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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 17:38

Une subvention de 400 000 euros accordée par la mairie de Marseille à un concert payant de David Guetta crée la polémique. L'opposition municipale a saisi le préfet des Bouches-du-Rhône.

Le groupe Europe Ecologie-Les Verts à la mairie de Marseille a indiqué vendredi avoir adressé jeudi une lettre au préfet des Bouches-du-Rhône pour attirer son attention sur cette subvention. Le député-maire socialiste du 1er secteur de Marseille, Patrick Mennucci, avait déjà effectué la même démarche. 

L'opposition s’insurge contre la décision de la mairie d’accorder une subvention de 400 000 euros à ce concert payant tout en mettant gratuitement le parc à disposition de David Guetta. «Subventionner un concert payant, inaccessible dans ces temps de crise à la majorité de nos concitoyens scandalise beaucoup de Marseillais», écrivent les élus dans ce courrier, soulignant que les places coûteront entre 44 et 59€.

Ils dénoncent également «les conditions dans lesquelles cette délibération a été prise» lors du Conseil Municipal du 10 Décembre dernier, avec un «rapport présenté en fin de conseil, à la sauvette» et «en l’absence d’une grande partie des Conseillers de l’opposition à la suite d’un incident de séance».

Une pétition lancée sur le site change.org avait par ailleurs recueilli 12 690 signatures vendredi, tandis que le collectif d’artistes Alter off dénonçait une subvention qui «n’est malheureusement qu’un élément de plus à la liste du gâchis et de l’argent gaspillé à l’occasion de 2013, ainsi qu’une nouvelle preuve de la piètre conception de certains de ce qu’est la culture». La suite sur Libération

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:28
Sitôt nommé, sitôt réévalué ! Fraîchement nommé à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) par François Hollande, Olivier Schrameck voit sa rémunération à la tête de l’autorité presque multipliée par deux passant de 55 307 euros par an à 100 500 euros.

Un arrêté du 1er février 2013, paru au Journal officielce jour (02/02), vient en effet de modifier l’arrêté du 26 novembre 2002 pris en application du décret n° 2002-1377 du 26 novembre 2002 relatif au régime indemnitaire du président et des membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le texte prévoit que le montant annuel de l’indemnité de fonction allouée au président du CSA, est dorénavant fixé à 100 500 euros, soit 8 375 euros par mois. La suite sur Comptes publics


Arrêté du 1er février 2013

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:50

Les allégements atteignent 30 milliards en 2010. Les deux tiers servent à réduire le coût du travail peu qualifié. 

Pas un record, mais presque. Le montant des exonérations de charges sociales a atteint, en 2010, la somme rondelette de 30 milliards d'euros. Soit une progression de 55% en neuf ans. Le chiffre publié jeudi par l'Acoss -la fédération nationale des Urssaf- est en diminution de 2,3% par rapport à 2008, où il avait dépassé 30,7 milliards. Mais il reste impressionnant puisqu'il représente plus de 10% du total des cotisations dues par les salariés et les employeurs à la Sécurité sociale. La plupart des exonérations concernant plutôt la part patronale, les entreprises sont dispensées de payer 20% des cotisations qu'elles doivent théoriquement.

Le gros morceau concerne des «mesures générales d'encouragement» à la création d'emplois et au pouvoir d'achat . Un peu moins de 21 milliards d'euros,d'abord, ont été engloutis dans des allégements de charges patronales sur les bas salaires (dits allégements Fillon), un montant en hausse de 44% depuis 2002. Ce mécanisme vise à diminuer le coût du travail pour les emplois rémunérés entre 1 smic (qui ne supportent plus aucune cotisation patronale) et 1,6 smic, afin de les rendre plus compétitifs. Plusieurs études, notamment de la Cour des comptes, ont montré l'utilité de ces ristournes. Leur suppression reviendrait à renchérir le coût du travail peu qualifié et entraînerait la suppression, selon les économistes, de centaines de milliers d'emplois. Sauf à alléger le montant des charges elles-mêmes en transférant le financement de la Sécu vers l'impôt sur le revenu ou la TVA.

Dans la même catégorie se trouvent les exonérations de charges au titre des heures supplémentaires déclarées. Leur montant, qui avoisine 3 milliards d'euros par an, a progressé de 5% depuis 2008, première année de pleine application de la mesure phare du programme de Nicolas Sarkozy, symbolisant son «travailler plus pour gagner plus».

