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Sous les pavés, Orange

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:23

 

C'est terminé pour l'instant au centre d'Athènes. L'occupation de l'Ecole polytechnique n'a pas pu résister plus longtemps face à l'ampleur et à la violence des nombreux assauts policiers. Mais ce n'est que provisoire : d'autres actions de résistance se préparent et, surtout, beaucoup d'autres viennent de se dérouler ailleurs en Grèce.

Plus de détails sur la fin de l'occupation ici.

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Car, pendant ce temps, des milliers de Grecs et de réfugiés continuent à mourir de maladies non-soignées, de drames familiaux et de suicides. Une partie de la jeunesse est plongée dans le désespoir, la mendicité s'étend parmi les retraités et la prostitution alimentaire parmi les mères de famille, sans oublier les nombreux cas d'enfants qui s'évanouissent de faim dans les cours d'écoles. La vraie violence est là et nulle part ailleurs.

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Il faut savoir que des actions similaires se sont multipliées ailleurs depuis hier :

- à HÉRAKLION (Crète), principalement à l'université, avec des affrontements, mais aussi au Palais de Justice qui a, entre autres, été éclaboussé de peinture pour signifier son insupportable violence sociale à l'égard des plus pauvres et de la jeunesse révoltée ;

- à VOLOS (entre Thessalonique et Athènes), dans le centre-ville, avec des affrontements très violents (Molotov, grenades, pierres, etc.) et la destruction de beaucoup de banques (notamment sur l'avenue Dimitriados et dans la rue Iasonos) ;

- à IOANNINA (dans le nord-ouest), en plusieurs points de la ville et sur les routes alentours.

- à PATRAS (port dans l'ouest), dans le centre-ville et jusqu'à la place de la Résistance ;

- à THESSALONIQUE (nord), dans le centre-ville et, principalement, à l'université Aristote, où les insurgés ont commencé par chasser les représentants de Syriza qui voulaient déposer une gerbe, dans la journée, à la mémoire des résistants de 1973 contre la dictature des Colonels, avant d'échafauder des barricades puis multiplier les affrontements contre l'invasion du campus par la police, à coups de cocktails Molotov, mais aussi de feux d'artifice.

- en plusieurs points d'ATHÈNES, à commencer évidemment par EXARCHEIA (dans la totalité du quartier) sous un brouillard de gaz lacrymogène qui a provoqué l'hospitalisation de plusieurs habitants, avec au moins une vingtaine de barricades mineures ou majeures ;

- et dans beaucoup d'autres endroits répartis en GRÈCE, mais de façon plus modeste.

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Aujourd'hui, rien n'est fini. D'autres actions se préparent... A suivre dans les jours et les semaines à venir. Comme partout dans la nature, rien ne meurt vraiment, tout se transforme. A l'instar de nos camarades de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en France : "ils ont cru nous enterrer, mais ils ne savaient pas que nous étions des graines." Vienne la saison de l'eau pour faire germer et enraciner la désobéissance. Y.Y.

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https://www.youtube.com/watch?v=wS3_PYGT55U

 

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:14
Dr Folamour à Athènes

Peu après la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro consacrée à la situation financière en Grèce, le 20 mars, la chancelière allemande Angela Merkel définissait la marge de manœuvre dont disposait le premier ministre Alexis Tsipras par rapport au programme présenté en décembre dernier par son prédécesseur de droite : « Le gouvernement grec a la possibilité de choisir différentes réformes en suspens depuis le 10 décembre et de les remplacer par d’autres dès lors qu’elles ont le même effet (1). » Mais quel « effet », justement ?

Du taux de suicides ascensionnel (+ 35 % après les mesures d’austérité de juin 2011 (2)) aux malades mourant faute de médicaments, les résultats du traitement infligé par les eurocrates au peuple grec évoquent une expérimentation de dislocation sociale menée à grande échelle. Ce tableau crépusculaire s’est enrichi de nouveaux détails grâce à une étude publiée le 19 mars par la Fondation Hans-Böckler, proche de la Confédération allemande des syndicats. Conduite par deux professeurs d’économie, elle dresse le bilan de cinq années d’austérité sur les revenus d’un échantillon de deux cent soixante mille ménages grecs (3).

