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Qui a tué nos villages ?

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 18:38

Marton Gyongyosi, un dirigeant du Jobbik, parti national radical hongrois, a suscité une vague d'indignation dans son pays en demandant au gouvernement de dresser une liste de juifs représentant un "risque pour la sécurité nationale", y compris parmi les députés.

Responsable des questions diplomatiques au Jobbik, la troisième formation politique de Hongrie, Marton Gyongyosi juge une telle initiative nécessaire à la suite du conflit dans la bande de Gaza. Le dirigeant d'extrême droite a réagi en déclarant devant le Parlement, selon une vidéo diffusée lundi soir sur le site internet du Jobbik : "Je sais que beaucoup de personnes d'ascendance hongroise vivent en Israël et que beaucoup de juifs israéliens vivent en Hongrie. Je pense qu'un tel conflit rend opportun un recensement des gens d'origine juive vivant ici, notamment au sein du Parlement hongrois et du gouvernement hongrois, qui, effectivement, constituent un risque pour la sécurité nationale en Hongrie".

"Je suis un survivant de l'Holocauste", a réagi Gusztav Zoltai, directeur de la Fédération des consistoires juifs de Hongrie. "Chez les gens comme moi, cela génère une peur viscérale, même s'il est évident que tout cela répond uniquement à des considérations politiciennes. C'est la honte de l'Europe, la honte du monde." De 500.000 à 600.000 juifs de Hongrie ont été exterminés par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, selon le Mémorial de l'Holocauste à Budapest. "Le Jobbik est passé de l'expression d'une superstition médiévale à une idéologie ouvertement nazie", a écrit Slomo Koves, grand rabbin du Consistoire juif unifié de Hongrie. La suite sur l'Humanité

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:40

Le FN en tête aux élections européennes ? C'est ce que suggère un sondage publié par "Le Nouvel Observateur". Avec un candidat FN présent au second tour à une élection cantonale partielle, l'UMP qui n'est plus aussi claire quant au parti de Marine Le Pen, les médias n'hésitent pas à évoquer une "montée" de l'extrême droite. Mais notre chroniqueur Mathieu Géniole veut démontrer que le parti n'accédera jamais à l'Élysée.

Alors comme ça, on devrait avoir peur de Marine Le Pen ? La présidente du Front national a pris un tel melon qu'on n'aurait même plus le droit de dire qu'elle est d'extrême droite, le tout sur fond de sondages donnant son parti en tête aux prochaines élections européennes.

Ah ! Eh bien je vais le dire haut et fort : le Front national, sa "montée", son appartenance évidente à l'extrême droite, je m'en fous complètement. J'en suis même arrivé à couper le son de ma télé quand on en parle, à ne plus lire les articles sur le sujet. Bref, je fais une cure 0% FN et je m'en porte très bien.

Je vous conseille vivement de faire pareil : il suffit de remettre ce parti et ses électeurs à la place qu'ils méritent, vous allez voir qu'un gros problème va soudainement disparaître.

 

Démonstration.

Un succès qui repose entièrement sur les médias

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut rappeler que si le Front national en est là aujourd'hui, c'est d'abord à cause des médias qui se complaisent à le normaliser depuis des années.

Oui, des années : ça a commencé avec la diffusion des discours de Marine Le Pen pendant la dernière présidentielle, l'occasion pour BFMTV et i>Télé de balancer jusqu'à deux heures de doctrine frontiste sans la moindre analyse (le plus souvent le dimanche après-midi), quand ils n'utilisent pas directement les images fournies par le parti. Quel rendez-vous familial extraordinaire : si on voulait faire entrer la parole du Front dans les foyers, on ne s'y serait pas pris autrement.

 

Depuis, tout le monde a ouvert les vannes : la clique FN défile au "Grand Journal" et s'offre un traitement digne de n'importe quel autre parti, sur TF1 Gilles Bouleau a reçu Marine Le Pen en l'interrogeant comme s'il s'adressait à Mylène Farmer.

 

Je pourrais faire une liste interminable de tous les cas de connivence coupable ces derniers mois : les couvertures à gerber sur l'islamisme des magazines du jeudi, la propagation des "unes" de "Minute" et "Valeurs Actuelles" sur Twitter, l'émission "Les Grandes Gueules" sur RMC qui passe son temps à créer des polémiques stériles sur les communautés avec des intervenants plus poujadistes les uns que les autres.

