Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Le blog de republicainedoncdegauche.over-blog.com
  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
  • Contact

Qui a tué nos villages ?

Recherche

7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:14

 



SUPPRESSIONS DE POSTES : LA LUTTE CONTINUE !

Malgré les rassemblements du 7 avril et du 11 mai devant l’Inspection Académique, les mesures sur les suppressions de postes et les moyens n’ont quasiment pas changé. La manifestation et le rassemblement devant le Ministère le 18 mai n’ont pas permis d’obtenir de nouvelles évolutions significatives. La lutte doit donc continuer !

Un groupe de travail se tiendra le 14 juin à l’Inspection Académique afin de prendre connaissance des premiers ajustements sur la carte scolaire dans les Hauts-de-Seine. A l’heure actuelle, de nombreuses suppressions de postes sont encore prévues dans le département.

Ces suppressions ont toujours pour conséquences une nouvelle dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels notamment via l’augmentation des effectifs par classe, l’explosion des heures supplémentaires, la disparition des professeurs remplaçants, le recours massif à des contractuels et vacataires, la fin annoncée de l’enseignement spécialisé....

Alors que ce sont des créations de postes dont le Service Public d’Education a besoin, le gouvernement continue à en supprimer. Il faut récupérer ces postes indispensables !

La CGT Educ’action et SUD EDUCATION 92 APPELLENT A LA GREVE LE MARDI 14 JUIN et à se rassembler à 11h devant l’IA de Nanterre !

Modèle de Déclaration préalable de grève : PDF - 50.6 ko

SUD Education 92

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:26

 

 

Le Rectorat de Paris inaugure jeudi 26 mai 2011 le recrutement avec Pôle Emploi de personnels non-titulaires enseignants. Il organise en effet une "journée de recrutement" sur 25 disciplines. Il s’agit là de la mise en pratique du recrutement via Pôle Emploi annoncé par Chatel : plutôt que de répondre aux promesses et de titulariser tous les précaires, le gouvernement aggrave encore les conditions d’emploi et de recrutement des personnels non-titulaires. Le Rectorat de Paris va encore plus loin puisqu’il annonce le recrutement sur des contrats allant de 1 à 6 mois, en contradiction totale avec le protocole Fonction Publique qui annonce la fin de tels abus !

La CGT Educ’action dénonce ces pratique inacceptables, conséquences directes d’une insuffisance chronique en recrutement des personnels statutaires et des suppressions d’emploi. La CGT Educ’action revendique la titularisation sans condition de concours ni de nationalité des non-titulaires. Elle exige, dans l’immédiat, l’application réelle et concrète des mesures de titularisation prévues dans le protocole de résorption de la précarité, signé par la CGT.

CGT Educ’action 94

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:34

 

 

Proposition clef du rapport Varinard, au cœur du projet de loi Mercier, le dossier unique de personnalité vise à permettre de regrouper les éléments relatifs à la personnalité d'un mineur recueillis soit à l'occasion d'une procédure pénale, soit à l'occasion d'une procédure d'assistance éducative. Ce dossier, « régulièrement actualisé et ouvert à la consultation de l'ensemble des intervenants à la procédure », vise à permettre la connaissance la plus complète de la personnalité du mineur mais surtout « de juger plus rapidement les récidivistes, et avec tous les éléments de personnalité utiles ».


Cette proposition - déjà en oeuvre dans les Hauts-de-Seine - fait débat.

Comme le fait remarquer la défenseure des enfants, « outre qu’il se heurte au principe de respect de la vie privée s’agissant des pièces du dossier d’assistance éducative, il risque en réalité d’avoir pour seule finalité de favoriser le recours aux procédures rapides qui sont subordonnées à l’existence de rapports éducatifs de moins d’un an. Or, la notion de temps est primordiale dans l’évolution des adolescents et le délai d’un an, du fait de sa longueur, ne permet pas de prendre en compte cette dimension ». Lire la suite sur Laurent Mucchielli

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:43

 

 

Pour que l’Education redevienne une priorité pour l’Etat, la FCPE se mobilise sur tout le territoire en organisant la Nuit des écoles le vendredi 20 mai prochain dans les écoles, les collèges et les lycées.