Ici, les drames de la faim, du froid et du chômage se réverbèrent sur la matière froide des statistiques. Entre 2008 et 2012, les revenus avant impôt des Grecs baissent de 22,6 % ; les seuls salaires sont scalpés de 27,4 %. Mais ce régime ne s’applique pas uniformément : les 10 % des salaires les plus faibles plongent de 34,6 %, tandis que les 1 % les plus hauts ne dérapent que de 4,8 %. Et quand, au lieu de scruter des moyennes, les auteurs suivent les trajectoires de foyers réels, les écarts s’accroissent encore. Ainsi, les 10 % des ménages les plus pauvres de 2012 ont perdu en cinq ans 86,4 % de leurs revenus, alors que les 10 % les plus riches ont essuyé une décote de 17 %. Pierre Rimbert La suite sur Le Monde Diplomatique

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:30
Victoire électorale de Syriza en Grèce.

Le sud en marche pour changer l'Europe

Le 25 janvier, la Grèce fermera la porte au passé. La victoire de Syriza porte l’espérance du changement pour les mondes du travail et de la culture en Europe. Des ténèbres de l’austérité et de l’autoritarisme à la lumière de la démocratie, de la solidarité et du développement durable. Mais la Grèce est seulement le début du changement qui s’annonce dans le Sud de l’Europe. Nous verrons bientôt comment il arrivera également en Espagne…

 

Dans nos pays, les promoteurs politiques de l’austérité, de l’insécurité et de la peur, de la corruption et des scandales vont connaître la défaite. Nos peuples tiennent leur avenir entre leurs mains pour ouvrir demain la porte à des dirigeants incorruptibles. Une nouvelle manière de faire de la politique pour se réapproprier un avenir que cette crise nous a bouché. C’est pourquoi la victoire du peuple grec et de Syriza annonce un chemin nouveau et prometteur pour l’Espagne. Le Sud est en marche pour changer l’Europe.

 

L’Europe n’est plus victime de la crise. La crise s’est terminée là où elle avait commencé : aux Etats-Unis, grâce une politique monétaire et fiscale expansionniste. L’Europe est aujourd’hui victime des politiques d’austérité imposées par les forces conservatrices et par les décisions non solidaires de la chancelière Merkel. La gestion néolibérale de la crise a conduit les pays du Sud à un équilibre politiquement inacceptable et économiquement insoutenable. Nous survivons entre la stagnation et la faible croissance du produit intérieur brut, entre la déflation, une dette élevée, un chômage massif et une pauvreté qui atteint aujourd’hui des niveaux inimaginables.

 

Parler de sortie de la crise avec des taux de croissance de la zone euro encore très faibles (0,8 % en 2014 et 1,1 % en 2015) peut seulement se comprendre à partir d’une vision de la politique qui ignore les victimes les plus frappées par les politiques d’austérité. Pour cette raison, la lutte de nos peuples pour le changement est la lutte du simple bon sens contre le fanatisme idéologique. C’est la lutte de la dignité contre la servitude.

 

Pour nous, cette nouvelle normalisation de la précarité et de l’amputation des droits sociaux à la faveur de la crise, et qui est acceptée de manière acritique par les pouvoirs conservateurs, n’est pas acceptable. Elle nous motive pour impulser le changement dont la Grèce, l’Espagne et l’ensemble de l’Europe ont besoin.

 

La victoire de Syriza sera l’occasion d’un nouveau départ pour la collaboration entre toutes les forces progressistes du Sud européen, en même temps qu’elle constituera un frein aux politiques d’austérité qui sont la cause de la stagnation, du chômage de masse et du surendettement. Ce sera également le premier pas vers la restauration de la sécurité économique, l’élimination des pratiques corrompues qui infectent la politique et la récupération de la dignité de nos pays. Egalement vers le retour au pays de notre jeunesse en exil, cette nouvelle génération d’émigrés.

 

Dans cette nouvelle phase de la crise, la Banque centrale européenne (BCE) a en main les clés de l’Europe. Une politique d’assouplissement quantitatif est une des mesures nécessaires pour une sortie collective et durable de la crise dans laquelle est plongée la zone euro depuis trop longtemps. Si elle est mise en œuvre, elle sera la bienvenue, même si beaucoup pensent qu’elle arrive bien tard. Pour être efficace, elle devra cependant répondre pleinement à l’esprit du « Nous ferons tout ce qui sera nécessaire » énoncé par Mario Draghi. Cela signifie que le programme de la BCE devra être à grande échelle, sans conditions et sans exceptions. En d’autres termes, il devra bénéficier à tous les pays qui en auront besoin.