 

En 2002, on avait accusé les médias d'avoir fait progresser Jean-Marie Le Pen en traitant de faits-divers jusqu'à l'overdose. Cette fois, pas de Papy Voise qui se fait taper par de méchants immigrés : les médias déroulent directement le tapis rouge au Front national, on ne pourra pas les accuser d'avoir "fait le jeu" du Front national mais d'avoir directement collaboré avec ce parti en travaillant quotidiennement à sa "fréquentabilité" et à l'acceptation de ses idées par les Français.

 

Il est probablement un peu tôt pour soulever ce problème : attendons que le FN fasse un énorme score pour nous interroger sur le rôle des médias, c'est tellement plus commode de se remettre en cause quand il est trop tard.

 

Les européennes : un triomphe sans le moindre intérêt

Les médias, donc, s'en donnent à coeur joie sur un Front plus fréquentable avec ses nouvelles têtes d'affiches bien coiffées. Et inéluctablement, le parti d'extrême droite fera un carton aux prochaines élections.

 

Pourtant, le succès attendu du FN n'aura strictement aucune portée. Expédions les européennes : c'est une élection vraiment à part, le Front y réalisera un score élevé qui repose sur le rejet de l'institution européenne plus que sur l'adhésion aux idées du parti.

 

En 2014, on enverra probablement quelques députés FN en plus au parlement européen, il n'y mettront jamais les pieds (comme d'habitude), ça ne changera rien, et ça n'aura pour ainsi dire aucune conséquence sur la vie des Européens.

 

Un maire FN et alors ?

Penchons-nous plus longuement sur les municipales : visiblement, une horde de piliers de comptoir semble décidée à glisser un bulletin aviné au nom d'un inconnu qui pose tout sourire avec Marine sur les affiches. Soit. Et alors ?

 

Allez-y, élisez vos candidats FN dans vos campagnes, qu'est ce que ça va bien pouvoir faire ? Vous croyez qu'ils vont appliquer la préférence nationale dans des bleds paumés qui ne comptent pas le moindre immigré ? Qu'ils vont sortir de l'euro à l'échelle communale et frapper une monnaie locale bleu-blanc-rouge ? Qu'ils rétabliront la peine de mort dans les fermes ?

 

Rien de tout ça évidemment : on le sait pertinemment, l'élection de candidats FN comme maires s'est toujours soldée par des catastrophes sur le terrain, des élus qui ne font pas mieux que les partis traditionnels, voire qui font pire au niveau de la corruption et des petits arrangements entre amis.

 

Les vrais conséquences d'une victoire locale du FN

Par contre, il y aura une conséquence directe à l'élection d'un candidat FN, et là je m'adresse directement aux électeurs : savez-vous que votre parti ne dépasse pas les 8% d'intentions de vote à Paris et qu'ici on accorde pas la moindre importance aux théories frontistes dans la capitale ?

 

Le résultat de cette complète ignorance est simple : vos villes dirigées par un maire FN seront totalement abandonnées par l'État, et vous n'aurez plus que vos larmes pour pleurer lorsqu'une catastrophe s'y abattra.

 

Regardez bien ce qui se passe à Orange, où règne depuis des années le délicieux Jacques Bompard : le premier régiment de cavalerie, implanté dans la ville depuis 50 ans, va fermer. Une situation catastrophique pour Orange qui perd là une ressource économique fondamentale.

 

Eh bien, chers habitants d'Orange, je suis au regret de vous annoncer qu'à Paris, personne n'est au courant de cette histoire. Tout le monde s'en fout, et vous l'avez bien cherché : démerdez-vous avec votre maire, il va surement trouver une solution miracle. Vous vouliez du FN, vous l'avez. Et maintenant, foutez-nous la paix ! Par Mathieu Géniole/ La suite sur le+ Nouvel Obs

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 06:44

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 10:09

Ils se réclament de la dictature des Colonels et fustigent syndicats, communistes et immigrés. Ils infiltrent les milieux ouvriers, premières victimes d’une crise sans fin. Reportage au Pirée, où le mouvement néo-nazi fait son miel du chômage et de la misère. Extraits.

