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Sous les pavés, Orange

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:26
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:08

Nous, les signataires, élus, universitaires, syndicalistes, mouvements sociaux, organisations partisanes, nous engageons pour une conférence permanente du Plan B, comme force d’opposition et d’alternative aux institutions européennes. Nous refusons une Europe de l’austérité permanente, des atteintes aggravées aux droits du travail et aux droits sociaux, de la dévalorisation de la force de travail. Nous déplorons l’érosion de la stabilité financière du continent. Nous contestons les nouveaux transferts d’argent public au secteur privé par le détournement des ressources communes et des finances publiques au profit de la dette détenue par les banques.

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L’écrasement de l’expérience de gauche grecque en 2015 a montré la nécessité d’une plateforme qui affronte spécifiquement le chantage et de la tentative d’imposer des politiques néolibérales via l’Union Économique et Monétaire. Une alternative est urgente, car l’UEM devrait devenir encore plus dangereuse dans les années à venir.

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En imposant l’austérité, l’oligarchie politique et financière a généré insécurité et défiance en Europe, ouvrant la voie à la montée du nationalisme de droite, qui dissémine haine et désunion des peuples d’Europe.

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Le plan B ouvre la voie à une véritable coopération démocratique en Europe et au-delà, entre les peuples et les nations. Il cherche à résoudre les multiples crises d’aujourd’hui et va bien au-delà des confinements étouffants de l’Union européenne. L’eurocentrisme, la peur et l’exploitation de l’humanité et de la nature continuent d’être les pierres angulaires de la relation de l’Europe avec le reste du monde. Les institutions européennes sont incapables de relever les défis mondiaux d’aujourd’hui.

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Au sommet du Plan B de Copenhague, nous avons présenté des solutions crédibles et ambitieuses pour résoudre les défis locaux et mondiaux d’aujourd’hui. Ces solutions ne sont pas possibles dans le cadre actuel de l’UE et de ses traités réactionnaires : nous devons rompre avec ces traités. Nous nous engageons à lutter pour une coopération européenne fondamentalement différente, une Europe de justice sociale, de solidarité, de durabilité et de démocratie.

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Ainsi, nous nous engageons à poursuivre et approfondir la coopération dans le cadre du plan B, notamment en soutenant un événement annuel du plan B et en améliorant notre coordination. Nous préparons une coalition ayant vocation à s’élargir, qui développera des alternatives à l’UE actuelle néolibérale, via une coopération entre les partis et les mouvements sociaux. Elle servira d’espace de renforcement des luttes et d’approfondissement stratégique.

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Après Copenhague (qui a pris des mesures significatives dans cette direction), nous encourageons vivement les forces progressistes à travers l’Europe à participer au prochain sommet du Plan B, qui se tiendra à Rome au printemps 2017, comme un contre-sommet du 60e anniversaire du Traité De Rome. Avec les élections en France et en Allemagne et la ratification du CETA, qui pourrait être rejeté si un parlement s’oppose, 2017 sera une année importante pour l’Europe.

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Premiers signataires :

Pernille Skipper, députée danois et porte-parole, Enhedslisten – Alliance rouge-verte, Danemark,

Jonas Sjöstedt, député suédois et président du Vänsterpartiet – Parti de gauche, Suède,

Jean-Luc Mélenchon, député européen, France,

Miguel Urbán Crespo, député européen, Podemos, Espagne,

Stefano Fassina, député italien et ancien ministre des Finance, Gauche italienne, Italie

Fabio De Masi, député européen, Die Linke, Allemagne,

Catarina Martins, députée et coordinatrice du Bloc de gauche, Portugal.

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 11:35
Un référendum pour un FREXIT ?

OUI nous avons le moyen d’imposer un référendum sur la sortie de la France de l’UE

Certains doutent que ce qui a pu se produire pour le Royaume-Uni se répète pour la France, qu’un référendum soit organisé et que le pays sorte de l’UE, mais notez bien une chose: CECI EST TOTALEMENT FAUX! Nous pouvons nous aussi avoir droit à un référendum et échapper à cette gabegie colossale qu’est l’Union Européenne!

Mais déjà, pourquoi sortir de l’UE? Voici plusieurs explications qui pourraient convaincre les plus mal informés sur le sujet:

Par ce que la loi El Khomri est une volonté européenne:

Jean-Claude Juncker a déclaré que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu’il faut faire».Pour Coralie Delaume, l’économie de notre pays est depuis longtemps l’application des orientations de l’Union européenne.

Donc en manifestant CONTRE ce gouvernement qui au final ne décide pas de grand chose, nous nous trompons de cible, ce ne sont pas eux qui décident, ils sont simplement là pour appliquer les décisions de l’UE de gré ou de force. Les menaces et les pressions doivent être tellement grandes qu’un retrait ne semble pas envisageable, à tel point que notre gouvernement brandit déjà la menace d’un nouveau 49.3 pour imposer la loi dans le pays.

