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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 16:02

Epousant le rythme de sa cote de popularité, François Hollande va de reculade en reculade.

Dans Le Monde, Samuel Laurent décrit comment le contrat de génération qui se prépare diffère du projet initial du candidat socialiste.

Quant aux Echos et Le Figaro, ils décrivent comment le gouvernement a reculé dans son projet de soumettre les revenus excédant la barre d’un million d’euros par an à un taux marginal de 75% d’impôt sur le revenu : Lucie Robequain cite les «nombreux aménagements en vue» tandis que Cécile Crouzel détaille «un projet réduit a minima».

En clair :

• la taxe ne s’appliquerait qu’aux salaires et primes (à l’exclusion des plus-values, dividendes, etc.) ;

• le taux inclurait la CSG de 7% et la CRDS de 0,5% : le taux marginal de l’impôt sur le revenu serait donc de 67% ;

• seuls les célibataires seraient soumis au seuil du million. Pour les couples, avec ou sans enfants, le seuil de déclenchement serait de deux millions ;

• les artistes et les sportifs échapperaient à cette mesure ;

• la taxe ne serait instaurée que pour deux ans.

Bercy ne confirme pas, mais Les Echos affirment que l’Elysée a proposé au patronat cette série de mécanismes «permettant de gommer les aspects les plus saillants de cette contribution».

Thomas Piketty était l’un des économistes les plus écoutés par le PS sur les questions fiscales (maintenant, faut croire qu’il ne l’est plus). Co-auteur d’un projet de réforme générale du système d'imposition, il réagit — vertement — à ces annonces.

Rue89 : Etes-vous surpris ?

Thomas Piketty : C’est vraiment pas malin d’instaurer un taux très élevé sur une assiette très étroite [les seuls salaires, ndlr]. Il vaudrait bien mieux appliquer un taux moins élevé, 60% par exemple, sur une assiette large, qui inclurait les revenus de l’épargne. Les assiettes étroites facilitent les contournements : les cadres dirigeants concernés par cette taxe vont se faire verser une partie de leur rémunération sous d’autres formes : dividendes, stock-options, etc... Les frontières entre revenu du travail et revenu du capital sont très poreuses, vous savez. Tout cela va donner du travail aux conseillers fiscaux, mais ne pas rapporter grand-chose à l’Etat.

Pour résumer : ils ont tout faux. C’est l’assiette la plus percée qu’on puisse imaginer !

 

Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas opté pour une assiette plus large ?

Je ne comprends pas. L’un des messages de la campagne de François Hollande, c’était de rapprocher l’imposition sur le capital de l’imposition sur le travail. Le message envoyé ici est inverse : on crée une taxe symbolique sur les seuls salaires ! Il y a une contradiction dans les termes. Dix ans d’opposition pour arriver à un projet aussi mal ficelé...

Qu’auriez-vous souhaité ?

Que cela ne se fasse pas à la va-vite. Cette mesure n’avait de sens que dans le cadre d’une réforme structurelle plus globale qui se serait appuyée sur une assiette, large, comme celle de la CSG. Mais on a l’impression que le gouvernement traine cette promesse de 75% comme une douleur dont il veut se débarrasser le plus vite possible. (Source : Rue89)

Autre retournement de veste : Contrairement à ce qui était prévu dans le projet Hollande, les grandes entreprises pourront toujours déduire les intérêts d'emprunt de leur bénéfice à hauteur de 80% (c'était une des mesures fiscales qui devait rapporter le plus : environ 4 milliards). Par conséquent, les PME n'auront pas droit à un impôt réduit, pourtant promis par le candidat à l'élection présidentielle... Dans La Tribune, Ivan Best se demande si Hollande ne préfère pas le CAC 40 aux PME. Source ActuChômage 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande POUVOIR D'ACHAT (Achat de pouvoir) ÉCONOMIE-FINANCES
16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 07:43

 

 

 

Sans oublier qu’un enfant meurt de faim chaque 6 secondes dans le monde, soit plus de 63 millions depuis le début du 21ème siècle

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉCONOMIE-FINANCES
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:02

"Stupéfait" par la décision des Sages de valider, sans passer par une révision constitutionnelle, la règle d'or budgétaire, Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, espère que "François Hollande en appellera au peuple" en convoquant un référendum sur le Pacte européen de stabilité.