Rue Tsaldari, à Keratsini. Devant une pâtisserie, des gerbes de fleurs toutes fraîches, et des bougies. C'est là que, dans la nuit du 17 au 18 septembre, un jeune chanteur de hip-hop, Pavlos Fyssas, a été assassiné par un membre du parti néonazi Aube dorée.

Le meurtre de Pavlos, s'il a choqué l'opinion publique et révèle – s'il était encore besoin – la nature criminelle de l'organisation néonazie, s'inscrit dans une stratégie étudiée. Depuis quelques mois, le parti fondé sur la nostalgie de la dictature des Colonels tente de semer la terreur et de gagner du terrain dans les faubourgs du Pirée, anciens quartiers ouvriers et bastions syndicaux, aujourd'hui frappés par l'effondrement de l'industrie navale et la crise économique. À Keratsini, Nikaia et Perama, trois communes voisines où le taux de chômage est supérieur à 40 %, la majorité des hommes travaillaient sur les chantiers navals ou dans l'industrie métallurgique.

Le front syndical communiste PAME avait la main sur les embauches, il était en position de force pour défendre les ouvriers et leurs conditions de travail ; sur les chantiers navals, on touchait 100 euros la journée et on ne manquait jamais de travail. Mais fin 2008, tout a basculé. Les employeurs ont commencé à délocaliser vers la Turquie, Chypre, la Chine. Les journées de travail se sont raréfiées, le syndicat s'est arc-bouté sur le maintien du niveau de salaire et des conditions de travail, et n'est pas parvenu à faire signer par les employeurs la reconduction des conventions collectives. Rapidement, pour la plupart, les ouvriers se sont retrouvés au chômage.

Explications simplistes et promesses

Quatre ans plus tard, les rares journées de travail sur les chantiers navals sont payées deux fois moins qu'avant, plusieurs entreprises sidérurgiques ont fermé, et les ouvriers sans emploi, après un an d'indemnités, ne touchent plus aucune aide pas plus qu'ils ne bénéficient d'une couverture sociale. "Beaucoup tiennent les syndicats pour responsables de cette situation, et derrière eux, le parti communiste", raconte Takis Karayanakis, ancien ouvrier sur les chantiers de Perama et ancien responsable syndical. Aube dorée, avec son anticommunisme virulent et son rejet du système politique, "exprime le désarroi, la frustration de ces gens qui ont tout perdu. Elle donne des explications simplistes et des promesses : "C'est la faute des immigrés", "Nous allons vous trouver du travail"..."

Le terreau est propice : de nombreux électeurs ont perdu toute appartenance politique avec la crise, comme cet habitant de Keratsini, Dimitris Karavas : "Moi et ma famille, nous avons toujours voté Nouvelle Démocratie [centre-droit]. Mais aujourd'hui, sur le spectre politique, nous ne sommes nulle part." Ce chauffeur de taxi dit travailler 14 heures par jour pour gagner, au mieux, 20 euros. "Il faut réussir à garder son sang-froid, ce n'est pas facile, je comprends la tentation des gens de voter Aube dorée." Lui a préféré ne pas voter du tout aux dernières élections.

Peu à peu, Aube dorée se glisse dans les interstices. L'hiver dernier, ses troupes ont fait incursion dans l'antenne de l'ONG Médecins du Monde à Perama, exigeant l'expulsion des immigrés. Sur la commune, quelques cafés et stations-essence se sont transformés en repaires de l'organisation : drapeaux grecs, gros bras et tenues noires ne laissent planer aucun doute.

Le parti finance les frais d'avocats. "Aube dorée est notre seul espoir", lâche devant son café Tassos, ouvrier au chômage. Une organisation criminelle, capable de tuer un homme ? "Et alors ? Aujourd'hui les gens meurent de faim et personne n'en parle…", rétorque l'homme, dans une violence non contenue. Comme les autres personnes présentes ce matin-là dans un café de la "zone", le chantier naval de Perama, il n'a d'ailleurs qu'une envie, "voir pendus Samaras et Vénizelos", le Premier ministre (Nouvelle Démocratie) et le n°2 du gouvernement (Pasok).

Il ne veut plus entendre parler de ces deux partis qui ont gouverné la Grèce en alternance ces quarante dernières années.