Nous souhaitons vivement que ce moment soit l’occasion de mobiliser le plus de conseils locaux possibles contre les suppressions de postes et de continuer à faire signer la pétition demandant la tenue d’un collectif budgétaire pour l’Ecole. Cette soirée sera également un moment de partage et de convivialité entre parents et sera peut-être aussi l’occasion d’organiser un débat autour de l’Education pour ceux qui le souhaitent.


Les conseils Locaux de la FCPE 13 se mobilisent, prenez contact avec eux.

Il y aura à la rentrée prochaine 16 000 postes d’enseignants de moins, dont les 5 600 postes en « surnuméraire » (du fait de la réforme de la formation des enseignants) qui ont été grandement utiles cette année scolaire pour assurer les remplacements notamment des professeurs stagiaires lorsqu’ils partaient en formation. Ces postes ont en fait masqué les suppressions de postes de remplaçants de la rentrée 2009 et ont de fait limité la dégradation du remplacement dans les écoles primaires, même si elle est déjà bien réelle dans certains départements.


Il y aura aussi 3407 suppressions de postes dans le premier degré. Pour la première fois depuis des années, tous les départements de France ont un solde négatif et perdent des postes. C’est tout le territoire qui est donc touché, à l’exception de la Guyane (+ 40 postes). Aucune baisse démographique n’est prévue pour le primaire puisque le nombre annuel de naissances est bien plus important qu’à la fin des années 1990 comme d’ailleurs se félicite le gouvernement.


La question est de savoir où ces postes seront supprimés, puisqu’en mai 2010, un document du ministère de l’Education nationale, intitulé « schéma d’emploi », avait été divulgué dans la presse. Ce document recommandait, parmi d’autres pistes pour supprimer des postes, l’augmentation des effectifs d’élèves dans les classes, tant dans le premier que dans le second degré.


Nous avons vu en janvier et février ce qu’ont donné les DHG dans le second degré, avec des inquiétudes particulièrement vives pour les collèges où les diminutions horaires vont se confronter à l’arrivée de 40 000 élèves de 6ème supplémentaires du fait du « baby-boom » qui a débuté en 2000.


Dans le premier degré, Luc Chatel annonçait fin avril la fermeture de 1 500 classes qu’il justifiait en assurant : "Au total, à la rentrée prochaine, il y aura plus de professeurs et moins d’élèves qu’il n’y en avait il y a quinze ans dans le système éducatif". Restent 1 900 postes dont on ne sait où ils seront pris ? RASED ? Conseillers pédagogiques ? Professeurs itinérants de langues vivantes ? Enseignants spécialisés ? Maîtres formateurs ?


Comme il y a quinze ans ?

Et si le ministre s’était référé à l’an 2000 et non à 1996, sa démonstration n’aurait pas fonctionné. En effet, il y avait alors 12 166 400 élèves pour 852 907 enseignants, des effectifs supérieurs de 1,5 % aux effectifs actuels pour les premiers (11 978 800 actuellement) et supérieurs de 2,5 % pour les seconds (874 627). Et la situation devrait encore s’aggraver puisqu’on prévoit à la rentrée prochaine 63 500 élèves en plus (d’après une note de la Direction de l’évaluation de la prospective et la performance du ministère de l’Education nationale), mais 16 000 profs en moins.


En toute chose, il faut comparer ce qui est comparable. Or, si le taux de scolarisation en maternelle était aujourd’hui le même qu’en 2000, il y aurait 230 000 élèves de plus dans les premier et second degrés ! Dont la moitié aurait moins de 3 ans (on est passés de 35% scolarisés à 18%) !


Rappelons que, selon l’OCDE, le taux d’encadrement dans le primaire était en France de 19,9 élèves par enseignant en 2008, contre 18 en Allemagne, 14,4 en Finlande (un modèle souvent cité par M. Chatel), 12,6 en Belgique et 10,6 en Italie.


Quant à l’effort de l’Etat en matière d’éducation il laisse lui aussi à désirer, contrairement à ce que dit le ministre. En 1996, année de référence dans sa déclaration, 7,6 % du PIB de la France était consacré à l’éducation, contre 6,6 % en 2008. Il manque environ 20 milliards d’euros pour que l’effort de la nation soit équivalent à ce qu’il était il y a quinze ans, soit 15% du budget actuel !


