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Qui a tué nos villages ?

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:11
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:49

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 06:58

 

 

« Elève fourbe », « papa problème d’alcoolisme », « stéréotype de la fille de cité »… Comme l’a révélé jeudi le site Médiapart, des élèves entrant en 6ème dans un collège de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont fait l'objet de fiches contenant des informations d'ordre privé et des jugements de valeur proprement hallucinants.

 

Ces fiches synthétiseraient, en fait, les informations fournies oralement sur chacun des élèves lors des réunions d’harmonisation qui rassemblent, en juin, les directeurs d’écoles du secteur, les instituteurs ainsi que le principal du collège et des professeurs. Imprimées, selon Médiapart, à une dizaine d'exemplaires ces fiches ont été distribuées aux enseignants du collège.

 

« Elles étaient destinées notamment aux professeurs principaux de 6ème », a expliqué à l'AFP un enseignant du collège Lenain-de-Tillemont, qui a souhaité rester anonyme. « Les profs sont briefés avant d'avoir vu les élèves et c'est dommageable, a-t-il regretté. On devrait se restreindre dans ces fiches au niveau scolaire des enfants. Maintenant, au collège, c'est paranoïa et compagnie. »

 

Pour Jean-Luc Dardaine, représentant la fédération de parents FCPE, interrogé par Mediapart, « ces propos, même à l'oral, n'auraient jamais dû être tenus dans une réunion à caractère officiel ». Michel Hervieu, responsable de la fédération en Seine-Saint-Denis, estime que « le chef d'établissement fait un flicage avec ces fiches ». Lire la suite sur l’Huma 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 06:52

 

 

Éducation Nationale est actuellement l’objet d’une série de contre-réformes qui visent à démanteler ce qui restait de l’école républicaine. La logique qui prévaut est uniquement comptable (LOLF), l’ensemble des mesures qui en découlent se fait dans cet esprit de réduction de postes (RGPP) et de casse des statuts des personnels. On tend à faire disparaître tout cadrage national que ce soit au niveau des diplômes ou du fonctionnement des établissements et du statut des enseignants. Ces contre-réformes s’inscrivent dans le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne qui ont pour but de libéraliser ce secteur qu’est l’éducation pour en faire « une économie de la connaissance ».

2002

Début de la mise en place de la réforme LMD à l’Université (Licence master doctorat), suppression du diplôme du DEUG à bac+2 et de la maîtrise à bac+4. Fin du cadrage national des diplômes et multiplication de l’offre de formation (contenu du diplôme propre à chaque Université, création des bi-licences…). Ouverture à l’entreprise par la mise en place des licence-pro, des stages en entreprise… Les parcours de formations sont découpés en « unités d’enseignement ». Chacune a une valeur définie en crédits européens, les ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits)

2003

Juin 2003 : réforme du statut des MI-SE qui deviennent AE (assistants d’éducation) : recrutement par le chef d’établissement et non plus par le rectorat, augmentation du nombre de leur mission, annualisation de leur temps de travail, même salaire pour plus d’heures de travail, plus de représentation en CPCA…

2005

Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’écolede Fillon du 23 avril 2005 dite Loi Fillonqui prend appui sur la loi d’orientation Jospin de juillet 1989

Principales dispositions :
— Au collège : mise en place du Socle Commun des Connaissances et de Compétences, entraînant la réécriture de l’ensemble des programmes et création du « livret de compétences » destiné à suivre l’élève jusqu’au brevet : « la scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaire à l’acquisition d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société. » (cf rapport Thélot)

Le Socle commun réduit à un minimum le savoir que doit posséder un élève le réduisant à des compétences minimalistes : « maîtrise langue française », « maîtrise des principes des éléments de mathématiques », « culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté », « pratique d’au moins une langue étrangère », « maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication », « acquisition de compétences sociales et civiques », « autonomie et initiative ». Le terme « savoir » a quasiment disparu ; c’est le seul terme de « compétence » qui prévaut (cf le livreA l’école des compétencesde Angélique del Rey, « la Découverte »).