Aube dorée s'est résolument engagée dans une démonstration de force avec les syndicats historiques de l'industrie navale. Il y a une dizaine de jours, alors que des syndicalistes du PAME collaient des affiches à proximité de la "zone", une quarantaine de membres d'Aube dorée ont surgi des rues adjacentes, vêtus de leur uniforme noir et armés de gourdins. Neuf syndicalistes ont été blessés. [...]

Noyautage et ratonnadesPar Amélie Poinssot/ La suite sur PressEurop

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 08:17

Le secrétaire national du Parti de gauche analyse avec lucidité la montée de l'extrême droite, l'environnement intellectuel qui est favorable à ses idées et la manière de les combattre.

Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, est un des contributeurs du livre « Pourquoi le vote FN » paru aux éditions gardoises du Diable Vauvert. Entretien.

La montée du poids du FN est-elle selon vous irrésistible ?

En politique rien n'est irrésistible. Face à l'extrême droite, le combat est toujours possible. D'abord, le FN avec Marine Le Pen, retrouve un électorat qu'il a déjà eu dans le passé. Lors de l'élection présidentielle, elle n'a pas fait cette poussée incroyable que beaucoup de médias annonçaient, mais a retrouvé le score - certes élevé et préoccupant - que son père avait eu dix ans auparavant en l'augmentant légèrement. Le nombre d'électeurs inscrits qui avaient voté pour son père en 2002 lors du deuxième tour des présidentielles était de 13,4%, sa fille a obtenu en 2012, 13,9% des inscrits. Malgré tout, beaucoup de médias l'ont mise au centre de cette élection alors qu'elle n'a pas réalisé les 21% dont elle avait été parfois créditée. Ils ont aussi refusé de voir la progression du Front de gauche qui a émergé à 11%.

Comment peut-on lutter contre les amalgames qui sont faits, souvent par des journalistes, entre l'extrême droite et ce qu'ils appellent l'extrême gauche ?

Il faut refuser ces simplifications. Regardons les programmes : le Front de gauche considère que c'est le système économique, responsable de la crise, qu'il faut combattre à travers par exemple le système bancaire qui préfère spéculer qu'investir dans la production. Le Front national persiste à dire que sur ce territoire, il y a trop d'étrangers qui seraient responsables de la crise. Il y a là une divergence de fond. Nous, nous appelons à l'unité du monde du travail pour faire face à la folie de ce système, le FN divise le monde du travail en considérant que les travailleurs français auraient plus d'intérêt à s'unir à leurs patrons qu'avec leurs collègues de travail étrangers. C'est le vieux poison de l'extrême droite qui cherche d'autres responsables à la crise que ceux qui en sont à l'origine. Aujourd'hui l'extrême droite, profite d'une crise de la politique, du fait que nos concitoyens ont le sentiment que le changement n'est pas possible qu'ils votent à droite ou à gauche. Il y a une forme de désespoir qui est provoquée, notamment à l'heure actuelle, par la politique du gouvernement. Le meilleur moyen de lutter contre le Front national, c'est de faire la politique avec un P majuscule. Le meilleur livre contre le FN, c'est celui du Front de gauche, « L'humain d'abord ». A tous ceux qui se désespèrent, je dis que, pour lutter contre l'extrême droite, il ne faut pas mettre l'abstention dans l'angle mort. Lors des élections partielles, plus de la moitié des électeurs ne sont pas allés voter. Le premier réflexe électoral des ouvriers, c'est l'abstention, ce n'est pas le vote FN. C'est à tous ces gens qui cherchent un horizon politique qu'il faut s'adresser. 53% des Français ne se définissent plus de droite ou de gauche. C'est le terreau du FN. La lutte contre l'extrême droite ne peut qu'être adossée à aucun projet d'émancipation, de transformation. Afin que les gens se disent que la solution n'est pas : soit je renonce, soit je revote UMP ou j'accepte la politique du gouvernement, voire je n'ai que l'extrême droite pour changer les choses. Il faut une issue politique, c'est ce que nous cherchons à faire avec le Front de gauche et la belle campagne de Jean-Luc Mélenchon, il y a un an.

Comment peut-on donner plus d'arguments encore aux militants quand Marine Le Pen a abandonné dans son programme des propositions de son père comme la suppression de la sécurité sociale ? La suite sur La Marseillaise

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:46

Après avoir participé à une manifestation anti-FN, Julie Del Papa, une jeune militante du Parti de Gauche, a reçu des menaces de mort et de viol, envoyées par des internautes proches de l'extrême droite. Le Parti de Gauche a interpellé le ministre de l'Intérieur. 


