieur, 3 tentes ont été dressées et les plus jeunes enfoncés dans leur duvet dorment. D’autres ont amené sommier, matelas.

 

Vers 5 heures du matin, les sans-papiers nettoient les abords de l’église et quelques sympathisants passent avant d’aller au boulot. Puis arrivent les camions de TF1 et TDF. Aux alentours de 6h30 : conférence de presse.

 

Le mercredi 21 août la manif de République à St Bernard a mobilisé plus de 10 000 personnes qui ont pu se rendre compte sur place de la situation. Après un concert reggae sur les marches de l’église, il s’est mis à pleuvoir durant 6 heures. A 3 heures du matin nous n’étions plus que 40 !

 

Nous attendions le résultat du Conseil d’État, dans la journée du 22 août, Alain Juppé annonce dans Libé, l’intervention sous 24 heures. Cette nuit du 22 au 23, nous avons vu un véhicule des RG se rapprocher un peu plus, un groupe d'extrémistes passer en voiture et nous jeter du papier toilette, l’ensemble des médias français et étrangers s’installer...

 

En faisant ma ronde, j’ai vu le commissariat de la goutte d’Or grouiller de policiers. j’ai envoyé un copain à vélo au commissariat de Clignancourt, il y avait des cars de CRS garés devant. Nous savions, mais nous n’étions que 150 à l’extérieur.

 

Vers 6h45, nous entendons les haut-parleurs de la station de métro proche, annoncer sa fermeture. Nous réveillons les copains endormis. Ce matin, pas de café pour tenir encore un peu. Il y a un moment de flottement, puis Madjiguène Cissé, porte-parole des sans-papiers nous annonce l’arrivée de la force publique, nous demande de nous asseoir en nous tenant par les bras. Nous réclamons les cloches (qui devaient être un signal pour les voisins). Le tocsin sonne... Les gardes-mobiles arrivent en même temps qu’un "français, immigrés, solidarité" s’élève peu à peu. Les gendarmes se fraient un chemin en marchant sur nous, jusqu’à la petite porte si souvent vue à la télévision..

 

Les coups pleuvent et Catherine, une élue avec son écharpe tricolore est bousculée et tombe sur les sympathisants assis (scoop des cameramans). La petite porte vole en éclat... Que se passe-t-il à l’intérieur ? Il y a environ une centaine de mômes qui seront traumatisés à vie.

 

Un bouclier vole, petite victoire bien dérisoire et on voit le GM repartir, protégé par ses collègues. Quelques grenades lacrymogènes.. J’ai prévu foulard et flotte, mais une grand-mère et un jeune ont besoin d’eau.. de toutes façons, ma présence ici n’est plus utile.

 

Je remonte la rue St Luc en direction des sympathisants venus dès l’annonce faire par les médias. Ils sont bloqués par une barrière de GM. Je croise le regard d’un ancien des gardes mobiles. Il a les larmes aux yeux qu’il cherche à cacher. Je passe la barrière en chialant ma rage et mon impuissance.

 

Plus tard, je verrai les cars remplis des femmes et des enfants. Nous leur faisons des signes en gueulant "français, immigrés, solidarité". Ils nous répondent. J’aperçois Mme K, sa fille dans les bras. Je craque... et d’autres aussi. Après leur passage, un silence assourdissant... Que va-t-il leur arriver ?

 

Vers midi, une manif a été improvisée vers République, manif de ceux qui ont vécu cette expulsion, manif d’impuissance, mais surtout de colère. Le soir une autre plus importante doit avoir lieu. En pleines vacances ? Y aura-t-il du monde ?

 

Cette manif qui a attiré plusieurs milliers de personnes a été pour moi la plus difficile. J’avais l’impression de suivre un enterrement quand tout le monde criait et chantait. Ceux qui avaient vécu l’expulsion en direct n’avaient nullement envie de rire ou de crier des slogans tout à coup devenus inutiles. Après la colère, la rancœur !

 

Après le battage médiatique fait autour des sans-papiers de St Bernard, personne ne pouvait dire qu’il ne savait pas.

 

En dehors de toutes polémiques qui ne mèneront à rien, l’histoire des sans-papiers ne s’arrête pas là et va au-delà de ceux de St Bernard, puisqu’ils ont été 7 500 a être expulsés depuis 8 mois. Beaucoup ont cotisé à la sécurité sociale, des familles ont été séparées...

