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Qui a tué nos villages ?

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:25

 

 

En répondant à une question du rapporteur de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, le PDG de la Société Générale a livré un chiffre qui a mis en émoi les députés présents.

 

Ambiance ce matin dans la salle 6350 de l’Assemblée Nationale. La commission des Finances auditionnait Jean-Paul Chifflet, directeur général du Crédit Agricole, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas et Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. Histoire de connaître leur point de vue sur le projet de loi de "séparation" des activités bancaires, dont l’objet est d’isoler dans une filiale les activités "non utiles au financement de l’économie".


Après des exposés lénifiants des trois banquiers, Karine Berger prend la parole: "je suis un peu étonnée, j’ai l’impression que vous n’êtes pas spécialement gênés par cette loi." Elle n’en reste pas là et demande notamment aux trois banquiers de bien vouloir lui dire quelle part ces activités spéculatives représentent dans les revenus de la BFI (abréviation de "banque de financement et d'investissement", à savoir les activités dédiées aux entreprises souhaitant avoir accès aux marchés financiers ainsi que le conseil en fusion et acquisition) et dans ceux totaux de la banque. Un brin agacée, car elle a demandé ces chiffres à la Fédération bancaire française (FBF), qui ne lui a toujours par répondu.


A quoi sert une loi qui ne concerne que 1% de l'activité des banques ?

C’est Frédéric Oudéa qui répond, les autres, courageux mais pas téméraires, préférant se taire. "Cela représente entre 3 et 5% de nos activités de BFI, qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque." Agitation dans la salle. Pas besoin de calculette pour trouver que cela fait 0,75% (5% de 15%) des revenus totaux de la banque. Emoi: "alors cela veut dire que 99% de vos activités ne seront pas concernées par la loi?" Réponse d'Oudéa: "ce sera au superviseur d’en décider, moi je n’en sais rien."

 -> Lire le portrait du patron de la Société Générale

Le mal était fait. Car évidemment, la question était sur toutes les lèvres: à quoi sert cette loi si elle ne concerne que 1% de l’activité des banques? "Je vous remercie de nous avoir donné ce chiffre M. Oudéa, nous allons réfléchir à remplir un peu plus cette future filiale", lance un député.


Christian Noyer se perd dans les chiffres

Le chiffre travaillant sérieusement les députés, c’est au gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, auditionné après les députés, qu’on repose la question. "J’avais plutôt en tête entre 5 et 10%, je ne vois pas comment cette banque arrive à 1%". "Mais 10% de quoi?", demande Karine Berger. Silence. Le gouverneur ne sait plus, ne se souvient plus. Les députés hallucinent.


Christian Noyer se penche vers Danièle Nouy, patronne de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP): "ah oui, c’est bien de la BFI", finit-il par reconnaître. Il confirme donc le chiffre de Frédéric Oudéa. Pour essayer de faire bonne figure, le gouverneur renchérit: "il faut se féliciter que ce chiffre soit si faible, cela montre que les banques ont vraiment changé de modèle depuis la crise." Facile.


Comment éviter que la loi se transforme en coquille vide ? La suite surChallenges 



 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:24

 

Le sociologue Jean Ziegler, auteur de La Haine de l’Occident, rappelle que l’argent donné aux banques à été retiré de la bouche des enfants du Tiers-monde.


À 75 ans, Jean Ziegler n’a toujours pas envie de se taire. Membre du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, il part en guerre contre les banquiers et tous les prédateurs de la finance internationale. « Il faut savoir qu’au moment où les États de la zone euro libéraient 1 700 milliards pour remobiliser le crédit interbancaire, dans le même temps, ils coupaient d’un tiers le financement de l’aide alimentaire d’urgence. Or, 71 millions de personnes dans le monde ne vivent que de cette aide », dénonce le sociologue.


Les chefs d’États des pays occidentaux se sont bien gardés d’assister à la réunion de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui s’est déroulée en Novembre à Rome. Ils avaient trop la honte. Sur un budget prévisionnel de 6,7 milliards de dollars pour 2009, 3 milliards n’ont toujours pas été versés au Programme Alimentaire Mondial(PAM).


« Avec la crise, les pauvres en Occident maigrissent mais dans le tiers-monde, les pauvres meurent. Dans les camps de réfugiés en Somalie, le PAM ne distribue plus que des rations adultes de 1 500 calories par jour, alors que le minimum vital est de 2 200 calories », s’insurge Jean Ziegler.