Devenu obligatoire à la rentrée 2010 pour l’obtention du brevet, les académies traînent à en donner les résultats, car près de 100 % des élèves l’ont obtenu (dans de nombreux établissements : refus de remplir le livret, possibilité de le valider par bloc en dernier ressort, c’est le chef d’établissement qui valide) … Lire la suite sur Gauche Républicaine

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:58

 

 

Devan a 9 ans. Comme tous les petits garçons de son âge, il aurait dû faire sa rentrée scolaire le 5 septembre. Mais son inscription en CE2 à l’école Robert-Desnos a été bloquée par le maire, Guy Moureau. La raison : l’enfant, issu de la communauté des gens du voyage, habite dans une caravane stationnée sur un terrain, de la zone du Plan, appartenant à sa grand-mère. Or, cette femme y a fait construire sa maison, en 1982, sans autorisation. Le tribunal administratif avait donné raison à la Ville mais l’arrêté préfectoral de destruction de l’habitation n’avait jamais été pris


Guy Moureau, insiste sur le fait « que cette histoire n’a rien à voir ce conflit ancien sur le permis de construire. La Ville dispose d’une aire d’accueil digne pour les gens du voyage. Ceux qui y sont installés peuvent être inscrits à l’école, mais pas ceux qui choisissent d’occuper illégalement des terrains. Si demain 150 caravanes devaient débarquer à Entraigues, nous n’aurions pas la capacité d’accueillir tous ces enfants. Dans le cas de cette famille, ce sont huit enfants qui sont concernés. » Mais les sept cousins de Devan ont pu, eux, être scolarisés à Sorgues.

Le Préfet de Vaucluse : « Il sera inscrit d’autorité » Lire la suite sur Vaucluse Matin 



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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:54

 

L’école publique est dans le collimateur des libéraux. Leurs politiques aux effets dévastateurs se traduisent immanquablement par des fermetures de classe, par le non remplacement d’enseignants, par des classes aux effectifs surchargés, par le manque de formation des professeurs…

Au final, c’est l’Ecole de la République, laïque et gratuite qui est attaquée dans ses missions.

 

Les enseignantes et les enseignants, par ce qu’ils sont les garants de l’intérêt général, parce qu’ils sont ceux qui donnent aux enfants de notre pays les clés de l’émancipation individuelle et collective, sont dans la ligne de mire de la droite. Ils subissent au quotidien l’accroissement de leur charge mais aussi l’appauvrissement de leurs missions, la précarité galopante de leur métier, les attaques contre leur statut, le manque de considération pour leur action…

Ça suffit comme ça !!!

 

Nous refusons la marchandisation de l’éducation. Nous refusons la suppression de la carte scolaire ainsi que l’autonomie des établissements et son école à deux vitesses. Stop aux proviseurs-managers ! Ne comptez pas sur nous pour préparer les jeunes esprits à la société libérale de la précarité, du tous consommateurs et du chacun pour soi.

Pour les enseignants que nous sommes, aucun doute possible : tous les élèves sont éducables !

 

Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités qu’elle serait incapable de corriger. Face à leur socle minimaliste et utilitariste, nous voulons imposer un haut niveau de culture commune pour toutes et tous. La démocratisation, ce ne doit plus être des mots mais des actes et une réalité. La mixité et l’émancipation sociales doivent être portées par des choix politiques clairs.

 

L’enjeu, c’est la réussite de toutes et tous. Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification. Ce n’est pas un acte individuel que chacun doit poser. C’est la mission que le pays assigne à son Ecole. Et disons-le tout net : parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, seuls des enseignants qualifiés et formés peuvent y contribuer.

 

Avec Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, avec les candidat-e-s du Front de Gauche aux législatives, nous portons un projet global de société, de transformation sociale, écologique et démocratique. L’Ecole, en tant que pilier de la République sociale, y prend toute sa place. « Eduquer, Qualifier, Emanciper », telles sont les missions de l’école laïque et républicaine pour mener à bien le changement radical nécessaire.

 

C’est avec vous que nous allons le construire. La révolution citoyenne passe par l’Ecole. Engageons-la ensemble !

 

 

Pour signer l’appel des enseignants pour un Front de Gauche :http://enseignants.appels.frontdegauche.fr/

 

 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 07:35

 

 

En apparence, les jeunes d’origine immigrée réussissent moins bien que les autres à l’école. Mais si l’on tient compte de leur milieu social, c’est tout l’inverse... L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

 

Entre 50 et 55 % des enfants dont la famille est originaire du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne ou du Portugal obtiennent le bac, contre 64,2 % pour les enfants de famille non-immigrée, selon les données du ministère de l’éducation [1]. Le taux est de 33 % pour les enfants originaires de Turquie, mais de 66,8 % pour ceux dont la famille vient d’Asie du Sud-Est.

