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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:00
29 avril 1945, les Françaises votaient pour la première fois

Vote des femmes: il y a 70 ans, "une gentille maman" votait pour la première fois

Le 29 avril 1945 est une date symbolique dans l'histoire de l'égalité entre les hommes et les femmes en France. C'est en effet la première fois que des femmes étaient autorisées à voter dans notre pays. Retour sur cette première historique, avec des images de l'époque.


Les Françaises durent attendre le 29 avril 1945 pour exercer leur droit de vote. Si la France faisait figure de pionnière en Europe pour établir le suffrage universel masculin en 1848, elle apparut en queue de peloton pour reconnaître aux femmes leurs droits politiques.


Dans les années 1930, les manifestations de "suffragettes" se succédaient pourtant. L'association fondée par Louise Weiss, "La Femme nouvelle", défilait régulièrement avec des pancartes: "La Française doit voter".


Manifestation à Longchamp en 1936

En 1936, elles interrompent même une course sur l'hippodrome de Longchamp, à l'ouest de Paris, pour faire passer une lettre au Président du conseil - l'ancien nom donné au Premier ministre - pour lui demander d'accorder le droit de vote aux femmes et de "veiller au sort de nos enfants".

Paradoxe, au moment où est diffusé ce reportage radio, le gouvernement de Léon Blum coopte trois femmes, mais le "deuxième sexe" n'a pas le droit de voter.

Si les députés étaient plutôt favorables au vote des femmes, ce n'était pas le cas des sénateurs. "Le foyer sera un enfer", s'inquiétaient certains, affirmant alors que "les enfants seront négligés". Les radicaux craignaient par ailleurs un vote sous influence de l'Eglise.

Les appréhensions masculines dissipées avec la guerre


Le rôle des femmes dans la Seconde guerre mondiale permit de faire avancer les idées. En 1944, l'ordonnance du 21 avril proclame: "Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes". L'amendement décisif avait été déposé par le député communiste Fernand Grenier.


"Les appréhensions qui existaient avant la guerre se sont effacées. La menace de déstabilisation des rôles sociaux n'est plus aussi fortement perçue", explique à BFMTV.com l'historienne Michèle Riot-Sarcey. Lire l'article et voir les vidéos sur BFMTV

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 07:39

Selon Silvia Federici, historienne et activiste féministe, dans l’Europe du Moyen Âge, les femmes exerçaient encore un contrôle indiscutable sur leur corps et l’accouchement. C’est avec l’arrivée du capitalisme que s’introduisent de nouvelles formes de surveillance de la grossesse et de la maternité et qu’on instaure l’infanticide (quand le bébé naissait mort, ou mourait pendant l’accouchement, la mère était la coupable et était exécutée). C’est à partir de là que les femmes perdent le contrôle de leur corps et de la reproduction. Le travail devient la source principale de richesse et le contrôle sur les corps des femmes acquiert une nouvelle signification, les femmes deviennent des machines pour la production de force de travail et de main d’œuvre. De nos jours, ces machines continuent d’être cruciales pour l’accumulation de capital. On continue de contrôler la production de cette force de travail, tout en voulant décider du nombre de travailleurs qui produisent et des conditions dans lesquelles ils le font.

 

Le contrôle de la capacité reproductive des femmes est aussi un moyen de contrôler leur sexualité. En attaquant la sexualité féminine, l’Église a grandement contribué à faire en sorte d’humilier les femmes de multiples manières en les dépeignant comme responsables du péché originel et comme la cause de perversion chez les hommes, les obligeant à cacher leur corps, comme si ceux-ci étaient contaminés.

 

Non seulement en Espagne, mais aussi aux États-Unis et dans d’autres pays, on essaie d’introduire des lois qui pénalisent gravement les femmes et limitent leur capacité à choisir si elles désirent ou non avoir des enfants. Actuellement, dans un système qui base son économie sur les progrès technologiques, aux États-Unis par exemple, l’accouchement a déjà été mécanisé. Dans certains hôpitaux, les femmes mettent au monde sur une ligne de montage, avec un temps prédéterminé pour l’accouchement, de sorte que si ce temps est dépassé, on fait une césarienne.

