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Qui a tué nos villages ?

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:04

 



Contrairement au discours officiel, les inégalités continuent à se creuser entre les élèves des réseaux "ambition réussite" et les autres. Les territoires les plus en difficulté n’ont jamais été une vraie priorité. Une analyse de Pierre Merle, sociologue, IUFM et Université européenne de Bretagne.

Les réseaux "ambition réussite" (RAR), mis en place par Gilles de Robien à la rentrée scolaire 2006, ont eu pour objet de relancer l’éducation prioritaire en recentrant les moyens financiers et humains sur des écoles élémentaires et 249 collèges dans lesquels les élèves en grande difficulté scolaire sont particulièrement sur-représentés.


La politique des RAR était a priori pertinente en raison de l’extension considérable des collégiens scolarisés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP) : 10% en 1982, 14,3% en 1996 avant la relance de la politique des ZEP par Ségolène Royal et 20% en 2004. L’inconvénient majeur de cet accroissement continu des écoliers et collégiens relevant de l’éducation prioritaire tenait à une dilution progressive des moyens.


Ainsi, en 1997, on dénombrait 23 élèves par classe en moyenne dans les ZEP et 24,7 hors ZEP, soit une différence de seulement 1,7 élèves en moins au profit des ZEP [1]. Sur cet indicateur comme sur d’autres, la proportion considérable d’élèves scolarisés dans l’éducation prioritaire aboutissait à des aides limitées sans rapport avec les difficultés propres à ces établissements. L’éparpillement des moyens a favorisé des évaluations mitigées, voire négatives, de ce dispositif d’aide aux élèves en difficulté [2].


Une politique de recentrage des moyens sur les établissements scolarisant les élèves les plus en difficulté, projet poursuivi par les RAR, avait pour objet d’aller à contre courant des politiques précédentes. Plutôt que de donner peu à beaucoup d’élèves, il s’agissait de donner beaucoup à peu. Ce projet d’approfondissement de la politique d’éducation prioritaire - une première pour un gouvernement de droite jusqu’à présente rétif à cette politique - avait d’ailleurs été bien accueilli par les partisans des ZEP et l’Observatoire des zones prioritaires.


Des moyens non négligeables accompagnaient cette politique. En 2006, les 249 collèges Ambition réussite sont dotés de 1 000 enseignants et 3 000 assistants pédagogiques supplémentaires. Le nombre moyen d’élèves par classe passe alors à 21,2 élèves par classe dans les collèges ambition réussite alors qu’il est de 24,6 dans les collèges ordinaires, soit 3,4 élèves en moins par classe. La différence devient sensible. Est-elle pour autant suffisante ? (…) 

Source Observatoire des Inégalités

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:01

 

Avec un score de 51 sur 100, la France est l’un des pays où le milieu social joue le plus dans la détermination du niveau scolaire.

 

La France est l’un des pays où le milieu social exerce la plus grande influence sur le niveau scolaire des élèves. Il joue pour 50 points (sur environ 500 en moyenne) en lecture, selon l’enquête Pisa menée par l’OCDE en 2009 et autant pour les mathématiques, selon l’enquête de 2006. Le facteur est encore plus important qu’en Allemagne (44 points en lecture en 2009), dont le système scolaire est pourtant jugé très inégalitaire. Des pays très différents ont les meilleurs résultats : de l’Espagne au Portugal en passant par le Canada ou la Finlande.

 

La mauvaise position de la France peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Les programmes valorisent plus qu’ailleurs la culture des catégories socialement favorisées : la maîtrise d’un savoir mathématique théorique et de la langue française. A partir du collège, le système très académique défavorise ceux qui peinent à entrer dans le moule. Les évaluations à répétition dévalorisent et contribuent à l’échec des plus faibles. Le travail demandé hors temps scolaire est important et profite à ceux qui disposent d’un soutien à domicile (des parents ou par le biais de cours privés).(...) 

 

Source Observatoire des Inégalités

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:27

 

Pétition à l’initiative des organisations syndicales CGT Educ’action, SNCL-FAEN, SNEP-FSU ; SNES-FSU, SUD Éducation et du collectif Stagiaire Impossible.


Nous nous opposons à la réforme de la formation des enseignant-e-s, et des CPE mise en œuvre depuis la rentrée.

Cette réforme :
-  s’inscrit dans une politique de suppressions de postes ;
-  ne prépare pas à l’exercice d’un métier exigeant et complexe qui nécessite une véritable formation professionnelle ;
-  met les étudiants de master en difficulté pour faire la même année une préparation au concours, un master et des stages ;
-  place les stagiaires dans une situation intenable : temps complet d’enseignement, formation insuffisante s’ajoutant au temps de service et restreinte à une forme de compagnonnage.

