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Qui a tué nos villages ?

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 11:37

Lettre ouverte à Costa-Gavras

Cher Monsieur Gavras,

Comme j’ai eu l’occasion de vous le dire de vive voix fin mai 2015 à Paris, j’apprécie et je respecte votre travail et votre contribution. C’est pourquoi, en juin 2015, en tant que Présidente du Parlement grec, je vous avais demandé de soutenir le rapport de la Commission d’audit du Parlement pour la vérité sur la dette grecque. À l’époque, vous m’aviez demandé de vous envoyer le rapport et quelques jours plus tard vous aviez été un de ses premiers signataires. C’est-à-dire que vous aviez soutenu le travail scientifique officiel de juristes, économistes et experts de renommée internationale, qui ont travaillé bénévolement pendant des mois et qui ont analysé les raisons pour lesquelles la prétendue dette publique du pays est illégale et ne devrait pas être payée par le peuple grec.

 

Au travers de cette lettre ouverte, je voudrais que mes doutes soient rendus publics.

Vous avez choisi de réaliser un film en référence à une période extrêmement importante de l’histoire récente de notre peuple et de notre pays. Une période que certains d’entre nous ont vécue depuis nos positions à responsabilité et que tout notre peuple a vécue de la manière la plus intense qu’il soit. Et vous l’avez fait en adoptant intégralement la version et le récit (véritablement le scénario) d’un homme qui a joué un rôle déterminant à cette période. Cet homme qui se comportait au moins de manière irresponsable et inconsciente dans la gestion de la négociation, la traitant comme une affaire personnelle, suivant une stratégie et des tactiques personnelles, négociant sans conseillers juridiques et sapant de sérieuses opportunités pour notre pays (qui existent toujours), en créant des chaînes et en attachant la Grèce au char du Troisième mémorandum, avant même d’avoir finalisé son premier mois au ministère des Finances.

 

 

J’ai vécu ces événements critiques et cela m’a conduite à des conclusions qui, du moins selon moi, sont assez claires sur le rôle que chacun des protagonistes de l’histoire a eu. En effet, depuis la place que j’ai occupée, j’ai pu avoir une connaissance directe et sûre de ce qu’il s’est passé. Et sans demander que vous adoptiez ma propre position et lecture des événements, je m’interroge sur le fait que vous n’avez pas tenté de contre-interroger les événements de cette période. Votre film ne porte pas sur un pays fictif, mais sur des événements historiques qui ont marqué la Grèce et les Grecs et sur le rôle joué par ceux qui ont géré le sort de ce pays.

 

Une lecture de l’histoire montrant ce qui s’est passé en 2015 comme le résultat unique du comportement extrême des créanciers et qui montre que le gouvernement grec était incapable de se défendre et de réclamer ses droits est une fausse lecture. Les créanciers se sont comportés de manière criminelle, impitoyable, qui rappelle un coup d’État. C’est un fait. Malheureusement, le gouvernement grec et ceux qui avaient la responsabilité des négociations (avec les créanciers) leur ont facilité la tâche. Ils ne s’étaient pas préparés, leur travail était brouillon et superficiel. Et si certaines personnes pensent qu’elles ont capitulé parce qu’elles n’étaient pas préparées,ma conviction, basée sur les faits que j’ai vécus, est qu’elles ont choisi de ne pas se préparer car elles avaient accepté de capituler. Cela a été très clairement confirmé quand elles ont choisi de ne pas utiliser le travail qui était fait au Parlement à cette époque et les outils de négociation spécifiques produits par ce travail.

 

Dans le cadre des négociations de 2015, le gouvernement Tsipras, contrairement à ses engagements, n’a jamais soulevé la question de l’annulation de la dette, n’a pas non plus remis en question son remboursement, mais au contraire l’a accepté avec l’accord du 20 février signé par M. Varoufakis avant que ne commence les travaux du Parlement. Avec ce même accord, le gouvernement grec a cédé 11 milliards d’euros aux créanciers, ce qui était contraire à ses engagements et son programme. En réponse à mes réactions sur cet accord, Tsipras et Varoufakis ont fait semblant de ne pas comprendre. Ils n’ont pas suspendu le remboursement de la dette ni au commencement des travaux de la Commission d’audit du Parlement pour la vérité sur la dette grecque, bien qu’ils s’étaient engagés à le faire. Ils n’ont pas non plus utilisé le rapport de la Commission d’audit, ni au moment le plus crucial des soi-disant négociations au mois de juin.

