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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:15

Il y a pour moi une énigme Emmanuel Todd. Très médiatique, c'est un intellectuel engagé n'hésitant  pas à sortir de la confortable "neutralité politique" du savant, ce qui est très précieux. Cependant, alors que ses positions hétérodoxes en économie aurait pu l'amener à soutenir (ou du moins à ne pas enfoncer) le Front de gauche, il n'a de cesse de ridiculiser cette formation politique. Sa dernière saillie dans Mariannedépasse les bornes. 

Dans son livre "Après la démocratie" sorti juste après la présidentielle 2007, il effectue un démontage en règle du PS, surnommant les deux principaux protagonistes de "candidats du vide", démontrant l'incompétence des cadres de ce parti, leur effroi de la démocratie, en d'autres termes leur adhésion au néolibéralisme.

L'apparition du Parti de gauche en décembre 2008, qui faisait la même analyse en constatant l'impossibilité de modifier de l'intérieur l'orientation droitière de ce parti, puis celle du Front de gauche en 2009  aboutissant à la présence du candidat commun Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2012, pouvait  laisser penser qu'Emmanuel Todd verrait cette rupture d'un bon œil.

En effet le Front de gauche balayant les thèses en faveur du libre-échange et revendiquant un protectionnisme européen (1), le soutien d'Emmanuel Todd dans cette aventure me semblait acquis. D'où mon étonnement lorsque je constatais durant la pré-campagne puis la campagne présidentielle que non seulement il ne soutenait pas le Front de gauche, mais qu'en plus il lui tapait dessus (2), pour soutenir le...Parti socialiste (3). 

Je n'étais visiblement pas le seul à être étonné, puisque le site arrêt sur images organisa un débat entre les deux hommes pour tenter d'y voir plus clair peu de temps après, en avril 2011 (4). Malheureusement Emmanuel Todd utilisa des phrases toutes faites : "la planification écologique c'est l'île aux enfants", "Mélenchon ignore totalement l'industrie française", "Mélenchon se moquerait de la démocratie", "les sociétés coopératives ne marchent pas", sans aucune argumentation permettant de comprendre toutes ces réserves. L'émission me laissa un goût amer, dévoilant un Todd bien différent de l'intellectuel que je connaissais par ses livres, relativement méprisant et péremptoire. Il poursuivra sa "campagne" en prophétisant un "hollandisme révolutionnaire", après avoir soutenu Moutebourg pendant les primaires, diagnostiquant que Hollande serait le futur Roosevelt, sans autre argument que son autorité supposée (5). 

Très récemment  Emmanuel Todd a été invité par Mariannepour débattre avec Frédéric Lordon (6). Ce dernier effectue un démontage implacable du Parti socialiste, ayant trouvé une dénomination que je trouve particulièrement pertinente pour le qualifier: la droite complexée (prolongements ici). Il appelle logiquement à modifier les catégories médiatiques actuelles de la frontière droite/gauche. Todd exprime immédiatement son accord, puis rajoute comme une évidence: "je ne perçois pas le Parti de gauche comme tellement plus à gauche que le PS. Mélenchon n'a pas de programme économique, il amuse les journalistes et ne convainc pas les électeurs."

Puis il poursuit "Il revient aux intellectuels de construire un projet politique [...]. Les intellectuels vont devoir parler au peuple directement."

Parmi les intellectuels admis, Todd en a cité quelques-uns au début de l'article: Gréau, Jorion, Giraud, Lordon, Sapir, Ramaux, et sous-entendu Todd lui-même.

Cette sentence qui, comme je l'ai montrée, n'est pas un coup de tête mais vient dans la continuité d'un discours depuis au moins deux ans, appelle deux réponses. Par Frédérick Stambach La suite sur Médiapart

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:43
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:40

 

Jean-Luc Mélenchon, interrogé dimanche sur la colère dans le pays dont témoigne la mobilisation contre l’écotaxe, a dénoncé «l’injustice» de l’impôt de manière générale et s’est montré solidaire du «petit patronat qui tire la langue», citant la grogne de l’UPA.