 

Ces données sont trompeuses car les enfants d’origine immigrée sont, en moyenne, issus de milieux beaucoup moins qualifiés. Or, pour l’ensemble de la population, le taux de bacheliers parmi les enfants dont la mère n’a aucun diplôme est de 40 %, contre 90 % pour celles dont la mère est diplômée de l’enseignement supérieur. Bref : on compare des populations qui ne peuvent pas l’être.

 

Si on ne considère que les enfants dont aucun des parents n’a le bac, les écarts sont quasiment nuls entre immigrés et non-immigrés pour l’obtention du bac général ou technologique. Sauf pour deux types de populations : les enfants dont la famille est d’origine turque, qui réussissent moins bien que la moyenne, et ceux d’origine d’Asie du Sud-Est, qui réussissent mieux. Lire la suite sur l’Observatoire des inégalités 

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 06:49

 

 

Les politiques libérales menées par Sarkozy font sentir leurs effets de plus en plus fortement. Le choix dogmatique de supprimer des postes dans la fonction publique, en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, quelles que soient les évolutions des besoins en termes de services publics, a connu dans l'Éducation nationale une première période sous le signe du camouflage. Les postes visés étaient alors les moins visibles pour les parents. Mais désormais, pour tenir le cap, ce sont les postes d'enseignants présents à temps plein devant les classes qui disparaissent, alors qu'en primaire et au collège, les effectifs d'élèves s'accroissent, traduction de la poussée démographique des années 2000.

Les conséquences se font sentir au quotidien, avec des classes surchargées et des absences d'enseignant-e-s prévisibles et prévues (formations, réunions des instances paritaires, congés maternité...) qui ne font l'objet d'aucun remplacement. Cette politique transforme aussi en casse-tête l'affectation des élèves en classe de 6e. Alors que la Ville de Paris consent des efforts pour agrandir les collèges, c'est bien le nombre d'enseignant-e-s disponibles qui pose problème.L'an dernier, l'affectation en 6e fut particulièrement chaotique, et le collège César Franck, dans le 2e arrondissement, avait été particulièrement touché, car il présente la particularité d'enseigner l'Italien en première langue vivante, dans la continuité des enseignements des écoles élémentaires du secteur.

Cette année, la politique nationale ne s'étant pas améliorée, le pire est à craindre. La FCPE Paris s'en inquiète dans le communiqué suivant. Je rejoins ses constats et j'appuie sa mobilisation. A ce propos, je tiens à rendre hommage à la combativité des parents d'élève de l'école de la Jussienne et du collège César Franck. Tous les mardis depuis le 15 mars, l'école fait l'objet d'une occupation administrative. Le collège a rejoint ce mouvement il y a quatre semaines. Les questions de formation des enseignant-e-s, de leur remplacement, d'effectifs, de libre choix de poursuivre l'apprentissage de l'Italien... sont au cœur de leur engagement pour l'école publique. Au-delà des revendications "locales", c'est bien le système éducatif dans son ensemble qu'ils et elles défendent, tout en appuyant les personnels de l'Éducation nationale.

Ce mouvement mérite d'être soutenu... et étendu ! Par Martine Billard

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 07:36

 

 

 

Texte du Collectif Orsay en lutte, soutenu par SLR, CNT Orsay, SNESup, SNCS Vallée, SUD Recherche P11, SUD Education P11… 4 juin 2011

Ce texte sera ouvert aux signatures par voie électronique en début de semaine prochaine (7juin), à consulter par le lien suivant : http://www.orsayenlutte.info/?p=3481


1. Principes d’une Université ouverte

Nous défendons le principe d’une Université ayant pour mission, indépendamment de tout pouvoir économique, technocratique ou idéologique, d’accroître la connaissance et de la transmettre au plus grand nombre, et de développer le sens critique de chacun dans une perspective émancipatrice, en s’appuyant notamment sur la formation par la recherche. La priorité première pour l’Université est d’offrir, par la diversité des cursus qu’elle propose, fondamentaux comme appliqués, la possibilité à chaque étudiant d’aller le plus loin possible en fonction de ses choix et de ses capacités. L’insertion professionnelle des étudiants doit également être prise en compte, par des formations spécifiques, mais en aucun cas l’ordre des priorités ne doit être inversé. Par ailleurs l’Université n’est ni au-dessus ni à côté de la société. C’est un service public. Elle a des comptes à rendre aux usagers, aux citoyens dont elle dépend, sur ses missions, sur le partage de la science avec le reste de la société. L’Université est par nature un lieu de débat, de libre expression et pensée.