Depuis qu'elle a participé, samedi, à une manifestation anti-FN à Marseille, Julie Del Papa, étudiante et co-reponsable de la commission écologie du Parti de Gauche à Avignon, est victime "d'un ignoble déversement de haine sur Twitter", selon les propos du Parti de Gauche. Des internautes proches de l'extrême droite lui ont envoyé des menaces de morts et de viols.  

Dans ces tweets dont elle a fait des captures d'écran postées sur sa page Facebook, on retrouve des propos sans équivoque: "appel au viol", "tournante sous GHB", "viol collectif" et autres allusions sexuelles explicites. Les internautes en cause se disent "anti-gauche", "patriotes", "anti-UMPS" ou encore "exterminateurs de Front de Gauche".  

Se "sentant en danger", Julie Del Papa a voulu porter plainte. Mais les services de police ont cherché à l'en dissuader, expliquant que ces menaces étaient "la conséquence presque normale de son engagement politique au PG", relate le Parti de Gauche dans son communiqué. La jeune femme n'a pu déposer qu'une main courante. 

Les militants FN "montrent là leurs vrais visages"

"Il n'est pas tolérable que des fonctionnaires de police banalisent la situation et refusent de recevoir un dépôt de plainte", s'offusquait mardi le PG. Ce mercredi, le commissariat aurait finalement rappelé Julie Del Papa pour lui proposer de déposer plainte, d'après Alexis Corbière, secrétaire national du PG. 

Le parti a demandé au ministre de l'Intérieur de se saisir de l'affaire. "L'impunité dont bénéficient ces militants d'extrême droite fait augmenter encore plus leur violence verbale, qui ouvre généralement la voie à la violence physique", prévient le PG.  SourceL'Express

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:36

Condamné, le militant anti IVG Xavier Dor promet "d'autres actions"

Le dos est voûté, mais l'expression est franche. Avant l'arrivée des trois magistrats qui doivent prononcer son jugement, Xavier Dor, ancien pédiatre de 84 ans, opposant notoire au droit à l'avortement, regarde les bancs du public de la 31e chambre du TGI de Paris. "A-t-on quelques amis ici ?", demande-t-il avec le sourire de celui qui connaît la réponse. Environ cinq ou six "oui" timides lui répondent. "C'est parfait", lance-t-il, l'air satisfait.

Quelques minutes plus tard, Xavier Dor est condamné à 10 000 euros d'amende pour "délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG)" lorsqu'il avait fait irruption, les 25 et 26 juin 2012, dans un centre du planning familial à Paris. Le parquet avait requis, fin juin, 8 000 euros d'amende et un mois de prison avec sursis, en insistant sur "la pression morale et psychologique" et "les actes d'intimidation" que le prévenu avait fait subir aux patientes. La condamnation est finalement plus lourde. En revanche, Xavier Dor a été relaxé par le tribunal correctionnel pour une manifestation anti-IVG devant l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Paris, en avril 2011, pour laquelle l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris s'était portée civile.

Pour Me Isabelle Thieuleux, avocate de la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac), association qui s'était constituée partie civile, ce jugement en demi-teinte n'est pas une surprise. "Il y a une vraie difficulté juridique à faire reconnaître le délit d'entrave à l'IVG lorsqu'il s'agit d'actions menées à l'extérieur des centres. En revanche, dès lors que l'action est menée à l'intérieur, le délit est constitué."

"D'UNE VIOLENCE INOUÏE"

Lorsqu'il avait fait irruption au planning familial en 2012, le fondateur et président depuis 1986 de l'association SOS Tout-petits avait pris à partie des patientes, remettant à l'une d'elles des chaussons tricotés et une médaille représentant la vierge Marie. Lors de l'audience en juin, une cadre commerciale de 42 ans avait décrit devant le tribunal son sentiment de "culpabilité" après cette intrusion. "Il était d'une violence inouïe."

