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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 11:31
Loi El Khomri ou Loi Bruxelles ?
  • Ce que la loi El Khomri doit à l'Union européenne

«La loi El Khomri c'est la faute à l'Europe», affirme sur son blog Jean-Luc Mélenchon. C'était sans doute une raison suffisante pour choisir de la faire adopter par 49.3. Quand ça vient de l'Europe c'est très sérieux, ça ne se discute pas. Et comme «l'Europe c'est la Paix», ça n'attend pas.

Pour autant, Mélenchon n'exagérait-il pas en écrivant cela? De son côté, l'économiste Frédéric Farah ne caricaturait-il pas en expliquant à son tour: «comprenons-bien que la loi El Khomri a l'euro pour père, et pour mère la stratégie de Lisbonne de mars 2000»? Ne cédait-il pas à la facilité de «faire de l'Europe un bouc émissaire», selon l'expression consacrée?

Hélas, ni l'un ni l'autre n'affabulait ni ne ‘'bouc-émissairisait''. Cette «Loi travail», nous la devons effectivement, pour une bonne part, à notre appartenance communautaire. Pour s'en apercevoir, encore faut-il quitter un instant le terrain des grands principes sur lesquels s'affrontent généralement «européistes» et «eurosceptiques». Il faut ajuster son masque, chausser ses palmes et consentir à plonger dans les eaux froides de la technique. On découvre alors le pot-aux-roses: l'Europe, c'est l'apnée.

Ce que la loi El Khomri doit aux traités européens

Il ne faut pas craindre de l'affirmer (d'autant moins qu'on ne risque guère d'être compris): la «Loi travail» nous vient des GOPE. Oui, des GOPE.

Les GOPE, ce sont les «Grandes Orientations de Politique Économique». Plus précisément, ce sont des

Bref, un joli petit traité de servitude volontaire que le Traité sur le Fonctionnement de l'UE.

documents préparés par la direction générale des affaires économiques de la Commission européenne. Conformément à l'article 121 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), ces documents sont ensuite transmis au conseil Ecofin (c'est à dire à la réunion des ministres européens de l'économie et des finances), puis au Conseil européen (les chef d'État et de gouvernement). Après validation, les GOPE deviennent des recommandations du Conseil aux pays de l'Union et font l'objet d'un suivi. Toujours selon l'article 121, «le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l'évolution économique dans chacun des États membres». Cette «surveillance multilatérale» est rendue possible grâce aux informations généreusement fournies par les États à la Commission. Bref, un joli petit traité de servitude volontaire que le Traité sur le Fonctionnement de l'UE.

Au départ toutefois, les GOPE n'étaient que des textes vagues et peu engageants. Pour les rendre plus contraignants et dans l'espoir de donner enfin son plein potentiel à l'idée délicieuse de «surveillance multilatérale», la Commission de Bruxelles s'est chargée d'en accroître la portée au sein d'un document important publié en 1998, à la veille de la mise en place de l'euro.

Ce document intitulé Croissance et emploi dans le cadre de stabilité de l'Union économique et monétaire s'intéresse au tout premier chef - comme son nom l'indique - à la question du marché du travail et à l'emploi. Il confère un rôle central aux GOPE et indique de manière claire ce qu'elles doivent contenir, en égrenant l'une derrière l'autre ces formules bien connues au doux parfum de schlague: «stabilité des prix», «assainissement des finances publiques», «modération des salaires nominaux», «renforcement des incitations à la discipline salariale». Bref, toute la panoplie. Par Coralie Delaume, elle a notamment publié Europe. Les Etats désunis (Michalon, 2014). Découvrez ses chroniques sur son blog.

