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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:57

 

 

Pour François Hollande, la leçon à tirer des résultats des élections municipales est claire : plus de concentration de pouvoir et toujours plus de libéralisme. Terminé les congrès du PS, c’est le président qui décide du premier secrétaire. Quant aux institutions, pas question de consulter le peuple français par référendum, il y a trop de précédents dangereux. Puisque le peuple ne vote pas comme le souhaiterait l’oligarchie, il n’aura pas le droit à la parole. La plus grande remise en cause de notre organisation territoriale depuis la Révolution va donc s’effectuer par des tractations de couloirs et des petits arrangements entre potentats locaux. Terminée la démocratie de proximité. Les besoins des populations et la nécessité d’une planification écologique et démocratique pour faire face à l’énorme défi environnemental auquel nous sommes confrontés n’ont pas droit de cité dans la réflexion de nos technocrates seulement obnubilés par la réduction des dépenses et la compétitivité entre régions européennes. D’ailleurs, pour contrôler de plus près les négociations européennes, Pierre Jouyet devient secrétaire général de l’Élysée alors que Manuel Valls, qui jurait dans son discours de dire la vérité, a tout simplement passé sous silence les diktats européens.

 

À quelques semaines d’une élection européenne qui a de fortes chances de voir le PS subir une nouvelle déroute, rien d’étonnant ! Celle subie aux municipales ne provoque pas pour autant de remise en cause de l’orientation libérale contenue dans le pacte de responsabilité : les mesures annoncées privilégient très clairement et très précisément les grandes entreprises avec 15 milliards de remises d’impôts d’ici 2020 pendant que quelques miettes sans précision sont annoncées pour les salariés. La baisse de l’impôt sur les sociétés (de 33,3 % à 28 %) ne changera rien pour les grands groupes, car ils échappent depuis longtemps à ce taux grâce à toutes les politiques d’optimisation fiscale mises en place par tous les gouvernements. La solidarité, mais pas trop : rien pour les retraités, chômeurs, handicapés… qui risquent pourtant de ne pas échapper à la remise en cause de diverses prestations annoncées. Les plus pauvres seront solidaires des un peu moins pauvres pendant que les plus riches continueront à s’enrichir.

 

La réduction des dépenses publiques va se poursuivre à commencer par une entreprise méthodique de démantèlement de la sécurité sociale par la suppression exigée par le Medef de plusieurs financements provenant de cotisations sociales : 1 % logement, contribution solidarité autonomie, partie fixe accidents du travail. Tous ceux qui espéraient des précisions sur la transition énergétique et la réduction de la part du nucléaire, devront une fois de plus se contenter de discours mais cela aura suffit pour que 10 députés sur 17 du groupe EELV justifient leur vote de confiance et que la révolte annoncée des plus de 80 députés du PS se termine par 11 abstentions !

 

Il est donc plus que jamais nécessaire de ne rien lâcher et pour cela la marche du 12 avril doit être une réussite.

 

Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:54

 

 

Au termed'un discours d'environ 50 minutes, le nouveau Premier ministre a présenté mardi toute une série de mesures en direction des ménages et des entreprises. Manuel Valls a également dévoilé quels postes seraient touchés par le vaste plan d'économies annoncé mi-janvier par François Hollande. Il a ensuite donné des gages aux écologistes et promis une réforme territoriale.

 

1. Allègement des cotisations salariales sur le Smic: "Améliorer le pouvoir d'achat des plus modestes"

 

Une baisse des cotisations salariales interviendra au 1er janvier 2015 sur les salariés payés au Smic. Le Premier ministre a précisé que cela représentera environ 500 euros de salaire net en plus par an, soit la moitié d'un 13ème mois. L'ensemble des mesures destinées aux plus modestes coûtera 5 milliards d'euros à l'Etat. Et pour ceux qui gagnent un peu plus que le Smic? Ce gain "sera dégressif entre le Smic et 1,3 fois le Smic".

"Le pacte est aussi un pacte de solidarité, il doit améliorer le pouvoir d'achat des salariés les plus modestes. Le meilleur moyen, c'est d'agir sur les cotisations salariales pour augmenter le salaire net, celui que l'on touche à la fin du mois", a expliqué le Premier ministre.

2. Réduction du coût du travail: "Zéro charge pour l'employeur d'un salarié payé au Smic"

 

Manuel Valls a promis une baisse du coût du travail de 30 milliards d'euros d'ici à 2016, qui passera notamment par une suppression des charges pour l'employeur d'un salarié payé au Smic au 1er janvier 2015. Les cotisations patronales payées à l'Urssaf seront "entièrement supprimées". Cela permet d'aboutir à "zéro charge pour l'employeur d'un salarié payé au Smic", selon lui.