Les prérogatives de l’Université, et en particulier la délivrance des diplômes de L, M et D sont aujourd’hui remises en question au nom de l’ « excellence ». Or la qualité des formations repose sur la qualité des contenus et sur la capacité à amener le plus grand nombre d’étudiants jusqu’au L3, voire jusqu’au M et au D. A ce titre, la place du L est fondamentale en elle même, et en ce qu’elle détermine la qualité des futurs étudiants de M et D. En aucun cas, la licence ne doit être mise de coté pour mettre en avant une « Graduate school », creuset de masters et de doctorats, et qui reproduirait aveuglément des schémas importés d’outre atlantique [1].

Pour ce qui concerne la recherche, la mission de l’Université est de développer celle-ci dans toutes les disciplines présentes en son sein, en étroite coordination avec les EPST, sans donner la priorité à des thématiques qui seraient définies en fonction de critères économiques et financiers, qui peuvent à terme s’avérer éphémères. La culture de la recherche sur projets de court terme, qui a été initiée dans la foulée du « Pacte pour la Recherche », puis amplifiée par la mise en place de l’ANR et qui bat son plein depuis les appels d’offre EquipEX, limite les champs d’exploration. Sa généralisation porte en germe la stérilisation de l’activité scientifique. Il suffit pour s’en convaincre d’étudier la genèse des grandes découvertes du siècle précédent, ou d’écouter les chercheurs qui ont abouti à des avancées majeures (ils sont plusieurs dans l’Université Paris Sud). Ils disent tous que leurs travaux n’auraient pu être soutenus et se développer dans un cadre semblable à celui qui est mis en place actuellement. Il faut ne rien comprendre à la recherche pour croire qu’elle est gouvernable, contrôlable, et que les fleurs pousseront là où on l’a décidé ! La recherche est un écosystème de la connaissance : c’est de sa diversité et de sa richesse que vient son développement. La société peut légitimement définir des domaines prioritaires ; il n’en est pas moins nécessaire de maintenir des laboratoires dans toutes les disciplines, correctement soutenus par des crédits récurrents, et où des projets ambitieux, sur le long terme, peuvent être mis en œuvre. Ces laboratoires, uni- ou pluri-disciplinaires, sont les garants de la formation de jeunes chercheurs et de la transmission du savoir. Une des chances - et un mérite - de l’Université Paris Sud est de rassembler de nombreux laboratoires très reconnus sur le plan international, dans de nombreuses disciplines. Cette richesse permet de plus de favoriser une véritable interdisciplinarité, comme en attestent plusieurs projets qui se sont développés ces dernières années au sein de notre Université notamment entre les sciences dures et les sciences de la vie. La démarche des LabEX, par son caractère excessivement sélectif (7 LabEX sur 23 dossiers présentés ont été sélectionnés à Paris Sud) et bêtement darwinien (financer les équipes dites « excellentes » et laisser tomber les autres) risque d’aboutir à l’abandon de nombreux axes de recherche, ce qui serait à la fois un gâchis considérable et une hypothèque pour l’avenir. L’Université Paris Sud doit tout faire pour éviter cela.


2. L’Université Paris Sud dans le projet Paris-Saclay

Notre Université doit affirmer ses prérogatives au sein du projet Paris-Saclay, dont la forme actuelle a été imposée par la volonté du gouvernement, qui n’a pas jugé bon de consulter la communauté scientifique. Nous devons prendre nos responsabilités face à un projet qui menace nos conditions de travail et même nos capacités à remplir nos missions. Les statuts actuels de la FCS, votés par le CA de l’Université le 13 Décembre 2010, sont totalement inacceptables. Ils donnent en effet à la FCS, dans les faits, un rôle de gouvernance sur les grandes orientations scientifiques, par le contrôle d’une part considérable des moyens financiers, tout en ne donnant à l’Université, aux organismes, et aux membres élus par les personnels qu’une place ridiculement faible. A côté des comités de pilotages dont la constitution et les missions sont définies par le règlement intérieur de la fondation, les conseils scientifiques de département de la FCS donneraient une place prépondérante à des personnalités n’étant pas elles-mêmes actrices des laboratoires du campus et nommées par le président de la fondation. Il est par ailleurs symbolique que les personnels techniques soient totalement absents des instances de cette fondation. A la suite de l’échec du premier projet IdEX présenté par la FCS, pour lequel le jury a pointé l’absence d’un schéma de gouvernance convaincant, il est à craindre que le deuxième projet soit encore durci et se place dans la logique d’une « Advanced University », en complète contradiction avec les principes énoncés plus haut. Si tel devait être le cas, nous appelons d’ores et déjà les personnels et les élus dans les conseils centraux à se mobiliser pour s’y opposer.

