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Sous les pavés, Orange

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 15:44
NOUS, RÉSIDENTS, VOISINS DE LA ZAD

Sommes outrés par la propagande quasi  quotidienne des « va-t’en guerre » qui se permettent en plus de parler en notre nom : « les habitants excédés » disent-ils.

Cela suffit ! Nous ne voulons plus être spectateurs des mises en scène anti-ZAD de Mr  Retailleau et du couple Lamisse qui d’ailleurs n’habite plus là depuis des années, ni des mensonges grossiers de Mr Valls et consorts sur les soi-disant activistes ultra violents qui rackettent volent et détruisent.

Nous ne bénéficions pas des 60 000 euros d’encart publicitaire payé par le conseil régional mais nous pouvons néanmoins témoigner de notre réalité d’habitants.

Déambulations champêtres ponctuées de rencontres enrichissantes, petit café offert ou simple bonjour, on se sent chez nous et en sécurité sur la ZAD.

Pour beaucoup d’entre nous c’est l’occasion de redécouvrir notre bocage et sa richesse, de renouer avec un territoire et ses habitants.

La ZAD ce n’est pas une forteresse isolée mais au contraire un lieu foisonnant où se construisent des projets de vie basés sur l’échange solidaire et les valeurs humanistes. En ce sens,  pour nous,  la ZAD fait partie de la dynamique et de la vie de nos communes.

A ce titre nous sommes heureux d’accéder aux productions faites sur place : pain, légumes, fromages,  lait ; d’accéder aux  projets culturels qui y germent,  aux rencontres où l’on réfléchit sur l’avenir de notre territoire avec ceux qui y vivent et qui luttent pour le préserver.

Pour nous il est urgent de dénoncer les stigmatisations orchestrées par ceux qui veulent nous diviser et décrédibiliser notre lutte.

Sachez que nous « des habitants indignés » nous serons aux côtés de tous ceux que l’on veut expulser de la ZAD.

C’est pourquoi le 27 février nous serons présents dans la mobilisation contre l’aéroport et contre toutes les expulsions.
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 13:36
OGM : La Commission européenne à la solde des multinationales

La Commission européenne vient d’autoriser l’importation et la commercialisation sur le territoire européen de 19 OGM produits par les multinationales Monsanto, Bayer, Dupont et BASF destinés à l’alimentation animale (notamment soja) et humaine. Elle confirme ainsi sa soumission aux lobbies des multinationales des OGM.


Dans le même temps, la Commission européenne propose que les Etats membres puissent interdire la commercialisation de ces OGM sur leurs territoires. Il s’agit d’un leurre : les pays qui le feraient n’auraient, dans le cadre des règles actuelles de l’Union européenne, aucun moyen d’empêcher la concurrence sur leur propre territoire de produits animaux fabriqués avec des OGM dans d’autre pays. De plus, ils se mettraient dans une fragilité juridique par rapport à des attaques auprès de l’OMC de pays exportateurs, fragilité encore accrue en cas de signature du traité de libre échange transatlantique TAFTA.


Pour le Parti de Gauche, les règles européennes actuelles sont inacceptables et doivent être dénoncées par la France. Celle-ci doit non seulement interdire l’importation d’OGM sur son territoire –quelqu’en soit l’origine, y compris donc en provenance des autres pays de l’Union européenne-, mais également interdire les importations de produits animaux issus d’élevage utilisant des végétaux OGM pour l’alimentation du bétail. La France doit par ailleurs s’opposer à la signature du traité de libre-échange transatlantique. Par Laurent Levard / Parti de Gauche

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:26
La loi Macron impose en catimini l’enfouissement des déchets nucléaires

En pleine nuit dans un hémicycle quasiment vide, le gouvernement a enfin réussi à faire adopter une mesure favorisant l’ouverture du dépôt de déchets nucléaires Cigéo. Paradoxe, les sénateurs PS ont voté contre leur ministre Emmanuel Macron, sans pour autant empêcher le coup de force.