Invité de l’émission «C' Politique» sur France 5, le co-président du Parti de gauche a décrit une société française «en train de se disloquer parce que la manière avec laquelle on lui fait porter la charge est injuste».

«Ce sont les classes moyennes et populaires qui portent tout l’effort», a-t-il enchaîné, «et ça se voit dans la manière dont l’impôt est organisé. (...) Il n’y a que cinq tranches d’impôt (sur le revenu, ndlr) et sur ces cinq tranches-là, vous avez ceux qui produisent, et non pas ceux qui sont dans les très grandes entreprises, (...) pas les très gros salaires parce qu’ils paient moins que les autres».

Et de poursuivre: «Même dans le patronat vous avez un clivage terrible entre les kékés du Medef qui sont des grands seigneurs gorgés d’argent, et le petit patronat qui, lui, tire la langue».

«C’est pas par hasard que vous avez l’UPA (l’organisation patronale des artisans et commerçants) qui elle aussi se met en mouvement contre l’augmentation de la TVA (...)», ces patrons là «voient bien que la ponction qui va être faite sur le pouvoir d’achat des gens (...), c’est des clients en moins pour eux». La suite sur Libération

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:04
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 11:48

Internet est un formidable outil qui nous permet de prolonger notre propre mémoire. Petit tour sur le site du Parti Socialiste  et sa campagne contre la TVA appelée alors TVA Sarkozy...

 

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  • 2 février 2012

Agissez contre la TVA Sarkozy 

 

  • 6 février 2012

David Assouline : «La TVA Sarkozy est une réduction du pouvoir d'achat par foyer de 300 euros»

 

 

  • 7 février 2012

Tous en campagne contre la TVA Sarkozy!

 

  • 13 février 2012

Depuis son annonce, La TVA Sarkozy est dénoncée par le Parti socialiste comme une mesure profondément injuste à l'égard de classes populaires. ici

 

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 18:41

 

 

En reportant l’entrée en vigueur de l’écotaxe pour les poids lourds, le gouvernement Ayrault vient une nouvelle fois de capituler face à des intérêts privés. Mais derrière cette taxe écologique se cache une autre question, qui n’a jamais été soumise au débat public : c’est la première fois que la collecte de l’impôt est confiée à des entreprises privées. Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. Du jamais vu ! Enquête.


Après six ans de reports et d’atermoiements, l’écotaxe poids lourds est devenue un sujet explosif. Et le gouvernement n’en finit plus de s’empêtrer dans des reculades qui le décrédibilisent. Les critiques se focalisent sur le coût de la taxe pour les transporteurs et les agriculteurs. Pourtant, l’essentiel est ailleurs : pour la première fois, la collecte d’un impôt est confiée à des entreprises privées. L’État a fait le choix de déléguer le recouvrement de l’écotaxe à un prestataire, par le biais d’un contrat de partenariat public-privé. Le produit de la perception de la taxe, estimée à 1 200 millions d’euros par an, sera reversé à l’administration des douanes. Une première en matière de fiscalité ! Un système choisi sous Sarkozy et mis en œuvre par un gouvernement socialiste et écologiste... L’écotaxe « s’appuie sur un mode de recouvrement entièrement nouveau et automatisé. A bien des égards, c’est une taxe du XXIe siècle ! », s’enthousiasme la sénatrice UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, dans un rapport remis la Commission des finances en février dernier.


« Un retour à la Ferme Générale de l’Ancien Régime ! », dénonçait la CGT, lorsque le gouvernement Fillon a validé cette option, peu après le Grenelle de l’environnement. Cette externalisation entraine un surcoût pour le contribuable. « L’écotaxe est incontestablement coûteuse », admet Marie-Hélène Des Esgaulx. Sur un total de 1,2 milliard d’euros collectés, environ 280 millions d’euros sont consacrés à la rémunération du prestataire privé qui assure le recouvrement. Soit 23 % [1] ! C’est la taxe la plus coûteuse jamais mise en place ! « A titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu », poursuit le rapport. « Le recouvrement d’un impôt coûte souvent moins de 1% du montant de celui-ci, confirme Philippe Bock, secrétaire général du syndicat Solidaires Douanes. « Pour les services des douanes, la masse salariale coûte un milliard d’euros, pour des rentrées fiscales de 67 milliards d’euros. Le coût de recouvrement de l’écotaxe est complètement prohibitif ! »Cette taxe poids lourds, « c’est service public minimum et profits maximum », résume le syndicat.