80% au Baccalauréat

Un peu plus tôt, le ministre avait comparé les chiffres avec 1980. Lorsque 25% d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat. Depuis, en 1985, a été fixé l’objectif de 80% d’une classe d’âge au baccalauréat (ce qui est différent du taux de réussite). Il est aujourd’hui officiellement de 85%, depuis les accords européens de Lisbonne, mais il n’est jamais repris par le gouvernement.


Pour passer de 25% d’une classe d’âge au baccalauréat à 60% aujourd’hui, cela a coûté cher, très cher : en 1990, le taux de bacheliers était de 43% mais pour atteindre cette progression, le budget avait augmenté de plus de 30%. Jusqu’en 1997, le budget de l’Education augmente, ce qui a été « profitable » puisqu’à cette date, environ 60% d’une classe d’âge est parvenue au bac, taux auquel nous en sommes encore aujourd’hui.


Dans ce même temps la part de l’enseignement supérieur a progressé dans cette masse budgétaire passant de 15 à plus de 20% du total. C’est dire comme la dépense nationale en faveur de l’enseignement scolaire a finalement fortement régressé, en particulier pour le primaire.


Aujourd’hui et depuis plus de 15 ans, nous « stagnons » à 60%. Si le ministre et la majorité parlementaire croient que, pour passer de 60% à 80% d’une classe d’âge au bac, il faudra moins d’argent et la même pédagogie, ils se trompent !


Parallèles

Puisque le gouvernement verse dans la mauvaise foi, nous pouvons lui emboîter le pas et établir quelques parallèles parlants. Car tout est question de choix politiques.


Cette année, le bouclier fiscal rapportera 40 900 euros en moyenne aux 14 400 contribuables concernés. Cela équivaut grosso modo à un an de salaire d’enseignant, cotisations comprises. 14 400 ETP, donc !


Certains feront remarquer aussi que l’économie réalisée pour une fermeture de classe de maternelle peut-être évaluée à 36 000€ alors qu’une heure de vol de Rafale coûte 39 000 €…


Georges Tron

Revenons aussi sur les déclarations de Georges Tron, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique… Il avait en mars déclaré publiquement qu’il faudrait peut-être l’an prochain revenir sur la règle de non suppression d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Fin avril, rétropédalage, il estimait à 18 000 le nombre d’enseignants du premier degré qui n’étaient pas « en situation d’enseignement » face à des élèves. Sans préciser plus d’où il tenait ces chiffres…


Peut-être pense-t-il que les 18 000 profs stagiaires non formés cette année ne sont pas vraiment en situation d’enseignement face aux élèves ?


Peut-être se trompe-t-il d’un 0 dans son chiffre ? Pour égaler le taux d’encadrement en primaire de la Suède, il faudrait 180 000 enseignants de plus en France !


Peut-être se trompait-il d’unité de compte ? 18 000, c’est à peu près le nombre d’heures d’absence de courte durée non remplacées chaque jour dans le secondaire…


Au fait… Qui a dit : « le nombre d’enseignants ne peut constituer une variable d’ajustement acceptable, ce n’est certainement pas en les réduisant qu’on obtiendra de meilleurs résultats dans la lutte contre l’échec scolaire » ? Le député UMP Olivier Dassault, dans une question écrite au ministre de l’Education nationale, où il estimait la suppression de 16 000 postes d’enseignants « difficilement compréhensible » !


Même Gilles Carrez, député UMP et rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée, bien placé donc pour connaître le projet de budget, reconnaissait dans Libération, mi-avril, que « la rentrée scolaire […] devrait se faire dans des conditions difficiles ».

FCPE 13

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:37

Suite des trois épisodes précédents à consulter ici, ici et ici.

« Nous, directeurs d'Instituts de sciences criminelles et de criminologie ou d'unités de recherche et d'enseignement en droit pénal, en droit public et en criminologie, et enseignants-chercheurs dans ces matières, souhaitons prendre part à la consultation initiée par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche à la suite du Rapport de la Conférence nationale de criminologie, dirigée par le Professeur Loïck Villerbu, sur "La faisabilité, la mise en place et le développement, des études, recherches et formations en criminologie" et du rapport "d'étape" rédigé sous la direction du Professeur Christian Vallar.