 

Ça s’en va et ça revient… Dans la nuit de vendredi à samedi 18 avril, ce n’est pas la partition de Claude François que les sénateurs ont repris, mais une autre ritournelle désormais bien connue du gouvernement Valls : l’introduction d’un amendement favorisant l’ouverture du projet Cigéo, centre d’enfouissement de déchets nucléaires, dans une loi présentée au vote des parlementaires.

 

Une première tentative avait déjà eu lieu en juin 2014 dans la loi de transition énergétique puis une deuxième en novembre dans la préparation de la loi Macron. Elles avaient échoué, avec retrait des textes de loi. Mais voici de nouveau revenue la définition de la « réversibilité », condition indispensable au lancement du projet de Cigéo : l’enjeu est de lancer la construction du centre d’enfouissement sans passer par la case législative telle qu’elle était jusque-là instituée par le calendrier (cf « brouiller la procédure pour éviter le débat parlementaire » in : Déchets nucléaires : le gouvernement essaye encore de tricher).

 

Si la (ré-)introduction de cette disposition dans la loi Macron finit par ne plus être une « surprise », elle se fait chaque fois un peu plus par effraction. Cette fois, c’est à cinq heures du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, après l’examen de 220 amendements tout au long de la journée et de la nuit, que les sénateurs ont adopté le fameux amendement.

 

Emmanuel Macron, complice de l’UMP pour accélérer le vote ?

L’amendement 115 avait été déposé par le sénateur UMP de la Meuse, Gérard Longuet, qui se félicitait de la « priorité » accordée par le gouvernement permettant d’accélérer la procédure d’examen et de débat : « Ma satisfaction n’a d’égal que ma honte de passer devant d’autres collègues à cette heure avancée de la nuit ! (sourires) », peut-on lire sur le verbatim édifiant de la séance parlementaire.

 

Emmanuel Macron soutenait l’amendement : « Je l’ai dit très clairement, en tant que ministre, je m’engagerai sur ce sujet. Une loi a été adoptée en 2010, suivie d’un débat public en 2013. Il faut aller de l’avant (…). Je peux d’ores et déjà vous assurer que nous voulons être au rendez-vous de Cigéo. »

 

Aussi, alors que la proposition avait initialement été pensée comme un « amendement d’appel », visant à connaître la position du Gouvernement et à « en laisser une trace dans le compte-rendu [des] débats », l’amendement se trouvait soumis directement au vote par scrutin public.

 

Or, alors qu’il ne restait plus en cette heure tardive qu’une petite trentaine de députés, ce mode de scrutin permet de voter pour les absents. Et d’engager ainsi le vote du groupe en entier. Qui a ainsi décidé d’accélérer sur Cigéo ?

 

Même Gérard Longuet, interpellé sur l’acuité d’un tel vote dans ce contexte par Jean Desessard, sénateur écologiste, puis par Nicole Bricq, première ministre de l’Ecologie du quinquennat de Hollande, semblait pris de court : « Je suis cette affaire depuis vingt ans. Je peux donc bien attendre vingt minutes, vingt heures ou vingt jours de plus, cela ne me pose aucun problème ! (…) J’admets volontiers que ce sujet, compte tenu de son importance, ne doit pas être traité à l’heure où, on l’imagine, la lassitude gagne notre hémicycle… »

Les socialistes votent contre leur propre ministre ! La suite sur Reporterre

Lire aussi : Pour imposer le site de déchets nucléaires Cigéo, l’Andra aurait dissimulé une source géothermique

 

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:24
Les multinationales tentent de vampiriser le sommet sur le climat de Paris

La grande conférence de Paris sur le climat sera-t-elle sponsorisée par un constructeur automobile, par une société scandinave d’électricité à 45 % d’option charbon, et par un géant de la moissonneuse batteuse productiviste ? Oui – mais non.

Jeudi 16 avril, Europe 1 annonce que BMW, Vattenfall, Suez Environnement et LVMH seront les parrains de la COP 21, la conférence des Nations unies pour le climat qui se tiendra en décembre au Bourget, près de Paris.

Mais Pierre-Henri Guignard, secrétaire général pour la France de la COP 21, dément partiellement l’information, et la radio corrige : seuls Suez Environnement et LVMH sont bel et bien sponsors. On y reviendra. Mais les suites et démentis de cette info de la radio privée sont aussi intéressants que la révélation légèrement à coté de la plaque.