 

Une deuxième catégorie d'exonérations (7,5% du total) concerne les «mesures en faveur de publics particuliers». Outre les ristournes pour l'embauche de jeunes en apprentissage (960 millions en 2010), il s'agit essentiellement des exonérations de charges liées aux contrats aidés. Leur montant, en baisse de 11% en neuf ans, dépasse aujourd'hui 1,1 milliard d'euros. Cette subvention de l'État sert aujourd'hui, pour 80% de l'enveloppe, à financer des contrats aidés dans les collectivités territoriales, les administrations, les hôpitaux ou les associations (le solde concerne des contrats aidés en entreprise), contre 60% il y a neuf ans.

L'État compense 90% du manque à gagner à la Sécu La suite sur Le Figaro 

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Note personnelle :

 

Voilà encore des économies à réaliser. Plus il y a d'exonération et plus l'impôt augmente. Paradoxe c'est le salarié qui profite le moins, car il s'agit souvent d'emplois payés juste au minimum du SMIC. Or le SMIC permet de régler son loyer (environ 1/3), les factures courantes (énergie, eau, transports).

Bref il reste bien peu pour consommer, donc pour relancer l'économie. C'est l'histoire du chien qui se mord la queue !

 

Quant à dire que sans ces exonérations, les patrons n'embaucheraient pas est une ineptie : un patron a besoin de ses employés. S'il peut éventuellement travailler à la place d'un ouvrier (à condition qu'il sache faire), il ne peut en remplacer 10 voire plus... Enfin, s'il a besoin d'un salarié, c'est qu'il produit par son travail une plus value, qui va lui rapporter.

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:33

 

Puisque la France prend toujours l'Allemagne en exemple et que nos hommes politiques nous parlent sans cesse du modèle allemand,

 

QUELQUES PRÉCISIONS...

 

 

 

FRANCE

ALLEMAGNE

Gouvernement

1 Président de la République

1 Premier Ministre

25 Ministres

9 Secrétaires d'État

1 Chancelier(e)

-

8 Ministres

-

Coût d'un Ministre

17 millions d'€

 

Le soir après le « boulot »

Le 1er Ministre se détend dans son logement de fonction (310m²) à Matignon.

Ses collègues regagnent en limousines les hôtels particuliers que la République met généreusement à leur disposition.

Angela MERCKEL rentre dans son appartement, dont elle paie le loyer, les factures d'eau et d'électricité, comme chacun de ses 8 Ministres

Personnel

906 personnes travaillent à la Présidence de la République

Environ 300 personnes

Parc automobile

Élysée : 121 véhicules

Chancellerie : 37 véhicules

Déplacements

1 Airbus A330-200

2 Falcon 7X

2 Falcon 900

2 Falcon 50

3 Hélicoptères Super Puma etc..

Systématiquement en train ou sur des lignes aériennes régulières.

Salaires

Président de la République :

21 026€

Angela MERCKEL :

15 830€

Budget

L’Élysée culmine à :

113 000 000€

Chancellerie :

36 400 000€

 

On commence quand Messieurs les hommes politiques ?

 

Moi je suis pour qu'on copie les idées, surtout si elles sont bonnes (pour notre économie)

 

AU LIEU DE TAXER LES RETRAITÉS AYANT TRAVAILLÉ PLUS DE 40 HEURES PAR SEMAINE ET COTISÉ PENDANT PLUS DE 40 ANS.

Source M'Pep 59 Sud

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:15

Owni a extrait une liste partielle des bénéficiaires de 150 millions d'euros accordés au titre de la réserve parlementaire, où apparaissent de potentiels conflits d'intérêt. En partenariat avec l'association Anticor, et en attendant la publication intégrale de ces dépenses discrétionnaires, nous proposons à chacun de se plonger dans ce document. Après l'avoir épluché.

 

150 millions d’euros échappent chaque année à la publication du budget. Sous le titre de “programme 122″ (concours spécifiques et administration) et de multiples programmes ministériels, environ 60 millions sont ainsi attribués et dépensés par les sénateurs et 90 millions par les députés sans que soit publiée la liste des enveloppes ni le reçu des sommes engagées. Faute de disposer d’un document intégral, Owni s’est tourné vers l’annexe au projet de loi de Finances 2013 [pdf] portant sur “l’effort financier de l’État en faveur des associations”, un des deux postes de dépense autorisé pour la réserve parlementaire avec les investissements pour les collectivités locales. En “scrapant” ce document pour récupérer les données correspondant à l’objectif “réserve parlementaire” pour l’année 2011, nous avons pu reconstituer une liste partielle mais riche d’informations des récipiendaires de ce mystérieux programme. Nous vous la restituons ci-dessous et vous invitons à la consulter en document partagé sur Google Drive, liste classée par ordre alphabétique des associations ou par ordre décroissant de montant.