L’indépendance de l’Université est gravement menacée dans ce projet Paris-Saclay. Cette indépendance n’est possible que si d’une part les crédits ne sont pas conditionnés par des choix thématiques ou idéologiques (ce qui n’empêche pas que les crédits soient évalués a priori et justifiés a posteriori), et d’autre part si les rémunérations et les emplois des personnels ne dépendent pas de leur allégeance au pouvoir politique ou économique (condition qui est à l’origine du statut de fonctionnaire) ou simplement de leur soumission à la mode du moment. L’embauche de salariés sur statuts précaires, au lieu de titulaires dont l’indépendance pourrait freiner la fuite en avant vers une recherche purement finalisée, est au cœur des récentes réformes [2]. Cette volonté de flexibilité se retrouve jusque dans le caractère éphémère donné aux équipes, laboratoires et thématiques. Nous sommes au contraire convaincus que le statut des personnels (chercheurs, enseignants, IATSS, ITA) doit, sauf exception à justifier, relever du statut de la fonction publique d’État pour garantir une indépendance des orientations scientifiques et pédagogiques vis à vis de pressions privées ou étatiques, ainsi que la qualité du service.


3. Pour un autre projet

3.1 Structures

La dichotomie qui existe en France entre Universités d’une part, et Grandes Ecoles (GE) d’autre part est unique au monde et a de lourdes conséquences. Elle permet aux bons élèves au niveau du Bac, le plus souvent issus des milieux favorisés, de trouver un emploi dans de très bonnes conditions à Bac+5, sans avoir bénéficié d’une formation par la recherche, au détriment des jeunes docteurs (à Bac+8). Mais elle pénalise également le monde industriel, dont les dirigeants, très majoritairement issus des GE, sont peu enclins à s’engager dans des processus de recherche qu’ils ne connaissent pas. Dans l’attente de décisions au plan national qui devraient, enfin, harmoniser ce système en rapprochant Universités et GE – ce qui ne signifie en aucun cas décliner à l’université les modes de « fonctionnement » des GE [3] – le site Paris-Saclay pourrait et devrait servir d’expérimentation et de modèle puisqu’il a la chance de regrouper sur un même lieu une grande Université et un grand nombre de GE. Les laboratoires de l’Université, qui concentrent la plus grande part de l’activité de recherche, principalement fondamentale, sont le plus souvent mixtes avec le CNRS ou les autres EPST. Une partie des GE a également une activité de recherche, même si bien souvent elle est, dans les faits, portée par le CNRS et les autres EPST. Ce dénominateur commun constitue ainsi une chance pour favoriser les rapprochements. La recherche finalisée devrait logiquement se développer par des collaborations entre l’Université et d’autres partenaires du campus Paris-Saclay, GE ou sociétés privées.

Mais en aucun cas un organe de gouvernance tel que la présente FCS n’est acceptable. A cette conception centralisée et managériale nous opposons l’idée que les relations entre les différents partenaires présents sur le site Paris-Saclay doivent reposer sur des conventions ou accords-cadres, à deux ou plusieurs partenaires, répondant aux besoins de la recherche et de l’enseignement. Une telle structure de coordination n’a pas vocation à s’impliquer dans la gestion des ressources humaines : elle doit rester un outil de soutien administratif et de gestion financière pour les partenariats qui seront créés entre les différents établissements. Son rôle doit être purement technique. Dans le même temps, de nombreuses mesures concrètes peuvent être envisagées pour faire émerger et donner corps à une cohérence entre les différents partenaires. Certaines ont été avancées par la Présidence de Paris Sud, comme la fédération des Ecoles Doctorales au sein d’un Collège Doctoral unique, ou la mise en place d’un véritable Conseil Scientifique [4]. Nous considérons que ce type de proposition va globalement dans la bonne direction, étant entendu qu’un tel conseil ne peut être constitué que sur la base d’une élection par les pairs, aux antipodes de la conception de gouvernance renforcée par un très petit nombre de « décideurs » au sein de l’actuelle FCS, et telle qu’exigée par la logique IdEX. La mise en place d’un « Sénat » telle qu’elle a été évoquée par le nouveau Président de la FCS, et qui serait constitué par les directeurs de LabEX est un détournement scandaleux de cette idée, et est en complète contradiction avec les pratiques académiques mondiales où les membres des Sénats Universitaires ne sont pas des dirigeants mais des scientifiques choisis pour leur compétence et leur indépendance.