Au départ, il y a une confusion, savamment entretenue par les communicants et les multinationales très intéressées à bien apparaître en ces lieux de serments et professions de foi. Europe 1 a confondu la conférence officielle et le « Sustainable Innovation Forum », sixième édition, les 7 et 8 décembre, soutenue très officiellement par les Nations Unies, et dont le site internet (www.cop21paris.org) arbore un nom de domaine très proche de www.cop21.gouv.fr, celui de la « vraie » COP21, la seule, celle des négociations, 21e édition de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11), aussi dénommée « Paris 2015 » et qui se tient aux mêmes dates, du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Recherche sponsor climato compatible, urgent

L’instance gouvernementale qui organise le sommet parisien a donc démenti. Mais le problème reste entier. « Sur le budget annoncé de 187 millions d’euros, pour l’organisation de la COP 21 (location et aménagement du lieu, sécurité, communication, etc.), le gouvernement a fixé un objectif de 20 % de financements privés, venant d’entreprises françaises ou étrangères », explique Maxime Combes, membre du conseil scientifique d’Attac, auteur sur son blog d’un billet épinglant les sponsors inavouables.

La vigilance des ONG et la cohérence de ces apports financiers posent problème. L’organisation peine à réunir ces 20 % de sponsors « propres », puisqu’il faut bien, pour éviter les critiques trop acerbes, exclure les grandes entreprises climato-incompatibles, pourtant mobilisables avec l’appui de l’État : Areva, Total, Renault ou autres offriraient des « cibles trop faciles ». La suite sur Pressenza



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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 07:50

Les pertes sont impressionnantes. Dans certaines régions, les apiculteurs ont perdu 50 à 60 % de leurs ruches et la production de miel a chuté en dessous des 10 000 tonnes. En cause, un hiver catastrophique, et surtout l’utilisation de pesticides agricoles. Si le gouvernement continue de ne rien faire, les conséquences pourraient être très graves.

Comme chaque année, à la fin de l’hiver, Loïc Leray, apiculteur professionnel en Loire-Atlantique, vient faire sa visite de printemps. Une à une, il inspecte ses 350 ruches pour savoir si ses abeilles ont bien passé l’hiver. « Sur les douze ou treize premiers ruchers, tout se passait bien. J’avais une mortalité raisonnable, deux à trois ruches perdues sur vingt-cinq », raconte-t-il. Mais dans les derniers ruchers, c’est l’hécatombe. « Plus une seule abeille ! Elles étaient vides, alors qu’il y avait de la nourriture à l’intérieur. »

La mauvaise surprise fait remonter le souvenir d’une autre catastrophe. « Ça me rappelle l’épisode du Gaucho, quand on a été confrontés aux premiers insecticides néonicotinoïdes. »

Phénomène d’ampleur

Loïc n’est pas le seul à faire face à une telle perte. Partout en France, les syndicats d’apiculteurs recueillent des témoignages similaires. « On n’a jamais vu des gens perdre la totalité de leurs ruches. Si ça continue comme ça, dans deux ans on n’a plus d’abeilles en France », déplore Yves Védrenne, président du Syndicat national d’apiculture.

De la Vendée à la Gironde, dans le bassin du Rhône, en Côte d’Azur et dans le nord de la France, les cas de surmortalité se multiplient. S’il est encore trop tôt pour obtenir des chiffres nationaux, Cédric Diot, du Syndicat national d’apiculture, estime, d’après les premières enquêtes, que 50 à 60 % des ruches de ces régions seraient décimées. « Normalement, la mortalité hivernale tourne autour de 10 à 15 %. » Un constat que le syndicat opère aussi bien chez les apiculteurs professionnels que chez les amateurs.

A la PrADE, unité scientifique de protection des abeilles, les scientifiques commencent leurs premières analyses. « On a constaté une perte de la quasi totalité des colonies dans les Bouches-du-Rhône », nous dit le chercheur Axel Decourtye. Par Clara Griot La suite sur Reporterre

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:17
L’Europe ouvre grand la porte aux lobbies du gaz de schiste
Malgré l’opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d’études d’impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd’hui un « réseau » d’experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste.
 