Car c’est bien l’Union Européenne qui décide des lois nationales:


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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:47
Face à la crise de la démocratie dans l’Union européenne, reconquérir la souveraineté populaire

L’imposition du mémorandum d’austérité à la Grèce le 13 juillet 2015 aura marqué les esprits : les institutions de l’Union européenne (UE) sont apparues pour ce qu’elles sont, une machine à punir les peuples, anti-démocratiques et austéritaires. L’écrasement de la possibilité d’une alternative réelle après la victoire de Syriza, la négation des résultats électoraux, l’interdiction faite aux vainqueurs du scrutin de rompre avec la doxa libérale le prouvent : l’UE est un instrument politique de spoliation de la souveraineté des peuples et donc de négation de la démocratie. Cette réalité n’est aujourd’hui plus contestable par personne. Le choc est rude, mais contraint les organisations de la gauche de transformation sociale et démocratique, les syndicats de lutte et tout le mouvement altermondialiste à une évolution salutaire.

Il était temps. C’était déjà pourtant évident dès 2007. Cette année-là, le traité de Lisbonne signé sans consultation des peuples a permis de contourner le rejet deux ans plus tôt du traité constitutionnel européen par les citoyens consultés par référendum, comme ce fût le cas en France.

Malgré tout, les organisations de gauche radicale ont continué de parier sur la démocratisation de l’Union européenne, sur la possibilité de faire évoluer dans un sens progressiste des politiques menées (la fameuse et introuvable "Europe sociale") dans un espace politique européen que nous étions constamment invités à construire et à investir.

De ce point de vue, le livre d’Attac et de la Fondation Copernic – Que faire de l’Europe ? Désobéir pour reconstruire (Les Liens qui Libèrent, Paris, 2014) – qui a servi au mouvement altermondialiste de vademecum, a marqué un sommet en affirmant dans ses conclusions que les conditions de la « refondation de l’Europe » passaient entre autres par « l’irruption d’insurrections civiques dans plusieurs pays », et ce « à grande échelle ».

Cet espoir est aujourd’hui en miettes : il n’y a plus aujourd’hui de raison de croire, ni de faire semblant de croire, que l’UE puisse être réorientée en institution génératrice de progrès social. Pire même, ce refus d’entamer un débat sur la nature démocratique de l’UE a laissé aux seules organisations d’extrême droite le champ de la critique structurelle sur le sujet.

Cela constitue une des raisons majeures de l’adhésion de plus en plus massive des classes populaires et ouvrières à ces formations. En effet, ce sont ces populations qui ont le plus subi les méfaits des politiques ultralibérales menées dans le cadre de l’UE.

Ces classes sociales ont alors légitimement le sentiment d’être abandonnées depuis des années par leurs représentants. Le caractère ultralibéral de l’UE n’a effectivement pas attendu la mise en place, de façon autoritaire, des politiques d’austérité après la crise financière de 2008 pour se révéler. La suite sur Mémoire des luttes

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:04
La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.


Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd'hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :

1. la dette avant la troïka

Ce chapitre revient sur les analyses de la croissance de la dette publique grecque depuis les années 1980.

Il conclut que l'augmentation de la dette n'est pas le résultat de dépenses publiques excessives, qui sont en fait restées inférieures aux dépenses publiques des autres pays de la zone euro, mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés, des dépenses militaires excessives et injustifiées, de la perte de recettes fiscales due à des sorties illicites de capitaux, de la ​​recapitalisation des banques privées, et des déséquilibres internationaux créés par les failles dans la conception de l'Union monétaire elle-même.

L'adoption de l'euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. La crise bancaire a contribué à la crise de la dette souveraine grecque. Le gouvernement de George Papandreou a aidé à présenter les éléments d'une crise bancaire comme une crise de la dette souveraine en 2009 en mettant l'accent et en augmentant le déficit public et la dette.

2. Evolution de la dette publique grecque entre 2010 et 2015,

Ce chapitre conclut que le premier accord de prêt de 2010 a principalement visé le sauvetage des banques privées et a permis aux banques de réduire leur exposition aux obligations d'État grecques.

3. la dette publique grecque en 2015

Ce chapitre présente la nature controversée de la dette actuelle de la Grèce, les principales caractéristiques des prêts, qui sont analysés plus en profondeur dans le chapitre 8.

4. Mécanisme de la dette en Grèce

Ce chapitre révèle les mécanismes des accords qui ont été mis en œuvre depuis mai 2010. Ils ont créé une quantité importante de nouvelle dette, tout en générant des coûts abusifs ainsi que l'approfondissement de la crise.