« Peu à peu, ces réfugiés ne parviennent plus qu’à se traîner, attendant la mort. Tout cela à cause des prédateurs de la finance ! Ces types, il ne faut pas seulement les dénoncer. On doit les traduire devant une Cour Pénale Internationale afin de les juger pour crime contre l’humanité », dit le sociologue. Dans son dernier ouvrage, il rappelle que les Blancs ne représentent que 13 % de la population de la Terre. Or, depuis cinq cents ans, ils dominent la planète.


Jean Ziegler est aussi l’auteur de Main basse sur l’Afrique, de Retournez les fusils ! Manuel de sociologie d’opposition, et de La Suisse, l’Or et les morts, révélant que les banques suisses avaient gardé les biens des Juifs disparus dans les camps de concentration. Des ouvrages qui lui ont valu attaques, saisies sur ses biens, et même une levée de son immunité parlementaire.


« Un million d’enfants au Bangladesh n’avaient qu’un repas convenable par jour, celui que leur servait le PAM à l’école. Faute de crédits, ils ne peuvent plus être nourris. Est-ce que les chefs d’État, comme Nicolas Sarkozy, qui se sont montrés si généreux avec les banquiers, se rendent compte de cela ? » analyse Jean Ziegler.

Un enfant de moins de dix ans meurt de faim toutes les cinq secondes La suite sur Actu Wiki 



 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:22

C’était il y a un an. Le candidat Hollande, au meeting du Bourget, pointait du doigt son « véritable adversaire » : « Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. ».

Un an après, ce sont surtout les banques qui célèbrent cet anniversaire. Grâce à leurs réseaux d’influence, elles ont pesé de tout leur poids pour vider de sa substance le projet de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » que le gouvernement doit soumettre à l’approbation du Parlement d’ici fin février. Avec un grand succès, puisque le texte n’est plus que l’ombre des engagements de campagne du candidat Hollande.


Parmi ses promesses les plus emblématiques, la séparation claire des activités de crédit, de dépôt et celles de spéculation n’est désormais plus à l’ordre du jour. « Cette loi ne s’attaque pas aux vrais problèmes et aura peu d’effet sur l’activé des banques. Elles vont continuer à prendre des risques et ne seront pas incitées à faire leur vrai métier : financer les investissement, les emplois, les logements » analyse Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.

 

Dans une note qu’il a rendu publique lundi 21 janvier, et qui a fait grand bruit, l’économiste Gaël Giraud estime même que le projet « cumule les faiblesses des modèles étrangers -Volcker, Vickers, Liikanen, Glass-Steagall Act-, sans hériter d’aucune de leurs qualités « . (1)

 

Attac France se mobilise pour obtenir des modifications substantielles de ce projet de loi et publie aujourd’hui ses contre-propositions pour remettre la banque au service de l’intérêt général. Source R-M Jennar 

(1) 

 

 

 

 

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 17:17

 

« Comme l’a écrit The Economistfin 2006 : "Ayant connu une croissance annuelle de 3,2% par tête depuis 2000, l’économie mondiale est en passe de traverser sa meilleure décennie de tous les temps. Si elle continue à ce rythme, elle fera mieux que dans les années 1960 et 1970, réputées idylliques. Le capitalisme de marché, le moteur qui fait tourner le gros de l’économie mondiale, semble bien remplir sa fonction." » |1| Alan Greenspan


L’objectif n°1 des gouvernants : éviter un nouveau krach financier et bancaire qui pourrait se révéler pire que celui de septembre 2008

Comme nous l’avons vu dans les parties précédentes, les grandes banques centrales (BCE, Banque d’Angleterre, Fed aux États-Unis, Banque nationale de Suisse) prêtent massivement aux banques à très bas taux d’intérêt afin d’éviter des faillites. Sans cette ligne de crédit illimitée, une grande partie des banques seraient en cessation de paiement. Sans l’intervention massive des banques centrales et des gouvernements, les grandes banques privées se seraient effondrées. Le cumul des prêts des banques centrales aux banques privées depuis 2007 dépasse de loin la somme de 20 000 milliards de dollars.