Selon les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory, qui publient aujourd’hui une étude à ce sujet, sur 60 membres confirmés de ce réseau [1], 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier [2]. Ceux qui représentent la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d’une main. Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l’industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement alignés sur ceux des promoteurs du gaz de schiste.
 
Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l’extraction des hydrocarbures non conventionnels » [3] a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d’évaluer les technologies utilisées pour extraire les ressources non conventionnelles, autrement dit la fracturation hydraulique et ses alternatives potentielles (pour l’instant totalement chimériques). Le tout, selon la Commission, dans le cadre d’un « échange d’idées équitable et équilibré ». L’une des cinq personnes désignées par la Commission pour présider les groupes de travail du « réseau », le Polonais Grzegorz Pieńkowski, se montre plus franc dans un entretien avec un magazine professionnel : « La mise en place [de ce réseau] est un pas en vue de renverser l’attitude défavorable ou soupçonneuse envers le gaz de schiste qui prévaut en Europe en une attitude plus pragmatique et, en dernière instance, favorable. »
 
La cause pouvait pourtant sembler entendue. Les sondages réalisés au niveau européen démontrent que l’immense majorité des personnes interrogées sont opposées au développement du gaz de schiste sur le continent [4]. Les quelques pays dont les gouvernements sont ouvertement favorables à cette industrie – la Pologne et le Royaume-Uni notamment – ont été abandonnés des multinationales pétrolières et gazières, ou sont sur le point de l’être, en raison des résistances locales et de campagnes d’exploration décevantes (lire notre article).
 
Passage en force
La Commission européenne s’est déjà trouvée à nombreuses reprises sous le feu des critiques pour avoir mis en place des groupes d’« experts » dominés par les intérêts industriels, que ce soit dans le domaine des OGM, des perturbateurs endocriniens, de la régulation de la finance, ou de la pollution de l’air. Ce qui ne l’empêche pas de récidiver aujourd’hui avec le gaz de schiste. Elle a directement sélectionné les cinq présidents des groupes de travail : on y retrouve deux représentants d’entreprises pétrolières et gazières (CoconoPhillips et Cuadrilla), deux représentants de gouvernements pro-gaz de schiste (Royaume-Uni et Pologne) et le Français François Kalaydjian, employé d’une organisation de recherche française liée à l’industrie et connue pour ses prises de positions favorables aux énergies fossiles, l’Institut français du pétrole [5]. Par Olivier Petitjean la suite sur Observatoire des multinationales

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:49
« A Fukushima, tout n’est pas sous contrôle »

Naoto Kan était Premier ministre du Japon au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Il y a quelques mois, il avait raconté à Reporterre et au film Libres ! l’accident de Fukushima. Nous l’avons de nouveau rencontré lors de son passage à Paris mardi 24 février. Alors que de nouvelles fuites radioactives s’échappent de la centrale, il explique que l’information sur la situation reste largement tronquée.

Reporterre – Presque quatre ans après l’accident de Fukushima, suivez-vous toujours de près ce qui se passe là-bas ? Comment avez-vous des nouvelles ?

Naoto Kan - Oui je continue de suivre de près ce qui se passe à Fukushima. L’année dernière je me suis rendu sur place. Je vais aussi visiter les lieux où sont réfugiées les personnes évacuées.

Il y a quelques jours, une nouvelle fuite radioactive a été détectée à Fukushima, avec des taux de radioactivité 70 fois supérieurs aux valeurs hautes déjà enregistrées sur place. Que savez-vous de cette fuite ?

Les dernières nouvelles proviennent de Tepco, l’opérateur de la centrale. Il reconnaît qu’il y a une fuite d’eau hautement contaminée vers la mer mais admet qu’il ne sait pas quelle est son origine.