 

Lorsque le Parlement a approuvé le référendum, M. Varoufakis a tenté de l’inverser en déclarant que « si la proposition des créanciers change, la question changera et le gouvernement fera campagne pour le Oui », en même temps que M. Dragasakis [1] disait que le referendum pouvait ne pas avoir lieu. J’ai dû faire une déclaration publique depuis le Parlement, selon laquelle le référendum n’était pas annulé et que la question n’était pas modifiée, pour faire cesser ces déclarations.

 

Il est maintenant clair que Tsipras et Varoufakis pensaient que le peuple grec voterait « Oui » lors du référendum, et envisageaient d’utiliser ce « Oui » comme alibi. C’est pour cette raison que Varoufakis a démissionné le 6 juillet 2015, peu de temps après le Non du référendum, et qu’il a ensuite facilité la trahison du Non : il n’a pas justifié sa démission, il a envoyé une lettre de soutien à son successeur Tsakalotos, et sa procuration pour l’accord à venir du 13 juillet – le 3e mémorandum, il a voté en faveur des conditions préalables à l’application du 3e mémorandum, notamment la réforme du Code de procédure civile, qui permettait de faciliter la saisie des avoirs des citoyens par les banques en faillite. Tout cela a été fait par choix et non par manque de choix.

 

Je considère que c’était une erreur de choisir de baser votre film, qui traite d’événements historiques d’une telle importance, uniquement sur le récit d’un homme, alors qu’il est clair qu’il s’est préoccupé de manière très systématique à l’écriture d’un scénario centré sur son propre personnage héroïque, qu’il ne s’est pas préoccupé à ce point, autant qu’il aurait dû, de soutenir notre pays et notre peuple, et qu’il continue de ne pas vouloir donner d’explications sérieuses sur de nombreux événements et sur ses propres actions.

 

Bien sûr, en tant qu’artiste et même en tant que Costas Gavras, vous avez la liberté et le droit de créer comme vous le voulez et ce que vous voulez. Mais je ne pense pas que vous ayez le droit de présenter unilatéralement, en adoptant le point de vue d’un des responsables et d’une des personnes impliquées, des événements historiques d’une telle importance.

 

D’après le scénario de M. Varoufakis et de M. Tsipras, il n’aurait pas pu en être autrement pour la Grèce.

Moi je sais qu’il aurait pu et qu’il peut en être autrement.

Et la responsabilité de ceux qui n’ont pas voulu faire ce qu’il fallait et ce qu’ils s’étaient engagés à faire, ne diminue pas par l’effacement de la douleur de ceux qui ont fait face.

Leur responsabilité n’est pas diminuée, même avec votre film.

Respectueusement,

Zoé Konstantopoulou
Ancienne Présidente du Parlement (Source CATDM)

Le 4 avril 2015, la présidente du Parlement hellénique, Zoé Konstantopoúlou, a constitué la « Commission pour la vérité sur la dette publique grecque. » Lors de la séance inaugurale, tant le Premier ministre Alexis Tsipras que le président de la République Prokopis Pavlopoulos ont apporté leur soutien aux travaux entrepris par la Commission. 


 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Crise européenne
20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 16:05

Dans ma jeunesse on m'avait dit qu'on faisait l'Europe pour la paix entre les peuples, on avait oublié de me préciser qu'on n'attachait pas d'importance au peuple, mais à la finance et que s'il n'y aurait (peut-être) plus de

guerre entre les pays européens, nous irions vers des guerres civiles, à l'intérieur même de ces pays. Des guerres de classe, quoi !


 

Tout ceci pouvait arriver en France... Nous, pays de la révolution, le peuple se réveillerait. On allait voir de quel bois on se chauffe !