Satisfaites de sa condamnation, les associations de défense du droit à l'avortement se sont dites "déçues du faible montant de l'amende au vu des ressources financières dont disposent les réseaux anti-IVG", a résumé Me Thieuleux. "Surtout, il est inacceptable que M. Dor ait annoncé, avant même le début du procès, qu'il mènerait d'autres actions, donnant un calendrier précis", a dénoncé Maya Surduts, militante de la Cadac.

De fait, à peine sorti de la chambre où sa condamnation venait d'être prononcée, Xavier Dor donnait "rendez-vous pour d'autres actions". "Nous irons à l'hôpital Tenon et à la maternité Port-Royal", a-t-il garanti, ses avocats ne se prononçant pas encore sur un éventuel appel. La suite sur Le Monde

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:27

Deux rues seront débaptisées à Orange :

  • Maurice Thorez qui en 1940 signait avec Jacques Duclos, un appel à organiser la Résistance dans les Comités populaires de Solidarité, qui fut Ministre du Gouvernement qui mit en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance...

  • Jacques Duclos, blessé durant la guerre de 1914, puis fait prisonnier en 1916, responsable de l'organisation clandestine du PCF, Vice Président de l'Assemblée Constituante, en 1945 et parlementaire de 1926 à 1975...

Ces redénominations font suite à celle concernant le Théâtre Municipal qui portait le nom d'un ancien Maire Communiste de la ville d'Orange, Gilbert Ricci.

Il semble plus facile pour le Maire d'Orange de débaptiser deux rues qui portent le nom de Communistes résistants, ou de donner un nom de rues à celles qui n'en ont toujours pas, que de débaptiser la seule rue en France qui porte encore le nom d'Alexis Carel, qui reçu certes, en 1912, le prix Nobel de physiologie pour sa contribution à la chirurgie vasculaire, mais qui fut ensuite un apôtre des théories eugénistes nazies, un partisan de l'élimination physique «de groupes d'étrangers indésirables du point de vue biologique ».

Dans les années quatre-vingt-dix, une vingtaine de villes avaient débaptisé leurs rues... En 1995, ce nom a aussi été retiré du fronton de la faculté de médecine de Lyon, puis Paris suivait en 2002 pour donner à la rue, le nom de Jean-Pierre Bloch, grand résistant, antifasciste et l'un des fondateurs de la Licra.

Bienvenu à Orange ! Ville française où la loi s'appliquerait selon la volonté du maire (voir la délibération dur l'objection de conscience ici), où la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », ne figure pas sur les courriers de la mairie, préférant y apposer « je maintiendrai », emprunté à la devise nationale du royaume des Pays Bas, et créée par Guillaume Ierd'Orange-Nassau appelé aussi Guillaume le Taciturne (1533- 1584), lorsque ce dernier hérita du comté d'Orange.

VMH

 


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 07:52

 

Le Front national diffusait en mai 2013 un tract intitulé « L’euro détruit votre épargne ».


Ce tract témoigne du double langage de ce parti à propos de l’Union européenne et de l’euro. Les grands médias nous répètent inlassablement que le FN veut sortir de l’euro et qu’à ce titre il est le seul à préconiser cette mesure présentée comme une folie. Un certain nombre de citoyens, mal renseignés, reprennent sans vérifier la propagande des médias. En réalité le Front national ne veut pas sortir de l’euro. C’est la conclusion évidente qui s’impose à qui prend la peine d’étudier les textes du FN.

Tout semble bien démarrer quand le FN, dans son tract, constate à juste titre que l’euro a favorisé la hausse des prix et la crise, beaucoup plus violente que dans les pays qui ne sont pas dans la zone. Le FN dénonce ensuite les mesures prises à Chypre. En effet, la tentative de taxer toute l’épargne déposée sur les comptes bancaires, sans discriminer les riches des pauvres, les entreprises prospères de celles en difficulté, était et reste à condamner.