Tous les jours, 300 tonnes d’eau sont déversées sur chacun des réacteurs n° 1, 2 et 3. Leurs cuves sont percées, alors l’eau contaminée s’échappe. Normalement, cela fonctionne en circuit fermé : une partie de cette eau contaminée est récupérée, traitée et réutilisée pour refroidir les réacteurs. Une autre partie de cette eau ne peut pas être traitée et elle est stockée sur le site dans des cuves. Mais il semble que ces cuves fuient. Aujourd’hui cette eau contaminée entre en contact avec la nappe phréatique et l’océan. Ce sont plus de 600 tonnes d’eau contaminée qui s’échappent chaque jour.

L’eau qui fuit arrive dans une petite baie en aval de la centrale. Le gouvernement dit que l’eau contaminée reste dans la baie mais en réalité la marée fait que l’eau rentre et sort. Très probablement, de l’eau contaminée s’échappe au large.

Aujourd’hui le message du Premier Ministre Shinzo Abe est de dire que depuis un an, tout va bien, tout est sous contrôle. Moi, mon message est de dire que tout n’est pas sous contrôle et qu’il y a encore des problèmes de pollution radioactive.

Quels sont les types de radio-éléments qui s’échappent lors de ces fuites ?

Je n’ai pas d’information précise sur ce sujet. Il s’échappe du césium, du strontium, de l’iode radioactif : les particules habituelles. Il est possible qu’il y ait également du plutonium. Mais officiellement, il n’y en a pas. Ce ne sont que des rumeurs. [Le plutonium est le plus dangereux de tous ces radio-éléments – NDLR]

Cette fuite est-elle exceptionnelle ?

Non, des fuites de ce genre ont déjà eu lieu. Parfois les fuites ne sont pas signalées dans les médias. Si la fuite a lieu dans les nappes phréatiques souterraines, on peut ne pas la signaler, et il n’y a aucun moyen de savoir à quel point elle contamine le milieu.

Vous avez déjà critiqué, notamment dans votre précédent interview avec Reporterre, l’attitude de Tepco juste après l’accident : l’entreprise ne donnait que les informations qui lui étaient favorables. A-t-elle encore la même stratégie aujourd’hui ?

Il y a toujours eu rétention d’information de la part de Tepco. Par exemple, il y avait des visioconférences entre la centrale nucléaire et le siège, et ils n’en diffusaient que les informations qui pouvaient leur servir.

Aujourd’hui il ne m’est pas possible de dire s’ils cachent des informations. Mais à l’époque où j’étais Premier ministre, ils faisaient de la rétention d’information de cette façon-là.

Pensez-vous que le gouvernement japonais actuel cache lui aussi des informations ?

La position du gouvernement est de dire que, “Tout ce que nous savons, nous le diffusons”.

Le croyez-vous ?

C’est une question de responsabilité politique. Le gouvernement japonais doit diffuser les informations, car il s’adresse à la communauté nationale. Mais si jamais il se révèle qu’il y a eu de la rétention d’information, il y aurait des conséquences…

L’information originelle est détenue uniquement par l’entreprise Tepco. C’est problématique car par exemple lorsque que j’étais Premier ministre, le jour de l’accident le 11 mars 2011, nous avions reçu des données erronées de la part de Tepco, qui disaient que les réacteurs n’étaient pas entrés en fusion.

Il y a donc deux possibilités. Soit Tepco fournit des données erronées au gouvernement parce que l’entreprise elle-même est mal informée. Soit c’est un mensonge volontaire parce que les informations n’arrangent pas Tepco. La limite entre ces deux possibilités est floue.

Il y a encore près de 120.000 « évacués », c’est à dire des personnes qui ont dû partir de chez eux à cause de la catastrophe. Que savez-vous du sort de ces personnes aujourd’hui ? La suite sur Reporterre

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:42

 

La Vía Campesina et GRAIN publient deux nouveaux documents sur l’alimentation et le changement climatique en amont du Sommet des Peuples face au changement climatique qui aura lieu à Lima, au Pérou.

À l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tient cette année à Lima, La Vía Campesina et GRAIN annoncent la publication commune de deux nouveaux documents qui indiquent en détail comment un programme mondial de soutien à la souveraineté alimentaire est à même de résoudre la crise climatique et de nourrir la planète.


Ces documents montrent comment le fait de priver les paysans et les peoples autochtones de leurs terres a permis d’utiliser des moyens destructeurs pour extraire les ressources et de mettre en place un système alimentaire responsable de 44 à 57 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre.