 

Et bien, nous y sommes !! Je ne sais pas si on peut dire qu'avec les Gilets Jaunes le peuple s'est réveillé. Mais il y a un réveil des consciences. Ouf il était temps !! Car lors des manifestations sur les retraites, et celles sur la loi Travail (ou loi El Khomeri, en réalité loi Macron), sur les privatisations de la SNCF, La Poste, EDF etc... il n'y avait pas grand monde à battre le pavé.


 

Un réveil des consciences salutaire, car pendant que les travailleurs payaient taxes et impôts sur leurs maigres salaires ou pensions, d'autres comme les patrons du CAC 40 qui gagnaient plus de 5 millions d'euros en 2017, (avec une augmentation de 14% par rapport à 2016) se gavaient. Et si on ajoute que rien qu'en 2017, le cap des 10 millions d'euros de rémunération moyenne annuelle était franchi par cinq dirigeants, ça énerve un peu , surtout si on ajoute que tandis que les entreprises du CAC 40 faisaient plus de bénéfices, elles payaient moins d’impôts !! Chiffres de Capital


 

Dans un rapport diffusé ce dimanche et qui analyse les chiffres des entreprises cotées au CAC 40, Attac (l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne) ainsi que l’Observatoire des multinationales dressent un sombre bilan de la période 2010-2017.

Durant ces années, en prenant en compte la totalité de ces entreprises, les bénéfices sont en hausse de 9,3 %. Les sommes versées aux actionnaires ont augmenté de 44 % alors que le montant des impôts payés a reculé de 6,4 %. Les emplois en France ont, eux, reculé de 20 %. Attac juge « désastreux pour la société et la planète » l’impact des sociétés du CAC 40.

Dans ces entreprises qui représentent 1 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit environ la moitié du produit intérieur brut de la France, 2018 a été une année record pour les actionnaires. Ils ont perçu un total de 57,4 milliards d’euros. Plus de 60 % des profits des entreprises du CAC 40 leur reviennent donc. Voir sur le site d'ATTAC


 

Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Via le "grand débat-campagne-des européennes-Lrem" faite, excusez du peu, par le président lui-même, il vient nous expliquer, sans le dire vraiment que nous devons faire des économies car E. Macron a pris des engagements auprès de Bruxelles*. Premier de cordée oblige, il doit y arriver, contre son (comme il dit) peuple

« Aller chercher l'argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les plus riches ? Vous plaisantez ? Les grands patrons sont ceux qui créent la richesse... » La leur, ça c'est sûr. celle du Peuple, pas encore.


 

Car,* La promesse faite par Emmanuel Macron de baisser de trois points la part de dépenses publiques dans le PIB au terme du quinquennat reste possible estime de son côté France Stratégie. Hasard ou pas du calendrier, ce groupe d’études et de prospective rattaché au Premier ministre rendait public à la même heure une note consacrée à ce sujet. Sur les 27 pays de l’Union européenne, 21 l’ont déjà fait au moins une fois depuis vingt ans. Source


 

Quelques exemples de ce que ces oligarques sont capables de faire, de défaire et in fine d'éloigner le Peuple de ce qui faisait les démocraties même parfois imparfaites, mais à minima elles l'étaient, contrairement à ceux qui ont pris la tête de Bruxelles.

 

ESPAGNE

Dans un nouveau rapport intitulé Wrong Prescription: The Impact of Austerity Measures on the Right to Health in Spain, l'organisation expose les dangers en termes de droits humains liés à l'austérité. Il souligne que le gouvernement espagnol a mis en œuvre des mesures d'austérité d'une façon qui l'amène à ne pas respecter ses obligations en matière de droits humains.

  • Austérité en Espagne (juillet 2017)
  • 50 000 personnes dans les rues contre l'austérité, avec un chômage qui dépasse les 21% et même les 44% chez les jeunes.

Ce qui n'empêche pas de lire :

A partir de 2010, l’Espagne a néanmoins entamé une cure d’austérité drastique, avec des dépenses publiques qui ont diminué en valeur d’environ 8 % entre 2008 et 2014, quand elles augmentaient de 4 % en France sur la même période. L’Espagne a accompagné cette politique de consolidation budgétaire d’une série de réformes structurelles, visant à renforcer la compétitivité de son économie. (sic)

Que les gens meurent de manque de soin,.. du moment que ça n’affecte pas l 'économie...