 

Je vous laisse découvrir cette liste et la suite de l'article sur OWNI

 

On peut lire dans un autre article (ici) 

« Le président de l'Assemblée a également sondé les députés socialistes sur une éventuelle suppression de la réserve parlementaire, que réclame par exemple René Dosière. La majorité des élus ont refusé d'envisager une telle hypothèse.

 

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Le scandale n'est pas tant dans l'utilisation plus ou moins opaque de cette « réserve », que dans le fait même qu'elle existe dans un pays démocratique.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:11

Les gaspillages en communication de la SNCF

 

Guillaume Pepy, dont le mandat ( de 5 ans) à la tête de la SNCF arrive à échéance à la fin de février, voyait sa reconduction en bonne voie.

 

Mais la publication, le 13 février, du rapport public annuel de la Cour des comptes est susceptible de troubler le jeu. Un chapitre de ce rapport est consacré aux dépenses de communication de la SNCF et à l’usage qu’en fait son président.

 

En une trentaine de pages, les magistrats de la Rue Cambon étrillent “des opérations dispendieuses, des marchés irréguliers“, des “procédures d’achat en infraction avec les règles de la concurrence” qui concernent “71% des 41 opérations de communication les plus importantes réalisées par la SNCF depuis 2007“. Ils dénoncent “le pilotage et le suivi des dépenses [qui] souffrent de la faiblesse de la programmation budgétaire, de lacunes dans le suivi comptable, de l’insuffisance d’anticipation des opérations et de l’inexistence de bilans annuels“. Tout cela pour un montant “difficile à chiffrer“, reconnait la Cour, qui avance tout de même “une moyenne” de 210 millions d’euros par an.

 

Pepy ne regarde pas à la dépense lorsqu’il faut soigner ses collaborateurs et les éblouir. Les 600 cadres ( parmi les 245 000 salariés) qui l’ont accompagné, en septembre 2011, pour un “séminaire de travail” de 4 jours à Tanger ( Maroc) s’en souviennent. La Cour des comptes a chiffré la sauterie à 2,7 millions d’euros. Soit 1430 euros par personne et par jour ! Et encore, sans compter l’ iPad 2 offert à chaque “manager opérationnel”. En revanche, le dîner à 314 euros par tête est inclus dans la facture. A ce tarif là, on espère que les chanceux ont eu droit à autre chose qu’à un sandwich de la SNCF…

 

Comme l’ Elysée lors des traditionnels cérémonies de voeux, la SNCF sait sortir du train-train. A chaque début d’année, Pepy régale 3 bonnes centaines de convives: cadres, élus, journalistes, clients et autres décideurs triés sur le volet. Montant de ces gâteries en janvier 2009: 660 000 euros, “sans mise en concurrence justifiée“, relève la Cour. En janvier 2010: 891 585 euros, toujours sans mise en concurrence. La douloureuse tombe à 668 700 euros en 2011, mais, une fois de plus, sans le moindre “respect des règles élémentaires de la procédure d’achat“, observent les magistrats. La suite sur Observatoire des subventions

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:36

Puisqu'il faut faire des économies, chiche !

On apprenait que les sessions de nuit à l'Assemblée Nationale, coûteraient environ 50 000€ de l'heure !(voir le rapport de l'IFRAP page 7*) Mais on apprenait également de la bouche de Claude Bartelone, "Nous ne réclamerons pas un euro : nous ferons des économies sur d'autres postes de dépenses."

Comme par hasard, Marylise Lebranchu annonce la stagnation du point d'indice des fonctionnaires pour  cette année encore. Tout comme en 2012 et en 2011. La dernière augmentation de 0,5% date de 2010.

 

Bon ! Maintenant que M Bartolone a trouvé où faire des économies faisons un petit tour des « royales » dépenses de nos parlementaires.