La suite sur Le Figaro

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:24
« L’austérité excessive a tué les infirmières et les médecins avant de s’occuper des patients *»
  • Juan Pablo Bohoslavsky, l’expert indépendant auprès de l’ONU afin de rapporter sur les effets de la dette sur l’exercice des droits humains, vient de publier et de présenter un rapport sur la situation en Grèce. Le CADTM vous recommande d’en prendre connaissance. Vous pouvez y accéder en cliquant sur A/HRC/31/60/Add.2 (Report of the Independent Expert on the effects of foreign debt and other related international financial obligations of States on the full enjoyment of human rights, particularly economic, social and cultural rights - Mission to Greece, 29 février 2016).
  • Le tableau sur l’évolution des dépenses publiques entre 2009 et 2013 est édifiant. Les dépenses sont passées de 128 milliards € à 108 milliards €. Les dépenses de santé publique ont baissé de 42%, les dépenses pour lutter contre l’exclusion sociale ont baissé de 81%, les dépenses liées aux indemnités de chômage ont baissé de 30% alors que le nombre de sans-emplois était multiplié par 3.
  • Comme le déclare l’expert de l’ONU : « L’austérité excessive a tué les infirmières et les médecins avant de s’occuper des patients » (« the excessive austerity in the public health care sector literally killed first nurse and doctor before treating the patient »)
  • Un seul poste a augmenté, celui des affaires économiques : c’est dû au sauvetage des banques. Le poste a augmenté de 116%. Précisons que la majeure partie des sommes allouées par la Troïka aux sauvetages des banques n’est pas passée par le budget de l’État et n’apparaît donc pas dans le tableau. Si l’ensemble de l’argent public alloué en Grèce au sauvetage des banques françaises, allemandes, grecques... était pris en compte dans le budget grec, l’augmentation serait beaucoup plus forte. Par contre, ces sommes ont provoqué largement l’augmentation de la dette publique grecque et c’est au peuple grec que cette dette est réclamée.
  • Un tableau qui vient dramatiquement renforcer les conclusions du rapport d’audit sur la dette grecque. "Dépenses du gouvernement central, Grèce 2009-2013"Source : Eurostat, General Government expenditure by function (COFOG) (gov_10a_exp). Voir en bas d'article
  • Dans la seconde moitié du rapport, à partir de la page 11, l’attention de l’expert indépendant se porte sur le 3e mémorandum imposé à la Grèce suite à la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en juillet 2015. Un point nodal de ce troisième mémorandum est la réduction des dépenses de sécurité sociale pour un montant équivalent à 1,5 % du PIB par an !
« L’austérité excessive a tué les infirmières et les médecins avant de s’occuper des patients *»
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 16:31
MARCHE VERS BRUXELLES POUR UNE EUROPE DÉMOCRATIQUE ET SOLIDAIRE


La crise économique a accéléré en Europe l'imposition brutale de l'ordre néolibéral basé sur le totalitarisme du pouvoir financier, la primauté de l'argent sur la souveraineté populaire, la privatisation des services publiques et la transformation des citoyens en clients. Dans ce contexte, les pressions de la TROÏKA pour imposer leurs politiques d’«austérité» essayent de soumettre la volonté démocratique des Grecs et dissuader des dynamiques similaires dans d’autres pays…

Durant deux semaines, les marcheurs traverseront villes et villages organisant plus de 35 événements en Espagne, France, Belgique et dans d'autres pays.

Participez! europeanmarches2015@gmail.com

MARCHE VERS BRUXELLES POUR UNE EUROPE DÉMOCRATIQUE ET SOLIDAIRE
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 12:29
Européens, vos bijoux de famille s'il vous plait !

Européens, vos bijoux de famille vendus au nom de la « compétitivité »


Nous en avons pris l'habitude. Insidieusement les privatisations sont arrivées dans notre monde. En Europe, en France ou ailleurs...

Petit à petit, l'eau, l'électricité, les services de santé, les autoroutes...

Tiens, de retour de vacances, parlons-en de la privatisation (2005) des autoroutes françaises (environ 8000 km). Vous avez entendu parler des bouchons de plusieurs kilomètres, de temps de parcours entre Lyon et Orange pratiquement doublé, d'automobilistes bloqués sur les routes et obligés de continuer sur les nationales, non sans être passés à la caisse avant, pour un service qui n'est rendu que partiellement...


Un petit tour en Europe


Grèce (*):


Après une partie du port du Pirée vendu aux Chinois,

14 aéroports Grecs vendus à une entreprise Allemande, faisant suite aux privatisations extérieures précédentes telles que :

les paris hippiques, achetés par un groupe Greco-Tchèque.

Prévus également,création d'un fonds de privatisation de 50 milliards d'euros (ports, aéroports, chemins de fer sont notamment concernés) géré par Athènes mais supervisé par les institutions internationales.


Espagne (*):

49% des parts d'Aéna (gestionnaire des aéroports Espagnols) ont été vendus

Privatisation des hôpitaux

Privatisation de Bankia

Privatisation du rail

Repsol (essence)...