Au terme de ce second rapport, il est proposé la création d'une section du Conseil national des Universités intitulée "criminologie, diplomatie, polémologie, stratégie" et certains membres de la conférence précitée réclament même de toute urgence la création d'UFR de criminologie (M. Herzog-Evans, R. Cario, L. Villerbu). Nous nous opposons résolument à ces deux projets, tout en souhaitant promouvoir, au sein de l'Université française, une recherche et une formation de qualité en criminologie».

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans justice prisons ÉDUCATION-RECHERCHE
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 07:19

 

 

Jeudi 5 mai 2011 : Manifestation 18h départ des Réformés, arrivée au Vieux-Port.
Grève le mardi 10 mai 2011 Rendez-vous à 10h devant l’IA


Une mobilisation d’ampleur a vu le jour dans des écoles du département dès l’avant-projet de carte scolaire 2011.

Le mardi 12 avril, une délégation comprenant des enseignants syndiqués ou non, des parents d’élèves et des élus municipaux était reçue par l’Inspection Académique des Bouches du Rhône.

Lors de cette rencontre, il a été répondu à la délégation que « plusieurs dispositifs avaient vocation à se substituer aux RASED : aide personnalisée, stages de remises à niveau et accompagnement éducatif ». Ces arguments nous apparaissent comme une méconnaissance de la réalité, tout autant qu’un mépris des textes qui régissent ces dispositifs.

Au premier chef, l’aide personnalisée vise à aider l’élève à maîtriser une compétence travaillée en classe dans la même période pour surmonter une difficulté passagère. A l’inverse, l’aide spécialisée du RASED vise à revenir sur des apprentissages passés (parfois de plusieurs années) pour surmonter des difficultés persistantes et profondes. L’aide spécialisée s’adresse souvent à des enfants n’ayant pas intégré le statut d’élève, incapables de s’investir dans une activité scolaire.

Les stages de remises à niveau sont destinés aux seuls élèves de CM1 et CM2, alors que l’immense majorité des élèves aidés par les RASED sont du cycle 2.

L’accompagnement éducatif, offre complémentaire après les cours, ne cible en rien, dans les quelques écoles où il est mis en place, la difficulté scolaire. Au contraire, il est parfois ouvert aux élèves susceptibles d’intégrer les internats d’excellence.

Par ailleurs, nous souhaitons revenir sur le principe directeur que l’IA s’est donné et qui l’a conduite à décider de fermer les postes de RASED non occupés par des titulaires. En effet, dans notre département, certaines écoles sont bien plus attractives que d’autres. Il nous apparaît crucial de rendre ces écoles attractives et notre syndicat a fait des propositions dans ce sens. Choisir de fermer ces postes, dans les quartiers les plus défavorisés, c’est renoncer à notre mission de rendre un service public d’éducation de qualité uniformément sur le territoire. C’est infliger à leurs habitants et à leurs enfants une double peine.

Notre syndicat réaffirme, une nouvelle fois, le droit pour chaque élève à bénéficier d’un Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) complet.

SUD éducation Bouches-du-Rhône

SUD Education 13

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 08:13

 

Depuis bientôt 10 ans, c’est devenu un rituel : une à deux fois par an, un représentant du gouvernement (souvent proche de Nicolas Sarkozy) annonce un nouveau dispositif de lutte contre le décrochage scolaire. Il y a quelques semaines, c’était la suspension des allocations familiales (texte proposé et défendu par Eric Ciotti) qui était réinstaurée (après avoir été abrogée à la demande… de Nicolas Sarkozy en 2004).


Ce lundi 28 mars, c’est la Secrétaire d’Etat à la jeunesse et à la vie associative, Jeannette Bougrab, qui montait au créneau sur la thématique, en annonçant un énième dispositif, lequel devrait être considéré comme une réponse aux affrontements entre jeunes survenus ces dernières semaines à Asnières et Gennevilliers (92).


Compte tenu des résultats peu significatifs, voire contre productifs, des précédents dispositifs (références en fin d'article), il est plus que douteux qu'il faille espérer des améliorations à l'avenir. Cette annonce mérite en revanche que l'on s'y attarde un instant car elle est emblématique de la construction politico-médiatique de la question du décrochage scolaire depuis 10 ans. Suivons ainsi la dépêche AFP qui a été reprise par presque tous les grands médias et par de très nombreux sites Internet.