 

Si on se limite à l’Union européenne, les aides accordées par les pouvoirs publics aux banques ne s’arrêtent pas à des crédits illimités à très bas taux d’intérêt, il faut y ajouter, pour la période d’octobre 2008 à décembre 2011, des garanties accordées pour assumer les dettes bancaires en cas de nécessité, pour un montant de 1 174 milliards d’euros (soit 9,3% du PIB de l’UE |2|) et des injections de capitaux publics dans le capital des banques au sein de l’UE pour 442 milliards d’euros (3,5 % du PIB de l’UE). Il faut également y ajouter :

- la baisse des recettes fiscales, vu que les banques déclarent des pertes qui leur permettent d’éviter pendant plusieurs années de payer des impôts même lorsqu’elles font des bénéfices par la suite |3| ;

- la décision de n’exercer aucune véritable répression dans les nombreux délits financiers commis par les banques et malgré les dommages que leurs actes ont causés à la société |4| ;

- le refus de prendre des mesures contraignantes qui imposent aux institutions financières une véritable discipline afin d’éviter la reproduction de crises bancaires |5|.


De plus, en ce qui concerne l’Eurozone, les États et la Commission européenne maintiennent les dispositions légales qui donnent au secteur privé le monopole du crédit destiné au secteur public. Or, les banques privées se financent principalement depuis 2008 auprès des pouvoirs publics (la BCE et les banques centrales des États membres de l’Eurozone qui constituent l’Eurosystème) à un taux extrêmement avantageux (entre 0,75 % et 1 %). Elles prêtent ensuite cet argent aux pays européens de la Périphérie (Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Irlande et des pays de l’Est membres de l’Eurozone) en exigeant des taux exorbitants (entre 4,5 et 10%, voire plus parfois).

 

C’est doublement condamnable du point de vue juridique : les banques sont coupables d’un abus de position et d’un enrichissement sans cause (car abusif via des taux usuraires). Dans la suite de cette série, dans la partie 7, seront analysés d’autres délits et crimes dont se rendent responsables les banques, ce qui entraîne la nullité des créances que les banques réclament. Les personnes et les sociétés qui en sont responsables doivent être condamnées selon les cas à de fortes amendes, à des travaux d’intérêt général, à une privation de liberté ou à une interdiction d’exercice de la profession.

Il serait naïf de penser que les banques mettent à profit les largesses des pouvoirs publics pour revenir à une gestion prudente des fonds qui sont mis à leur disposition tant par les États que par le public qui y dépose son argent. C’est un des points abordés dans cette partie.


Les crises font partie du métabolisme du capitalisme

Une crise dans le système capitaliste sert d’une certaine manière à remettre les pendules à l’heure : les bulles spéculatives éclatent et le prix des actifs |6| se rapproche de leur valeur réelle ; les entreprises les moins rentables font faillite, il y a destruction de capital |7|. Les crises font en quelque sorte partie du métabolisme du capitalisme.


Mais l’intervention des pouvoirs publics qui suivent les demandes des patrons des entreprises a évité jusqu’ici « l’assainissement », la purge du système capitaliste. Les victimes du côté de la majorité sociale se comptent par dizaines de millions tandis que du côté des responsables de la crise, il n’y a pas de véritable remise en ordre, les faillites de grandes entreprises sont très limitées, les banques n’ont pas assaini leurs comptes et de nouvelles bulles spéculatives se sont formées ou sont en cours de formation.


La faible quantité de faillites bancaires est attribuable à l’aide apportée par la BCE et les gouvernements de l’UE. Les États membres ont considéré que les banques étaient trop grosses pour tomber en faillite. Dans l’UE, seules 7 petites ou moyennes banques ont été liquidées : 4 danoises, une finlando-luxembourgeoise, une irlandaise et une britannique |8|.


Si un tournant radical favorable à la justice sociale n’est pas pris, la crise va se prolonger pendant de nombreuses années pour plusieurs raisons : le maintien d’une politique gouvernementale qui favorise les intérêts des grandes entreprises privées et qui s’attaque aux droits économiques et sociaux des populations |9| ; une demande publique et privée insuffisante ; des bulles spéculatives persistantes ; le maintien en vie d’entreprises non rentables, voire insolvables. 14 janvier par Eric Toussaint / La suite sur CATDM

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 20:01

Laurence Parisot a demandé au Parlement de «respecter à la lettre» l'accord sur l'emploi signé vendredi. Et la direction «socialiste» de s'exécuter, exigeant de ses députés une discipline stricte sur ce vote.