Portugal (*):

Vinci rachète ANA (gestionnaire des dix aéroports du Portugal)

également une participation de 37% dans Lusoponte, le gestionnaire du pont Vasco de Gama qui enjambe le Tage à Lisbonne

Vente de participations dans les groupes électriciens EDP et REN à des investisseurs chinois et omanais

En prévision :

Vente des chantiers navals de Viana do Castelo (nord-ouest)

Vente de la poste

Vente des branches santé et assurance de la banque publique Caixa geral de depositos

Vente de la filiale pour le fret des chemins de fer portugais

également privatisation de l'audiovisuel public source ...


Grande-Bretagne (*):

Nous étions habitués aux privatisations Outre-Manche, depuis 1987

les chemins de fer (1996),

l'électricité (2002),

certains services de police (2012)

Les hôpitaux

Les mines de charbon

Le logement public

L'acier

Le pétrole

Sauvetage en mer par hélicoptère cédé à une entreprise privée

Ne croyez pas que c'est fini !

Évoqués aujourd'hui :

Les blocs d’actions de Royal Bank of Scotland (RBS),

Lloyds’

Royal Mail

Le produit des ventes depuis 1980 s’élevait à 60 milliards de dollars en 1993...

France (*):

« Libéralisation » du marché de l'électricité

49,9% des parts de l’aéroport de Toulouse vendues au consortium chinois Symbiose

Fusion du groupe chinois Dongfeng avec PSA

Rachat d’actifs au Club Med

Rachat d’actifs à GDF-Suez

La branche énergie du groupe Alstom,vendue au géant américain General Electrics

Dans les cartons, privatisation des aéroports de Nice et de Lyon ...


112 milliards de dollars, c’est le montant record inégalé depuis quatorze ans des valeurs françaises achetées par des groupes étrangers en 2014, selon une étude de Thomson Reuters publiée vendredi par Les Echos.

Selon les données de Thomson Reuters, le volume des transactions de fusion-acquisition en France a doublé par rapport à 2013 pour atteindre 245,72 milliards de dollars (environ 202 milliards d'euros).


Cela fait des années qu'on nous dit qu'il faut vendre pour plus de compétitivité. Or, si en 1995 la dette publique en France s'élevait à 663,5 milliards d'€, 20 ans plus tard elle s'élève à plus de 2062 milliards d'euros (mais d'ici que vous lisiez ces lignes, elle aura encore augmenté (voir le compteur en temps réel).


Si encore, cela permettait de réduire les inégalités, d'augmenter les salaires minimums, de baisser les impôts sur les revenus...on pourrait comprendre, mais aujourd'hui c'est exactement le contraire qui se produit puisque le niveau de vie des plus pauvres à baissé de 6,2 % en 15 ans, quand celui des plus riches a augmenté de 11,8% source Observatoire des inégalités Et que 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant que 3,5 milliards de personnes.


VMH

------------------

Pour aller plus loin :


En 1996, ces privatisations étaient déjà prévues :

Morgan Stanley chiffre les privatisations européennes entre 250 et 300 milliards de dollars d'ici à 2000

Il suffisait juste d'inventer de nouveaux traités pour appauvrir les peuples et les pays pour y arriver !


(*) listes non exhaustives

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 12:59
L’Allemagne doit son rétablissement économique et sa croissance à la plus grande annulation de dette jamais observée.

Joseph Stiglitz : «L’Allemagne n’a ni bon sens économique ni compassion»

Présent au sommet du financement du développement d’Addis-Abeba, le Prix Nobel américain remet violemment en cause la stratégie de Berlin dans la crise grecque et appelle à une refonte du système financier international.

Inlassable partisan d’une autre économie, l’Américain Joseph Stiglitz est présent à la troisième Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba, où le Prix Nobel d’économie 2001 milite pour une refonte radicale de l’architecture financière mondiale. Dans la capitale éthiopienne, on parle aussi beaucoup du «plan de sauvetage de la Grèce». Dans un entretien exclusif à Libération, l’ex-chef économiste de Bill Clinton, puis de la Banque mondiale, revient sur cette crise historique de la zone euro, qui met à mal, selon lui, les fondations de l’Europe.

  • Quel regard portez-vous sur l’accord et le nouveau plan d’aide pour la Grèce ?