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:08

 

 

Monsieur Luc CHATEL

Ministre de l’ Education Nationale

 

Objet : Renvoi de Palmes Académiques

 

Monsieur le Ministre,


 

Après 9 années de bureau d’études en entreprise privée, j’ai choisi de m’orienter vers l’enseignement technique. Formé à l’Ecole Normale Nationale d’Apprentissage ( E.N.N.A.) de Lyon suite à ma réussite au concours de recrutement, j’ai exercé une trentaine d’années mon nouveau métier de professeur en génie mécanique dans les lycées professionnels de Joinville et de Saint-Dizier en Haute-Marne pour finir ma carrière en 2000 à Orange dans le Vaucluse.

 

Passionné par ce métier, je n’ai pas compté mon temps d’implication, y compris sur une partie des congés scolaires, pour tous ces jeunes qui m’étaient confiés ainsi que pour servir l’Institution « Éducation Nationale ». Je n’oublie pas cependant ce que tous ces jeunes m’ont apporté dans leur parcours d’étude et dans leur vie d’adolescent puis de jeune adulte. Je n’oublie pas non plus les expériences pédagogiques innovantes menées avec mes collègues. En tant que parent et enseignant, j’ai dû faire face à des directives ministérielles sur le système éducatif pas toujours réalistes et tributaires de réformes trop nombreuses quelque soit le pouvoir politique en place.

 

En 1987, année du centenaire de l’enseignement technique, Monsieur René MONORY, alors ministre de l’ Éducation Nationale, m’a nommé Chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques pour services rendus à l’Enseignement Technique. Cette distinction, je l’ai acceptée dans la plus grande discrétion en pensant plus particulièrement aux personnels de valeur qui partiront à la retraite sans cette reconnaissance.

 

Retraité, je reste encore aujourd’hui très attaché à l’École, au sens large du mot, mais je suis très inquiet sur le sort que lui réserve depuis plusieurs années votre majorité politique et présidentielle. La réduction de la dette publique, ce n’est pas qu’une opération comptable et de rentabilité qui ne tiendrait pas suffisamment compte des réalités du terrain  et des besoins fondamentaux. Le service public, pour moi simple citoyen, prend tout son sens quand tous les acteurs et les usagers le portent dans leurs tripes pour le défendre et pour mettre en pratique ses vertus. Alors, Monsieur le Ministre, je suis indigné, voire scandalisé par votre dernière initiative attribuant aux Recteurs une prime de 15 000 à 22 000 euros par an, s’ils parviennent à supprimer dans leur académie le plus de postes possible ou encore oser la fermeture d’établissements.

 

Je rejoins donc aujourd’hui tous ceux et celles, quelque soit leur rang hiérarchique, qui m’ont précédé dans cette indignation avec leurs mots, leurs arguments et leurs interpellations . C’est pourquoi je vous prie de bien vouloir me retirer de la liste des promus à l’ordre des palmes académiques et d’accepter le renvoi de mon diplôme ci-joint.

 

Recevez, Monsieur le Ministre, l’expression de mon désarroi et de mon inquiétude sur l’avenir de l’Ecole Publique à laquelle je demeure très attaché.

 

Daniel RAUCH

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:43

 

Alors que le collectif "Pas de bébés à la consigne" s'apprête à relancer une grève le 11 mars 2011, sa porte-parole, Françoise Favel, également directrice du Centre d’études et de recherches pour la petite enfance (CERPE), révèle les principales revendications concernant la formation et inscrites dans le plan d'urgence, en exclusivité pour la Gazette.

 

Vous faites partie du collectif « Pas de bébés à la consigne » qui révèle à la Gazette en exclusivité son « plan d’urgence pour la petite enfance » dans lequel il réclame la formation de 30.000 professionnels qualifiés d’ici à trois ans.

Pourquoi faire de la formation des professionnels de la petite enfance votre nouveau cheval de bataille ?

 

Un trop grand nombre de nos politiques ignorent la complexité des métiers de la petite enfance, et ne tiennent pas suffisamment compte de la fragilité des tout-petits. J’en veux pour preuve la réduction de la proportion de personnel qualifié dans les établissements d’accueil des jeunes enfants qui est passée de 50% à 40% depuis juin 2010, ou la possibilité qui est donnée aux assistantes maternelles, qui n’ont que 120 heures de formation, de se regrouper en dehors de leur domicile, pour accueillir jusqu’à seize enfants, ceci sans supervision ni encadrement.