 

SÉNAT

 

Réserve parlementaire : 58 millions €

Salaire : 13 340€/ mois ou 160 080€/an

Rémunération des collaborateurs, accès à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe... :7548€/mois ou 90 576€/an

Ils sont 348

soit une enveloppe globale annuelle d'environ : 145 228 288€

 

ASSEMBLÉE NATIONALE :

Fonctionnaires au nombre de 1250 payés entre 5 000 et 20 000€/mois ici

 

A noter : Le nombre de fonctionnaires a plus que doublé de 1960 à 2010

 

Députés

  • Réserve parlementaire 130 000€/an pour le député du Nord Vaucluse ici

Rappel de 2010, Le tableau

A quoi ça sert ? Réponse ici, page 14

 

La réserve globale pour 2012 était de 90 millions€

 

Nota bene : un président de commission peut toucher une moyenne de 300 000€ ; le président de la « commission finances » peut toucher plus d'1 million de subventions (IFRAP page 11 *)

 

Sans oublier :

  • Le salaire brut 13 512/mois soit 162 144€/an

  • L'IRFM* qui a baissé du 10% à la nouvelle mandature : 5772€/ mois ou 69 264€/an

*l'IRFM sert à faire face aux dépenses liées à l'exercice de leur mandat (location d'une permanence, défraiement des restos, etc.)

Une réserve pour le salaire des collaborateurs (entre 1 et 5) : 9.138 euros brut ou 109 656€/an

Total par député : 341 064 (revenu, IRFM et collaborateurs)

 

Comme ils sont 577, cela fait:196 783 928€/ an

Auxquels il convient d'ajouter les 90 millions de réserve parlementaire, soit:


286 783 928 € chaque année.

 

  • Total pour les deux assemblées : un peu plus de 432 millions chaque année.

 

Chômage du député :

 

Le député doit verser 27,57 € chaque mois pour obtenir des droits à :

Allocation de chômage dont la durée de versement est limitée à 3 ans au maximum et est dégressive : montant égal à 100 % de l’indemnité pour le 1er semestre puis

70 % le 2e semestre,

50 % le 3e semestre,

40 % le 4e semestre,

30 % le 5e semestre et

20 % le 6e semestre.

 

Faisons une comparaison avec l'Allemagne - puisque c'est à la mode - concernant les salaires des simples employés, tout comme le nombre d'heures travaillées :

 

  • Nombre d'habitants

Allemagne : 83 millions

France : 65 millions

  • Nombre de députés :

Bundestag : 620

Assemblée Nationale : 577

  • Chaque député représente :

Bundestag : 134 000 habitants

Assemblée Nationale : 112 000 habitants

  • Charge de rémunérations :

Bundestag : 70,013

Assemblée Nationale : 126,073

  • Charges sociales et diverses :

Bundestag : 44,7

Assemblée Nationale : 44,301

  • Nombre de fonctionnaires :

Bundestag :  1 329

Assemblée Nationale :  1 351

  • Montant moyen des rémunérations/ agent et par mois ( 77% de plus en France qu'en Allemagne) :

Bundestag : 4390

Assemblée Nationale : 7 777

 

Alors les économies ? Pas cap'

 

VMH

 

Rapport IFRAP

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:34

Le président Michel Vauzelle a retiré sa délégation à Luc Léandri, membre du Parti de gauche qui avait voté contre le budget 2013. Cet acte entérine un désaccord dans sa majorité sur une politique jugée "austéritaire" et présage d'un débat tendu autour du prochain exercice, sur fond d'élections en 2014.

 

La sanction a mis quelque temps à tomber, mais le conseiller régional Luc Léandri s'est finalement vu retirer fin janvier sa délégation au handicap et à la dépendance. Ce membre du Parti de gauche avait poussé sa désapprobation du budget de l'institution jusqu'à voter contre, profitant de la liberté laissée par son groupe.

 

L'adoption le 14 décembre de cet exercice 2013 - qualifié par le président socialiste Michel Vauzelle de "très difficile à élaborer" - avait également été marquée par les abstentions de trois élus Front de gauche et du quart des écologistes. "La vote du budget est un acte politique majeur, par sa décision Luc Léandri s'est donc placé de lui-même en dehors de la majorité, donc de l'exécutif", nous confirme le conseil régional.

 

Michel Vauzelle avait déjà sévi en retirant ses fonctions à Sébastien Jibrayel, mais l'incident s'apparentait davantage à un imbroglio. Celui-ci est bien plus significatif et met en lumière des dissensions autour d'une politique régionale qui prend selon Luc Léandri "la voie de l'austérité". L'élu varois dénonce un budget "construit par des techniciens pour satisfaire les critères des agences de notation", suite à l'emprunt obligataire lancé par le conseil régional.