Les mécanismes révèlent que la majorité des fonds empruntés ont été transférés directement aux institutions financières. Plutôt que de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation, par l'utilisation d'instruments financiers . Par Okeanos La suite sur Okeanews



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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 13:31
L'Allemagne aurait espionné des officiels français et européens pour le compte de la NSA

L'affaire provoque une tempête politico-médiatique à Berlin. Les nouvelles révélations à paraître dans le quotidien Süddeutsche Zeitung jeudi 30 avril risquent de ne rien arranger : les services de renseignement allemands, déjà mis en cause pour avoir espionné des entreprises européennes, auraient également surveillé de « hauts fonctionnaires » français et de la Commission européenne pour le compte de la NSA américaine, selon le grand quotidien de Munich.

« Le BND [les services de renseignement allemands] a aidé la NSA à faire de l'espionnage politique », écrit le journal, précisant que des écoutes de « hauts fonctionnaires du ministère des affaires étrangères français, de l'Elysée et de la Commission européenne » ont été réalisées à la station d'écoutes bavaroise de Bad Aibling.

Des explications attendues

Des révélations sur l'espionnage supposé depuis 2008 de firmes européennes par le renseignement allemand pour le compte de la NSA embarrassent depuis lundi le gouvernement de la chancelière Angela Merkel, qui s'est toujours posé en victime de ses alliés américains.

Lire aussi (édition abonnés) : L’Allemagne embarrassée par une affaire d’espionnage au profit des Etats-Unis

Dans le cas de la surveillance d'entreprises, l'espionnage industriel n'a pu avoir lieu que « dans des cas isolés », souligne la Süddeutsche Zeitung, qui précise que les Etats-Unis cherchaient à l'époque des « informations sur des exportations illégales ».

En revanche, affirme le quotidien, citant une source décrite comme digne de confiance et connaissant les procédures au sein du BND, « le cœur [du problème] est l'espionnage politique de nos voisins européens et des institutions de l'Union européenne ».

Le ministre de l'intérieur allemand, Thomas de Maiziere, qui était à l'époque chef de la chancellerie et ne pouvait donc pas ignorer, selon plusieurs médias allemands, les activités du BND, a proposé de s'expliquer la semaine prochaine devant la commission d'enquête parlementaire allemande chargée de faire la lumière sur les pratiques de l'agence américaine


En savoir plus Le Monde


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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:21

La Convention européenne des droits de l’homme est née de la volonté d’hommes politiques et de juristes européens voulant conjurer les horreurs de la guerre en se mettant d’accord sur des droits fondamentaux qui, comme leur nom l’indique, constituent un socle minimum garanti à tous les citoyens européens. Ils ont également décidé d’en confier la garde à une véritable cour et non à un organe politique. Cette juridiction, la célèbre Cour européenne des droits de l’homme – plus connue par son acronyme CEDH – cristallise aujourd’hui certaines attaques : on lui reproche de ne plus se cantonner à rappeler le minimum, mais de se croire en charge de l’amélioration des droits de l’homme dans chaque pays, de ne pas suffisamment tenir compte de la culture propre de chaque pays, voire d’avoir créé selon l’expression de Robert Badinter une sorte de « Vatican judiciaire ».

Bref, l’espoir porté par cette cour s’émousse au fur et à mesure que l’on constate un peu partout en Europe un certain repli – voire une crispation – non seulement sur la souveraineté mais aussi sur la sécurité. Alors, cette cour en fait-elle trop ? N’est-il pas dommageable de l’affaiblir à un moment où, malheureusement, la guerre revient sur notre Continent ? Comment repenser les rapports entre cette cour atypique et les juridictions nationales : plutôt que de prétendre « avoir le dernier mot », ne faut-il pas renforcer le dialogue constructif entre juges qui s’affirme chaque jour davantage ?


Avec l'agenda de Laure de Vulpian,

Et le reportage de Sophie Bober auprès de Nicolas Hervieu, membre du Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF), spécialiste de la CEDH

Invité(s) :
Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat
Angelika Nüssberger, juge allemande à la CEDH

Source France Culture

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 06:59

 

Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations.

 

Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer.

 

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque : 636 € par Français ?

Le discours officiel sur la Grèce

« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière [1] (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce.

 

Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette.

 

La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ».

 

La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an [2].

 

La BCE pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs qu’ils détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et pas de remboursement du capital. De toute façon une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

 

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi la dette publique est insoutenable et ne pourra pas être remboursée. Les taux d’intérêt sont très faibles aujourd’hui ? Oui, mais c’est parce que la France mène une politique d’austérité qui plaît aux marchés financiers. C’est aussi parce que les investisseurs financiers ne veulent plus courir le risque d’investissements dans le secteur productif. Pour en finir avec cette politique en France et en Europe, il faudra aussi alléger le poids des dettes, d’une façon ou d’une autre : restructuration, remboursement partiel par un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes, annulation partielle… toutes les hypothèses doivent être étudiées et faire l’objet de choix démocratiques.