Vous attendiez-vous à la décision des Sages, qui ont donné leur feu vert à la règle d'or budgétaire?
Je suis assez stupéfait. Je ne suis pas juriste, mais les Sages ont considéré qu'il n'y a pas besoin de réviser la Constitution alors que la France délègue à l'Europe une partie de sa souveraineté, celle du budget. J'espère que ce n'est pas une décision politique.

Le Conseil constitutionnel s'appuie sur les décisions qu'il a prises par rapport aux traités de Maastricht et Lisbonne…
La différence entre ces textes et celui dont nous débattons aujourd'hui réside dans le caractère contraignant du Pacte européen de stabilité. Si ce dernier est inscrit dans notre droit, la Commission européenne pourra prendre la main sur nos affaires intérieures. L'Etat devra respecter une règle d'or portée à 0,5% du PIB, un taux draconien. De plus, il y a une série de mesures attenant au "six-pack". L'une d'entre elles permet à la Commission européenne d'intervenir en pleine discussion budgétaire nationale pour menacer l'Etat d'une amende. Les budgets nationaux vont être soumis à Bruxelles. Ce n'est pas juste un aménagement des traités de Maastricht et Lisbonne.

Que demandez-vous à François Hollande désormais?
Ce jeudi, il y a eu une décision de constitutionalistes. A présent, le chef de l'Etat doit prendre une décision politique : dans la situation de récession généralisée que nous connaissons, qui menace progressivement tous les pays européens, est-ce que le peuple français ne devrait pas avoir son mot à dire? Ne devrait-il pas valider ou non par référendum ce traité, que François Hollande s'était engagé à modifier en profondeur, ce qui n'a pas été le cas? La suite sur le JDD

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans J-L Mélenchon EUROPE & U.E ÉCONOMIE-FINANCES
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 11:55

 

Le shadow banking, en fait la finance de l’ombre, est peu connu du grand public et semble peu intéresser nos journalistes et analystes en tout genre. Le sujet n’a d’ailleurs, même pas de page Wikipédia en français, ce qui est bien dommage. Heureusement qu’il y a le livre vert de la Commission Européenne du 3 mars 2012 intitulé « Le système bancaire parallèle » pour nous informer. Cette information est tout de même restée relativement confidentielle alors que ce qui est induit par le Shadow Banking est en grande partie l’origine de la crise que les états et les citoyens notamment européens traversent actuellement. Tout cela ne semble être que les prémisses d’une catastrophe économique et sociale majeure …

 

Selon Michel Barnier , Commissaire Européen au Marché Intérieur et aux Services, le Shadow banking représente « entre 25 et 30% des actifs gérés par l'ensemble du système financier » , soit officiellement environ 46.000 milliards d'euros. Cette estimation officielle est largement sous-estimée et Marc Roche, expert financier au Monde, auteur de l’ouvrage « Le capitalisme hors la loi » estime dans une longue interviewaccordée au Monde que «  … la place de ce que j'appelle le "capitalisme hors la loi", c'est-à-dire non réglementé, est désormais supérieure au poids de la sphère financière régulée et transparente. La crise des crédits à risque subprimes de 2008-2009 a accentué le poids de cette économie souterraine, puisque ses acteurs ont pu compenser leurs pertes et garder leurs profits grâce au recours à cette finance parallèle, légale, mais profondément immorale : conflits d'intérêts, évasion fiscale, risques systémiques, impunité et âpreté aux gains. ».

 

A cela Marc Roche rajoute clairement «  Le recours aux paradis fiscaux, aux hors-bilans, auxsociétés offshore, à l'optimisation fiscale, aux liens étroits tissés avec les politiques ont contribué à la crise de 2008-2009 comme à celle de la dette souveraine de nos jours. ».C’est logique, le Shadow Banking siphonne en fait l’économie réelle en détournant délibérément l’argent du circuit traditionnel qui lui est surveillé et taxé.