Cependant, le FN démontre à cette occasion son vrai visage : il défend en réalité les privilégiés, les oligarques, les spéculateurs qu’il dénonce par ailleurs. On s’en rend compte en prenant connaissance des quatre propositions qu’il fait dans son tract :


 

 1.- « La protection intégrale des comptes en banque et de l’épargne, qui ne doivent en aucun cas être ponctionnés ».
Non ! La preuve a été donnée à Chypre, pour ceux qui en doutaient, qu’il est extrêmement facile de taxer les gros patrimoines. Rien n’est plus simple que de prélever un pourcentage sur les gros dépôts, par exemple selon le mode progressif comme le barème de l’impôt sur le revenu. Voilà de l’argent qui pourrait servir à financer les retraites, les services publics, que le FN appelle par ailleurs à défendre. Quelle démagogie ! En se prononçant contre tout prélèvement sur les dépôts bancaires, même s’agissant des dépôts les plus élevés, le FN se fait l’instrument de défense des intérêts des super-riches, des privilégiés, des spéculateurs. On pourrait se dire que ce serait plus simple de passer par l’impôt sur le revenu. Non, justement, car la fraude fiscale consiste précisément à dissimuler ses revenus au fisc. Mais l’argent dissimulé doit « travailler », c’est-à-dire porter intérêt. Pour y parvenir, il doit être placé dans des banques. C’est là que la puissance publique peut opérer des prélèvements !


 

 2.- « La dissolution progressive et organisée de l’euro pour une sortie de crise par le haut ».
Quelle plaisanterie ! Il faudrait pour y parvenir que les oligarques européens se mettent d’accord pour liquider l’euro. À 27 ! Autant dire que la proposition du FN, là encore, de vouloir transformer l’Union européenne de l’intérieur, est parfaitement démagogique. Elle montre bien la duplicité du FN sur cette question. Marine Le Pen, en vérité, ne veut sortir ni de l’euro ni de l’Union européenne.

 
 3.- « En conséquence, les cures d’austérité ne seront plus nécessaires, ce qui sauvera le pouvoir d’achat, l’emploi et les retraites ».
Quelle langue de bois ! Certes, l’euro est une arme de destruction massive de l’emploi et des salaires. Mais l’austérité n’est pas seulement liée à l’euro. Elle est liée aux politiques néolibérales en général. En Grande-Bretagne par exemple, il n’y a pas l’euro, mais il y a l’austérité. Il faut donc lutter pour la sortie de l’euro de manière unilatérale, et lutter contre toute politique d’austérité après en être sorti.

 
 4.- « La dépense publique doit être maîtrisée et rigoureuse ».
On croirait lire du Sarkozy ou du Hollande ! Bien sûr qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec la dépense publique. Mais est-ce le problème ? Est-ce que la dépense publique - c’est-à-dire les dépenses sociales - sont trop élevées aujourd’hui ? Évidemment non, puisque nous sommes, précisément, dans l’austérité. Et c’est grâce à la dépense publique qu’on finance la protection sociale et les services publics. Moins de dépenses publiques signifie moins de protection sociale et moins de services publics. En s’attaquant à la dépense publique, le FN s’attaque à la protection sociale et aux services publics. Il ferait mieux de s’occuper des recettes publiques et de s’attaquer aux profiteurs, fraudeurs, spéculateurs, qui ne sont pas les immigrés, mais les hyper-riches de l’oligarchie dont beaucoup de dirigeants du FN font partie, la famille Le Pen en premier lieu.

 
La suite sur Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:26

 

POUR SOFIANE ET YAMINA

 

Yamina est gendarme, Sofiane, militaire : tous deux ont fait le choix de servir la France. Ce 2013-07-11-Sofiane-et-Yamina.jpgdernier en connait le prix, il est revenu de l'intervention française au Mali amputé du membre inférieur, des semaines d'hospitalisation, coma, interventions chirurgicales, et la pose d'une prothèse pour réapprendre à marcher.

Une épreuve pour ces fiancés qui devaient se marier le samedi 22 juin 2013 à Orange. Le mariage fut maintenu : la fête fut belle et chaleureuse, en présence de leurs familles et de nombreux amis.

Personne s'imaginait que leur noce allait virer au cauchemar !

Une photo des mariés en première page d'un journal d'extrême droite, Minute, accompagnée du titre « Le mariage qui fait honte à la France, ça s'est passé à Orange », un article qui tourne, depuis le 3 juillet, sur de nombreux sites internet d'extrême droite provoquant des commentaires comme :

 « …..infiltrer l'armée est un principe..... certificat de pucelage absent..... noyautage de l'armée par notre immigration.....on verra si leurs supérieurs ont des couilles pour prendre des mesures.... inquiétant de voir des gens comme cela dans l'armée, ce ne sont que deux moutons …. qui sucent un pays.... au gnouf....espérons qu'ils seront radiés à vie... si un gendarme et un militaire ont le même comportement que des animaux qui fêtent leur mariage... qu'ils aillent pointer à l'anpe...ils seront les premiers à nous tirer en cas de soulèvement... »

Mais quelle est cette photo qui fait honte à la France, quel est cet article qui provoque tant de haine raciste et xénophobe ?