 

Pour autant, la politique monétaire n’est pas, à elle seule, en mesure de sortir l’Europe de la stagnation. Il nous faut d’urgence une politique fiscale qui encourage la croissance et l’investissement ; un New Deal européen qui finance des programmes d’investissement dans des secteurs à haute valeur ajoutée, ainsi qu’un plan de réindustrialisation donnant la priorité aux économies dans lesquelles les taux de chômage sont les plus élevés.

 

Enfin, il est indispensable d’alléger la charge de la dette de manière coordonnée par la convocation d’une Conférence européenne sur la dette en prenant comme référence la Conférence de Londres de 1953 qui facilita la reprise économique de l’Allemagne après la guerre. Une solution collective et socialement soutenable au surendettement de la zone euro ne doit pas être interprétée par la chancelière Merkel comme une mesure associée au risque moral. Ce devrait être un devoir moral.

 

Le 25 janvier, l’espérance aura une patrie. Et l’Europe aura une boussole pour le changement.

 

Source : Mémoire des luttes

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:28
Grèce : Syriza triomphe, les socialistes en déroute

.... LES QUATRE LEÇONS DES LÉGISLATIVES

 

Avec plus 8 points d'avance sur la droite, le parti anti-austérité mené par Aléxis Tsípras rate de peu la majorité absolue des sièges au Parlement. Il devra négocier avec d'autres pour gouverner.

 

La victoire a failli être totale. Le parti de gauche anti-autérité Syriza, mené par Aléxis Tsípras, a raté de peu la majorité absolue des sièges lors des élections législatives en Grèce, organisées dimanche 25 janvier. Avec 36,34% des voix, selon les résultats portant sur la quasi-totalité des bulletins, il devance de près de neuf points le parti conservateur de la Nouvelle démocratie.

 

La situation est très favorable pour cette formation qui souhaite renégocier la dette publique avec les créanciers internationaux. Mais elle ne devrait pas lui permettre de former seule un gouvernement.

Désaveu cinglant pour la droite du Premier ministre sortant, Antónis Samarás, mais également pour le Pasok, parti de gauche historique du paysage politique grec... Francetv info fait le point sur ce les quatre leçons de ce scrutin déterminant pour l'avenir du pays et de l'Europe.

Syriza triomphe, Tsípras en position de force

"La démocratie va être de retour en Grèce (...) Le message sera que notre avenir à tous, en Europe, ne passe pas par l'austérité". Après avoir glissé son bulletin dans l'urne dans un bureau de vote d'Athènes, Aléxis Tsípras affichait sa confiance quant aux résultats du scrutin. Ceux-ci ont été au-delà de ses espérances : alors que la plupart des sondages donnaient à Syriza 3 à 4 points d'avance sur la Nouvelle Démocratie (droite) du Premier ministre sortant, l'écart final se situe à plus de 8 points.

 

Mais en ratant de deux sièges la majorité absolue à la Vouli, le Parlement grec, Syriza va être contraint de négocier avec d'autres partis, plus modérés que lui d'un point de vue économique pour former une coalition, pour former une coalition. Et appliquer son ambitieux programme.

La stratégie de la peur de Samarás n'a pas payé

Tout au long de la campagne, le camp de la Nouvelle Démocratie a agité le spectre d'une catastrophe économique pour la Grèce en cas de victoire de la gauche radicale. Partisan d'une poursuite de la politique de rigueur budgétaire réclamée par les créancier de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) en échange de plans d'aides économiques, le Premier ministre sortant Antónis Samarás a été particulièrement virulent contre Syriza lors de son dernier meeting de campagne, vendredi.

 

"L'accident Tsipras n'arrivera pas. Nous ne les laisserons pas nous faire revenir en arrière", avait averti le chef du parti conservateur. "[Syriza] ne sait pas ce qu'est l'Europe, ne comprend pas l'Europe (...), et va dresser l'Europe contre nous", avait-il ajouté, évoquant une menace venue des marchés en cas de victoire de son rival. "Lorsque cela se produit, quelques jours suffisent à nous refaire plonger dans les déficits". Cette stratégie ne s'est pas avérée payante : avec 27,81% des suffrages, le parti de droite est en recul par rapport au scrutin de 2012, où il avait obenu près de 30% des voix.