Marc Roche souligne qu’il fait la navette entre la City et Wall Street depuis des décennies, ce qui le choque le plus est « l‘impunité des banquiers », il ira même plus loin affirmant en fait qu’ « Aucun banquier, même dans les cas de fraudes avérées, n'a été à ce jour inquiété, jugé et condamné … tous retrouvé du travail dans la finance, ont conservé leur retraite et parachutes dorés, et même leur titre nobiliaire dans le cas du Royaume-Uni ». Il fait ensuite un parallèle très intéressant avec « un gamin qui vole une bouteille d'eau pendant les émeutes de cet été écope d'unepeine de prison ferme de six moisen justice expéditive. C'est choquant. »

 

Un tel système parallèle n’a pu autant se développer sans la complicité et la corruption active de nombreux acteurs politiques, économiques et médiatiques. Il est le symbole même du règne de la corruption et de l’énormité des sommes d‘argent soustraites sciemment du système bancaire traditionnel censé aider au développement des hommes et des entreprises. En gros, cet argent clairement immoral est à la fois l’argent de poche du système et son bas de laine.

 

D’où provient tout cet argent est une question légitime et intéressante. Marc Roche nous a éclairé en parlant de hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore, du grand fourre-tout de l’optimisation fiscale. En fait derrière ces beaux mots se cache en fait l’argent détourné aux Etats par le biais de l‘évasion fiscale et autres savantes turpitudes financiarisées, des mafias des drogues et du sexe, des dictatures déchues, les mallettes et pots-de-vin des politiques, industriels et autres corrompus alimentent ce Shadow Banking. On doit également y trouver

une part des milliards d’euros injectés par la BCEpour sauver le système bancaire traditionnel sous couvert d‘aide aux Etats européens. Il est clair qu’il doit être plus fourni en cash, si je puis dire, que le système traditionnel alimenté par le crédit, le travail et la sueur des hommes et des entreprises de l’économie réelle.

 

Le Medef a fait clairement état de sa position à la Direction du Marché Intérieur et des Services de la Commission Européenne le 31 mai dernier dans un un rapport de 5 pages.

Le MEDEF rejoint la Commission Européenne dans « l’objectif d’assurer l’inscription dans le cadre des secteurs d’activités de financements européens de réglementations adaptées ». En fait, le shadow banking est tellement développé qu’il ne reste plus qu’à le légitimer en lui taillant un costume législatif sur mesure. Lire la suite sur No Pasaran Vox Populi 

 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉCONOMIE-FINANCES
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:39

 

 

C’est une des scènes culte du film de Michael Curtiz Casablanca (1942). Entouré par quelques-uns de ses hommes, le capitaine Renault, chef de la police locale, vient fermer le café que tient Rick Blaine (Humphrey Bogart) en lançant à la cantonade : « Je suis choqué, vraiment choqué, de découvrir qu’on joue de l’argent ici ! » Un instant plus tard, un croupier remet une liasse de billets au policier : « Vos gains, monsieur. » Le capitaine remercie en chuchotant, empoche l’argent et ordonne : « Tout le monde dehors, en vitesse ! »

 

Dans le scandale financier relatif à la fixation frauduleuse d’un taux interbancaire britannique — le London InterBank Offered Rate (Libor) —, on hésite à identifier le policier véreux, tant les prétendants au rôle sont nombreux. Chaque jour, une vingtaine de grands établissements financiers (Barclays, Deutsche Bank, HSBC, Bank of America, etc.) fixent le niveau du Libor. Lequel sert d’étalon à des transactions d’un montant total de 800 000 milliards de dollars (non, il n’y a pas d’erreur d’impression), notamment sur le marché des produits dérivés (1). Les sommes en cause sont à ce point pharaoniques qu’elles encouragent la presse non financière à concentrer son attention sur des peccadilles, mais à échelle humaine : parents qui touchent des allocations familiales sans s’assurer de la présence de leurs enfants à l’école, salariés grecs qui complètent leur pauvre ordinaire en travaillant au noir. Haro sur eux ; les foudres des gouvernants et de la Banque centrale européenne leur sont réservées.