 

GRÈCE

Nous en avons tous eu des échos. Le Peuple Grec se meurt sous les coups de l'Europe et on vend la Grèce à la découpe,

Les dettes ont (peut-être) été payées, le pays (version Bruxelles) est sauvé.

Mais le Peuple qui continue à mourir et à se battre... Bien seul puisque tout le monde a l'air de regarder ailleurs...


 

ET EN FRANCE ?

C'est ce que prépare le président français. Lui qui avait commencé avec la loi travail lorsqu'il était encore ministre sous la présidence Hollande, il continue en augmentant les taxes, en bloquant les salaires, en fragilisant les services publics jusqu'à ce qu'ils deviennent incomplets donc insatisfaisants... mais aussi en supprimant des impôts aux plus riches tel que l'ISF ; en continuant dans cette aberration qu'est le CICE, en faisant croire aux salariés qu'il leur fait des cadeaux avec des heures supplémentaires défiscalisées, alors que si le SMIC était plus élevé, rares seraient ceux qui s'y attacheraient etc...


 

Et si on parlait du PORTUGAL ?


 

  • Pourtant, un pays comme le Portugal a compris que la relance économique ne peut se faire que s'il y a relance de la consommation. Et pour consommer, il faut de l'argent.


 

  • Le seul pays à avoir rejeté l’austérité se porte mieux que jamais. Depuis l’arrivée au pouvoir, en 2015, de la coalition de gauche emmenée par le  Premier ministre Antonio Costa, le Portugal connaît une embellie économique sans précédent depuis la crise de 2008. S’appuyant sur une logique de relance de la consommation aux antipodes de la doxa marquée par l’austérité imposée par Bruxelles,
  • Hausse du SMIC Hausse des retraites, hausse des allocations familiales, renforcement des droits du Travail
  • Le programme de privatisation de services et d’infrastructures mis en œuvre par la droite a été stoppé, tout comme le processus de réduction des salaires des fonctionnaires dont le temps de travail devrait entre porté à 35 heures hebdomadaires.


 

Comme quoi, si tout se décide à Bruxelles, tout dépend de qui dirige un pays.

D'un côté ceux qui obéissent à la doxa Bruxelloise quitte à affamer les peuples, de l'autre ceux qui ont compris que l'Europe ne se fait pas sans les peuples.

 

Debout les gens, réveillez-vous!

VMH


 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans EUROPE & U.E Crise européenne LUTTES SOCIALES
23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 16:31
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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Députés LFI J-L Mélenchon Crise européenne
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:36

Le 17 septembre dernier, le Ministère du Travail allemand a adressé unimposant rapport de 535 pages intitulé « Pauvreté et richesse » aux autres ministres pour qu’ils l’approuvent. Une version finale serait rendue publique avec l’aval de la Chancelière Angela Merkel. Le rapport visait à décrire la réalité de l’économie allemande d’aujourd’hui, à savoir la progression de la pauvreté.

Il contenait, entre autres, les points suivants :

  • En 1998, les 50% les plus défavorisés de la population possédaient 4% de la richesse privée, tandis que les 10% les plus riches en possédaient 45. En 2008, les 50% les plus défavorisés ne possédaient plus que 1% de la richesse, tandis que les plus riches avaient accru leur part qui atteignait 53%.

  • Le taux de pauvreté de l’Allemagne progresse lentement, mais sûrement. En 2009, il était de 15,5% ; en 2010, de 15,8%. Chez les moins de 65 ans vivant seuls, il atteint 36,1%, et dans les foyers monoparentaux, il est de 37,1%.

  • Lorsque l’on prenait en compte le coût de la vie à Munich, on trouvait que près de 20% de ses habitants vivaient dans la pauvreté.

Le rapport a suscité un débat en Allemagne, lorsqu’il a été présenté au public. Mais le Süddeutsche Zeitung a jeté un pavé dans la mare lorsqu’il avait révélé qu’après son passage au ministère de l’Economie, la version présentée au public n’était plus qu’une version amendée du rapport. La modification portait sur le remplacement de certaines expressions par des euphémismes qui atténuaient la portée des faits qu’elles décrivaient. Cette conclusion avait été rendue possible par la comparaison des deux versions, que le journal s’était procurée, rapporte Wolf Richter sur son blog Testostérone Pit.

