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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:24

 

Les professionnels de la finance admettent que leur secteur est gangrené, mais ont du mal à prendre leur part de responsabilité.


Ce n'est pas moi, c'est lui ! Les professionnels de la finance jugent que 40 % de leurs collègues ont été amenés à se comporter de manière peu éthique ou à enfreindre la loi pour arriver à leurs fins, d'après un sondage de la société Labaton Sucharow réalisé auprès de 500 financiers des deux côtes de l'Atlantique. Que ce soit à Wall Street ou dans la City londonienne, les financiers (analystes, gérants, traders, banquiers...) sont bien moins enclins à admettre que ces agissements peu éthiques se produisent au sein même de leur institution : seuls 12 % le reconnaissent mais 1 sur 6 ne l'exclut pas...



Critiques à l'égard de leurs concurrents, les professionnels de la finance le sont aussi à l'égard des régulateurs, comme la Securities and Exchange Commission (SEC). Seulement 30 % des sondés estiment que les régulateurs sont en mesure de dissuader et punir les éventuels contrevenants. Les femmes ont davantage confiance que les hommes dans l'action préventive et punitive des gendarmes des marchés. La suite sur Les Échos

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:05

Alors que le Sénat a rejeté mercredi soir le volet recettes du budget 2013, Mathieu AgostiniGuillaume EtievantJacques Généreux et Corinne Morel Darleux, du Parti de gauche, proposent un « contre-budget », basé sur « l'écosocialisme » qui « met l'économie et le système productif » au service des « besoins humains » et de « la défense des écosystèmes ». 


En plein débats parlementaires sur le budget d'austérité, nous affirmons qu'un autre budget est possible, conciliant besoins humains et défense des écosystèmes, bien loin des ambitions de l'actuel gouvernement PS-EE-LV. 

Celui-ci a commencé par remiser son affichage «écologiste» : nomination de lobbies pétroliers et nucléaires à la tête du débat national sur la transition énergétique, maintien du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, report de la fermeture de Fessenheim, ambiguïtés sur l'extraction des gaz de schiste… La présence de ministres EE-LV n'apporte même plus la moindre touche verte à ce gouvernement, tout juste un vernis désormais écaillé. L'écologie n'a décidément rien à gagner à de telles compromissions.

C’était pourtant prévisible. Les membres d’EE-LV ne peuvent pas peser dans ce gouvernement car l’écologie est indissociable de la politique économique générale qui est mise en place. Le choix de Jean-Marc Ayrault de présenter un budget d’austérité basé sur une politique de l’offre, c’est-à-dire axé uniquement sur l’obsession d’écouler les productions, de la compétitivité et du «coût» du travail, lui interdit toute ambition écologique. On ne peut pas à la fois s’aplatir devant les intérêts de la finance et du grand patronat et œuvrer à la protection de l’intérêt général humain qui inclut son écosystème. La préservation de la planète est incompatible avec la résignation à servir les intérêts des actionnaires et des agences de notations.

Ce gouvernement ne cesse de courir après le triple A au lieu d'engager la transition écologique. Le ministère de l’écologie voit ainsi son budget diminuer de 5 % et de plus d’un milliard d’euros d’ici à 2015. Les ministères de la ville et de l’agriculture voient quant à eux leurs budgets amputés respectivement de 5 % et 10 %. Ce sont également plus de 600 emplois qui devront être supprimés dans ce ministère. Dernier exemple, le budget de l’Agence en charge du développement des infrastructures de frêt doit diminuer de 9 % dans la prochaine Loi de finance rectificative pour 2012, alors que la limitation du trafic des camions devient un impératif pour la relocalisation de l’activité. La situation devient aujourd’hui pire que sous Sarkozy.


S'ils ne savent pas financer la bifurcation écologiste, nous on peut!

A l'inverse, le Parti de Gauche propose un contre-budget qui prend l'argent là où il est pour le mettre à disposition de l'intérêt général et donc le tourner vers la protection de l’écosystème humain. L’équilibre de ce dernier est nécessaire à la vie humaine, il est une condition nécessaire à l’émancipation et au progrès humain. Tel est notre projet écosocialiste qui s’appuie sur la planification écologique et le débat démocratique pour faire émerger de l'intelligence collective une société du «buen vivir», comme l’appellent nos compagnons d’Amérique latine.