Ce que l’Allemagne a imposé à coups de bâton est tout simplement inconcevable. C’est aussi de la très mauvaise politique économique. On va continuer à imposer des modèles qui sont contre-productifs, inefficaces et producteurs d’injustice et d’inégalités. Continuer à exiger de la Grèce qu’elle parvienne à un budget primaire en excédent [hors paiement des intérêts de la dette, ndlr] de 3,5 % du PIB en 2018 est non seulement punitif, mais aussi d’une stupidité aveugle. L’histoire récente de la Grèce l’a prouvé. Et cela va continuer à amplifier la dépression dans un pays qui a connu une chute de son PIB de 25 % depuis cinq ans. Au passage, je ne connais aucun autre exemple d’une dépression qui aurait été créée de manière aussi délibérée et dont les conséquences humaines auraient été aussi catastrophiques. Et on en remet une couche encore plus humiliante.

  • Que faut-il faire ?

On le sait, et même le FMI, l’organe le plus historiquement hostile à un tel processus, l’admet désormais : il faut une restructuration de la dette grecque ; mieux, un allégement. Mais l’Allemagne ne veut entendre parler ni de l’un ni de l’autre. Elle dit, dans ses paroles, qu’il faut remettre la Grèce sur ses pieds, mais milite pour une politique et impose un programme qui, dans ses actes, la mettra encore plus à genoux. L’intrusion dans la souveraineté d’un pays comme la Grèce, le diktat qu’on lui impose sont très dangereux. Les citoyens grecs ont élu un gouvernement qui s’est engagé à mettre fin à l’austérité. Ils ont voté par référendum contre un plan dit «d’aide» qui alimentait encore plus cette austérité. Et voilà que, par aveuglement, on tord le bras de son gouvernement et on lui impose malgré tout une nouvelle cure… Mais cela ne marchera pas plus avec la Grèce que cela a marché par le passé où de telles politiques suicidaires ont été imposées et appliquées.

  • On ne tire pas les leçons de l’histoire ?

C’est le pire, justement, dans ce feuilleton irrationnel ou trop rationnellement glacial ; le pire avec l’hypocrisie, et le manque de compassion : les leçons non tirées de l’histoire. L’Allemagne ne doit son rétablissement économique et sa croissance qu’à la plus grande annulation de dette jamais observée, en 1953. Et devrait avoir compris, depuis le traité de Versailles signé en 1919, les conséquences de dettes insurmontables. Elle n’a ni appris de la compassion ni du désastre de ces deux périodes clés de l’histoire.

Quelles conséquences cela peut-il avoir sur la zone euro ?

C’est un désastre. Si j’étais l’un des pays de la zone euro, je poserais la question que tous les économistes lucides posaient lors de la création de l’euro : que se passera-t-il en cas de choc asymétrique [qui affecte de manière différente deux régions qui ont décidé de faire monnaie commune] ? La question clé est la solidarité. Avec elle, on peut surmonter un tel choc. Mais l’Allemagne dit : «Pas question, si vous en subissez un, acceptez-en les effets.» Je ne voudrais pas être membre d’un club dont le leader ne montre aucune réflexion de bon sens économique, aucune solidarité, et, encore une fois, aucune compassion. Et dit : «Si vous subissez un choc asymétrique, vous mourrez.» On devrait assister à un mouvement politique puissant qui dénonce cela avec force, pas forcément avec ces mots, mais au moins avec cette philosophie, sinon cet événement sans précédent marquera sans aucun doute le début de la fin pour la zone euro. La suite sur Libération

Lire aussi :

Grèce : "Tous les jours, de nouvelles personnes se présentent" à la soupe populaire d'Athènes

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 17:01
L'Europe se fera avec les peuples ou ne se fera pas

Mais qu'est-ce que cette Europe qu'on nous fait avaler au nom de la démocratie ?

  • Alexis Tsipras, ne croit pas à la réussite du plan qu'il a dû accepter de force contre la décision du peuple Grec qui via le référendum a voté OXI (NON) à la politique austéritaire imposé par les dirigeants de l'Eurogroupe, avec en tête la chancelière Allemande et le président Français, qui « Fête Nationale » oblige est venu nous « faire l'article » à la télévision.