L’opération de retouche débutait dès l’introduction, où l’on avait supprimé la phrase énonçant que « la richesse privée allemande est distribuée de façon très inégale ». Les mots les plus polémiques avaient été adoucis par l’emploi d’un nouveau jargon, et des passages avaient été supprimés à l’exemple de ce passage, qui expliquait que le salaire horaire de beaucoup de gens qui vivaient seuls et travaillaient à plein temps était insuffisant pour assurer leur existence, ce qui « augmentait les risques de pauvreté et affaiblissait la cohésion sociale ». Dans certains cas, les paragraphes supprimés contenaient des données importantes, comme celui qui indiquait qu’ « en 2010, plus de 4 millions de gens travaillaient en Allemagne pour un salaire horaire inférieur à 7 euros ». La suite sur Chronique de l'Info
 

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:46

Le gouvernement de coalition d'Enda Kenny a détaillé un budget prévoyant 3,5 milliards d'euros d'économie. Près de 2 milliards seront économisés sur les dépenses et un milliard viendra de recettes supplémentaires.

Les Irlandais, qui ont déjà subi trois années de récession et sept plans d'austérité successifs depuis le déclenchement de la crise de 2008, vont devoir se serrer un peu plus la ceinture. Le gouvernement de coalition d'Enda Kenny a détaillé ce mercredi devant le Parlement un nouveau budget d'économie, de 3,5 milliards d'euros, conformément au mémorandum négocié avec la troïka (BCE, FMI et UE) dans le cadre du plan de sauvetage international de 85 milliards d'euros.

Près de 2 milliards seront économisés sur les dépenses et un milliard viendra de recettes supplémentaires. La mesure la plus impopulaire est l'introduction d'une taxe immobilière annuelle - de 0,18% sur les propriétés jusqu'à un million d'euros et de 0,25% au-delà - alors même qu'un propriétaire sur six a du mal à honorer ses échéances de crédit. Le budget prévoit aussi une hausse des impôts indirects sur les alcools et tabacs. Des allégements fiscaux seront également supprimés pour les retraités les plus riches.

Chômage à 14,6% La suite sur Le Figaro

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 07:25

Avis sur la décision de l’Eurogroupe du 27 novembre

Le 27 novembre, le Conseil des Ministres des Finances de la zone euro a fait part de sa décision concernant la dette publique de la Grèce. Cette décision, mortelle pour la situation budgétaire de la Grèce, réduit à rien les conditions d’existence de la population, faisant passer ses intérêts après ceux des créanciers. Elle est censée alléger la dette grecque de 40 milliards d’euros, ceci en diminuant les taux d’intérêts, en prolongeant les délais pour le remboursement d’intérêts, en offrant la possibilité de racheter la dette et en reportant la date d’échéance. D’autre part, elle impose des mesures d’austérité horribles, qui incluent des réductions encore plus importantes dans les salaires et les pensions, des coupes supplémentaires dans les dépenses sociales, des licenciements massifs de fonctionnaires, etc. ;

elle regorge d’inexactitudes et nage dans le flou quant aux mesures prévues, par exemple sur la possibilité de rachat de dette qui pourra ou non être réellement mis en œuvre, en tout cas pas pour le montant actuellement prévu ;

elle augmente la dette publique de 43,7 milliards d’euros, ce qui équivaut au montant de la nouvelle tranche de prêts. Ainsi, elle fait peser de nouvelles obligations sur les contribuables et les travailleurs, en plus des 148,6 milliards que la Grèce a déjà empruntés à la Troïka (126,9 de l’Eurozone et 21,7 du FMI). Ces prêts constituent dans leur entièreté une dette odieuse et illégitime ;

elle aggrave le caractère illégitime de la dette publique grecque, puisque 23,8 milliards d’euros en attente de décaissement en décembre vont être envoyés vers les banques, sous le régime de recapitalisation bancaire, et ne vont couvrir aucun besoin budgétaire. Les dettes des banques sont donc socialisées alors que les profits restent privés ;