Notre contre-budget prouve qu’on peut être efficace économiquement tout en sauvegardant les équilibres écologiques. Notre politique de relance de l’activité par la demande permettrait de dégager 30 milliards d’euros d’économies. En supprimant les niches fiscales sans intérêt économique et anti-écologiques, nous récupérerions au moins 42 milliards d’euros par an. En réformant intégralement le barème de l’impôt sur le revenu, en le rendant plus progressif et en y réintégrant les revenus du capital, c’est plus de 20 milliards d’euros qui rentreraient dans les caisses de l’État. A cela s’ajouterait notamment la taxation à la source de la dépense publicitaire des entreprises et la hausse de la TVA sur les produits du secteur du grand luxe.

Nous faisons la démonstration que lorsqu’on fait le choix d’affronter le capital et les rentiers, les ressources ne manquent pas. Elles nous permettraient de dégager les moyens de la transition énergétique, de la relocalisation et de la reconversion écologique de notre industrie. Un pôle public énergétique serait créé par la nationalisation d’Areva et d’EDF-GDF pour un coût global de 39,8 milliards, financé par un emprunt d’État remboursé par les profits de ces entreprises. La réduction de nos consommations par l'efficacité énergétique –permettant la sortie du nucléaire– serait financée, et l’utilisation des énergies renouvelables doublée en cinq ans. Pour relocaliser l’activité, notre budget prévoit par ailleurs 2 milliards d’euros par an pour un Plan national de fret ferroviaire permettant enfin de faire passer les camions de la route au rail.

L'écosocialisme dont nous nous voulons porteurs impose de remettre l'économie au service de l'humain et d'inverser la logique traditionnelle de l'offre et la demande: il ne raisonne pas en termes de production à écouler sur le marché, mais au contraire met l'économie et le système productif au service des besoins sociaux, incluant le droit de tous à vivre dans un environnement sain et donc le devoir de respecter les équilibres qui nous lient à la nature. Nos décisions collectives doivent être guidées par les besoins réels et non des estimations de profits tirés de la mise sur le marché de produits programmés pour tomber en panne, devenir démodés et produire des tonnes de déchets souvent exportés dans les pays du sud au détriment de la santé des populations locales. Elles ne doivent pas suivre les injonctions austéritaires de l'Union européenne et des agences de notation, mais l'intérêt général et le progrès humain. C'est possible et nous en faisons la démonstration!

Mathieu Agostini, président de la commission écologie du PG
Guillaume Etievant, président de la commission économie du PG
Jacques Généreux, secrétaire national à l'économie du PG
Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale à l'écologie du PG

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 17:00

Le site Owni a publié une liste partielle des associations bénéficiaires de la réserve parlementaire pour 2011.

Sur les 150 millions d’euros de la réserve parlementaire, 60 millions sont attribués chaque année aux sénateurs, et 90 millions sont attribués aux députés ( voir 90 millions pour les bonnes oeuvres des députés ).

 

La manière dont les députés et sénateurs redistribuent leur réserve parlementaire, totalement opaque et dénuée de tout contrôle, laisse libre cours au clientélisme et aux conflits d’intérêts.

 

Mais le site Owni, qui vient de publier uneliste des associations bénéficiaires de la réserve parlementaire( malheureusement non exhaustive), nous permet d’en savoir désormais un peu plus sur ces petits arrangements entre élus et associations.

 

La publication de cette liste des associations bénéficiaires de la réserve parlementairerévèle de nombreux conflits d’intérêts, comme le financement du club de réflexion du sénateur UMP François Grosdidier. Ce club de réflexion a touché la coquette somme de 50 000 euros en 2011, au titre de laréserve parlementaire, au nom du “Mouvement initiative et liberté”. Le Mil est un “parti associé à l’UMP”, d’après le site internet du Mil, qui, à ce titre, peut disposer de représentants dans son bureau politique. 50 000 euros d’argent public ont donc été distribués à un club politique disposant de ses entrées au sein de l’ UMP. La suite sur l'Observatoire des subventions 


 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:22

20 années d'allègements de «charges»

Samuel Laurent du Monde.frrevient sur deux décennies de cadeaux sociaux et fiscaux aux entreprises, frappées d'amnésie et toujours aussi insatiables. Ainsi va l'assistanat des patrons...