Le parti socialiste en déroute

Imaginez une Assemblée nationale française avec seulement 28 députés PS sur 577. C'est à peu près ce qui est arrivé dimanche au Pasok, parti historique de la gauche grecque. Avec 4,68% des voix, derrière le parti d'extrême droite Aube Dorée, le parti socialiste est le grand perdant de ce scrutin. Il n'obtient que 13 sièges à la Vouli. La suite sur FranceTVInfo

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:27

 

La Paz (Bolivie).- Devant la plénière de l’Assemblée législative, le président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, a entamé son troisième mandat, au milieu d’un énorme soutien populaire et d’excellents résultats sur les questions sociales et économiques.

 

Morales est sorti du Palais du Gouvernement et s’est rendu à pied à la chambre législative, où il a été reçu par des applaudissements et des acclamations.

 

La loi 651 donne à l’Assemblée le pouvoir de proclamer le président et vice-président de la République plurinationale de Bolivie, et tel a été le point de départ avant de placer les symboles présidentiels et la prestation de serment de rigueur.

 

La huipala traditionnelle sur l’écharpe présidentielle et une médaille sont les symboles qu’Evo Morales portera pour ce nouveau mandat qui durera jusqu’en 2020.

 

Dans son discours, le premier président indigène d’Amérique latine a rappelé la démocratie inexistante et l’instabilité politique qui a duré plusieurs décennies en Bolivie. Par exemple, aujourd’hui, le peuple bolivien fait confiance à son gouvernement, et cela se traduit par une collecte d’impôts historique.

 

En outre, le pays sud-américain a fait des progrès significatifs dans la croissance économique. Son produit intérieur brut a augmenté, de 9,5 milliards de dollars en 2005, à 33 milliards de dollars en 2013 ; les recettes d’exportation ont augmenté de 2 milliards de dollars à 10 milliards de dollars, et les réserves internationales sont au plus haut de son histoire : 16 milliards de dollars.

L’extrême pauvreté a chuté de 20 points dans les zones rurales et de 10 points dans les zones urbaines ; le chômage a baissé de 9 pour cent à 3 pour cent.

 

Il faut souligner que le salaire de base est passé de 72 à 206 dollars, soit une croissance de 227 pour cent.

 

Près de 100 pour cent de taux de scolarisation primaire, est un autre chiffre social notable de ce gouvernement, qui complétera l’année prochaine une décennie au pouvoir. La suite sur El ciudadano

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:26

 

mais de quel miracle parle-t-on ?

 

Ce 15 janvier 2015, le gouvernement équatorien a fêté les huit années de l’accès à la présidence de Rafael Correa Delgado sous la thématique de la « Révolution citoyenne ».

 

Ces huit années de révolution citoyenne ont permis de réaliser ce que l’on appelle très souvent le miracle équatorien. Mais qu’est-ce que ce miracle équatorien ? Pour beaucoup, il est la réussite sociale et économique des politiques en place depuis ce fameux 15 janvier 2007. En effet, outre une très grande stabilité politique qui n’était plus envisageable depuis longtemps en Equateur (Rafael Correa a fêté ses huit ans à la présidence alors que rien que de 1979 à 2007, onze présidents se sont succédé, soit une moyenne de deux ans et demi par mandat), nul ne peut nier les grands progrès de ces dernières années.

 

L’une des premières mesures de Rafael Correa a été de renégocier les contrats pétroliers, ainsi, alors qu’auparavant 80% du pétrole produit allait aux entreprises pétrolières étrangères, aujourd’hui ces 80% vont au gouvernement équatorien. Autre mesure phare : le refus de rembourser la dette illégitime. En 2008, après un audit de plusieurs mois sur la dette publique de l’Equateur, le gouvernement annonce son intention de ne pas rembourser une grande partie de cette dette s’échangeant sur les marchés internationaux, provoquant une importante chute de leur valeur. Le gouvernement a alors pu racheter discrètement sur ces marchés 3,2 milliards de dollars de dette pour seulement 900 millions de dollars, ce qui a permis à l’Equateur d’économiser environ 7 milliards de dollars au total (capital et intérêts) sur une période allant jusqu’en 2030. La hausse des recettes pétrolières et le rachat de la dette à bas coût ont permis de réduire significativement la part du budget consacrée au service de la dette de 32% à 15%. En contrepartie, la part consacrée aux dépenses sociales est passée de 12% à 25% du budget. L’Equateur a également fortement investi dans les infrastructures de communication, de santé, d’éducation etc.