 

Tout au long de l’histoire, et malgré les étapes au cours desquelles les sociétés se sont organisées de façon matrilinéaire, en respectant la force et le pouvoir du féminin, la femme a souffert de manière constante de la violence, du harcèlement et de sa dévalorisation. La suite sur Pressenza


 

 

 

 

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:48

 

 

Ce mercredi 26 novembre 2014, l’Assemblée nationale, ou plutôt les quelques 143 députés sur 577 qui ont pris part au vote, c'est-à-dire ceux d’entre eux qui n’avaient sans doute rien d’autre à faire à ce moment-là, ont adopté une résolution, cosignée par tous les présidents de groupe, pour réaffirmer le droit fondamental à l’IVG.  


Eu égard aux passions que le projet de loi porté par Simone Veil en 1974 avait pu déchaîner, on était probablement en droit de craindre des débordements. Toutefois, à l’inverse de la violence des échanges il y a 40 ans, c’est un débat calme, limite soporifique, qui a eu lieu pendant une heure et demie. Est-ce à dire qu’il n’y a eu aucun incident à déplorer ? A vrai dire, si le député Jacques Bompard, comme c’était prévisible, n’a pas manqué de péter sa durite en débitant un virulent discours anti-avortement, aux côtés de toutes les grenouilles de bénitier de l’UMP – Jean-Frédéric Poisson – et du cumulard de Neuilly – le député-maire Jean-Christope Fromantin -, on se serait presque cru dans… une église. De mauvaises langues diraient : dans un cimetière. De plus mauvaises encore oseraient : dans un désert intellectuel.


Pour ma part, en voyant tous ces députés s’entrecongratuler, se pousser du col, se la péter, cirer les pompes de Simone Weil, j’ai eu envie de hurler. Et encore plus quand j’en ai entendu se féliciter que l'IVG soit remboursé à 100 %... Pas un, en tout cas pas un seul des cinq députés de Saône-et-Loire, pour oser dire que l'on est en train de vider ce droit de toute sa substance, en laissant peu à peu fermer les centres où l'on peut pratiquer l'IVG, ceci pour des raisons budgétaires. Parce qu'il faut bien faire des économies pour rembourser la dette publique, largement née du sauvetage des banques en 2008… A ce propos, il est pas commode l’argument de la dette ?


Franchement, quelle est la valeur d'un droit que l'on peut de moins en moins exercer faute d'infrastructures et de personnels pour pratiquer l'IVG ? Quelle est la valeur d’un droit  quand, à l’hôpital de Chalon, plus aucun gynécologue ne pratique l’IVG ? Quand les médecins d’un hôpital public peuvent refuser de pratiquer cette intervention, en invoquant une clause de conscience ? Décider de rembourser à 100 % un acte que l’on peut de moins en moins pratiquer, ça a un nom. Que mon éducation de femme bien élevée comme il faut, c'est-à-dire bien dressée à fermer sa gueule, m’empêche d’utiliser. Mais je n’en pense pas moins. J’espère seulement ne pas être la seule… Adèle Pantre Son blogici

 




 

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:43

 

 

La droite espagnole au pouvoir assène un coup violent contre les droits des femmes qui ramène l’État espagnol plus de trente ans en arrière, au temps de l’obscurantisme franquiste. Le gouvernement est soutenu par les secteurs les plus réactionnaires de la société espagnole au premier rang desquels figure l’Église catholique. Le projet de loi « sur la protection de la vie de l’être conçu et les droits de la femme enceinte » remet en cause tout droit des femmes à disposer de leur corps. Il ne s’agit pas seulement d’annihiler la loi de 2010, adoptée sous une majorité de gauche, qui, en dépit de ses insuffisances, avait enfin légalisé l’avortement sans condition de motif. Le projet de loi en cours d’examen est même beaucoup plus restrictif que la loi de 1985, elle-même très limitée. Si le projet de loi présenté par le gouvernement est adopté, l’IVG ne sera plus autorisée qu’en cas de viol, sur la foi d’un rapport de police, ou de menace sur la santé psychique et physique de la mère « de manière durable ou permanente ». Même dans ces deux cas, demeure un « délai d’information sur les alternatives à l’avortement », qui laisse libre cours à toutes sortes de pressions.