A l'issue de l'accord régressif approuvé le 11 janvier au soir par trois syndicats collabos (CFDT, CFTC et CFE-CGC), bel et bien «historique» car particulièrement défavorable aux salariés et donnant un aval anticipé auxréformes structurelles du marché du travail demandées par la Troïka — baisse des salaires en cas de menace sur l'emploi, prédominance de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements… —, la patronne des patrons, qui se frotte les mains et prépare son troisième mandat à la tête du Medef en faisant modifier ses statuts, a redemandé, ce matin sur France Info, aux députés et sénateurs de «voter en l'état» et «respecter à la lettre» ce texte scélérat, «pour l'intérêt de notre économie». «Il faudra ensuite suivre les décrets d'application. Nous resterons vigilants», a-t-elle averti.

La direction du PS au garde-à-vous

Madame, vos désirs sont des ordres et la vraie présidente de la France, c'est vous ! Ni une ni deux, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et fidèle de François Hollande, s'est porté garant d'une retranscription «précise, fidèle, loyale» de l'accord sur la sécurisation de l'emploides employeurs, dont il «ne pense pas que ce soit un accord de renoncement social ou de précarisation»... Plus aveugle on ne fait pas. (Et on apprend au passage que le texte devrait être défendu par Jean-Marc Ayrault himself.) En conséquence, il a exhorté ses troupes à filer droit. Un verrouillage peu apprécié par des élus socialistes encore un peu lucides, indignés non seulement par ce texte de 24 pages «pas acceptable» qui contient «de nombreuses régressions sociales que les quelques avancées ne peuvent en aucun cas justifier», mais surtout par le rôle de députés godillots et de moutons de panurge qu'on veut régulièrement leur faire jouer.

L'arme du 49ter ?

Cet accord sera donc transcrit en terme législatif puis soumis aux partenaires sociaux signataires avant de passer au Conseil d'Etat, puis atterrir au Conseil des ministres fin février-début mars. Ensuite, le Parlement l'examinera en procédure accélérée pour une promulgation d'ici fin mai. Afin d'aller plus vite et éviter les discordes, oseront-ils recourir au 49ter (soit l'alinéa 3 de l'article 49 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire passer un projet de loi sans le soumettre au vote, l'Assemblée ne pouvant s'opposer que par une motion de censure) ?

Jour après jour, les «socialistes» tombent le masque devant le patronat, la Troïka et la finance. Jour après jour, on se met à les détester autant que leurs prédécesseurs. Source
ActuChômage 

 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande ÉCONOMIE-FINANCES SOCIAL
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 16:52

Visiblement, pour le Ministre du Budget, parler de « classes sociales » semble constituer le comble du ridicule. En affirmant fièrement, face à Jean-Luc Mélenchon, lors d’un débat télévisé, qu’il n’avait jamais cru à la « lutte des classes », Jérôme Cahuzac, croyant sans doute faire assaut de modernité, a en réalité révélé l’incapacité des socialistes à penser la conflictualité du social, ou du moins à la traduire en choix politiques. Inutile, ici, de jouer aux exégètes de Marx : l’essentiel est ailleurs. Chacun sait que loin de diminuer, le nombre d’employés et d’ouvriers augmente, même si leur proportion diminue légèrement au sein de la population active.

Sans même comptabiliser les chômeurs ou les retraités, la France comptait en 2009 treize millions d’employés et d’ouvriers en emploi (51% des actifs occupés) contre 11,9 millions en 1989 (55% des actifs occupés). Certes, cette vaste catégorie des « salariés d’exécution » rassemble en son sein des situations contrastées. Certes, il existe toute une stratification interne aux classes populaires, en termes de revenus, de capital culturel, d’âge ou d’origine. Mais parmi eux, nombre de « perdants » de la mondialisation, insuffisamment dotés en ressources permettant de faire face à la concurrence de tous contre tous dans une économie mondialisée : ouvriers de ce qu’il reste de l’industrie, employés des services à la personne qui œuvrent dans l’ombre des vainqueurs qui achètent leur temps de travail, etc.

Évidemment, tous ne défilent pas dans la rue pour réclamer la mise à mort des contribuables les plus fortunés.

Pour autant, comment ne pas voir que la société française demeure une société de classes, au sens où coexistent en son sein des groupes sociaux inégalement dotés et ayant des intérêts objectivement divergents ?

Comment ne pas voir, par exemple, que lorsque l’Etat continue à dépenser deux ou trois fois plus pour les élèves de classe préparatoire aux grandes écoles, massivement issus des milieux sociaux les plus favorisés, c’est au détriment des étudiants des universités, à l’origine sociale nettement moins élevée ?