 

Résultats : les inégalités de revenus se sont fortement réduites, l’indice de GINI mesurant sur une échelle de 0 à 1 les inégalités (0 correspondant à une égalité parfaite) est passé de 0,54 en 2007 à 0,48 en 2013. La pauvreté a également fortement diminué, passant de 37% en 2007 à 25,6% en 2013 tandis que les revenus par habitant en parité de pouvoir d’achat (qui permet de comparer les revenus au niveau international) sont passés d’une moyenne annuelle de 8010 dollars en 2007 à presque 10720 dollars en 2013, soit une hausse de 33,8% sur cette même période.

 

Voilà ce que l’on appelle le miracle équatorien. La suite sur Pressenza

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:56

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 09:43

pour un pays et sa population

 

Depuis que l’Union européenne est frappée de plein fouet par une crise de la dette et que plusieurs pays sont étranglés par les créanciers, la perspective d’un défaut de paiement pointe à l’horizon. Une majorité d’économistes de droite et de gauche considère qu’il faut éviter un arrêt du remboursement de la dette. Les crédits octroyés en urgence par la Troïka à la Grèce (mai 2010), à l’Irlande (novembre 2010), au Portugal (mai 2011) et à Chypre (mars 2013) l’ont été sous prétexte d’éviter un défaut de paiement qui aurait eu, disait-on, des effets catastrophiques pour les populations des pays concernés. Pourtant, on trouve dans plusieurs recherches économiques des arguments forts en faveur de la décision de suspendre le paiement de la dette. De plus, aujourd’hui, il est difficile de nier que les conditions attachées à ces crédits combinées à l’augmentation de la dette ont des effets dramatiques pour les peuples, à commencer par le peuple grec. Il est temps de comprendre qu’une suspension du paiement de la dette peut constituer un choix justifié.

 

Joseph Stiglitz, prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2001, président du conseil des économistes du président Bill Clinton de 1995 à 1997, économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale de 1997 à 2000,apporte des arguments forts à ceux qui plaident pour la suspension du remboursement des dettes publiques. Dans un livre collectif |1| publié en 2010 par l’université d’Oxford, il affirme que la Russie en 1998 et l’Argentine au cours des années 2000 ont fait la preuve qu’une suspension unilatérale du remboursement de la dette peut être bénéfique pour les pays qui prennent cette décision : « Tant la théorie que la pratique suggèrent que la menace de fermeture du robinet du crédit a été probablement exagérée  » (p. 48).

 

Quand un pays réussit à imposer une réduction de dette à ses créanciers et recycle les fonds antérieurement destinés au remboursement pour financer une politique fiscale expansionniste, cela donne des résultats positifs : «  Dans ce scénario, le nombre d’entreprises locales qui tombent en faillite diminue à la fois parce que les taux d’intérêt locaux sont plus bas que si le pays avait continué à rembourser sa dette |2| et parce que la situation économique générale du pays s’améliore. Puisque l’économie se renforce, les recettes d’impôts augmentent, ce qui améliore encore la marge budgétaire du gouvernement. […] Tout cela signifie que la position financière du gouvernement se renforce, rendant plus probable (et pas moins) le fait que les prêteurs voudront à nouveau octroyer des prêts. » (p. 48) Et il ajoute : « Empiriquement, il y a très peu de preuves accréditant l’idée qu’un défaut de paiement entraîne une longue période d’exclusion d’accès aux marchés financiers. La Russie a pu emprunter à nouveau sur les marchés financiers deux ans après son défaut de paiement qui avait été décrété unilatéralement, sans consultation préalable avec les créanciers.[…] Dès lors, en pratique, la menace de voir le robinet du crédit fermé n’est pas réelle. » (p. 49)

 

Pour Joseph Stiglitz, certains pensent qu’un des rôles centraux du FMI est d’imposer le prix le plus élevé possible aux pays qui voudraient se déclarer en défaut de paiement et beaucoup de pays se comportent comme s’ils croyaient à cette menace. Il considère qu’ils font fausse route : « Le fait que l’Argentine soit allée si bien après son défaut de paiement, même sans l’appui du FMI (ou peut être parce qu’elle n’a pas eu l’appui du FMI), peut conduire à un changement de cette croyance. » (p. 49) La suite sur CATDM

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:52

 

"Il est clair de tout point de vue que le sujet d'une sortie de la Grèce de l'euro n'existe pas", a souligné Alexis Tsipras, le leader de Syrisa en tête dans les intentions de vote pour les élections du 25 janvier.

sur le même sujet

 

La Grèce "va rester dans la zone euro" et "mener la lutte contre la politique d'austérité qui ruine l'Europe", a réaffirmé dimanche Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, favori des sondages pour les législatives en Grèce. "Il est clair de tout point de vue que le sujet d'une sortie de la Grèce de l'euro n'existe pas", a souligné Alexis Tsipras dans un entretien publié dans l'hebdomadaire grec Realnews.