Qui se souvient du rapport Malinvaud de 2001 ? Du rapport Charpin de 1992 ? Ou de celui de Dominique de la Martinière et Alain Demarolle en 1996 ? Mis à part pour quelques historiens, ces documents sont tombés dans l'oubli. Ils ont pourtant un point commun avec le rapport que Louis Gallois a remis au gouvernement Ayrault : ils plaidaient déjà pour un allègement des cotisations sociales payées par les entreprises. Comme le fera après eux Jacques Attali en 2007, entre autres.

DEPUIS 1990, LES ALLÈGEMENTS SE MULTIPLIENT

La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées "charges sociales", est en effet tout sauf nouvelle. Depuis vingt ans, c'est même une antienne régulièrement reprise à la fois par le patronat et nombre d'économistes. Dès le début des années 1990, estimant que le coût du travail au niveau du Smic est trop élevé et expliquerait en partie l'incessante hausse du chômage, notamment dans l'industrie, gouvernements et économistes sont unanimes : il faut réduire les "charges" sur les bas salaires afin d'inciter les employeurs à embaucher.

Et c'est ce qui est fait par une série de mesures prises sous les gouvernements Balladur, Rocard et Juppé. MM. Balladur, puis Juppé, cibleront les salaires voisins du salaire minimum (1,1 puis 1,3 Smic). En juillet 1993, Edouard Balladur exonère totalement de cotisations sociales les salaires jusqu'à 1,1 Smic, puis à 50% jusqu'à 1,2 Smic, avec extension progressive jusqu'à 1,6 Smic. En 1995, les cotisations patronales d'assurance maladie sont aussi réduites.

Alain Juppé fusionne les deux mesures en 1996 et permet, en 1997, à des entreprises de bénéficier d'allègement sur les salaires de 5 millions d'employés, ce qui abaisse le coût du travail au niveau du Smic de 12%. Dans un rapport de 2005, le ministère du Travail résume dans une série de graphiques ces baisses de cotisations sociales et leur effet sur les salaires peu qualifiés, qui montrent bien l'impact de ces allègements.

Comme le rappelle un rapport du Conseil économique et social, à partir de 1997, le gouvernement Jospin maintient l'ensemble de ces dispositifs et en ajoute d'autres, destinés à accompagner le passage aux 35 heures, et qui touchent cette fois toutes les entreprises. Ce sont les "lois Aubry" qui instaurent des allègements plus élevés, tant en montant que dans le niveau des salaires en bénéficiant (jusqu'à 1,7 Smic).

En 2003, la droite, revenue au pouvoir, poursuit cette politique, fusionne les allègements de charges Aubry, Juppé et Balladur en "allègements Fillon" et met en place une réduction de cotisations sociales pour les employeurs qui les diminue de 26 points au niveau du salaire minimum. En 2007, l'exonération est à nouveau augmentée, jusqu'à 28 points. Le coût de ces allègements explose, représentant, en 2009, 23 milliards d'euros de manque à gagner pour l'Etat. La suite sur
ActuChômage 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:38

 

« There is no alternative » est l’attitude adoptée par le gouvernement Ayrault, incapable de répondre à l’urgence de la crise actuelle. Dans la lignée de Schröder, Zapatero et Papandréou, la majorité PS-EELV reprend les recettes injustes et inefficaces de la social-démocratie européenne : hausse de la TVA, baisse de la dépense publique et des investissements, réformes favorables au capital et non aux salaires, absence de transition énergétique à la hauteur des enjeux écologiques, etc. Or une autre logique est possible ! Le contre-budget présenté par le PG le démontre. Le partage des richesses et l’investissement public pour la planification écologique y sont les moyens d’une relance de l’activité et de l’assainissement des finances publiques.