 

Il s’agit d’un projet authentiquement réactionnaire, d’une brutalité inouïe. Il participe de la stratégie revancharde de la droite espagnole qui, non contente de soumettre la population à des mesures d’austérité violentes, mène une croisade contre l’ensemble des droits acquis. Le ministre de la justice Alberto Ruiz-Gallardón, gendre de l’ancien chef du parti unique franquiste José Utrera Molina, ne s’arrête pas là. Il se targue d’ « en avoir fini avec le mythe de la supériorité morale de la gauche » et veut se tourner vers le Parlement européen pour essayer de généraliser le recul. La droite souhaite donc clairement faire de cette bataille un instrument de reconquête idéologique.

 

Gauche Unitaire soutient la mobilisation du mouvement féministe, des personnels de santé et de la gauche espagnole en lutte contre ce projet de loi. L’heure est à la mobilisation la plus large pour la défense du droit des femmes à l’interruption volontaire de grossesse libre, publique et gratuite. C’est un enjeu non seulement pour l’Espagne, mais également pour l’ensemble de l’Europe, où des reculs inquiétants sont de plus en plus manifestes. En octobre 2013, au Parlement européen, un rapport sur la santé sexuelle et reproductive et les droits qui y sont liés est renvoyé en commission, après une importante campagne de lobbying de militants anti-avortement. La quasi-totalité des députés libéraux et conservateurs ont voté dans ce sens. Rappelons également qu’en Pologne, en Irlande et à Malte, l’avortement est toujours illégal. Ailleurs, il arrive fréquemment que ce droit ne soit pas respecté dans la pratique. Et les politiques d’austérité poussant au démantèlement des services publics de santé, y compris des centres IVG, aggravent encore davantage la situation.

 

La défense des droits des femmes est bien un enjeu européen indispensable. Nous exigeons l’harmonisation des droits fondamentaux par le haut dans l’Union Européenne. Source Gauche Unitaire

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:26

 

Dans la foulée de la grave crise économique qui tétanise leur pays depuis 2009, les Portugais subissent des mesures d’austérité draconiennes. Au premier rang des éclopés : les enfants, les personnes âgées… et les femmes.

Jusqu’en 2011, Maria*, une Portugaise de 42 ans, travaillait pour une multinationale avec son mari. Du jour au lendemain, tous deux ont perdu leur emploi et se sont retrouvés au chômage. Incapables de continuer à rembourser leur prêt hypothécaire, ils ont été évincés de leur maison avec leurs trois enfants.


Sans toit, Maria, son homme et leurs enfants sont allés vivre avec les parents de celui-ci, qui ne roulaient pas sur l’or. Après avoir usé toutes les ressources disponibles, la mère de famille a décidé de se prostituer dans une maison close en banlieue de Lisbonne, à l’insu de son mari. « Maria a très mal vécu l’expérience. Elle est internée dans un hôpital psychiatrique pour dépression grave », raconte Inês Fontinha, directrice de l’ONG portugaise O Ninho (« Le nid »), qui vient en aide aux « travailleuses du sexe ». Elle affirme que depuis 2010, de plus en plus de femmes de la classe moyenne, âgées de 30 à 40 ans, s’adonnent à ce qu’elles nomment le travail du sexe faute d’option pour joindre les deux bouts.

Les ricochets de l’austérité

Durement touchées par la crise économique, plusieurs entreprises ont licencié du personnel ou ont carrément fermé au Portugal ces dernières années. Le taux de chômage a constamment augmenté, atteignant un taux record au premier trimestre 2013 de près de 18 % (41 % chez les 15-24 ans), selon les chiffres du gouvernement.


Parallèlement, pour répondre aux exigences des bailleurs de fonds internationaux,le gouvernement portugais a adopté des mesures d’austérité draconiennes. D’une part, le prix de l’électricité, du gaz, des transports publics, des consultations médicales ainsi que les taxes sur les produits et services ont grimpé en flèche. De l’autre, les allocations sociales ont été comprimées.


Du coup, les maladies psychologiques n’affectent pas que les femmes se livrant à contrecœur à la prostitution. Médecin de famille dans le système public, à Cascais, à une quarantaine de kilomètres du centre de Lisbonne, André Biscaia a constaté une hausse des problèmes psychiques chez les Portugais en général ces dernières années. La consommation d’alcool, d’antidépresseurs et d’anxiolytiques a aussi augmenté, souligne-t-il.