 

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

Idée reçue n°4 : On a aidé les Grecs, ils doivent nous remercier ?

Idée reçue n°5 : La Grèce doit poursuivre les réformes engagées ?

Idée reçue n°6 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

Idée reçue n°7 : Une cure d’austérité, c’est pas la mort ?

Idée reçue n°8 : De toutes façons la Grèce a déjà capitulé ?

Vous trouverez les réponses à ces questions ici
 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:37

Discours de la députée allemande Sahra Wagenknecht, vice-présidente de Die Linke, au Bundestag (le Parlement allemand), le 19 mars 2015. Elle y critique la politique étrangère de Madame Merkel à l'égard de la Russie et son alignement sur les intérêts de l'OTAN et des États-Unis d'Amérique.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 20:00
Lettre ouverte d'Alexis Tzipras aux citoyens Allemands...

...sur ce qu’on ne leur a jamais dit sur la dette Grecque

« Chers lecteurs de Handelsblatt,

Je sais d’avance que la plupart d’entre vous ont probablement une opinion déjà formée sur le contenu de cette lettre. Je vous invite, cependant, à la lire sans préjugés. Les préjugés n’ont jamais été un bon conseiller, et encore moins à un moment où la crise économique les renforce, en entretenant l’intolérance, le nationalisme, l’obscurantisme, et même la violence.

Avec cette lettre ouverte, je souhaite vous exposer un récit différent de celui qui vous a été fait au sujet de la Grèce depuis 2010. Et je tiens aussi et surtout à exposer avec franchise les projets et les objectifs de SYRIZA, si le 26 Janvier par le choix des électeurs devient le nouveau gouvernement grec.

En 2010, l’État grec a cessé d’être en mesure de servir sa dette. Malheureusement, les dirigeants européens ont décidé de faire croire que ce problème pourrait être surmonté par l’octroi du plus grand prêt jamais consenti à un état, sous condition que certaines mesures budgétaires seraient appliquées, alors que celles ci, manifestement, ne pouvaient que diminuer le revenu national destiné au remboursement des nouveaux et anciens prêts. Un problème de faillite a été donc traité comme s’ il s’ agissait d’un problème de liquidité. En d’autres termes, l’attitude adoptée, était celle du mauvais banquier qui, au lieu d’admettre que le prêt accordé à la société en faillite a « sauté », il lui accorde des prêts supplémentaires, prétextant que les anciennes dettes restent servies et prolonge ainsi la faillite à perpétuité.

Il s’agissait pourtant d’ une question de bon sens de voir que l’application de la doctrine « extend and pretend » [étendre les maturités de la dette et prétendre que payer les intérêts ne pose aucun problème] dans le cas de mon pays aboutirait à une tragédie. Qu’au lieu de stabiliser la Grèce, l’application de ce dogme installerait une crise auto-alimentée qui sape les fondations de l’UE.

Notre parti, et moi-même, nous nous sommes opposés à l’accord de prêt de mai 2010, non pas parce que l’Allemagne et nos autres partenaires ne nous ont pas donné assez d’argent, mais parce que vous nous avez donné beaucoup plus d’argent que ce qu’il fallait et que nous pouvions accepter. De l’argent qui par ailleurs ne pouvait ni aider le peuple grec puisqu’il disparaissait aussitôt dans le trou noir du service de la dette ni arrêter l’alourdissement continu de celle-ci, obligeant de la sorte nos partenaires prolonger ce fardeau à perpétuité aux frais des citoyens.

Et cette vérité était bien connue par les gouvernants allemands, mais ils n’ont jamais voulu vous la dévoiler.

Et en effet, et avant même que la première année ne se soit écoulée et depuis 2011, nos prévisions ont été vérifiées. L’enchaînement des nouveaux prêts aux réductions drastiques des dépenses a non seulement échoué à dompter la dette, mais il a par surcroît puni les citoyens les plus faibles, en transformant les citoyens ordinaires qui avaient un emploi et un toit à des chômeurs sans-abri qui ont tout perdu, de plus, leur dignité.

L’effondrement des revenus a conduit à la faillite de milliers d’entreprises, augmentant ainsi le pouvoir oligopolistique des entreprises qui ont survécu. De ce fait, les prix diminuaient moins que les revenus tandis que les dettes, publiques et privées, ne cessaient de s’alourdir. Dans ce contexte, où le déficit d’espoir a dépassé tous les autres déficits « l’oeuf du serpent » n’a pas mis longtemps pour éclore - et les néo-nazis ont commencé à patrouiller les quartiers en semant la haine. La suite sur El Correo

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