 

> Une autre logique : à bas l’austérité

> Relancer l’activité et faire reculer le chômage

> Soutenir le pouvoir d’achat populaire

> Taxer la rente plutôt que le travail

> Un budget qui rapporte plus qu’il ne coûte

> Un budget qui dépense pour l’Humain d’abord

 

Quelques mesures chiffrées

 

→ Plan d’urgence pour le logement, pour financer notamment 200 000 nouveaux logements sociaux par an : - 32 Mds €

→ Revalorisation du point d’indice des fonctionnaires pour remédier au décrochage constaté depuis 2000 : - 11,4 Mds €

→ Doublement en 5 ans de l’utilisation des énergies renouvelables : - 9 Mds €

→ Doublement du budget de l’enseignement supérieur et la recherche sur 5 ans, création de 5000 postes d’enseignants-chercheurs et d’agents techniques: - 4,6 Mds €

→ Scolarité obligatoire de 3 à 18 ans : - 3 Mds €

→ Multiplication des moyens de la justice par 4 sur 5 ans : - 2,7 Mds €

→ Plan national de remise aux normes énergétiques de 700 000 logements et bâtiments publics : - 2,5 Mds €

→ Mise en place d’un service public de la petite enfance (création de 100.000 places en crèche) et renforcement des moyens de la protection de l’enfance : - 2,3 Mds €

→ Arrêt des reconduites à la frontière des sans-papiers : économie de 0,5 Md €

→ Sortie du traité de l’Atlantique Nord et arrêt de la participation aux opérations OTAN : économie de 0,5 Md €

 

Un budget d’intérêt général. Lire l'intégralité de l'article sur « Parti de Gauche » 

 

Voir

la brochure complète présentant le contre-budget

 

la vidéo de présentation du contre-budget

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 15:04

Il faut faire un bilan précis de ce qui a été annoncé. Il le faut pour faire le compte exact du coup que vient de recevoir le peuple populaire. Moins de service public et plus d’impôts indirects. Le commun de mortels paiera deux fois pour compenser les 20 milliards offerts sans contrepartie aux actionnaires sous prétexte de compétitivité.

Jean-Marc Ayrault a accordé une baisse d'impôt de 20 milliards d'euros pour "toutes les entreprises". Elle prendra la forme d'un "crédit d'impôt". Ce crédit d'impôt équivaudra à une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le SMIC. C’est d’abord une usine à gaz. Les entreprises payeront leurs cotisations à la Sécurité sociale. Celle-ci ne sera donc pas concernée directement par ces mesures. L'Etat compensera ces cotisations par un crédit d'impôt. Ce crédit d'impôt sera applicable à partir de 2014 sur les impôts au titre de 2013. Le cadeau s’élève à 10 milliards d'euros. Puis il montera en puissance de 5 milliards supplémentaires en 2015 et autant en 2016 où il atteindra un total de 20 milliards. Selon la forme juridique de l'entreprise, il sera appliqué à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu.

Le côté gothique du montage de ce dispositif montre que la "compétitivité" n'est qu'un prétexte pour faire un cadeau aux actionnaires. En effet, le crédit d'impôt Ayrault ne fera pas la distinction entre les secteurs soumis à concurrence internationale et les autres. Il ne fera pas non plus de différence entre les banques et l'industrie ni entre l'industrie et les services. Pas plus qu'il ne distinguera les grandes entreprises des petites. Cette mesure inutile et aveugle va coûter des milliards d'euros. Et les effets d'aubaine pour les trafiquants seront énormes. Les grandes entreprises se tailleront la part du lion puisque le crédit d'impôt dépendra du nombre de salariés. C'est aussi une incitation aux bas salaires puisque le bénéfice de ce dispositif concernera seulement les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC. Louis Gallois lui-même a vendu la mèche. Il a expliqué que le crédit d'impôt Ayrault était "au moins aussi favorable aux entreprises sinon plus" que sa proposition de transfert de cotisations sociales.