 

Bien que la manipulation du Libor puisse paraître compliquée, elle est aussi éclairante que la scène de Casablanca. Soucieuses d’enjoliver leur état de santé afin de lever des fonds à meilleur marché, les grandes banques, dont la parole faisait foi, ont minoré pendant des années le taux auquel elles empruntaient. par Serge Halimi, août 2012 Lire la suite sur Le Monde Diplo 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉCONOMIE-FINANCES
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:36

 

 

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.


Comme l’écrivait Oscar Wilde, une carte sans l’île d’Utopie n’est pas digne d’un regard. Or l’Islande est passée du statut d’enfant chéri du capitalisme tardif à un projet de démocratie réelle, ce qui laisse à penser qu’une carte sans Utopie est non seulement indigne de notre regard, mais qu’en outre elle est mensongère. Le phare d’Utopie, que les marchés le veuillent ou non, à commencé à émettre des signaux d’alerte ténus vers le reste de l’Europe.


L’Islande n’est pas Utopie. On le sait, des royaumes de liberté n’ont pas leur place dans cet empire de la nécessité qu’est le capitalisme tardif. Mais l’Islande est la preuve que le capital ne détient pas toute la vérité sur ce monde, quand bien même il aspire à contrôler toutes les cartes dont on dispose à son sujet.


Par sa décision de freiner la roue tragique des marchés, l’Islande crée un précédent qui peut menacer de casser les reins du capitalisme tardif. Pour l’instant, cette petite île, qui est en train de faire ce qu’on croyait impossible parce qu’irréel, n’est toujours pas plongée dans le chaos, semble-t-il, même si peu d’informations arrivent à filtrer. En effet, nous ne savons presque rien de l’Islande, alors qu’on nous abreuve d’informations sur la Grèce et ses prêts.


L’Islande n’intéresse pas les médias

Pourquoi l’Islande intéresse-t-elle si peu les médias, pourtant censés nous raconter ce qui se passe dans le monde ? Jusqu’à présent, définir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, ce qu’on peut penser et ne pas penser, faire et ne pas faire, était l’apanage du pouvoir. Les cartes cognitives servant à la connaissance de notre monde ont toujours comporté des espaces occultes où réside la barbarie dont se nourrit la domination des élites. L’existence de ces zones aveugles du monde va de pair avec l’élimination de l’adversaire, l’île d’Utopie. Il suffit de relire Walter Benjamin : tout document de culture est en même temps un document de barbarie.


Ce sont ces élites, secondées par des théologiens et des économistes, qui définissent ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Dans le même mouvement, elles indiquent ce qui est réaliste, suivant leur définition de la réalité, et ce qui ne l’est pas – ce qui donc constitue une aberration de la pensée et ne mérite pas qu’on s’y attarde. Autrement dit, ce qu’il faut faire et penser, et ce qu’il ne faut pas faire et ne pas penser. Cette définition est toujours en accord avec ce qui constitue le fondement même du pouvoir et de sa violence : le terrible concept de nécessité. Il faut faire des sacrifices, nous dit-on d’un air accablé. L’ajustement ou la catastrophe inimaginable relèvent de la nécessité. Une chose est sûre, la logique du capitalisme tardif a quelque chose de perversement hégélien : tout ce qui est réel est nécessairement rationnel, et vice-versa. Par Miguel Sanz Loroño/ La suite sur Les Crises 



 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 13:05

 

 

Honnêtement, vous auriez du fric à prêter à un pote en manque, le prêteriez-vous... en lui versant vous-même un taux d’intérêt ? Eh bien, c’est ce que font depuis quelque temps les investisseurs. Ils prêtent à taux d’intérêt négatifs à des pays et à des organismes comme l’Allemagne, la France, la Belgique, le Fonds européen de stabilité financière (FESF)...