Dès lors, le barème des allègements existants entre le Smic et 1,6 fois le Smic "sera modifié en conséquence". "Nous y consacrerons 4,5 milliards d'euros", a-t-il souligné. Par ailleurs, "pour les salaires jusqu'à 3 fois et demi le Smic, c'est-à-dire plus de 90% des salariés, les cotisations famille seront abaissées de 1,8 point au 1er janvier 2016", a-t-il annoncé.

 

3. Baisse de la fiscalité des entreprises: "L'impôt sur les sociétés réduit à 28% d'ici à 2020"

Le Premier ministre s'est engagé à une baisse de l'impôt sur les bénéfices des sociétés et à la suppression d'un impôt sur le chiffre d'affaires, ainsi que d'une série de petites taxes à faible rendement. Le taux de l'impôt sur les sociétés sera "abaissé à 28% d'ici à 2020, avec une première étape en 2017". Il est actuellement de 33%. Il s'est engagé aussi à la suppression en trois ans de la "CS3 -contribution sociale de solidarité des sociétés-".

4. 50 milliards d'euros d'économies: "Un effort partagé par tous"

Manuel Valls a affirmé qu'il fallait poursuivre le redressement des comptes publics "tout au long du quinquennat" et a confirmé l'objectif de réduire de 50 milliards d'euros la dépense publique de 2015 à 2017.

"L'Etat et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d'euros, 10 milliards proviendront de l'assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales", a-t-il détaillé. Et "le reste viendra d'une plus grande justice, d'une mise en cohérence et d'une meilleure lisibilité de notre système de prestations", a-t-il déclaré, sans davantage de détails.



5. Mille-feuille territorial: "Je propose de réduire de moitié le nombre de régions"

6. Transition énergétique: "L'engagement de passer à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici 2025 sera tenu"

7. Semaine de 4 jours et demi: "La réforme des rythmes scolaires sera assouplie" A lire sur Huffingtonpost

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:59
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:57

 

 

Venus de toute l'Europe, ils estiment que les mesures d'austérité ont aggravé la crise.

 

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé vendredi 4 avril du centre de Bruxelles jusqu'au quartier européen pour dénoncer les politiques d'austérité en Europe à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Des incidents ont éclaté en fin de manifestation, les forces de l'ordre utilisant un canon à eau et des gaz lacrymogènes pour éloigner les manifestants des bâtiments de la Commission européenne.

 

Des militants de toute l'Europe, notamment de France, de Pologne et d'Allemagne, étaient présents dans le cortège syndical où l'on remarquait également, en petit nombre, des salariés grecs.

 

Les manifestants ont réclamé une Europe plus sociale. "Mesures d'austérité = pauvreté durable", "People, not profit", pouvait-on entre autres lire sur les calicots des manifestants

 

26 millions d'Européens sans emploi

 

"Notre message est simple mais c'est un message que les responsables européens ne veulent pas entendre. Notre message est que leurs politiques en réponse à la crise financière ne suffisent pas et ont en réalité aggravé la crise sociale et économique. Notre message est que l'austérité ne fonctionne pas", a expliqué la secrétaire générale de la CES, Bernadette Segol.

 

L'objectif du rassemblement est "d'offrir une nouvelle voie à l'Europe, sans austérité mais avec des investissements forts pour une croissance durable et des emplois de qualité", a commenté de son côté Emanuela Bonacina, porte-parole de la CES, qui veut appeler les citoyens à voter le 25 mai "pour des candidats qui changeront la façon dont l'UE est dirigée". La suite sur Challenges

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:54

 

 

Manuel Valls a été nommé par François Hollande à la tête du gouvernement. La presse européenne dresse un portrait sans concession de cet "ambitieux" à "la droite de la gauche". Extraits.

Vive la République et vive l'Espagne"...

El Mundo se lâche, ce matin, au lendemain de la nomination de Manuel Valls comme premier ministre. Le quotidien de centre droite s'amuse des origines hispaniques du nouveau chef du gouvernement, qui ne sont pas sans rappeler la récente victoire de l'"andalouse" Anne Hidalgo: "Nous détestons nos politiques en Espagne, mais (...) ils plaisent à l'étranger".