Nous réclamons le rétablissement des emplois permettant le retour à une véritable année de formation professionnelle avec alternance entre théorie et pratique.

Avec le collectif « Stagiaire impossible », et les organisations syndicales, nous exigeons des mesures d’urgence pour les actuels stagiaires :
-  un allègement de service : pas plus d’un tiers de service devant les classes ;
-  une formation renforcée sur le temps de service assurée par des formateurs pour tous les stagiaires, un dispositif particulier pour soutenir ceux qui sont en difficulté ;
-  l’harmonisation des procédures de titularisation dans toutes les académies, garantissant la transparence, l’équité et les droits des stagiaires : pluralité d’avis, respect des qualifications et des statuts de chaque corps et contrôle des élus du personnel.


Nous exigeons des stages d’observation ou de pratique accompagnée pour les étudiants de master et refusons qu’ils soient en pleine responsabilité.

Nous ne pourrons pas accepter d’être tuteurs tant que le ministère refusera de limiter à un tiers le temps de service des stagiaires devant les classes.

Ensemble, parents d’élèves et enseignants, exigeons d’autres choix pour que nos élèves — vos enfants — bénéficient d’un enseignement de qualité dispensé par des enseignants formés et qualifiés.

SUD Education

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:02

 

 

Professeur vauclusien, il fait partie des "47" qui appellent à protester contre la dégradation de l'école

 

Ils sont quarante-sept rebelles. Des profs, des chefs d'établissement, des inspecteurs. Tous décorés des palmes académiques, ils n'étaient pas prédisposés, a priori, à la désobéissance. Et pourtant, ils viennent de les renvoyer à leur ministre pour protester contre sa politique "de démantèlement de l'Éducation nationale". Et ils ont lancé un appel à les rejoindre dans l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, paru hier.

 

Parmi eux, Roger Martin a signé des deux mains. Professeur de français au collège Doche de Pernes-les-Fontaines (Vaucluse), il envisageait de le faire depuis un moment. "Il faut savoir dire non. Michel Asher m'a devancé en déclenchant le mouvement, c'est tout naturellement que je me suis associé." Il revendique ce geste hautement symbolique comme "une arme parmi d'autres", comme un acte de résistance.(...) 

Source La Provence

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 08:33

 

 

Face aux restrictions budgétaires, aux suppressions de postes, aux conditions de travail dégradées, à la suppression de la formation initiale pour les enseignants, à la précarisation, à la casse des RASED, et à toutes les attaques du gouvernement contre le service public d’éducation, la fédération sud éducation a décidé de se joindre à l’appel à la grève du 10 février 2011.

Massacre à la DHG

Alors que les DHG arrivent dans les établissements, chacun peut mieux voir l’étendue des dégâts, avec presque partout des dizaines d’heures-postes en moins. Le gouvernement a déjà supprimé 62 000 postes et 16 000 nouvelles suppressions sont prévues pour la rentrée 2011. Partout, les manques sont criants : manque d’enseignants, Conseillers d’Orientation Psychologues et agents, manque de remplaçants, recrutement d’agents non titulaires, incapacité d’assurer le peu de formation octroyée aux nouveaux enseignants … Cette politique touche au cynisme quand on sait que le ministère attend pour la rentrée prochaine une augmentation de plus de 60 000 élèves dans le second degré et qu’il supprime près de 3 500 postes dans les écoles pour accueillir 4 000 élèves supplémentaires. Et c’est le même gouvernement qui vient d’octroyer 4 millions d’euros supplémentaire au budget de l’enseignement privé !

Au nom d’une idéologie réactionnaire...

Sarkozy et Chatel veulent en finir avec les services publics (Poste, Hôpitaux, Éducation, etc.). Avec le FMI, les agences de « notation » internationales et le MEDEF, ils n’ont qu’un programme : le dogme libéral d’un « toujours moins » de services publics et d’une gestion des personnels sur le modèle de l’entreprise privée. Et pour réaliser ce programme, tous les moyens sont bons : suppressions de postes, réduction des enseignements au socle commun de connaissances notamment grâce à la réforme des lycées généraux, professionnels et technologiques et à la refonte des STI, multiplication des évaluations, renforcement de la hiérarchie, programme ECLAIR, etc. Avec comme conséquence le creusement des inégalités, et comme premières victimes une majorité d’enfants des classes populaires. Ceux qui opèrent de telles coupes budgétaires n’ignorent rien de cela.

Alors... jusqu’où on laisse faire ?!

Face à cette politique scolaire réactionnaire, et après le vol de nos retraites, il faut organiser une riposte d’ensemble. La fédération SUD Education appelle tous les travailleurs de l’éducation, de la maternelle à l’université, à se mettre en grève le 10 février, à se réunir massivement pour stopper la destruction de l’Ecole Publique. Bien sûr, une seule journée de grève ne suffira pas à regagner tous les postes supprimés pour nos élèves et à en obtenir d’autres ! Réunissons nous donc en assemblées générales de personnels, en coordination d’établissements, pour construire le rapport de forces sur la base des revendications des personnels.