 

Le Front de gauche demande à Vauzelle de reculer

 

Au groupe Front de gauche, loin de désavouer ce dernier, on prépare une lettre au président pour lui demander de revenir sur sa décision. "La sanction est pour nous à l'encontre de l'ensemble du groupe, qui a travaillé et fait des propositions qui n'ont pas été retenues, même si la copie votée avait évolué depuis celle qui nous avait été présentée en septembre", justifie Jean-Marc Coppola, vice-président PCF délégué aux lycées.

 

L'élu marseillais reconnaît que "c'est l'usage, la règle" de considérer le vote du budget comme un acte fondateur d'une majorité, "mais cela fait partie des choses qu'il faut rénover. On ne peut pas parler de démocratie et avoir une position aussi autoritaire. [L'exécutif] ferait mieux de travailler sur des solutions et la manière de prendre en compte ce que peut dire une composante de la majorité." Luc Léandri, sans vouloir "se poser en martyr car j'assume mon vote", s'étonne de "ne pas avoir été reçu en entretien par le président ni son directeur de cabinet pour en discuter".

 

2014, nouveau budget et année électorale La suite sur Marsactu

 

Pour aller plus loin

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:15

D'ACCORD, on ne fait pas fortune en politique. Mais certains élus ne manquent pas d'imagination pour traquer les failles d'un système très encadré afin d'accroître leur patrimoine ou d'embellir leur quotidien. Ficelles grossières ou ruses de Sioux, revue de détail de ces "petits plus" électifs.

 

MULTIPLIER LES MANDATS

Siéger plus pour gagner plus ! Remaniée à la sauce politique, la formule sarkozyste fait des émules chez les élus. De tous bords et de toutes assemblées. Pratiquement neuf députés sur dix cumulent leur mandat parlementaire avec un poste d'élu local. La loi pose tout de même une limite aux collectionneurs d'écharpes tricolores : ils ne peuvent pas occuper plus de deux mandats. Mais l'élu a tout loisir d'utiliser la ruse "multicarte" de l'intercommunalité : les fonctions de président ou de vice-président des communautés urbaines et des syndicaux communaux n'entrent pas dans le cadre de la loi anticumul. Les élus locaux s'en donnent alors à coeur joie. "En moyenne, un conseiller territorial siège dans cinq syndicats intercommunaux", recense avec un malin plaisir Patrick Le Lidec, chercheur au CNRS.

Cas d'école : Bernard Grasset. Maire PS de Rochefort (Charente-Maritime), il siège comme vice-président au conseil régional de Poitou-Charentes et dirige la communauté d'agglomération du Pays rochefortais. Pour ne pas s'ennuyer, il occupe aussi le poste de vice-président d'un syndicat mixte local. Ainsi, avec un peu d'influence dans le pays et une bonne dose d'ambition, l'édile d'une ville moyenne payé 3 500 euros peut atteindre le plafond de rémunération de 8 272 euros (une fois et demie l'indemnité d'un parlementaire) imposé à tous les élus français.

 

DEVENIR PROPRIÉTAIRE AUX FRAIS DE L'ÉTAT

L'immobilier reste le placement privilégié des Français. Des parlementaires aussi. Bernard Depierre, député UMP de Côte-d'Or, a ainsi installé sa permanence parlementaire dans un beau cinq-pièces au coeur de Dijon. "Je ne trouvais rien à louer", plaide-t-il. En toute légalité, sénateurs et députés peuvent ainsi se constituer un patrimoine immobilier aux frais de la princesse.

La technique est rodée : faire passer sur le compte de l'indemnité représentative de frais de mandat - la fameuse IRFM - le crédit lié à l'achat d'un logement qui servira ensuite de permanence parlementaire. En théorie, cette indemnité, d'un montant de 6 412 euros par mois, sert à couvrir toutes les dépenses associées à l'exercice du mandat, des frais de bouche aux costumes griffés en passant par la location de bureaux. Sauf que le système souffre d'une faille béante : lorsque le crédit est remboursé, le local en question n'appartient pas à la République, mais à l'élu. Bilan de l'opération : un prêt sur dix ans et une réélection, et voilà le patrimoine accru grâce aux deniers publics.

Certains poussent même le vice, une fois la dette acquittée, jusqu'à se louer le logement. "Quelques vieux piliers du Sénat sont propriétaires de coquets pied-à-terre à Paris", dénonce Alain Anziani, sénateur PS de la Gironde. Le questeur socialiste de l'Assemblée nationale, Marylise Lebranchu, a aussi acheté ses locaux de Morlaix avec un crédit qui ampute son IRFM de près de 700 euros par mois. "Les électeurs sont au courant, et personne ne s'en émeut", affirme-t-elle tout naturellement.