Par ailleurs, c'est l'Eurogroupe (entité inexistante au plan juridique) qui décide de la composition du gouvernement Grec, puisque ne supportant pas leur ministre des finances Yanis Varoufakis, a été écarté du gouvernement et donc des négociations. Lire son article dans Marianne

Pas un mot sur la décision du peuple. Et pourtant les mots « démocrate » ou « démocratie » sont souvent employés, je devrais dire dévoyés.

Aujourd'hui, nos dirigeants surfent sur les mots préférant substituer le mot « nations » à celui de « peuples » évitant ainsi la question des référendums qui ne vont pas dans le bon sens choisis par eux.

Ils décident à notre place depuis maintenant trop longtemps. Dix ans en France !! 10 ans pour les citoyens français qui avaient déjà voté NON au Traité de Constitution Européenne en 2005. Ça n'a que trop duré !!

Nous citoyens, sommes spoliés de notre droit le plus élémentaire : celui de décider par nous mêmes.

Et ils ont trouvé la parade : ils n'écoutent plus sur la voix du peuple, ils décident pour eux via la « démocratie représentative, ou pas... »

  • En France, après le NON au TCE retoqué par Sarkozy et transformé en OUI via le parlement, l'arrivée au pouvoir des socialistes aurait dû permettre un autre référendum tout comme sur la question des deux traités qui allaient suivre (TSCG et MES) (*). Mais non, ce gouvernement comme celui qui l'a précédé, qu'ils soient de droite ou du parti socialiste nous imposent leur diktat via le Parlement et si ce n'est pas suffisant, ils utilisent le 49-3 qui leur permet d'appliquer une loi sans vote des parlementaires (loi Macron par exemple).
  • En Espagne, depuis le 1er juillet de cette année, les Espagnols subissent la loi « organique de sécurité citoyenne » appelée par ses détracteurs loi « bâillon », malgré un an et demi de mobilisations contre cette loi qui leur interdit certaines manifestations (de 30 000 euros d'amende pour manifestation devant les bâtiments publics, à 600 000 € si les manifestants pénètrent dans le bâtiment ou participent à une manifestation interdite...). Impossible de montrer son désaccord sans risquer de fortes amendes ou pire encore la « carcel ». Ils espèrent ainsi faire taire la contestation sociale.

« Les Espagnols résistent, malgré le silence assourdissant des médias Français : Plus de 80 actions dans une soixantaine de villes espagnoles ont eu lieu ces derniers jours contre cette loi. Lire ici

  • En Allemagne, les dirigeants qui donnent des leçons aujourd'hui semblent ne pas se souvenir qu'eux aussi ont eu besoin d'aide de la part de la CE, lors de la réunification. (**) L'amitié entre les peuples européens en prend un sacré coup ! Et pourtant, tout ne semble pas aller aussi bien qu'on veut nous le présenter puisque les mouvements sociaux se multiplient outre Rhin voir ici

Ils nous ont vendu l'Europe comme une sécurité contre les guerres, les dictatures et le fascisme ; pour circuler librement dans les différents pays qui la composent etc...

  • Qu'en est-il aujourd'hui ? Un conglomérat de pays dont l’intérêt est avant tout la finance au détriment de l'Humain. Ainsi, écrasés par la pression, les privations, les baisses de pouvoir d'achat, de salaires, de retraites ; l'expulsion de leur habitat, de leur usines ; les manques de soins, la fermeture des services publics, des commerces... ils finissent par se tourner vers des partis nationalistes d'extrême droite ou par se détourner des urnes.
  • Est-ce cette Europe que nous voulons ?

VMH


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(*) Décidés par Nicolas Sarkozy (UMP) deux traités seront proposés aux parlementaires Français par François Hollande (PS), tout nouveau chef de l'État. Ces deux traités sur lesquels nous, citoyens Européens n'avons pas à nous exprimer, alors qu'ils nous enfoncent dans l'austérité à vie.