Sud éducation se déclare prêt à un véritable débat vers une stratégie syndicale unitaire pour affronter ce gouvernement sur l’ensemble de la question scolaire (voir en ce sens notre lettre ouverte à la FSU : http://www.sudeducation.org/Lettre-...).

SUD Education

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 08:32

 



Le premier février dernier le gouvernement a publié au journal officiel un décret pour la mise en place du Revenu Contractualisé d’Autonomie (R.C.A.) à titre expérimental. Ce revenu qui ne concerne que les jeunes de 18 à 25 ans n’est qu’un énième leurre pour nous faire croire que le gouvernement se saisit de la question de la précarité des jeunes. En effet, trop peu de jeunes répondent aux critères d’obtention exigés (comme cela a été le cas avec le RSA Jeune). En effet il faut être soit faiblement qualifié (jusqu’au BAC) et demandeur d’emploi depuis au moins 12 mois sur les derniers 18 mois ; soit détenir une licence, être en recherche d’un premier emploi depuis 6 mois et ne pas toucher le chômage.

 

De plus, le montant du R.C.A. varie de 60 à 250 euros par mois. Une fois de plus le gouvernement est bien loin des réels besoins des classes populaires. En effet, qui peut vivre avec 250 euros par mois (pour le montant maximum), combien de travailleurs/euses vont remplir ces critères très restrictifs ? Ce n’est qu’un effet d’annonce pour essayer de nous faire croire que le gouvernement se préoccupe de nos problèmes alors qu’il n’a de cesse de protéger les intérêts du patronat (exonérations des charges patronales, licenciements massifs impunis, protection des intérêts économiques au détriment des intérêts sociaux...). La FSE continuera à se battre au coté des travailleurs/euses pour des conditions de vie et de travail décentes. Nous ne nous contenterons pas des miettes données par les classes dominantes, nous continuerons d’impulser des luttes sociales, seules à même de nous faire entendre.

NI AUMONE, NI CHARITE : JUSTICE SOCIALE ! SEULE LA LUTTE PAIE  !

FSE

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 10:03

 

A l’appel du Collectif Anti-CLAIR des Bouches-du-Rhône.

Le Collectif, soutenu par le CGT, la CNT et SUD Éducation, est composé de personnels syndiqués et non-syndiqués, des établissements CLAIR, Ambition-Réussite, et d’autres établissements inquiets de la casse du service public d’éducation.

En quelques mots, qu’est-ce que CLAIR ?

Sous couvert d’améliorer l’égalité des chances et l’efficacité de la politique d’éducation prioritaire, CLAIR est en fait un premier acte de privatisation du système scolaire français, avec entre autres mesures :
-  évaluation permanente des résultats des élèves (avec tous les effets pervers constatés dans les pays anglo-saxons par exemple),
-  choix des personnels par le chef d’établissement,
-  contrats des personnels sur trois à cinq ans et lettres de mission,
-  primes aux plus « méritants » des personnels
-  contractualisation d’objectifs et de projets d’établissement,
-  création d’un corps de « managers » d’équipes pédagogiques (les préfets des études),
-  mise en avant du socle commun au détriment des programmes nationaux, orientation des élèves considérée comme un tri social de plus en plus prématuré,
-  confusion des rôles entre l’éducatif, le préventif et le répressif avec les Equipes Mobiles de Sécurité

En somme, il s’agit d’appliquer la méthode France Télécom à l’Education Nationale, avec en prime des suppressions de postes. Les objectifs affichés par le Ministère sont des appâts destinés aux enseignants, qui souhaitent la réussite de leurs élèves, mais subissent le « dégraissage » de la Fonction publique ; pendant ce temps, l’UMP dépose une proposition de loi visant à la supprimer.

Mille babords

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:59

 

 

Communiqué LDH

Un certain nombre de jeunes étrangers scolarisés en France viennent de découvrir que l’inscription en IUT, pour une formation en apprentissage, leur était interdite sous prétexte d’une réserve de cette formation aux élèves de nationalité française. Le motif invoqué par le ministère, qui assume complètement la situation, serait dû à une volonté de lutter contre le travail des sans-papiers.

La LDH dénonce avec vigueur une décision clairement discriminatoire. Ce gouvernement qui n’arrête pas d’invoquer « l’égalité des chances » pour remédier aux inégalités sociales et scolaires fait ici la démonstration de sa capacité à traiter les jeunes différemment en fonction de leurs origines, alors même que l’apprentissage est, pour certains étudiants, la seule possibilité de poursuivre leurs études et donc d’acquérir une qualification. La LDH demande que le ministère de l’Education nationale prenne toutes les mesures pour que soit immédiatement mis fin à ces pratiques discriminantes et à une procédure parfaitement illégale.