Comment ne pas voir que lorsque le gouvernement ne parvient pas à encadrer réellement les dépassements d’honoraires de certains médecins, c’est au détriment de l’accès aux soins d’une frange croissante des plus démunis ?

Plus généralement, comment ne pas voir que les allègements massifs de charges sociales votés au cours des dernières décennies ont creusé des trous béants dans les comptes sociaux que les classes populaires sont appelées à reboucher aujourd’hui ?

Si la période des Trente glorieuses a pu un temps contribuer à brouiller les frontières entre les groupes sociaux, tant la forte croissance pouvait donner le sentiment à chacun de voir son sort s’améliorer, trois décennies de crise structurelle laissent entrevoir une réalité toute autre : si certains gagnent, c’est très souvent parce que d’autres perdent. Par Camille Peugny /La suite sur Alternatives économiques

Né en 1981, Camille Peugny est sociologue, maître de conférences à l'Université Paris 8. Ses travaux portent essentiellement sur les inégalités entre les générations et leurs conséquences politiques. Il a notamment publié Le déclassement (Grasset, 2009)

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 08:18

 

Le Conseil constitutionnel vient de censurer à l’instant la taxe de 75 % de Hollande. Je l’avais déjà prévu dans un article précédent. C’était prévisible.

Je ne vais faire qu’un bref rappel des faits, mais Hollande, face à la vague rouge de Mélenchon, un soir sur TF1, avait ainsi décidé d’avancer cette proposition.

Il l’avait défendu, car c’était sa seule façon de stopper l’hémorragie de son électorat qui donnait alors vie et force au Front de Gauche. Cette proposition est clairement un marqueur de Gauche et un signe de bon sens économique. Chaque citoyen doit financer selon ses facultés les dépenses publiques ! Un riche doit donc donner plus. Elle est là l’égalité. Ce fait, c’est d’ailleurs un droit de l’homme sanctifié dans l’article XIII de la déclaration de 1789. Ce n’est même pas un dogme socialiste. Pour dire, Roosevelt, ce fameux bolchévique au couteau serré entre les dents, avait lui-même mis l’impôt à 90 % pour les plus riches Américains. N’oublions pas que la justice fiscale est ce préalable qui permet à toute justice d’émerger et de s’instituer dans toutes les strates et les sillons de la nation.

Mais disons-le ! Hollande n’a jamais voulu de cette taxation. Il ne veut pas faire payer les riches. Il est un enfant de l’idéologie Reagan-Tatcher. Pour lui, plus on taxe les riches, moins l’économie fonctionne. Ce postulat est faux. Les crises que l’on subit et le monde dans lequel nous vivons depuis les années 80 en sont les plus belles preuves. Depuis que l’on détaxe les plus hauts revenus, la société n’a jamais connu autant de crises systémiques et économiques. Conséquence de ces choix fiscaux, l’argent, qui n’est ni taxé ni dépensé pour et dans le bien commun, devient disponible pour les financiers. Et ce capital, il faut bien en faire quelque chose pour qu’il ne se détruise pas sous le simple effet de l’inflation. Alors, les riches, en toute logique cherche à placer ce surplus illégitime. Inconsciemment, ils alimentent toutes ces bulles spéculatives et toute cette économie virtuelle qui se gave de la sueur réelle et des peines matérielles du peuple. Ainsi, paradoxalement, détaxer les riches entraine ces crises qui coutent si cher à l’état. En effet, chacune nous oblige à dépenser plus pour éviter que la crise économique entraine une misère générale. La baisse des recettes prive donc l’état à la fois de ressource, mais en plus entraine des dépenses pour éviter que la misère achève le système ! Vive le bon sens…

Ne pas taxer les riches, c’est payer par l’emprunt l’argent que l’on aurait pu avoir gratuitement. Ceci est une véritable ineptie intellectuelle. Nous appelons donc, au Front de Gauche, à un véritable pragmatisme économique, politique et humain. L’humain d’abord proposait un revenu maximum à 360 000 euros annuels et un impôt progressif avec la création d’une dizaine de tranches. Cela aurait permis à l’état de disposer d’un trésor nécessaire pour permettre à la fois la bifurcation écologique, le développement des services publics, la lutte contre la misère. La décision du Conseil constitutionnel confirme que cette politique est possible sous la Ve République car elle est juste et non confiscatoire, j’y reviens dans quelques lignes. Notre programme aurait également permis une baisse de l’imposition sur les plus pauvres, sur cette fausse classe moyenne !  Notre révolution fiscale permet également de sortir de l’endettement, cette rente des riches, comme l’a prouvé notre contre budget.Lire la suite sur Rouge cerise 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande J-L Mélenchon ÉCONOMIE-FINANCES
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 10:58
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 15:02
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:29