 

Il a expliqué que "cet alarmisme était de mise en 2012", au pic de la crise grecque mais que "le climat est complètement différent actuellement". "Le seul qui parle de cette éventualité est Antonis Samaras (Premier ministre conservateur grec) mais cela est démenti chaque jour par des hauts responsables européens", a affirmé le chef du Syriza. La semaine dernière, la Commission européenne avait indiqué que l'appartenance d'un pays à la zone euro était "irrévocable".

 

Antonis Samaras, principal rival d'Alexis Tsipras pour le scrutin du 25 janvier, ne cesse d'agiter l'épouvantail du "Grexit" (la sortie de la Grèce de l'euro ndlr), en dénonçant la politique du Syriza qui veut mettre fin aux politiques de rigueur imposées en Grèce par les créanciers UE et FMI depuis cinq ans en échange des prêts internationaux.

 

Alexis Tsipras rétorque que la Grèce "sera à la tête de la lutte contre les politiques d'austérité qui ruinent l'Europe, renforcent l'extrême-droite et plongent l'économie européenne dans la récession". La suite sur La Tribune

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 17:47

 

 

Trois sénateurs travaillistes néerlandais ont rejeté un projet de loi sur la santé du gouvernement. La coalition regroupant libéraux et Travaillistes est en danger.

sur le même sujet

 

Le gouvernement néerlandais pourrait bien entrer en crise. Mardi 18 décembre, la réforme de la santé de la coalition libérale-travailliste a échoué devant la Première chambre des Etats-Généraux, l'équivalent du Sénat, par 38 voix contre 33. Si le texte a échoué, c'est que trois sénateurs du parti travailliste, le PvdA, ont décidé de briser la solidarité de la coalition et de voter contre le texte.

 

Un projet de loi controversé

 

Ce projet de loi, présenté par la ministre de la santé libérale Edith Schippers, prévoit de donner plus de pouvoir aux assurances santé pour pouvoir réduire le choix des patients concernant le choix des lieux de traitement des patients. Aujourd'hui, la loi oblige les assureurs à payer 75 % de la facture d'un patient si ce dernier a choisi une société médicale qui n'est pas en contrat avec son assureur. Edith Schippers proposait de contraindre les patients à adopter des prescripteurs choisis par l'assureur. Elle considérait que la concurrence entre assureurs et entre établissements en serait renforcé et les prix abaissés. Elle espérait pouvoir économiser un milliards d'euros par an. Mais les organisations de médecins et de patients étaient vigoureusement opposées à ce projet de loi, considérant que le choix était un élément essentiel de la tradition néerlandaise en matière de santé.

 

Les Travaillistes divisés

 

Au PvdA, de plus en plus de voix s'élève contre la politique d'austérité très sévère menée depuis deux ans par la coalition. Il est vrai que les Travaillistes ont payé le prix fort sur le plan électoral de leur collaboration à cette politique. En septembre 2012, le PvdA avait obtenu 24,8 % des voix lors des élections générales. En mai 2014, il avait rassemblé 9,4 % des voix lors des élections européennes. Il était entretemps passé de la deuxième à la sixième place. Devant cette hémorragie, bien des Travaillistes s'interrogent sur leur participation au gouvernement.

 

La majorité du PvdA demeure cependant fermement attaché à cette participation, ne serait-ce que parce que l'éclatement de cette « grande coalition » néerlandaise conduirait à des élections anticipées qui pourraient se muer en désastre pour le parti. Le leader du parti, Diederik Samson a mené des discussions toute la journée de mercredi avec le groupe travailliste du sénat. L'affaire est sérieuse, car la coalition ne dispose pas de majorité au sénat, elle dépend déjà de la bonne volonté de certains partis d'opposition, comme les Chrétiens-démocrates. Sans les trois sièges travaillistes dissidents, le gouvernement ne pourrait quasiment plus disposer de majorité à la première chambre, ce qui rendrait son travail impossible.

 

Risque déflationniste La suite sur La Tribune

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