Par ailleurs, il semble bien que la procédure informatisée pour s’inscrire dans le post-bac (APB) reconnaisse automatiquement la nationalité du candidat à l’inscription. Cela signifie donc que les fichiers de données personnelles sont interconnectés. Une telle pratique est illégale, au regard de la réglementation qui interdit un usage de fichiers autre que celui qui a présidé à sa construction. Mais de plus, elle est inacceptable au sens où dans le contexte de chasse que le gouvernement exerce contre les sans-papiers, elle transforme les services de l’Education nationale en forces supplétives de la police. Faut-il rappeler que de nombreux jeunes majeurs encore scolarisés se sont vus menacés d’expulsion et parfois expulsés dans les jours mêmes qui ont suivi leur majorité ?

Face à la généralisation des fichiers de l’Education nationale et à leur gestion par un identifiant national, la LDH rappelle son hostilité à l’interconnexion de tous les fichiers contenant des données sensibles et sa demande que l’ensemble des données collectées soient anonymisées avant toute exploitation en dehors du cadre scolaire local, afin de respecter les droits fondamentaux des personne

LDH

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 20:24

 

 

Le recteur a présenté hier l’application du budget d’austérité dans l’Éducation nationale à La Réunion. 162 postes de fonctionnaire seront supprimés à la prochaine rentrée. C’est un nombre sans précédent, cela signifie que la casse de l’Éducation nationale est en marche. Après la faillite d’un système, c’est son effondrement qui se prépare. Car l’annonce pour 2011 n’est qu’un début, puisque le plan de rigueur doit durer trois ans.

 

Au bout de 60 ans de scolarisation de masse à La Réunion, plus de 110.000 Réunionnais sont illettrés. C’est le constat de la faillite d’un système. Devant cette situation, l’administration a décidé de poursuivre avec la même méthode (voir "Témoignages" d’hier), mais la nouveauté c’est qu’elle le fera avec des effectifs moins nombreux.

 

Le recteur a en effet confirmé hier en conférence de presse le matin, puis le soir sur le plateau de Réunion Première, les propos tenus par Marie-Luce Penchard dès le 21 mai. Elle avait alors annoncé que l’Outre-mer devait contribuer au plan de rigueur. Le projet de budget avait précisé une diminution des crédits. Ce processus a franchi une étape supplémentaire hier avec l’annonce des suppressions de poste par le recteur.

Source Témoignages / 27 janvier 2011 / Manuel MARCHAL / La suite

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:15

 

 

Depuis novembre dernier, des personnel-le-s titulaires et contractuel-le-s de l’établissement, ainsi qu’à leurs côtés des élèves, sont mobilisé-e-s avec le soutien des syndicats contre la précarité et pour l’amélioration des conditions de travail (bas salaires, carrières bloquées, qualifications non reconnues, sous-effectif).

 

Lors du dernier Conseil d’administration, le 5 janvier, la Direction de l’ENS ainsi que les représentants du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ont reconnu que les CDD de 12 mois, renouvelés depuis des années, sont illégaux, contraire au statut de la fonction publique. C’est également ce qu’a répondu par courrier la DGRH du ministère à Monique Canto-Sperber le 3 décembre : « Les contrats ne respectant pas les durées maximales de six et dix mois énoncées ci-dessus sont donc non conformes à la réglementation ».

 

Notre établissement, comme l’ensemble de la Fonction publique, souffre du manque de création de postes de titulaires imposé par le gouvernement. En dotant les établissements d’une masse salariale nettement inférieure aux besoins réels en postes permanents, il les encourage à violer la réglementation en matière d’emploi public : la situation précaire des contractuels ne peut évoluer favorablement que par la création des postes de titulaires nécessaires à un service public de qualité.

 

Alors que la Direction de l’ENS se dit dans l’attente d’une loi qui permette d’étendre le recours au CDI dans la fonction publique, nous rappelons qu’il existe déjà un statut pour régulariser la situation de ces personnels : celui de fonctionnaire.

 

Solidaires des personnels qui ont décidés de se mettre en grève à partir de ce lundi 10 janvier, nous exigeons que des solutions soient trouvées pour sécuriser leurs emplois et satisfaire aux revendications de l’Assemblée Générale :

 

- Titularisation des personnel-le-s contractuel-le-s (ou au moins un CDI pour tou-te-s)

 

- Augmentation du traitement (aucun salaire inférieur à celui d’un-e élève normalien-ne)

 

- Prise en compte de la qualification et de l’ancienneté

 

  • Transparence dans la gestion du parc de logement et chambre : facilitation de l’accès au logement pour les personnel-le-s et les étudiant-e-s

Source Sauvons l’université !

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