Benetton, Goldman Sachs, Thales et SFR, collecteurs d’impôtLa suite sur Bastamag



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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉCONOMIE-FINANCES
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:58

Alors que le gouvernement s’apprête à prolonger de trois ans la rente des autoroutes, Marianne publie un texte signé par la droite comme par la gauche appelant le gouvernement à y renoncer. François Hollande ne le signera pas, lui qui alors candidat, avait pourtant qualifié cette privatisation « d’opération à courte vue » (voir le document en lien). Cet appel est ouvert à vos signatures…

 

Premiers signataires :

Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard (députés européens, coprésidents du Front de gauche), Nicolas Dupont-Aignan (député-maire de Yerres, président de Debout la République), François de Rugy (député de Loire-Atlantique, vice-président d'Europe Ecologie-Les Verts) Emmanuel Maurel (vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, PS), Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice de Paris, PS), Jacques Myard (député-maire de Maisons-Laffitte, UMP).

Après la vente à vil prix par l'Etat du réseau autoroutier français, qui a débuté en 2002 et s'est achevée en 2006, après la prorogation d'un an des concessions en 2011 sous un prétexte environnemental, le gouvernement Ayrault entend finaliser son plan de relance autoroutier en prolongeant une nouvelle fois, de trois ans, la durée d'exploitation de nos autoroutes par leurs actuels concessionnaires. Il reporte ainsi à 2033 en moyenne la fin des concessions dont disposent les groupes Vinci, Eiffage et Albertis.

En contrepartie, ceux-là devraient prendre à leur charge une vingtaine de projets d'aménagement de sections autoroutières autour de grandes villes, de liaisons entre des autoroutes existantes, ou encore la mise aux normes de sections existantes. L'ensemble devrait représenter un montant de 3,7 milliards d'euros.


Nous, élus soucieux des deniers publicsmais aussi de la préservation du patrimoine national, ne pouvons accepter une nouvelle démission de la puissance publique alors que les groupes concessionnaires n'ont pas respecté leurs obligations. Un rapport, pour l'heure « officieux », commandé à deux hauts fonctionnaires, a alerté les pouvoirs publics sur cette situation ; pourtant, les bases de l'actuelle négociation restent inchangées, ne prenant pas en compte ces manquements des concessionnaires. De son côté, la Cour des comptes a dénoncé à de nombreuses reprises l'incapacité de l'Etat à imposer aux concessionnaires le respect de leurs obligations, constatant notamment des tarifs manipulés et une qualité des chaussées dégradée.

Pourtant, les recettes générées par l'exploitation des concessions autoroutièresdonnent lieu chaque année à de très substantiels profits : plus de 2 milliards d'euros de bénéfices net pour un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros en 2012.

C'est cet incroyable cadeau que s'apprête à renouveler l'Etat, au profit de ces grands groupes du secteur peu respectueux de leurs engagements. La quasi-totalité de leurs investissements passés sera intégralement remboursée dans les dix prochaines années. A l'horizon 2030, au rythme de l'évolution actuelle des tarifs et de la progression du trafic, chaque année d'exploitation devrait donc leur rapporter 10 milliards d'euros, et presque autant de bénéfices.