elle ne règle en aucune manière le problème de la soutenabilité de la dette publique. D’après les estimations de la Troïka elle-même, la dette approchera les 175 % du PIB en 2016, et tombera à 124 % après 2020. Mais elle était à ce niveau en 2009, avant tous les paquets de « stabilisation » ;

elle n’impose pas, laissant cela pour le futur, la nécessaire réduction de la dette grecque. En fait, elle fait dépendre la réduction de la dette de développements politiques en Allemagne, puisqu’elle est envisagée après les élections allemandes d’octobre 2013 ;

elle prend la société grecque en otage, et ce de manière officielle, à travers la nomination de gestionnaires étrangers et l’ouverture officielle d’un compte de séquestration sur lequel seront placés tous les versements de prêts, à côté de toute rentrée provenant de privatisations et tout excédent budgétaire. Tous ces fonds seront uniquement utilisés pour le remboursement de la dette ;

elle laisse la porte grande ouverte à toujours plus de mesures d’austérité, mises en œuvre via des « mécanismes structurels » qui vont évidemment garantir la réalisation des objectifs budgétaires réalisés. Puisque la récession subsistera au moins jusqu’en 2014, la décision de l’Eurogroupe signifie des réductions automatiques dans les salaires et les pensions ;

elle permet, par l’ « ambiguïté créative » des termes employés, que ce soient les banques et les fonds de pensions grecs qui rachètent la dette. Ceci va entraîner la dissolution du système de pension grec et la déshellénisation précipitée des banques grecques. La suite sur Initiative Grecque à Paris

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:38

La demande de Madrid pour son secteur bancaire porte sur 39,5 milliards d'euros. Objectif : recapitaliser les établissements de crédit mis à mal par l'explosion de la bulle immobilière et créer une structure de défaisance .

C'était attendu, c'est désormais officiel. L'Espagne a déposé lundi une demande d'aide de 39,5 milliards d'euros pour son secteur bancaire afin de recapitaliser les établissements de crédit dont la santé a été mise à mal par l'explosion de la bulle immobilière.

La Commission européenne avait donné mercredi son feu vert à la restructuration par l'Espagne de ses quatre banques en difficulté qui ont été nationalisées, ouvrant la voie au déblocage d'un soutien financier de la zone euro via le Mécanisme européen de stabilité (MES). Ces quatre établissements pourront donc recevoir 36,968 milliards d'euros d'aides, dernière étape avant son versement par le Mécanisme européen de stabilité (MES). Cette somme sera retirée de la ligne de crédit d'un maximum de 100 milliards d'euros accordée cet été par la zone euro à l'Espagne.

En juin en effet, Madrid avait obtenu pour son secteur bancaire la promesse d'une enveloppe d'aide pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros provenant du MES. Sur ces fonds, 37 milliards d'euros soutiendront les banques nationalisées, Bankia, Catalunya Banc, BCG Banco et Banco de Valencia et les 2,5 milliards restants seront destinés à la structure de défaisance espagnole (ou 'band bank'), la Sareb dont l'Etat espagnol est, pour l'heure, l'unique actionnaire. Bankia, la plus grande union de caisses d'épargne espagnoles, recevra 17,96 milliards d'euros, tandis que CatalunyaCaixa se verra octroyer 9,08 milliards d'euros, Novagalicia, 5,425 milliards, et Banco de Valencia, 4,5 milliards d'euros, a détaillé le ministère de l'Economie dans un communiqué.

 

Augmentation de capitalLa suite sur Les Échos 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:55

La circulation des trains était pratiquement paralysée samedi, jour férié au Portugal, en raison d'une grève des cheminots contre les baisses de salaires décidées par le gouvernement.

Les salariés des chemins de fer portugais (CP), qui observent des grèves ponctuelles depuis juin dernier contre les coupes dans le paiement des heures supplémentaires et des jours fériés, débrayent à nouveau ce week-end. Ces mesures de rigueur sont contenues dans le nouveau code du travail adopté dans le cadre du plan d'assistance financière internationale accordé au Portugal en mai 2011.