Vous proposez un tel deal à votre pote pour qu’il accepte votre pognon et il se marre en s’inquiétant de votre santé mentale, vous êtes bien d’accord ? Frédéric Lordon, dans son dernier billet, rigole aussi et interroge :

« Pourquoi des agents économiques supposément rationnels en viennent-ils à accepter de payer pour prêter ( !) alors qu’ils pourraient simplement rester liquides ? »

« Rester liquides », c’est-à-dire garder leur fric en cash sonnant et trébuchant. La fameuse monnaie fiduciaire, à taux zéro certes – en tout cas pas négatif – et garanti sans risques par définition.

Frédéric Lordon émet trois hypothèses sur l’hérésie de nos sénescents créanciers. Passons sur la première, hautement technique (je m’en voudrais de gâcher vos vacances) – une utilisation collatérale couteuse des titres apportés, que les créanciers chercheraient à s’épargner – et retenons les deux autres, beaucoup plus évidentes pour les cossards estivaux que vous êtes.

Le choix du moindre risque

Si le cash est garanti sans risque, dit Lordon, il n’en va pas de même des institutions (bancaires) où celui-ci est mis au chaud. Que « l’abri » s’écroule et tout le cash se volatilise. Et c’est bien le risque encouru par temps de « Grande perdition ».

Les parieurs que sont les investisseurs savent pertinemment que le cash ne repose sur aucun autre débiteur que la société en général, ce qui leur paraît naturellement plutôt flou, alors que les titres reposent, eux, sur des débiteurs en particulier bien identifiés.

« La disparition de l’intermédiaire custodian [gardien des titres, ndlr] n’atteint en rien cette relation qui se conçoit indépendamment, perdure et continue de produire ses effets (versement du coupon et remboursement du principal) après son éventuelle faillite. » La suite sur Rue89 
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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉCONOMIE-FINANCES
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:02

 

« Le gouvernement gère de main de maître le calendrier du fameux audit sur la situation des finances publiques« , ironise un magistrat de la Cour des comptes. Attendue depuis des semaines, la publication de cet audit est désormais annoncée pour le 2 juillet. A la veille du discours de politique générale du Premier ministre. Et 2 jours avant que le Conseil des ministres adopte le collectif budgétaire.


Ce planning ne doit évidemment rien au hasard. Au cours de la campagne présidentielle, la sortie de cet audit avait été promise pour les premiers jours du futur quinquennat. Le nouveau gouvernement y a renoncé pour ne pas gâcher, avec de mauvaises nouvelles, l’ambiance des législatives. Sa publication a alors été repoussée aux derniers jours de juin. Jusqu’au moment où le gouvernement s’est souvenu que, les 28 et 29, se réunissait un sommet européen lors duquel Hollande devait opposer sa vision de la croissance à celle d’ Angela Merkel. Difficile pour le président français d’y débarquer avec un audit calamiteux et de faire la leçon à une chancelière aux résultats économiques et budgétaires enviés.


Parallèlement à ces petites acrobaties avec l’agenda, Jean-Marc Ayrault a commencé à préparer les esprits au coup de bambou qui s’annonce. La ficelle de l’héritage n’est pas vraiment neuve mais peut toujours servir. A ses visiteurs de Matignon il a multiplié les confidences sur le thème: « La situation est beaucoup plus dégradée que prévu« . Quant au ministre de l’ Economie, Pierre Moscovici, il a fait savoir, le 14 juin sur France 2, qu’il était en train d’ »ajuster ( à la baisse) les prévisions de croissance« . En 2012, son taux devrait être sensiblement inférieur au 0,5% prévu dans le programme de Hollande. Et, dans la foulée, Moscovici d’assurer que la France respecterait l’engagement de réduire son déficit à 4,5% en 2012 et à 3% en 2013. Lire la suite sur Impôts Économie

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉCONOMIE-FINANCES
6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:42

Quatre-vingt-deux magistrats ont cosigné une tribune dans laquelle ils s'alarment de l'abandon de la lutte contre la grande délinquance financière. Voici leur texte et la liste des signataires.

Tandis que le nouveau président de la République s'est engagé à promouvoir une "République exemplaire", le temps nous semble venu d'attirer l'attention sur les mesures indispensables pour renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et ceux qui en ont la charge.