Même réaction du côté du journal catalan La Vanguardia, qui présente Manuel Valls comme "un premier ministre français de Barcelone, fan du barça, qui parle catalan avec la même fluidité que le castillan (...) et qui entretient depuis des années une bonne relation avec le leader du PSC, Pere Navarro."

"Droitisation"

Pour autant, cet élan quasi-patriotique ne fait pas perdre leur sens critique aux éditorialistes espagnols: "la principale erreur du président français est d'avoir abjuré le socialisme en opérant un tournant libéral pour le bénéfice de l'UMP (...) les Français préfèrent l'original à la copie (...) la désignation de Valls pour diriger le nouveau gouvernement ne peut s'interpréter autrement que comme une droitisation du nouveau gouvernement", analyse Juan Manuel Bellver dans les colonnes del Mundo, rappelant au passage que Manuel Valls fut le défenseur de la politique d'expulsion des Roms.

"Valls, personnage peu aimé dans les rangs du socialisme français est cependant un ministre populaire dans l'opinion publique" poursuit le journalisteLe président Hollande a préféré, plutôt que de satisfaire ses électeurs, "marcher sur les plates-bandes de l'alliance des conservateurs de l'UMP et des centristes de l'UDI et du MODEM."

El Pais met l'accent sur cette image droitière du nouveau chef du gouvernement:

Hollande place un dur au sommet du gouvernement après l'échec électoral".

Le quotidien de centre gauche poursuit: "Le président sait bien que (cette nomination) irritera l'aile gauche du parti socialiste, les Verts et ses alliés occasionnels du Front de gauche, étant donné que le politique barcelonais (...) représente l'aile la plus conservatrice du parti (...)". Pour le journaliste Miguel Mora, Manuel Valls s'est en effet fabriqué une "image d'homme superactif, providentiel et volontariste -le style patenté de Sarkozy...". La suite sur Myeurope

 

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:52

 

 

La percée du Front National aux élections municipales donne un avant goût de ce que sera sans doute sa performance aux élections européennes du 25 mai. Dans un grand nombre de pays européens, les partis populistes ont également le vent en poupe. Tour d’Europe des formations nationalistes, eurosceptiques, voire xénophobes.

 

Le Front national a le vent en poupe. On vient de le voir aux élections municipales. Mais – sauf grande surprise – le parti de Marine Le Pen devrait réaliser des scores beaucoup plus spectaculaires aux élections européennes du 25 mai prochain. Le Front est en effet crédité de 20 à 24% des voix dans les sondages et pourrait même terminer le scrutin européen comme premier parti de France.

10, 15, voire 20% et plus dans les sondages

 

Et le front national est très loin d’être isolé. Dans près de la moitié des pays de l’Union européenne existent des formations comparables qui dépassent allègrement les 10, voire les 20% dans les sondages et dont certaines sont déjà bien représentées au niveau national (députés ou sénateurs) ou local.

 

Entre tous ces partis, il existe des différences idéologiques profondes. Mais tous ont bâti leurs succès électoraux sur promesses démagogiques que l’on résume sous le terme « populisme » : une bonne dose de nationalisme, une autre de dénonciation des partis traditionnels de gauche comme de droite, une bonne rasade de xénophobie, une pincée de dénonciation des élites corrompue…

 

Suivant les pays, les proportions de ces ingrédients varient, mais toutes les formations s’efforcent de mettre en avant des solutions simples, sinon simpliste, à des problèmes quotidiens auxquels de très nombreux Européens sont confrontés du fait de la crise économique : arrêt de l’immigration, non à l’Europe et à l'euro, non à la mondialisation, protectionnisme…

De l’eurosceptique au néo-nazi

 

Cela étant dit, il y a une évidente gradation dans le radicalisme des discours et des programmes. Malgré ses propositions chocs visant à sauver une nation en déroute, Marine Le Pen a soin de ne pas heurter de front la doxa démocratique et humaniste. Ce que ne fit pas toujours son propre père et ce qui n’est absolument pas le cas de certains mouvements ouvertement xénophobes, violents, voire quasiment néonazis comme le « Jobbik » en Hongrie ou « Aube Dorée » en Grèce.

 

A la demande de la chaine TV Arte, Myeurop a d’ailleurs établi un indice de dangerosité concernant ces partis populistes. Un indice combinant la mesure du degré d’extrémisme (xénophobie, antisémistisme, violence…), celle de l’implantation locale et nationale et de l’influence sur les autres partis ou les politiques mises en œuvre et, enfin, l’évaluation de la capacité a exercer plus ou moins rapidement le pouvoir.