3.2 Infra-structures

Le campus d’Orsay a pour vocation de rester centré dans la Vallée, à la fois pour sa proximité avec le RER et pour sa connexion, aussi modeste qu’elle soit, avec le tissu urbain d’Orsay et de Bures. Le fait du Prince - la montée de l’ensemble de l’Université sur le plateau - est irréaliste financièrement, absurde du point de vue des déplacements, scandaleux du point de vue écologique, et peut-être même en contradiction avec les décisions du Grenelle de l’environnement et le maintien de la « trame verte et bleue ». La seule étude de ces projets dictés par le pouvoir a déjà fait perdre un temps précieux à la communauté universitaire. Il est grand temps de cesser de tirer des plans sur la comète, de réfléchir aux évolutions possibles et souhaitables de la Vallée, ce qui n’exclut pas que l’extension sur le plateau soit poursuivie de manière raisonnée : des besoins d’infrastructures spécifiques peuvent se manifester, sur la base des développements scientifiques, et conduire par exemple à la construction de nouveaux bâtiments qui ne pourraient trouver leur place que sur le plateau de Saclay. La construction du Synchrotron SOLEIL, qui était au départ un projet des scientifiques du LURE à Orsay, illustre bien ce type de démarche. Il a été conçu en étroit couplage avec de nombreux partenaires, aujourd’hui présents sur le site, et financé pour une bonne part grâce aux soutiens de la région et du département, en plein accord avec leurs représentants. Quel contraste avec la méthode actuelle pour le campus Paris Saclay, pour lequel les décisions prises par le gouvernement sont imposées, sans concertation, aux représentants des collectivités territoriales !

Un nouveau regard sur le campus est nécessaire, qui ne parte pas d’un déménagement général toujours plus hypothétique lorsque l’on regarde les financements annoncés, mais qui soit une véritable réflexion sur les évolutions du site, et notamment de la Vallée. Le recensement des locaux qui sont ou seront prochainement disponibles dans la Vallée est la première étape d’une telle réflexion. On peut déjà citer les locaux du LURE non encore restitués, le bâtiment de Maths qui sera libéré lorsque le nouveau bâtiment sera disponible, les locaux actuels de l’IEF, de l’ISMO, de la biologie …etc. Il serait de toute manière parfaitement logique que certains bâtiments de la vallée ou du plateau changent de destination et soient rénovés au fil de l’évolution et des besoins des différentes disciplines scientifiques, des enseignements et des services administratifs. La construction de nouvelles surfaces ne devrait donc être envisagée qu’en cas d’impossibilité de libérer des surfaces existantes.

Le coût de la rénovation des bâtiments actuels de l’Université Paris-Sud dans la Vallée d’Orsay et sur le petit plateau doit faire l’objet d’une étude approfondie, prenant en compte la diversité des situations liées à leur niveau d’entretien au cours des dernières décennies. Une telle étude devrait être transparente et conduite par des experts dont l’indépendance soit indiscutable. Le campus souffre globalement d’un manque d’entretien évident depuis de nombreuses années : vétusté du chauffage, dégradation des routes, problèmes de sécurité dans de nombreux bâtiments... : la liste est longue. Il est inadmissible que la plus grande confusion règne actuellement sur ce sujet et que les personnels ne soient pas consultés. Des financements ultra-prioritaires devraient être affectés à la résolution de ces problèmes. Sur le moyen terme, d’importants mouvements peuvent être engagés dans la Vallée dans le cadre d’une politique de site globale en profitant des déménagements successifs afin de mieux répondre aux besoins des équipes de recherche comme des filières d’enseignement.