 

Si nous ne faisons rien, la France pourraient revenir en tête du hit parade avec les charters de la honte.

 

VMH, Paris le 25 août 1996

 

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1997 : 1er anniversaire de l'expulsion des St Bernard

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Les Jembés

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Ils ont près de 18 ans aujourd'hui.

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1997 : Départ de cortège pour le décès de Fofana

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1998 : Léon lors d'un parrainage

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1998 : Parrainage d'Amadi (Porte-paroles des gréviste de la faim)

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2000 : 4ème anniversaire (Devant St Bernard)

 


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2000 : Ababacar, Porte-parole

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Nono

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Michel, qui était de toutes les manifs... et qui n'est plus

 

Vidéos INA :

Expulsion

Manif du soir

Anniversaire 1997

Anniversaire 2000

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 16:19

 

L'Italie adopte un plan d'austérité de 80 milliards et vise un budget à l'équilibre

Avec pour objectif l'équilibre des finances publiques en 2014, le collectif budgétaire voté vendredi soir se traduit par 4.000 euros de hausse d'impôts par ménage sur quatre ans.

L'Italie retient à nouveau son souffle : l'ouverture des marchés, ce matin, donnera une première indication au gouvernement Berlusconi sur la crédibilité de sa politique économique, après le vote définitif, vendredi soir, de son plan de rigueur. A l'issue de quelques courtes heures de débat, les députés ont adopté avec quinze jours d'avance le collectif budgétaire, après que les sénateurs eurent fait de même jeudi. Giulio Tremonti ne voulait même pas en entendre parler il y a encore trois mois, au motif que l'Italie était, selon lui, « plus solide »que ses voisins. Sous la pression du FMI, de l'Union européenne et des agences de notation qui ont placé la note de l'Italie sous surveillance, le ministre des Finances a finalement opté pour un sévère tour de vis. Il a expliqué aux parlementaires qu'à l'instar du « Titanic », l'Europe pouvait couler et que « même les passagers de première classe ne seraient pas sauvés ». Sous-entendu, les Allemands. Une réflexion qui lui a valu les sarcasmes du leader centriste, Pier Ferdinando Casini (opposition), dans une allusion au « Transatlantique », la salle des pas perdus de l'Assemblée nationale où se croisent députés et ministres entre les débats : « Le "Titanic" lui aussi était considéré comme un transatlantique insubmersible. Mais le commandant n'a pas vu l'iceberg et tout le monde est tombé à l'eau. Espérons que ceux qui conduisent le pays sauront voir le danger. »

Un coup de massue

Pour les Italiens en tout cas, c'est le coup de massue. Le plan d'austérité va coûter en impôts quelque 1.000 euros par ménage en moyenne par an pendant quatre ans. Lire la suite sur LesEchos



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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 16:18

 

Élan de solidarité autour de Franck Le Borgne, en grève de la faim - Saint-Allouestre

 

Franck Le Borgne, PDG de One Net Work, entame son 6 e jour de grève de la faim sur le champ de trackers « suiveurs de soleil » du site photovoltaïque de Saint-Allouestre. Un champ pour lequel, avec des associés, il a engagé 1,5 million d'euros, et qui ne peut être raccordé à ERDF (Ouest-France du 12 juillet).

Le chef d'entreprise, suivi par un médecin, ne consomme que tisane, café et eau et reste déterminé, même si fatigue et chute de tension se font ressentir. Messages et visites de soutien arrivent en nombre, y compris de personnalités politiques.

«14 000 salariés au chômage»

« Je réveille seulement les gens en colère. Je ne veux aucune récupération politique, mais, comme des milliers d'autres je me sens abusé par un gouvernement qui nous oblige à nous asseoir sur des années d'investissement et à licencier en masse, lâche Franck Le Borgne. On nous annonce 10 000 emplois pour l'hydroélectrique ! Aujourd'hui nous sommes 160 personnes dans le même cas de figure qu'ici. 14 000 salariés ont été mis au chômage. Ce n'est pas fini. Une entreprise morbihannaise va licencier prochainement 35 personnes. Tout cela pour sauvegarder le nucléaire français. » Lire la suite sur OuestFrance 



 

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