Danger maximum en Autriche, Hongrie, Grèce La suite sur Myeurope

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:29

 

 

 

Alors que la Grèce s'apprête à retrouver les marchés et la croissance, le peuple grec est dans une situation sanitaire et sociale catastrophique. L'eurodéputée verte Michèle Rivasi lance un cri d'alerte.

 

"La Grèce est de retour", vient d'annoncer quasi triomphalement le premier ministre Antonis Samaras, président en exercice de l'Union, au lendemain de l'officialisation par les ministres des Finances de la zone euro d'une nouvelle tranche d'aide de 8,3 milliards d'euros qui permettra au pays d'honorer ses échéances de mai.

 

Après six années de récession sans précédent, après avoir évité de justesse la faillite et une sortie de la zone euro en 2012, la Grèce s'apprête à revenir, avant l'été, sur les marchés d'emprunts à long terme dont elle est absente depuis 2010. Et à renouer avec la croissance : le gouvernement de coalition conservateurs-socialistes peut même se prévaloir pour la première fois depuis longtemps d'un excédent budgétaire primaire (hors charge de la dette) ; une croissance timide de 0,6% est espérée pour 2014.

 

Le bout du tunnel, pas pour le peuple

Sous perfusion depuis quatre ans, Athènes entrevoit le bout du tunnel... financièrement. Mais humainement, le peuple n'a pas fini de payer l'addition. Car l'essentiel (77% selon une étude d'Attac Autriche qui n'a pas été démentie par Bruxelles) de l'argent du plan de sauvetage de la Grèce a bénéficié directement au secteur de la finance. "Sur les injonctions de la Troïka, le gouvernement grec reconduit le budget de l'armée. Dans le même temps, il a amputé des deux tiers le budget de la santé", s'est indignée Michèle Rivasi dans l'hémicycle du Parlement européen, accusant la Commission européenne d'être "co-responsable au sein de la Troïka de mesures délétères sur la santé des populations, alors qu'elle est censée être garante des traités, et notamment de la Charte des Droits Fondamentaux. A ce titre, elle était tenue de garantir à chacun l'accès aux soins, elle ne l'a pas fait, bien au contraire !"

 

Catastrophe sanitaire et humanitaire La suite sur FranceInfo

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 13:37

 

 

Il n’y a pas d’Europe sociale. En dépit des promesses et des engagements, en dépit de la magnifique Charte sociale de Turin et de tous les textes qui ont suivi et qui n’ont qu’une valeur indicative. Chacun sait, et les juristes mieux que d’autres, qu’il n’y a pas de droits sans possibilité de les faire respecter. C’est la dramatique faiblesse des Conventions sociales de l’Organisation Internationale du Travail.


Dès le traité de Rome de 1957,  les six gouvernements fondateurs ont renoncé à l’obligation d’harmonisation sociale parallèlement à la volonté d’harmonisation commerciale et économique. L’harmonisation sociale devait résulter, comme l’indique l’article 117, du « fonctionnement harmonieux du marché ». On voit aujourd’hui ce qu’il en est avec 27 millions de chômeurs  et un droit du travail en plein recul !


L’harmonisation par le haut des politiques sociales pratiquées dans un grand nombre de ce qui fut l’Europe des Quinze s’est heurtée à l’opposition systématique de la Commission européenne. Celle-ci, forte du monopole de l’initiative dont elle est  gratifiée, a toujours refusé de présenter des propositions dans ce sens au Conseil des Ministres.


Force est de constater que les orientations fondamentales des choix européens tendent à démanteler les politiques sociales dans les Etats où elles existent encore. La volonté de subordonner tous les choix politiques au primat de la concurrence dans un cadre de liberté de circulation et d’établissement conduit à ce démantèlement.  Quand on observe les propositions et les recommandations de la Commission européenne aux Etats membres de l’UE, il est manifeste que l’objectif est d’abolir peu à peu le droit du travail comme domaine juridique spécifique et non assimilable à des relations civiles privées. Ce qui nous ramènera à ce 19ème siècle si cher aux libéraux, époque au cours de laquelle le droit civil régnait en maître dans les relations de travail, époque où c’est la voix de l’employeur qui primait toujours sur celle du salarié.