Nous réaffirmons les principes de notre Université qui sont rappelés tout au long de ce texte. Les restructurations en cours, qui se mettent en place au travers des LabEX, EquipEX et autres IdEX, sont orthogonales à ces principes, et c’est pourquoi nous les refusons ainsi que les déménagements qui les accompagneraient.

Notes

[1] Interview de C. van Effenterre, Président de Paris Tech dans Educpro, 1/04/11.

[2] P.E.C.R.E.S., 2011 : Recherche précarisée, recherche atomisée (éditions Raisons d’Agir)

[3] Bertrand Collomb et Denis Ranque , Dépêche AEF n°149275

[4] La dénomination de Sénat proposée par la présidence, habituelle au niveau international, a le défaut d’évoquer, en France, la notion d’élection indirecte, soit précisément l’anti-thèse de la collégialité académique.

Sauvons l’université !

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 07:32

 

 

La circulaire sur la formation des stagiaires du 1er et du 2nd degrés est parue le 19 mai 2011 au Bulletin Officiel. Après une mobilisation des stagiaires tout au long de l’année, après une opposition unanime des organisations syndicales sur le dispositif actuel, après les rapports très critiques de M.M Grosperrin et Jolion, on aurait pu attendre des ajustements évitant d’entériner la disparition de la formation et la crise du recrutement consécutive à la mastérisation. Il n’en n’est rien.

Aucune prise en compte de l’exigence des collectifs de stagiaires du retour au tiers temps devant élèves, mais des stagiaires toujours affectés à temps plein. Seuls les postes les plus difficiles devront être évités dans le 1er degré alors qu’aucune mention n’est faite en ce sens pour le 2nd degré. Concernant la formation, la grande absente de la mastérisation, 5 jours d’accueil fin août sont annoncés. Ils sont officiellement facultatifs et donc non rémunérés. Le reste de la « formation » avec des stages en cours d’année correspondant au tiers du temps de travail, s’ajoute au service complet des stagiaires !

Dans le 1er degré le dispositif stagiaire /maître formateurs souvent mis en place cette année jusqu’à la Toussaint ne sera pas reconduit. Comme dans le second degré les stagiaires prendront immédiatement leur classe avec un « remplaçant en binôme » pour les remplacer durant leur ersatz de formation.

Le détail de celle-ci est d’ailleurs laissé à l’initiative des Inspections d’académie pour le 1er degré et des Rectorats pour le 2nd degré, sans réel cadrage national. En marge de la circulaire, les annonces du ministre sur l’expérimentation dans 4 académies de l’alternance pour les étudiants en master risquent encore d’aggraver les problèmes posés aux étudiant-e-s par la préparation conjointe du master et du concours. Des M1 seront appelés à exercer en responsabilité en échange d’un salaire dérisoire (3000 à 6000 euros par an pour les M1 ayant un contrat d’enseignement de 3 à 6 heures hebdomadaires ; 560 euros par mois pour ceux qui occuperaient un poste d’assistant pédagogique à mi-temps). Il s’agit ici de disposer d’une main d’œuvre à bon marché pour pallier les suppressions de postes accumulées depuis des années.

Rien n’est prévu pour répondre au problème des étudiant-e-s qui auront obtenu le master sans avoir le concours, et qui constitueront des cohortes de diplomé- e-s précaires dans lesquelles l’administration pourra allégrement puiser pour des vacations et des CDD, au lieu de stopper sa politique de suppression de postes de titulaires.

Rien n’est prévu non plus pour répondre au problème d’accès des étudiant-e-s des classes populaires aux métiers de l’enseignement, dont l’accès est rendu toujours plus difficile par l’allongement de la durée des études non rémunérées.

En cette fin d’année nous exigeons de nouveau, la titularisation de tou-te-s les stagiaires ; ils ont en effet vécu cette année des conditions de travail épouvantables.

Nous portons à la demande du collectif stagiaire impossible et avec d’autres organisations syndicales la demande d’une audience au ministère portant notamment sur le retour au tiers temps, les conditions des actuelles titularisations, le refus de tout licenciement et un cadrage national d’une formation sur le temps de travail.

SUD Éducation exige toujours l’abrogation de la mastérisation du recrutement. Nous revendiquons le retour à un recrutement à la licence suivie de 2 années de formation rémunérées validées par l’obtention du master.

SUD Education

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