Ce sont donc entre 5 et 7 milliards d'euros net d'impôt chaque année pour une période de trois années supplémentaires que l'Etat s'apprête à offrir, soit 18 milliards d'euros d'ici à vingt ans. Soit l'équivalent d'un enrichissement immédiat de 6 à 9 milliards d'euros pour les groupes propriétaires des concessions, et un appauvrissement du même ordre de l'Etat. La suite et lke document sur Marianne

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande ÉCONOMIE-FINANCES
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:39
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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans J-L Mélenchon ÉCONOMIE-FINANCES
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 06:41
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 07:16

En France, les présidents ont toujours vécu dans le luxe. Les dépenses de l'Elysée n'ont jamais été contrôlées. Aujourd'hui, François Hollande souhaite faire des économies. Du moins, un peu.

Situé à côté du PC Jupiter – le poste de commandement du feu nucléaire installé sous les jardins de l'Elysée - se trouve un des lieux les plus secrets du palais présidentiel : ses caves. Près de 15 000 bouteilles des meilleurs crus français – Châteaux Petrus, Figeac, Ausaune et Yquem - sont entreposées sous ces voûtes.

Depuis 2007, c'est une femme, Virginie Routis, qui choisit quels vins auront l'honneur de la table présidentielle. La chef sommelière de l'Elysée n'est toutefois pas autorisée à faire trop de confidences. Elle dira seulement que tous les vins sont français et qu'ils coûtent moins cher qu'à une certaine époque.

 

Un budget royal

La Cour des comptes a déjà complimenté le président Hollande pour les six millions d'euros qu'il a permis d'épargner au bout d'un an de mandat en économisant non seulement sur les vins, mais aussi sur les frais de bouche de ses réceptions, les décorations florales, les voyages et autres dépenses. Et pourtant, on ne peut pas dire que le président se soit tellement serré la ceinture. Avec un budget annuel de 102,9 millions d'euros, il peut encore dépenser plus du double que la reine d'Angleterre.

De fait, les présidents français, qui gouvernent depuis le “palais” de l'Elysée, ont longtemps pu régner comme des rois sans couronne. Jusqu'en 2008, les dépenses présidentielles échappaient à tout contrôle. Les diverses majorités au Parlement approuvaient le budget de l'Elysée sans jamais poser trop de questions. Cela ne se faisait tout simplement pas de surveiller les comptes du monarque républicain. Charles de Gaulle jugeait inutile de faire contrôler ses dépenses, et il faut dire que dans son cas, cela n'était pas nécessaire : le général faisait même établir les factures d'électricité de ses appartements privés à l'Elysée et les réglait de sa poche.

Tous ses successeurs n'eurent toutefois pas la même élégance et finirent par céder au cérémonial de cour inspiré par tant de lustres, de colonnes dorées, de pilastres, de damas et de marbres.

 

Un luxe qui semble plaire à Hollande

Aujourd'hui encore, le président français peut se sentir comme un être élu, constamment devancé par un laquais en livrée, arborant chaîne en or et gants blancs, chargé d'annoncer solennellement : "Monsieur le Président". Les journalistes, dont certains l'avaient traité "d'incapable" en une de leurs journaux, se lèvent désormais respectueusement chaque fois que le président arrive pour une conférence de presse. François Hollande, qui avait promis durant sa campagne d'être un président “normal”, apprécie manifestement toutes ces marques de respect. Alors qu'il s'était engagé, en tant que candidat, à résister aux coulisses monarchiques, le président Hollande s'est bel bien mis en scène, le 14 juillet dernier, devant les allées fraîchement sablées de l'Elysée.

Le président s'accommode dorénavant aussi d'autres privilèges liés à son statut. En 2007, lorsque Nicolas Sarkozy avait investi le pavillon de la Lanterne, non loin du château de Versailles, François Hollande n'avait pas manqué de souligner ses mauvaises manières. Aujourd'hui, il y a lui-même élu domicile après y avoir installé une piscine et un cour de tennis. Et son Premier ministre n'a rien à dire non plus. Cette décision a bien fait tiquer la cour des comptes, mais voilà, il n'y a pas de règles, seulement des coutumes. Et l'une d'elles mettait le pavillon de la Lanterne à la disposition du Premier ministre. La suite sur Courrier international

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