Tout cela laisse à penser qu’il n’y a pas besoin d’une formation solide pour s’occuper de jeunes enfants en collectivité. Or ce sont justement les publics les plus vulnérables qui devraient pouvoir bénéficier des personnels les plus qualifiés ! Tout ne s’apprend pas sur le terrain.


Certaines notions, comme la psychologie, ne s’inventent pas, même après 20 ans de métier.

Pour être assimilées, elles doivent au préalable être abordées en formation.


Avec notre « plan d’urgence », et notre mobilisation du 11 mars, nous voulons rappeler aux pouvoirs publics que la petite enfance reste un enjeu de société. Oui, il faut du personnel qualifié pour accueillir les bébés en structure collective ! Oui, il faut allouer des moyens à la formation des professionnels !

 

Dans votre plan d’urgence, vous demandez à ce que les compétences concernant « le développement physique et psychique, éducatif et social des enfants ainsi que les aspects relationnels » soient suffisamment enseignées chez tous les professionnels. Quels changements réclamez-vous ? (…) 

Source La Gazette des Communes

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 10:11

 

Communiqué LDH

Ivan est né en 2007 et vit à Levallois depuis juin 2010. Sa mère, bulgare, citoyenne européenne, travaille en toute légalité dans la ville. Malgré des courriers répétés depuis août 2010 demandant qu’Ivan bénéficie des mêmes droits que les autres enfants, malgré l’intervention de voisins et citoyens levalloisiens, la municipalité s’obstine à refuser sa scolarisation.


Les démarches effectuées auprès de madame Isabelle Balkany, première adjointe déléguée à la Vie scolaire et de monsieur Olivier Chauvin, directeur général des Affaires scolaires, sont restées négatives. Pourtant, dans l’école maternelle la plus proche du domicile d’Ivan, plusieurs classes de petite section ont la possibilité de l’accueillir, compte tenu de leur effectif.


En agissant ainsi, la mairie de Levallois bafoue le droit à l’éducation, tel qu’il est affirmé dans le préambule de la Constitution, la Convention internationale des droits de l’enfant que la France a ratifiée et l’article L 113-1 du Code de l’éducation. En effet, celui-ci, issu de la loi n89-486 du 10 juillet 1989, stipule clairement que « tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l’âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près de son domicile, si sa famille en fait la demande ».


En agissant ainsi, la mairie se rend également coupable d’une rupture de l’égalité d’accès à un droit fondamental, celui pour un enfant d’aller à l’école. Cette discrimination constitue un délit d’autant plus grave qu’il émane d’une autorité publique.


Pour faire valoir son droit, la famille a dû déposer un recours devant le tribunal administratif et saisir la Halde. La LDH sait que ce droit finira par être reconnu, mais après de longs mois perdus non seulement en procédure mais surtout pour le développement de l’enfant. Enfin, une condamnation de la mairie s’accompagnera d’une sanction financière. Une procédure inutile et coûteuse pour la ville, dont les responsables pourraient avoir à rendre compte à des contribuables soucieux de la bonne utilisation des ressources municipales !


Cette affaire n’apparaît malheureusement pas comme isolée. A Abbeville, Amiens, en Moselle, et dans bien d’autres lieux, la situation spécifique des enfants n’est pas prise en compte par des autorités publiques ou administratives. Discriminations, expulsions et arrestations brutales sont devenues courantes au nom d’une politique sécuritaire devenue clairement xénophobe au point de négliger qu’il s’agit d’enfants.


Il existe pourtant bien une solution rapide, conforme à l’intérêt d’un enfant. La LDH, avec sa section locale de Levallois, demande de nouveau qu’Ivan puisse être scolarisé au plus tôt. Puisque c’est un droit et qu’il doit s’appliquer partout et pour tous, y compris à Levallois.

LDH

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans ÉDUCATION-RECHERCHE

 compteur

Campagne 2017

Photos Campagnes

2011
2012
2013
2014
2013
2016-2017
Caranave Insoumis du Haut Vaucluse 1

 

Caravane Insoumis du Haut Vaucluse 2