« En revanche, le taux de natalité a chuté. Avant, je suivais 15 ou 16 femmes enceintes à la fois; en ce moment, j’en ai 5 ou 6. »Le médecin dit par ailleurs voir réapparaître des comportements disparus depuis 20 ans : des mères diluent le lait maternisé pour bébés avec plus d’eau que recommandé, d’autres donnent du lait de vache à leur nouveau-né.

La faim qui menace

Ces économies de bouts de chandelle, Marli Rosa en est témoin au quotidien. Travailleuse sociale dans un quartier dit difficile de Lisbonne, Carnaxide, elle estime que la situation n’était pas rose, mais que depuis deux ou trois ans, elle est devenue dramatique. Directrice de l’ONG Projecto Familia Global, qui vient en aide à 213 familles du quartier, la Portugaise de 26 ans donne l’exemple d’une famille de deux adultes et sept enfants qui recevait 1 000 euros (1 403 $ CA) par mois. Depuis le début de l’été, l’allocation sociale publique a été réduite à 400 euros (561 $ CA). « Ces gens peinaient à satisfaire leurs besoins de base. Comment vont-ils survivre maintenant? » s’interroge-t-elle, impuissante. Sans la nourriture que son ONG leur fournit gratuitement grâce au Banco Alimentar, la plus grande banque alimentaire d’Europe (elle distribue chaque jour 44 tonnes de nourriture), Marli Rosa ignore comment ces gens subsisteraient.


Depuis la crise et les mesures d’austérité qui l’ont accompagnée, nombreux sont les Portugais qui ne mangent pas à leur faim, ou qui doivent choisir entre se nourrir et acheter un médicament, selon Isabel Jonet, directrice bénévole du Banco Alimentar où elle travaille depuis 21 ans. Les quelque 300 associations caritatives et 20 banques alimentaires portugaises que l’organisme approvisionne en nourriture ont vu leur demande croître exponentiellement, rapporte-t-elle.


Celle que le Jornal de Negóciosa nommée en 2012 la femme d’affaires la plus puissante du pays estime qu’un tiers des bénéficiaires du Banco Alimentar sont des enfants. Les personnes âgées, notamment les veuves, sont également surreprésentées. «  Un million d’aînés survivent avec moins de 280 euros (393 $ CA) par mois et plusieurs vivotent avec moins de 215 euros (302 $ CA) », souligne Isabel Jonet.

Féministes en première ligne

En réaction aux effets de la crise, et à sa gestion, des féministes ont participé à toutes les manifestations nationales anti-austérité organisées par les syndicats. Avec la branche portugaise de la Marche mondiale des femmes (MMF), les féministes de l’União de Mulheres Alternativa e Resposta(UMAR) ont rédigé le manifeste Nous ne paierons pas pour votre crise. Douze pays européens ont signé le document de la plus grande et ancienne association féministe portugaise, qui compte 600 membres.


« Si les femmes ne sont pas représentées dans les instances, pourquoi paieraient-elles pour les mauvaises décisions prises? »demande Ana Cansados, qui travaille à l’UMAR. Depuis plusieurs années, l’organisation étudie et documente les effets de la crise sur les femmes. « Nous avons noté une hausse de la violence conjugale ces dernières années, affirme l’activiste de 32 ans. Plus les hommes sont au chômage, plus il y a de risques qu’ils boivent et soient violents avec leur conjointe. »Ana Cansados en sait quelque chose : l’UMARgère quatre centres d’accueil pour femmes victimes de violence conjugale.


« Les femmes sont les premières licenciées et les dernières embauchées. Elles sont plus nombreuses à occuper des postes à temps partiel, bénéficiant ainsi de moins d’avantages sociaux. »


« Les femmes sont les premières licenciées et les dernières embauchées, note la militante. Elles sont plus nombreuses à occuper des postes à temps partiel, bénéficiant ainsi de moins d’avantages sociaux. »À la maison, les Portugaises travaillaient déjà 3,3 heures de plus par jour que les hommes. Les compressions draconiennes dans les systèmes de santé et d’éducation alourdissent davantage leur charge.