 

RUSER AVEC SES NOTES DE FRAIS

Michel Vauzelle, député socialiste des Bouches-du-Rhône et président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a bien failli céder à un curieux mélange des genres. L'ancien garde des Sceaux souhaitait en effet installer ses assistants parlementaires dans une annexe du conseil régional, à Arles. Une façon d'économiser la location d'une permanence. Un simple rappel à l'ordre du questeur de l'Assemblée, l'UMP Richard Mallié, aura suffi à lui faire abandonner son projet.

Mais cette péripétie en apparence anodine illustre à merveille l'aptitude de nos élus à jongler avec les notes de frais. Les parlementaires cumulards ont évidemment la martingale : imputer sur d'autres budgets, notamment locaux, des dépenses qui auraient normalement dû grignoter leur IRFM. "Au bout du compte, les as du cumul ont beaucoup plus de moyens que les autres, et pour certains l'IRFM sert de salaire déguisé", s'enflamme Lionel Tardy, député UMP de l'Isère. Le flou est d'autant mieux entretenu que cette indemnité n'est soumise à aucun contrôle, ni du fisc, ni du Parlement.

Malgré une réglementation stricte, certains essaient de ruser pour améliorer leurs revenus ou leur patrimoine. Florilège de petites combines lucratives. La suite sur l'Expansion :

Page 2 : GÉRER LE MANDAT EN FAMILLE, RÉCOMPENSER DES PROCHES 

Page 3 : SOIGNER SA RETRAITE, DEVENIR AVOCAT 

Page 4 : TRAVAILLER "HORS MANDAT", L'ARMÉE MEXICAINE DE L'INTERCOMMUNALITÉ 

 

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Note personnelle :

Cet article date de fin mars 2011. J'espère ardemment que le « changement c'est maintenant » !

Ne sont-ce pas les élus qui nous rappellent à chaque débat médiatique : « il faut faire des économies !! »(?)

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:08

 

Éric TOUSSAINT

 

« Comme l’a écrit The Economist fin 2006 : "Ayant connu une croissance annuelle de 3,2% par tête depuis 2000, l’économie mondiale est en passe de traverser sa meilleure décennie de tous les temps. Si elle continue à ce rythme, elle fera mieux que dans les années 1960 et 1970, réputées idylliques. Le capitalisme de marché, le moteur qui fait tourner le gros de l’économie mondiale, semble bien remplir sa fonction." » |1| Alan Greenspan


L’objectif n°1 des gouvernants : éviter un nouveau krach financier et bancaire qui pourrait se révéler pire que celui de septembre 2008


Comme nous l’avons vu dans les parties précédentes, les grandes banques centrales (BCE, Banque d’Angleterre, Fed aux États-Unis, Banque nationale de Suisse) prêtent massivement aux banques à très bas taux d’intérêt afin d’éviter des faillites. Sans cette ligne de crédit illimitée, une grande partie des banques seraient en cessation de paiement. Sans l’intervention massive des banques centrales et des gouvernements, les grandes banques privées se seraient effondrées. Le cumul des prêts des banques centrales aux banques privées depuis 2007 dépasse de loin la somme de 20 000 milliards de dollars. Si on se limite à l’Union européenne, les aides accordées par les pouvoirs publics aux banques ne s’arrêtent pas à des crédits illimités à très bas taux d’intérêt, il faut y ajouter, pour la période d’octobre 2008 à décembre 2011, des garanties accordées pour assumer les dettes bancaires en cas de nécessité, pour un montant de 1 174 milliards d’euros (soit 9,3% du PIB de l’UE |2|) et des injections de capitaux publics dans le capital des banques au sein de l’UE pour 442 milliards d’euros (3,5 % du PIB de l’UE). Il faut également y ajouter :

  • la baisse des recettes fiscales, vu que les banques déclarent des pertes qui leur permettent d’éviter pendant plusieurs années de payer des impôts même lorsqu’elles font des bénéfices par la suite |3| ;
  • la décision de n’exercer aucune véritable répression dans les nombreux délits financiers commis par les banques et malgré les dommages que leurs actes ont causés à la société |4| ;
  • le refus de prendre des mesures contraignantes qui imposent aux institutions financières une véritable discipline afin d’éviter la reproduction de crises bancaires |5|. La suite sur Le Grand soir

 

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 compteur

Campagne 2017

Photos Campagnes

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