La décennie qui s'achève a vu se déliter les dispositifs de prévention, de détection, d'alerte et de répression de la corruption mis en place dans la période précédente, comme si les exigences de probité et d'égalité de tous devant la loi s'étaient dissoutes dans la crise, comme si le pacte républicain ne passait pas d'abord par la confiance des citoyens dans leurs représentants et les agents publics. Nous affirmons que ce serait une grave erreur de le croire.

 

TROIS OBJECTIFS

Après cette longue période marquée, notamment, par la volonté de dépénaliser à toute force le droit des affaires, par le désengagement des services de l'Etat de ses tâches de contrôle et de détection des manquements aux règles qui régissent les marchés publics - zone de risque majeur en matière de corruption - par la tentative avortée de supprimer le juge d'instruction, par les obstacles dressés par la réforme du secret défense, par l'impuissance des Etats à mettre au pas les paradis fiscaux, par la complaisance trop souvent induite par le statut du parquet, il est urgent de remobiliser la puissance publique sur cet objectif central.

Pour refonder la politique de lutte contre la délinquance financière et la corruption, il n'est nullement besoin de multiplier les nouveaux dispositifs ; il faut d'abord utiliser ceux qui existent et développer leurs attributions, à partir de trois objectifs.

Le premier consiste à se doter de véritables outils de prévention et de détection des atteintes à la probité. En particulier, l'indépendance du Service central de prévention de la corruption (SCPC) devra être renforcée, en le constituant en véritable autorité en charge notamment de l'évaluation des dispositifs anti-corruption mis en place au sein des institutions de l'Etat, des collectivités territoriales et des structures hospitalières. Un organe indépendant de contrôle des marchés publics les plus importants doit aussi impérativement voir le jour.

Le deuxième objectif est de compléter l'arsenal juridique de lutte contre la criminalité économique et financière. Ainsi, une nouvelle infraction d'enrichissement illicite, recommandée par la Convention des Nations unies contre la corruption à laquelle la France est partie, devra être envisagée, qui viendra sanctionner, pour les responsables publics, la non justification de leurs ressources ou de leurs patrimoines. La transposition des traités internationaux concernant les actes de trafic d'influence commis au préjudice d'un Etat étranger devra être assurée, tandis que la jurisprudence de la Cour de cassation sur la prescription des infractions dissimulées, telles que l'abus de bien social, devra être enfin inscrite dans la loi. Lire la suite et voir les signataires sur Le Monde

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans justice prisons ÉCONOMIE-FINANCES
5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 08:09

 

 

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a estimé mercredi 4 juillet 2012 que les fonctionnaires devaient affronter un "grand moment de rigueur", souhaitant qu'ils participent au redressement du pays.

 

« Ce n’est pas une cure d’austérité mais c’est un grand moment de rigueur. Les fonctionnaires sont conscients de l’importance de leur fonction et ont envie que leur pays se redresse, donc ils savent que s’ils y participent, ils peuvent générer aussi leur part de croissance », a dit la ministre sur RTL, évoquant une « situation très dure ».

 

Changer de discours - Interrogée sur le sujet à la sortie du Conseil des ministres, elle en a de nouveau appelé à l’esprit de « responsabilité » des fonctionnaires, soulignant qu’ils jouent « un rôle essentiel » et ne doivent plus se sentir « humiliés » comme ils l’ont été. « Il s’agit de redire aux fonctionnaires qu’ils sont indispensables au redressement de la France », a dit Mme Lebranchu, « qu’on arrête ces discours qui ont été rabâchés pendant des années disant que la fonction publique était inutile ». « En France la force du pays s’est souvent appuyée sur ses services publics et je crois s’appuiera encore sur ses services publics », a-t-elle ajouté.

 

La veille, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait récusé l’idée que le fait de réserver les créations d’emplois publics aux secteurs prioritaires devait s’interpréter comme un « tournant de la rigueur ». Matignon a annoncé que les créations d’emplois publics seraient « réservées à l’enseignement, la police, la gendarmerie et la justice », fixant des objectifs chiffrés « de -2,5% par an sur les autres secteurs ». La suite sur La Gazette des Communes 

 

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