La Vía Campesina et GRAIN expliquent comment une redistribution mondiale des terres aux petits producteurs et aux communautés autochtones, associée à des politiques de soutien des marchés locaux et d’une agriculture écologique, peut réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en l’espace de quelques décennies, réduire largement la déforestation et satisfaire les besoins alimentaires d’une population toujours plus importante.
 
Pour approfondir le sujet, voir :

    •    La solution au changement climatique passe par nos terres, un article qui explique pourquoi il est essential de donner le contrôle de la terre aux petits paysans et aux peoples autochtones si l’on veut faire face à la crise climatique.
    •    5 étapes pour refroidir la planète et nourrir sa population, un document infographique qui montre comment le système alimentaire industriel contribue à la crise climatique et en quoi la souveraineté alimentaire est la solution.

La déclaration de la Vía Campesina pour la Conférence des Nations Unies  sur les changements climatiques de 2015 est ici (en anglais) : ici

La Vía Campesina est le mouvement international qui rassemble des millions de paysannes et paysans, de petits et moyens producteurs, de sans terre, de femmes agricultrices, d’indigènes, de migrants et de travailleurs agricoles du monde entier. Elle défend l’agriculture durable de petite échelle comme moyen de promouvoir la justice sociale et la dignité.

GRAIN est une petite organisation internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité. Source
ViaCampesina

 

Téléchargez les documents:
La solution au changement climatique passe par nos terre et

Comment le système alimentaire industriel contribue à la crise climatique.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 14:28
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 08:52

 

Le projet est sous le coude depuis 2007. Le Groupe Pierre & Vacances projette la réalisation d’un Center Parc au milieu de la forêt des Chambaran en Isère : 1000 cottages répartis sur 200 hectares et un bâtiment de loisir de 3,6 hectares, le tout clos d’une enceinte de 2 mètres de haut pour que les bêtes sauvages ne viennent pas perturber la quiétude des futurs vacanciers installés au cœur de la forêt !

 

Center-Parc-au-milieu-de-la-for--t-des-Chambaran.jpgPierre & Vacances bénéficie d’un partenariat privilégié avec les collectivités locales et la région qui investissent 36,5 millions d’euros et lui ont cédé le terrain pour une bouchée de pain (0,30 euro/m2, alors que le prix moyen est normalement de 18 euros).

 

Les autorisations ont été accordées par le préfet alors que l’enquête d’utilité publique a émis un avis défavorable pour non respect de la loi sur l’eau (site sensible du fait de zones humides, de corridors écologiques, en tête de bassin versant, etc). Les enquêtes d’impact ont été partielles et les mesures compensatoires inadaptées. Le Conseil National de la Protection de la Nature a d’ailleurs rendu un avis défavorable.

 

L’impact en terme d’emploi est lui limité et discutable : 48 % des emplois promis seront des activités de nettoyage avec un temps moyen d’un peu moins de 12h/semaine soit 370 euros/mois.

 

Enfin, alors que plusieurs recours juridiques sont déposés, le préfet a autorisé le lancement des travaux de déboisement avec la protection des forces de l’ordre (patrouille quotidienne et surveillance aérienne).

 

Après Notre-Dame-des-Landes et le drame du barrage de Sivens, l’histoire se répète une nouvelle fois et se concrétise par une faillite démocratique et un passage en force des pouvoirs publics locaux.

 

Les organisations signataires soutiennent la lutte juridique et sur le terrain qui s’organise avec l’association PCSCP (Pour les Chambaran SANS Center Parcs), la ZAD de Roybon, et la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature).

 

Nous appelons solennellement, Madame la ministre de l’écologie à prendre toutes les dispositions pour faire cesser le déboisement du site et arrêter définitivement le projet.

 

Nous appelons à rejoindre les opposant-e-s au projet qui organisent sur place, le 30 novembre à partir de 12h, un grand rassemblement festif pour la préservation de la forêt de Chambaran à Roybon dans l’Isère.

 

par Agir pour l’environnement, Attac France, Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, Solidaires

 

 

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