La photo du délit : deux jeunes qui provoquent en tirant la langue ! (1)

Qu'on se rassure, la photo n'est pas celle du mariage ; Minute a emprunté sur facebook, sans leur autorisation comme le droit à l'image le prévoit, une photo des intéressés s'amusant avec leurs amis.

Quelle grave infraction ont commis ces jeunes mariés pour mériter ce lynchage sur internet ? Aucune !

Voyons les faits rapportés : il serait reproché à deux militaires qui ne sont pas en service de ne pas avoir fait respecter la charte des mariages de la Ville d'Orange, sans valeur légale devant les tribunaux !!! Cette charte prévoit entre autres : l'évacuation de la salle par l'officier d'état civil si le mariage est bruyant, le nettoyage sommaire après le passage du cortège du riz et des confettis ou encore que les mariés s'engagent à faire respecter le Code de la Route à leurs invités.(2) et (3)

Décidément, le mariage à Orange devient une affaire très compliquée !

Oui, certains invités de Yamina et de Sofiane ont reçu une contravention pour infraction au code de la route par le procédé de la verbalisation électronique qui n'a été adopté d'ailleurs.... que 2 jours plus tard au Conseil Municipal d'Orange ! Ces contraventions sont elles légales ? A vérifier... mais en tout cas elles n'ont pas de lien avec les mariés.

L'article en cause nous apprend que vidéo-surveillance à l'appui, une plainte a été déposée contre les mariés ? Par qui ? Par le Maire d'Orange ? La question vient de lui être posée ? Nos deux jeunes militaires devraient être convoqués devant le tribunal de police et écoper d'une amende comme le suggère l'article : mais aucune infraction ne peut leur être reprochée.

Il semble d'ailleurs que cette plainte n'ait jamais existé, ce qui en dirait long sur l'intention de salir !

Par contre, le journal Minute parle de « ravage » de la « double allégeance », ce qui sous-entendrait la soumission à des intérêts d'un autre pays : pourquoi de tels propos ? Parce qu'un drapeau marocain et un drapeau algérien ont été brandis par quelques invités ?

Deux militaires français qui se marient ne peuvent être de "bons citoyens" que si leurs proches renoncent à leurs racines familiales ? Si celles-ci avaient été belges ou américaines aurait-on parlé de honte pour la France, aurait on cité leurs noms de famille ?

A propos des voitures, il est écrit « "y a pas mieux que les Allemands". Il est suggéré que certains véhicules ont pu être "empruntés" (à qui ?) pour ne pas affirmer qu'ils pourraient être volés et que "ces gens-là" ne sont pas capables de "rouler français". On oppose ensuite la "qualité allemande" des véhicules à "l'exubérance nord africaine" puis on qualifie le cortège de « souk ».

Tout dans le torchon écrit par Minute renvoie Yamina et Sofiane à l'origine nord africaine de leurs parents et insinue qu'ils manqueraient de loyauté envers la France.

C'est bien l'article de Minute qui est honteux et qui déshonore la France !

L'immigration est constitutive de l'identité française, avec d'abord les belges, les suisses, les roumains, les allemands, les tchèques, les italiens, les polonais, les juifs d'Europe Centrale, les grecs, les espagnols, les portugais et aujourd'hui les algériens, les comoriens, les maliens, les turcs, les marocains, les chinois, les tunisiens.

Sans eux la France n'est plus tout à fait la France, les délires de l'extrême droite et la plume des idées xénophobes  ne pourront rien contre cette réalité.

Yamina et Sofiane font honneur à la France, ils sont orangeois et nous sommes fiers d'eux !

Fabienne HALOUI

Conseillère Régionale du Front de Gauche / Conseillère Municipale d'Orange

Orange, le 11 juillet 2013

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Voir aussi :

Orange.fr

Blog Morandini

Le Point

Le Parisien

 

Yabiladi

Source Front de Gauche Orange

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