Ce cadeau sera payé par le peuple. Pour compenser les 20 milliards, Ayrault a annoncé deux types de mesures. D’abord une baisse des dépenses publiques et une hausse des impôts frappant tous les ménages. La baisse des dépenses publiques sera de 10 milliards d'euros. Le document du gouvernement précise que « ces économies seront recherchées en n’excluant par principe aucun pan de la dépense publique : dépenses de l’État, de ses agences, des collectivités territoriales et de la protection sociale ». Vous êtes prévenus : ce sera du service public ou de la protection sociale en moins. Cette baisse s'ajoutera à celles déjà prévues par la loi de programmation budgétaire. Heureusement que nos parlementaires ont voté contre ! Le document du gouvernement rappelle sans honte que « le gouvernement s’est d’ores et déjà engagé, dans la loi de programmation des finances publiques en cours d’examen au Parlement, à réduire le poids de la dépense publique de 2,7 points de PIB sur la législature, ce qui représente environ 50 milliards d’euros d’économies ». Avec ces 10 milliards, on sera à 60 milliards au total. Soit 3% de la richesse totale du pays. La saignée ! La saignée !

Quand Ayrault annonce que son plan est une « étape majeure et décisive dans la sortie de crise de notre pays et de son économie », il nous (et se) trompe lourdement. Quand il annonce que son plan créera 300 à 400 000 emplois et 0,5% de croissance supplémentaires d'ici à 2017, il ment effrontément. C'est au contraire un tour de vis de plus dans l'austérité. Donc un pas de plus vers la récession. D'autant que les 10 autres milliards d'euros nécessaires pour financer ce plan viendront directement de votre poche sous la forme d’impôts indirects. Le choc contre la dépense publique va se doubler d'un choc négatif sur la consommation populaire. L'effet sur l'économie sera désastreux.

L'essentiel des recettes nouvelles viendront de la TVA. Sur les 10 milliards d'euros de recettes, Ayrault a prévu 3 milliards par la "fiscalité écologique" mais en renvoyant sa mise en place et ses modalités à 2016. L’écologie réduite au rôle de recettes de poche pour le futur, quel grand bond en avant idéologique ! Bien joué les ministres Verts ! Par contre, dès 2014, les 7 autres milliards viendront de la TVA ! Pour de vrai et tout de suite ! C'est l'essentiel. C'est un coup de poignard contre le pouvoir d'achat populaire. Hollande et Ayrault donnent raison à Sarkozy et sa funeste TVA sociale. Comme Sarkozy, ils décident d'augmenter le taux normal de TVA. Jospin l'avait baissé, Hollande, comme Sarkozy, le remonte. C’est tout un symbole lamentable. Avec Ayrault, la TVA passera de 19,6% à 20%. Et c'est pire pour le taux « intermédiaire ». Sarkozy l'avait relevé de 5,5% à 7%. Hollande et Ayrault vont encore plus loin et le relève à 10% ! Cette hausse concernera la vie quotidienne des citoyens. On entend beaucoup parler de la restauration et des travaux dans l'habitat. Mais elle frappera aussi les médicaments, les livres, le bois de chauffage, les abonnements aux transports en commun. Pour l'affichage compassionnel, le gouvernement annonce une baisse du taux réduit sur les produits de première nécessité de 5,5% à 5%. A supposer que vous puissiez le constater, cela devrait coûter moins d'un milliard d'euros. Mais les hausses sur tout le reste, que les mêmes personnes consomment aussi, leur prendront plus de 7 milliards d'euros !

Ces décisions sont écœurantes. En les faisant, Ayrault y a ajouté des provocations cyniques. Il a essayé de faire croire qu'il s'agissait de « mesures ambitieuses, résolument de gauche ». Le mot « gauche » résistera-t-il à ce traitement ? En réalité, il a validé tous les discours libéraux sur le "coût du travail", le "déclin" et le "décrochage" de l'économie française. Et il a choisi d'augmenter l'impôt le plus injuste : la TVA. La TVA frappe tous les ménages quels que soient leurs revenus. Donc il n’y a pas besoin de beaucoup de calculs pour comprendre que les ménages à bas revenus payent une part de leurs revenus plus importante en TVA que les ménages riches. Par J-L Mélenchon / Blog Médiapart

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande J-L Mélenchon ÉCONOMIE-FINANCES
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 13:42
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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande ÉCONOMIE-FINANCES PG
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 13:52