Le MES Mécanisme Européen de Stabilité, (sorte de pot commun où chaque pays doit verser une certaine somme) : dispositif européen de gestion des crises financières de la zone euro. Il faut savoir qu'à ce « pot commun » la Grèce devait verser près de 20 milliards d'euros !!!

et le TSCG Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance appelé également Pacte budgétaire européen, ou règle d'or, imposant un équilibre budgétaire limitant le déficit à 3 % du PIB (lorsque les déficits annuels ordinaires dépasseront 3 % du PIB les sanctions deviendront quasi-automatiques ) ; mettant en place des contraintes judiciaires (ce traité donne un droit de regard à la Cour de justice de l'Union européenne sur les règles d'or qui devraient être mises en place dans les États de la zone euro)

(**) Réunification de l'Allemagne

  • En février 1991, la CEE adopte un programme de financement qui prévoit un crédit annuel de 3 milliards d’écus entre 1991 et 1993 dont, 120 à 150 millions d'écus par an durant 4 ans, via le Fonds social européen, afin de combattre efficacement le taux de chômage dans l'Allemagne réunifiée ;

  • 120 millions d'écus via la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (la CECA ) : aides communautaires à la réadaptation.

Entre temps, le Deutsche Mark a continué d'être la monnaie forte du système monétaire européen et c'est la Bundesbank qui donnait le « la » en matière de politique monétaire. De plus, elle a fait passer ses taux d'intérêt à court terme qui n'étaient de 4,3% en 1988 en Allemagne à 9,5% en 1992. Le tout sans aucune concertation avec ses partenaires européens.

Extraits de :

L'unification de l'Allemagne

« La réunification de l'Allemagne coûte cher au reste de l'Europe » de Guillaume Duval

A lire aussi

« L'Allemagne de Merkel met l'Europe dans l'impasse » de Jean-Luc Mélenchon

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 08:04
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:08
Grèce, et « l'Humain, bordel ? »

Le traité établissant une constitution pour l'Europe a été rejeté par les référendums des 29 mai 2005 en France, 1er juin 2005 aux Pays-Bas, 13 juin 2008 en Irlande.

L'histoire on la connaît aujourd'hui, un nouveau traité a remplacé le TCE et au lieu de passer par référendum, N Sarkozy a préféré faire voter le parlement via le congrès de Versailles.

Et le traité de Lisbonne amena...

  • Le MES (mécanisme européen de stabilité). prête des fonds aux États qui auront du mal à emprunter directement sur les marchés financiers. Il a le statut d’une Institution financière internationale basée au Luxembourg et bénéficie d’une immunité juridique totale. Son capital est fixé à 700 milliards d’euros versés par les états selon leur poids financier. Les deux plus importants souscripteurs en seront l’Allemagne et la France avec respectivement 27 % et 20,5 % du capital (142,7 milliards d’euros pour la France). Versement fait en cinq ans, par tranche de 20 % par an, somme que la France devra emprunter sur les marchés financiers !!

Bien sûr, même les pays en difficulté ont du mettre la main à la poche :

  • Grèce, près de 20 milliards

  • Espagne, près de 84 milliards

  • Portugal, près de 18 milliards

Cette «solidarité» aux États se fait « sous une stricte conditionnalité » définie par la Commission européenne, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI). C’est cette troïka qui a mis le peuple grec à genoux à force de réductions de salaires, de privatisations, de remise en cause des droits des salariés.

Et cerise sur le gâteau, pour verrouiller juridiquement cette procédure, l’octroi d’une aide financière est, depuis le 1er mars 2013, conditionnée par la ratification du TSCG.

  • Le TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ). C'est lui qui fixe les règles : dette 60 % du PIB, déficit courant maximum 3 %, déficit structurel, 0,5 % . Le respect de ces règles suppose une cure d’austérité massive et permanente. Cette récession conduit à une réduction des recettes fiscales qui a pour conséquence de rendre encore plus difficile la réduction des déficits que l’austérité était censée favoriser, justifiant ainsi un nouveau tour de vis, qui aggravera la situation, etc.

Malgré le NON majoritaire au TCE, le tout nouveau gouvernement socialiste a signé des deux mains ces deux textes via le parlement bien sûr, ... « Ne pas demander au peuple ce qu'il en pense, il ne comprendrait pas »

Et pourtant, selon un sondage Louis Harris publié par le Financial Times, 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 % des Italiens, 65 % des Espagnols et 63 % des Français souhaitaient un référendum sur le nouveau traité.

  • La zone euro

Sur 28 pays de l'Union, 19 seulement ont adopté l'euro comme monnaie.

Ceux qui aujourd'hui ne sont pas dans la zone Euro :

La Bulgarie, la Croatie, la Rép Tchèque, la Hongrie (2020?), la Roumanie (2018?), la Pologne, la Suède (a refusé par référendum en 2003), le Danemark qui a voté NON au Traité de Maastricht et refusé l'Euro par référendum en 2000 a obtenu 4 dérogations dont l'une sur la monnaie unique, le Royaume-Uni quant à lui, possède une dérogation permanente qui lui permet de ne pas adhérer à la zone euro.