Nul ne s’étonnera dès lors qu’aillent dans le même sens les propositions faites par la Commission européenne au Conseil des Ministres et approuvées par celui-ci, le 14 juin 2013, en vue de l’adoption du mandat de négociation pour la création de ce qui est appelé un « partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (ou grand marché transatlantique- GMT).  En fait, ce GMT fournit l’opportunité de procéder au démantèlement de ce qui existe encore en matière de normes sociales dans un certain nombre d’Etats de l’Union européenne. Faut-il préciser que, pour la préparation du mandat de négociation, la Commission européenne reconnaît elle-même avoir tenu à cette fin, entre janvier 2012 et avril 2013, 119 réunions avec les représentants des milieux patronaux et financiers ?

Avec le GMT, un des grands objectifs poursuivis par l’UE et les USA – c’est-à-dire par les multinationales transatlantiques fidèlement relayées par les gouvernements et la Commission européenne – c’est d’atteindre le plus petit dénominateur commun en matière de législations et de règlementations sociales. Le texte parle de « compatibilité des réglementations », « d’harmonisation ». Or, depuis que le libre-échange concerne non seulement les droits de douane, mais aussi ce qu’on appelle les « obstacles non-tarifaires », on sait que les négociations de ce genre vise à obtenir les normes les moins contraignantes pour les entreprises. C’est l’objectif des accords de l’Organisation Mondiale du Commerce dont l’article 3 du mandat européen annonce « un haut niveau d’ambition d’aller au-delà » de ces accords.


De prétendues garanties

On trouve dans ce document secret qu’est le mandat de négociation un certain nombre de dispositions présentées par la Commission européenne et le gouvernement français comme des garanties de nature à protéger les normes sociales. Ainsi par exemple, cette phrase à l’article 8 « L’Accord devrait reconnaître que les Parties n’encourageront pas le commerce ou l’investissement direct étranger par l’abaissement de la législation et des normes en matière d’environnement, de travail ou de santé et de sécurité au travail, ou par l’assouplissement des normes fondamentales du travail ou des politiques et des législations visant à protéger et promouvoir la diversité culturelle. » De même, on peut lire, à l’article 32 que « L’Accord comportera des mécanismes pour soutenir la promotion du travail décent à travers l’application nationale efficace des normes fondamentales du travail de l’Organisation internationale du travail (OIT) telles que définies dans la Déclaration de l’OIT de 1998 relative aux principes et droits fondamentaux au travail, (…). »


Quelle crédibilité accorder à ces « protections » ?Par R-M Jennar / La suite sur Presenza

 

 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:51

 

 

Qu’ont en commun l’Inde, le Sénégal, les Etats-Unis, la Colombie, le Maroc, l’Etat espagnol et bien d’autres pays? En dépit des différences importantes qui persistent encore, l’alimentation y est sans cesse plus semblable. Au-delà de la « McDonaldisation » de nos sociétés et de la consommation globalisée de Coca-Cola, la consommation mondiale d’aliments dépend progressivement d’une poignée de variétés de cultures. Le riz, le soja, le blé et le maïs s’imposent au détriment d’autres productions comme le millet, le manioc, le seigle, le sorgho, la patate douce ou l’igname. Si l’alimentation dépend d’une petite série de variétés de cultures, que se passera-t-il en cas de mauvaise récolte ou de maladies ? Notre consommation de nourriture est-elle garantie ?

 

Nous allons vers un monde avec plus de nourriture mais moins de diversité et plus d’insécurité alimentaire. Des aliments comme le soja, dont la consommation était insignifiante jusqu’à il y a quelques années encore, sont devenus indispensables pour les trois quarts de l’humanité. D’autres, déjà importants dans le passé comme le blé ou le riz, se sont généralisés à grande échelle et sont respectivement consommés aujourd’hui par 97% et 91% de la population mondiale. C’est une alimentation occidentalisée, « accro » à la consommation de viande, de produits laitiers et de boissons sucrées qui s’impose ainsi. Des marchés alimentaires où les intérêts des grandes entreprises sont évidents. C’est ce qu’explique en détail une récente étude intitulée « L’augmentation de l’homogénéité dans les chaînes alimentaires globales et son implication pour la sécurité alimentaire », qui affirme que nous nous acheminons vers un « régime alimentaire mondialisé ».