 

Josette Brosse, envoyée spéciale de Zinfos974 au Congrès des maires

 

A Paris, le 95ème Congrès des maires a entamé sa dernière journée ce jeudi. Un congrès marqué par "un début de nouveau quinquennat et une nouvelle législature". Dans un contexte de crise et de gel des dotations budgétaires de l'Etat à destination des collectivités, il était nécessaire d'aller voir de plus près ce qu'il se tramait à Paris. Zinfos974 a pris le parti d'envoyer la présidente de Contribuables974, Josette Brosse, bien connue pour combattre les dépenses inutiles dans sa commune de Saint-Louis, faire un état des lieux de ce 95ème congrès des maires.

 

A peine arrivée ce matin de Paris, la présidente de Contribuables 974, Josette Brosse, tient à nous raconter ce qu'elle a vécu durant les trois premiers jours du 95ème Congrès des maires qui se tient à Paris cette semaine. Elle plante le décor : "J'ai eu froid, il y avait du brouillard et de la pluie".

 

"Je me suis rendue à la réunion annuelle des maires de l'Outre-mer à la Mairie de Paris. Premier problème rencontré, je n'ai pas pu rentrer dans l'auditorium. Il fallait avoir un badge sinon "persona non grata". Par contre j'ai pu voir quelques élus de la Réunion, notamment Daniel Alamélou, Yves Ferrière, Jean-Claude Fruteau ou encore Michel Fontaine", explique-t-elle.

 

Durant cette première journée, la présidente de Contribuables974 a pu rencontrer le maire de Morne Rouge à la Martinique. "Je lui ai demandé s'il avait vu des élus réunionnais". Selon lui, "un peu plus d'une dizaine" d'entre eux étaient présents, explique Josette Brosse. "Mais difficile à quantifier", précise-t-elle. La journée était divisée en plusieurs tables rondes où intervenaient des dizaines d'élus autour de thématiques comme l'emploi, la crise financière, la gestion des déchets. Roland Robert, maire PCR de la Possession, animait la table ronde "l'emploi au coeur des préoccupations des départements et des collectivités d'outre-mer". Une journée qui s'est terminée par un discours de François Hollande et une invitation des maires au ministère des Outre-mer.

 

Un salon grandiose

 

"Le lendemain, je me suis rendue au Salon des maires et des collectivités locales au Parc des Exposition de la Porte de Versailles à Paris", explique Josette Brosse. Le Salon des Maires et Collectivités locales est la première manifestation professionnelle du secteur des collectivités locales et a lieu les 23, 24, 25 novembre. Cet événement est le seul rendez-vous annuel national qui réunit tous les grands acteurs de la commande publique avec l’ensemble de leurs partenaires institutionnels ou spécialisés. Plus de 300 exposants y sont représentés. "J'ai rencontré pas mal d'élus de métropole. Je leur ai posé la question des défraiements. Sur 15 interrogés, 13 ont payé avec leurs propres deniers. Ils ont tous tenu le même langage. Ils se voyaient mal demander à leurs administrés de payer leurs déplacements. C'était les bons élèves", ajoute-t-elle. A ce moment, Josette Brosse a pu apercevoir une nouvelle fois Yves Ferrières (adjoint à la mairie de Sainte-Marie) et Jean-Bernard Hoarau (adjoint à la mairie du Tampon).

 

"Sur ce salon on trouve de tout, des entreprises du BTP, des sociétés proposant de l'ameublement urbain, des banques comme le Crédit Agricole ou la Poste, énergie, transports… Il y avait même un stand ultra moderne de l'association des Paralysés de France", précise-t-elle. Un salon entièrement dédié aux collectivités. "J'ai discuté avec des notaires mais également des avocats; Ils étaient également présents pour donner des conseils en cas de conflits d'intérêts et éviter aux collectivités de faire des bêtises. Une bonne chose. En tout cas ce salon était grandiose", lâche-t-elle.

 

Champagne et vin coulent à flot la suite surZinfos974 

 

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