On a beau être gouvernés par des énarques, le débat français garde l'amour des mots. Prenez la bagarre sémantique d'aujourd'hui: le patronat souhaite un "choc de compétitivité" (si vous n'avez toujours pas compris de quoi il s'agit, il s'agit d'alléger de 40 milliards les cotisations patronales, pour les reporter sur la CSG, c'est à dire sur tout le monde. En d'autres termes, de prendre beaucoup d'argent aux pauvres, pour le donner aux riches. Pardonnez mon simplisme). Pourquoi un choc ? Parce que ça frappe, un choc, par définition. Il faut que ça cogne. L'heure n'est plus aux demi-mesures, aux "trajectoires" mollassonnes. Tout ou rien. Il faut un remède de cheval. Tuer la maladie dans l'oeuf. Cogner, comme en chimio. Il faut que l'écho de notre choc s'entende jusqu'en Allemagne, et jusque dans la lointaine Chine. Et en dessous de 40 milliards, le niveau sonore risque d'être trop faible.

Vous préférez le débat sur les chiffres ?Alors parlons chiffres. Le "choc" devait être de 40 milliards. Les patrons n'en demandent plus que 30. Pourquoi 40 ? Pourquoi 30 ? Pourquoi pas 20 ou 50 ? Vous pensez sans doute que ces gens disposent de calculettes sophistiquées, ont élaboré des simulations raffinées, qui leur ont permis d'établir qu'en dessous de 30, un choc n'est pas vraiment un choc ? Alors je vous conseille un des meilleurs articles parus ces derniers temps sur l'économie. Vous ne perdrez pas votre temps: il peut vous éviter de lire tous les autres. Il raconte l'histoire de la fameuse règle de 3% du déficit. C'est le chiffre qu'on ne doit pas dépasser. C'est la "règle d'or". C'est au nom de cette règle qu'on refuse de construire des écoles, des hôpitaux, qu'on ferme les maternités dans les sous-préfectures. Pourquoi 3% ? Parce que 3,"ça a traversé les époques, ça fait penser à la Trinité". Qui parlait ainsi ? Un humoriste ? Non. L'inventeur des 3%, un très sérieux haut fonctionnaire français, que Le Parisien avait retrouvé il y a quelques semaines. Combien de mantras foutraques, se glissent-ils ainsi dans le débat, avec toutes les apparences du sérieux ? Par Daniel Schneidermann / la suite surArrêt sur images 


 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans Sous Hollande ÉCONOMIE-FINANCES
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 16:16

Le gouvernement a réussi à faire passer l'impôt qui touche les retraités malgré l'opposition de la droite, du centre et du Front de gauche

Les députés ont adopté jeudi 25 octobre la création d'une taxe de 0,3% au 1er avril sur la plupart des retraites et voté un relèvement des taxes sur la bière, ainsi qu'une hausse des prix du tabac au 1er juillet, lors du débat sur le budget 2013 de la Sécurité sociale.

La droite et le centre, mais aussi le Front de Gauche, se sont opposés à la contribution sur les retraites, qui sera acquittée par quelque 7,5 millions de retraités imposables et qui est destinée à financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, objet d'une réforme annoncée par le gouvernement pour début 2014.

Le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), examiné par les députés depuis mardi, prévoyait à l'origine un prélèvement de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014, acquitté par 10 millions de retraités imposables.

Sur proposition du PS, le gouvernement a accepté d'exempter quelque 2,5 millions de retraités imposables aux revenus modestes. De ce fait, "moins d'un retraité sur deux paiera cette taxe", a souligné Jean-Marc Germain (PS).

Mais, pour l'équilibre des comptes, le gouvernement a souhaité que le taux de contribution s'établisse à 0,3% dès le 1er avril 2013.

Atteinte au "pouvoir d'achat des retraités" la suite sur NouvelObs

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 16:37

Alors que le 14ème engagement du projet présidentiel de François Hollande* mettait noir sur blanc "les revenus du capital seront imposés comme ceux du travail", Laurent Maffeïs, du secteur "Etudes et arguments" du Parti de Gauche, nous décrit la manière dont le gouvernement a progressivement détricoté cet engagement dans le budget 2013, jusqu'à conserver concrètement tous les privilèges du capital qui ont été mis en place sous les gouvernements de droite.

* Article 14 :  « La contribution de chacun sera rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu (PSR). Une part de cet impôt sera affectée aux organismes de sécurité sociale. Les revenus du capital seront imposés comme ceux du travail »

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