Le service minimum, qui devait être assuré aujourd'hui, connaît des ratés. «Sur 58 trains prévus en service minimum dans la matinée, seuls six ont circulé», a déclaré, Ana Portela, porte-parole des CP. «À moins d'une situation d'urgence, ce à quoi nous répondrons, il n'y a pas d'impératif social» justifiant un service minimum pendant un jour férié, a affirmé, de son côté, Antonio Medeiros, président du Syndicat national des machinistes (SMAQ), à l'agence Lusa. La suite sur l'Essentiel 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:54

Des milliers de personnes handicapées, accompagnées de leurs familles, ont défilé dimanche à Madrid pour dénoncer les coupes budgétaires qui frappent en Espagne le secteur de la santé, réduisant leurs aides publiques et mettant « en danger » leurs « droits ».

Derrière le mot d’ordre « SOS Handicap – Sauvons les droits, l’intégration et le bien-être », les manifestants ont parcouru le centre de la capitale au son des sifflets et des tambours, agitant des milliers de petits drapeaux blancs.

« Vous allez nous achever avec autant de coupes », criaient une dizaine de manifestants en chaises roulantes au milieu du cortège, où défilaient aussi des athlètes para-olympiques et de nombreux non-voyants accompagnés de leurs chiens guides.

Selon les organisateurs, 300 bus étaient venus de toute l’Espagne.

« Nous, les personnes avec un handicap et nos familles, ne pouvons être les seules à payer cette crise, si dévastatrice dans ce secteur si vulnérable », a déclaré le président du Comité espagnol des représentants des personnes avec un handicap (Cermi), Luis Cayo Perez Bueno.

Plus de quatre millions de personnes, selon le Cermi, souffrent d’un handicap en Espagne, un pays de 47 millions d’habitants. La suite sur Chronique de l'Info

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 09:23

Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps.. Nous avions les « meilleurs services publics », la « meilleure protection sociale » les "meilleurs services de santé"... - qu'ils disaient- et comme nous étions les meilleurs et que nous étions « l'exception française », nous avons souhaité faire partager nos expériences aux autres... ceux du reste de l'Europe qui ne nous arrivaient pas à la cheville. Sauf que... patatras !! Les banques, le libéralisme, le capitalisme, les agences de notation, la troïka s'en sont mêlés et nous nous sommes pliés à leurs exigences. Ouf !! depuis tout va mieux. De meilleurs nous sommes passés à excellents et d'ailleurs ça se voit :

France :

Alcatel-Lucent: les syndicats appellent à la grève jeudi contre le plan social

L’opérateur télécom SFR annonce la suppression de 856 emplois

Amazon va recevoir une subvention de 1,125 million d’€ pour créer 250 emplois 

Intérimaires Polonais au SMIC exonérés de charges

Le chômage explose en octobre

Dettes de nos 4 Gos banques 6 171 milliards €

Dexia: 1 Milliard de pertes prévues pour 2013

Des centaines de gendarmes n’ont pas été payés depuis juillet

La tonte continue: notre facture d’électricité va encore s’alourdir!

 Les dirigeants du pays de la Révolution de 1789, (deuxième puissance Européenne, 5ème mondiale) aurait pu donner un autre exemple et en s'appuyant en particulier sur le NON du peuple au référendum de 2005... que nenni. De puissance Européenne ou mondiale, nous sommes devenus des "suiveurs" qui entraînent de ce fait d'autres pays dans l'austérité :

Belgique :

La fermeture de Ford Genk va coûter près de 12.000 emplois

 Grèce :

L’inexorable descente aux enfers du système de santé de la Grèce

 Allemagne :

Berlin aurait édulcoré un rapport sur la pauvreté en Allemagne...

 Italie :

Des centaines de maires italiens menacent de démissionner pour protester contre le plan d'austérité

Portugal :

Mais pas de problème, nos élus s'occupent de tout !

L’union Européenne enterre l’étude du professeur Séralini

Un maire de l’Oise prend un arrêté obligeant à dire bonjour à la mairie

En Allemagne, il ne sera plus possible de sodomiser des chiens

Et pourtant "ils" ne peuvent pas dire qu"'ils" ne savaient pas :

 

En Europe, nombreux heurts lors de... par BFMTV

VMH

 

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 compteur

Campagne 2017

Photos Campagnes

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2013
2016-2017
Caranave Insoumis du Haut Vaucluse 1

 

Caravane Insoumis du Haut Vaucluse 2