 

Un menu qui, d’après les auteurs du rapport, constitue « une menace potentielle pour la sécurité alimentaire ». Pourquoi ? En premier lieu parce qu’en dépit du fait que nous consommons plus de calories, de protéines et de graisses qu’il y a cinquante ans, notre alimentation est moins variée et il est donc plus difficile de digérer les micronutriments nécessaires pour l’organisme. En outre, affirment les auteurs, « la préférence pour les aliments énergétiquement denses et basés sur un nombre limité de cultures agricoles globales et de produits transformés est associée à l’augmentation de maladies non transmissibles comme le diabète, les problèmes cardiaques ou certains types de cancer ». Notre santé est donc en jeu. La suite sur Pressenza

 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:32

 

Ce n’est pas un petit avertissement, c’est une débâcle infligée au pouvoir de M. Hollande. L’électorat de gauche en s’abstenant a sciemment refusé d’aller inverser la courbe qui s’était dessinée au premier tour. C’est cette abstention de la gauche qui a permis à la droite, avec l’apport des voix d’extrême-droite, d’accéder à la direction de plus de cent-cinquante villes et au parti de la famille Le Pen de gagner près de quinze municipalités. C’est dire si le moment est grave et inquiétant. Au lieu d’en tenir compte et de répondre aux demandes de justice sociale qui se sont exprimées dans les urnes et encore plus dans leur silence, le Président de la République n’entend que l’assourdissant tintamarre de la droite, de son extrême et du MEDEF en nommant M. Valls qui incarnerait « l’ordre et l’autorité à Matignon ». Celui-là même qui a fustigé les lois de réduction du temps de travail ou la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche sur l’amnistie sociale. Celui qui a placé au cœur de l’agenda politique ces derniers mois, les thématiques revenant à légitimer celles du parti de l’extrême-droite. En choisissant celui qui, lors de la primaire socialiste, n’a réalisé qu’un peu plus de 5%, F. Hollande signifie, avec un certain cynisme, qu’il fait un pas de plus dans le libéralisme économique. Il risque ainsi de transformer les défaites en désastre pour nos concitoyens et pour la gauche. C’est un pas de plus dans le brouillage des repères, dans la décapitation des valeurs universelles qui fondent notre République.

 

Déjà les élections municipales confirment sa fragmentation politique. Pour nombre de nos concitoyens, l’extrême droite s’y est banalisée ce qui rend la situation encore plus préoccupante.

 

Le Front de gauche et les communistes ont aussi subi la désaffection de la gauche dans des mairies qu’ils animaient tandis qu’Europe Ecologie-Les Verts résiste plutôt bien, tout en étant dans la majorité gouvernementale. Ce sont des forces avec lesquelles il faudra compter, à condition qu’elles aient l’ambition de se mettre au diapason des attentes populaires, tant du point de vue de la nature des changements à apporter dans la vie de nos concitoyens que dans leur pratique politique et leur rapport aux institutions. C’est ce à quoi appelle le très haut niveau de l’abstention dans une élection locale, qui jusque là mobilisait plutôt davantage que les autres scrutins. Cette donnée essentielle témoigne du niveau de défiance, de ras le bol, d’écœurement qui parcourt le pays. Il porte en germe une crise de la politique, voir une crise politique aux lourdes conséquences.

 

Un ouvrier, un employé, un petit paysan ou artisan, un retraité, un demandeur d’emploi, ne reconnait plus ce pouvoir comme étant de son côté, mais du côté des puissants. Toutes les forces politiques sont interrogées et mises en cause. La remobilisation des citoyennes et citoyens de gauche passe par leur respect, l’écoute de leurs angoisses et de leur désir de participer aux choix, et par un net changement de cap en faveur de la justice et la solidarité.

 

C’est d’un nouveau projet progressiste, alternatif, dont ils ont besoin, auquel ils souhaiteraient être associés. L’obstination à appliquer le programme de réduction de cinquante milliards de crédits publics pour les transférer aux grandes entreprises, sans contrepartie pour l’emploi, va à l’encontre d’un projet de gauche.

 

Les électrices et les électeurs en ont assez de voter pour une gauche qui ne tient pas ses engagements, qui, une fois élue, ne cesse d’invoquer la dette ou Bruxelles pour justifier l’austérité et le chômage, avec une calculette à la place du cœur. Or, le gouvernement de M. Hollande, comme le gouvernement sarkozyste, enferme les populations dans cette tenaille, en tenant le même discours selon lequel on ne peut pas faire une autre politique. Une gauche authentique doit-elle d’abord écouter les grondements des marchés financiers et les diktats de Bruxelles ou les aspirations populaires ? Si elle cède aux premiers, elle n’est plus reconnue comme étant la gauche par un peuple qui dès lors déserte les urnes ! Pour renouer les fils qui ont été rompus, il faut affronter la finance et l’Europe de l’argent-roi, en mobilisant les populations. Par Patrick Le Hyaric / la suite ici

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