  • La sortie de l’Eurogroupe sera pire pour qui ? Les Grecs ou la zone euro ?

  • Le 30 juin 2015, le bureau du Premier ministre Alexis Tsipras. a tenté une nouvelle fois un accord, en demandant à l'Eurogroupe de pouvoir conclure avec le Mécanisme européen de stabilité (MES), un accord sur deux ans permettant de couvrir ses besoins financiers, soit environ 30 milliards d'euros, tout en restructurant sa dette. Il semblerait que ce soit NIET !

Aujourd'hui, le référendum prévu du 5 juillet est maintenu. C'est le peuple qui décidera de son avenir.

Pendant ce temps,

  • les médias continuent leur propagande, (déjà en 2005, lors du référendum sur le TCE, ils avaient manqué à leur devoir de neutralité en prenant majoritairement parti pour le « oui » (TF1 a notamment organisé le 14 avril 2005 un débat nommé Référendum : en direct avec le président opposant Jacques Chirac, président de la République en fonction, à un panel de 80 jeunes français, sans contradicteur politique favorable au « non ». L'émission était diffusée en simultané sur les quatre principales chaînes gratuites françaises.)

  • certains dirigeants européens s'immiscent dans la démocratie Grecque ( un comble quand on connaît l'origine de la démocratie),

  • des insultes fusent ici et là sur le premier ministre Grec

  • ou sur ce peuple « qui l'a bien cherché »...

Depuis, pour

  • 30% des plus pauvres en Grèce, le niveau de vie est désormais inférieur à celui de 1986. En moins de 7 années, la population a sacrifié 30 ans de hausse de revenus sur l’autel des politiques d’austérité.

  • 34.6% de la population grecque est au niveau ou sous le seuil de pauvreté

Comme on le voit, la seule chose qui compte pour les « décideurs européens », c'est le pognon, le fric, le flouse... Et l'humain, bordel ?

VMH

Avec l'aide de

Fondation Copernic

Challenge

Okeanews

Grèce, et « l'Humain, bordel ? »
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:43
La Grèce a un plan B ! ... LA DÉMOCRATIE !

« En route vers le chaos » titrait le journal Les Echos lundi 29 juin, suite à l’annonce du référendum grec. Cette analyse doit être d’ailleurs partagée par les boursicoteurs puisque toutes les bourses mondiales ont fortement dévissé dans la foulée du discours d’Alexis Tsipras. C’est que tout ce beau monde s’attendait à ce que le gouvernement grec cède à ses créanciers.

  • Il avait déjà tellement cédé que l’on pouvait s’attendre à ce qu’il cède encore. Toutes les lignes rouges qu’il avait lui-même fixées s’effaçaient les unes après les autres dans la recherche désespérée d’un accord.
  • Tout d’abord, - point le plus fondamental - il avait admis la logique des dirigeants européens et du FMI, celle de dégager des surplus budgétaires primaires pour rembourser la dette et en avait accepté le chiffrage : 1 % en 2015 alors même que l’activité économique s’est contractée, 2 % en 2016, 3 % en 2017 et 3,5 % à partir de 2018. Or, c’est justement cette logique qui a été mise en œuvre depuis cinq ans et qui a abouti à une catastrophe sociale et économique… et à l’augmentation de la dette. Et c’est sur la base du refus de cette logique que Syriza a gagné les élections.
  • Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement grec avait fait, dans sa proposition du 22 juin des concessions supplémentaires dans le sens d’une plus grande austérité, que ce soit en matière d’augmentation de la TVA, de cotisation sociale, de retraite, etc., tout en demandant que la question de la dette soit traitée et en augmentant les impôts pour les plus riches. Non seulement les créanciers ont refusé même d’évoquer cette question, mais les concessions grecques ont été jugées insuffisantes et biffées au stylo rouge dans le document renvoyé à la délégation grecque. C’est une capitulation en rase campagne qui était exigée, sous forme d’ultimatum, de la Grèce. Une telle éventualité aurait évidemment entrainé une explosion de Syriza, ce qui était un des buts recherchés. Dans le même temps, le leader du parti libéral To Potami, ayant fait 6 % des voix aux dernières élections, était reçu en grande pompe à Bruxelles et faisait ouvertement des offres de service pour devenir premier ministre pour le cas où cette éventualité se présenterait.
  • Alexis Tsipras a refusé de se laisser entrainer dans cette voie et s’en est remis au verdict du peuple grec. Contrairement à ce que veulent faire croire les dirigeants européens et les partis grecs qui s’opposent à Syriza, il ne s’agit pas d’un référendum « pour ou contre l’euro », mais d’un référendum pour ou contre l’austérité imposée par les créanciers. Comme l’a indiqué Tsipras dans son discours, « La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce. Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole (…) Répondons, nous dit-il, à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie ». En ce sens, le peuple grec va voter pour tous les peuples d’Europe en pouvant refuser le choix que l’on veut lui imposer.
  • Le gouvernement grec a été élu sur un mandat : en finir avec l’austérité tout en restant dans la zone euro. Cela supposait de rechercher un compromis avec les instituions européennes. Mais tout compromis reflète les rapports de forces entre les parties et le cadre actuel des négociations est particulièrement défavorable à la Grèce, ce d’autant plus que son gouvernement s’est en partie désarmé lui-même en indiquant à plusieurs reprises par la vois de Yanis Varoufakis que le pays n’avait pas de plan B. Or si le non au référendum l’emporte, le gouvernement grec sera obligé de mettre en place un plan B, c’est-à-dire un plan qui refuse à la fois la sortie de l’euro et l’austérité avec l’ultimatum des créanciers. La voie est certes étroite, mais elle existe. Elle passe par des initiatives unilatérales pour briser l’étranglement financier dont il est victime. 29 juin 2015 | Par Pierre Khalfa/ La suite sur Médiapart
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 08:09
Deux Nobel d’économie au secours de Tsípras


Contre la majorité des économistes classiques, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, chacun de leur côté, prennent la défense du Premier ministre grec qui a choisi de procéder à un référendum.


Ils voteraient «non». Joseph Stiglitz, co-prix Nobel 2001, et Paul Krugman, prix Nobel 2008, sortent une nouvelle fois du bois pour défendre, contre la majorité des économistes classiques, le choix iconoclaste du Premier ministre grec de procéder à un référendum. Dans un article intitulé «L’attaque de l’Europe contre la démocratie grecque» et publié sur le site Project syndicate, le premier se fait l’avocat du gouvernement grec dont il défend ardemment les positions.


Si un «oui» signifierait une dépression presque sans fin, peut-être un pays appauvri, un «non ouvrirait au moins la possibilité» au pays, «avec sa forte tradition démocratique, de saisir son destin dans ses propres mains», explique Stiglitz. Les Grecs pourraient gagner «la possibilité de se forger un avenir, peut-être pas aussi prospère que par le passé, mais qui serait bien plus rempli d’espoir que la torture déraisonnable du présent». L’ex-économiste en chef de la Banque mondiale l’a toujours martelé : l’austérité conduit au désastre. Aucune économie n’est jamais revenue à la prospérité avec des mesures de rigueur excessives. Et le plan des institutions du FMI, de la BCE et de l’UE pour sortir la Grèce de la crise n’est rien d’autre qu’un nouveau passeport pour renouer avec la Grande Dépression des années 30.


D’autant que, selon Stiglitz, la zone euro n’a guère de leçons à donner en termes de démocratie : «Le souci de la légitimité publique est incompatible avec les politiques de l’eurozone, qui n’ont jamais été un projet très démocratique. La plupart de ses gouvernements membres n’ont pas cherché l’approbation de leur peuple pour remettre leur souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne.» Non pas que le professeur à l’université de Colombia figure parmi les europhobes. Au contraire. L’homme a toujours été un ardent défenseur de la construction européenne. «Mais je redoute que les forces aujourd’hui à l’œuvre sur le vieux continent, si rien ne change, ne mènent à sa destruction», confiait-il mi avril au journal le Monde. Evoquant les taux de chômage record en Grèce ou en Espagne, il n’hésitait pas non plus à assurer : «Les leaders européens sacrifient une génération entière de jeunes Européens sans se remettre en question, c’est criminel.»


«Comment a-t-on pu arriver à une telle catastrophe ?» La suite sur Le Monde

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