Actions symboliques, retombées réelles La suite sur Gazette des femmes

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 07:51

 

 

En ce mardi 10 décembre 2013, les mouvements réactionnaires et conservateurs en Europe ont marqué un point dans leur désir de régression des droits des femmes et leur volonté de réduire la liberté sexuelle de tous les citoyens européens : sous l’effet de leur lobbying forcené, le Parlement Européen vient de rejeter le rapport Estrela. Ce rapport affirmait : les droits d’accès libre et garanti à la contraception et à l’IVG, la nécessité sociale et individuelle de fournir une éducation sexuelle adaptée et complète à tous les citoyens et futurs citoyens, la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles, la dénonciation de la violence liée aux droits sexuels et génésiques comme une atteinte intolérable à la personne… autant d’éléments qui ont suscité la montée au créneau de mouvements dont celui de “la manif pour tous”, du mouvement du “Printemps français” et des Associations Familiales Catholiques (AFC) qui ont appelé au rejet massif du texte par le Parlement Européen. Le réseau “Un de nous”, piloté en France par “l’Alliance Vita” et “la Fondation Jérôme Lejeune”, ont massivement inondé les réseaux sociaux et envoyer plus de 80 000 mails aux députés européens.


Partout, les mouvements réactionnaires et rétrogrades n’ont toujours pas digéré la libération sexuelle, le droit de chacun à disposer de son corps, et l’éducation des mineurs. Ils entendent revenir sur ce qu’ils ont perdu dans leur combat contre la laïcité : leur pouvoir d’imposer à l’ensemble de la société de vivre selon leurs propres dogmes rétrogrades (illustration récente au Royaume-Uni où ces mouvements ont réussi à imposer la séparation des étudiants selon leur sexe dans les universités). Leur partenaire, le cabinet de lobbying European Dignity Watch, a même été jusqu’à expliquer que l’éducation sexuelle des enfants mène à la pédophilie !1. On croit rêver devant tant d’ineptie…Par l'UFAL/ la suite sur UFAL

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 07:57

 

 

Les femmes étaient déjà les premières victimes des politiques d’austérité menées par le gouvernement actuel. Temps partiels imposés, CDD, bas salaires… Et voilà que le gouvernement enfonce le clou avec son projet de réforme des retraites.

 

Jean-Marc Ayrault a beau jeu de souligner les inégalités dont sont victimes les femmes, sa réponse n’est pas à la hauteur du constat. Il propose en effet d’augmenter la cotisation, sur 4 trimestres par an, à l’ensemble des femmes à temps partiel pour leur permettre de percevoir une retraire équivalente au SMIC !

 

Pourtant nul besoin d’être sorti de l’ENA pour savoir que l’allongement de la durée de cotisation va lourdement pénaliser les femmes ayant eu des carrières interrompues. La mesure compensatoire proposée par le gouvernement, compensation journalière des congés maternels dans le calcul des retraites, ne concerne en moyenne que 16 ou 32 semaines sur plus de 2000 semaines d’activités au total ! De qui se moque-t-on ?

 

Une fois de plus, le premier ministre passe à côté de l’urgence : ce dont ont besoin les précaires, femmes comme hommes, c’est d’une réelle volonté politique de lutter contre le travail précaire, de supprimer le temps partiel contraint. Pour nous, la retraite doit être à 60 ans à taux plein, équivalente au SMIC pour toutes et tous…Source Parti de Gauche

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 07:30

 

  • Politique d’austérité budgétaire, poursuite des politiques d’« abaissement du coût de travail » et de « flexibilité du marché du travail ».

  • Un nouveau budget de l’État qui entérine des coupes sombres dans les dépenses publiques alors que, dans un même temps, les patrons se voient offrir 20 milliards d’euros d’allègement de leurs cotisations.

  • Un accord dit de « sécurisation de l’emploi » signé entre les organisations patronales et trois syndicats de salarié-es. Accord qui autorise l’utilisation du chantage à l’emploi pour imposer la diminution des salaires. S’il était voté au parlement, il faciliterait les licenciements et validerait l’utilisation du temps partiel comme variable d’ajustement à l’activité des entreprises.

Complétons ce décor en rappelant l’augmentation dérisoire du Smic, les plans de licenciements boursiers, sans oublier les menaces qui planent sur la Sécurité Sociale, les indemnités de chômage, les allocations familiales et le système des retraites. Les inégalités se creusent, les profits s’envolent et les riches deviennent toujours plus riches.

 

Incontestablement, ce sont nous, les femmes, qui sommes aux premiers rangs du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté.

Indiscutablement, nous sommes très majoritaires à vivre la précarité et les retraites au rabais.

Ce sont nous qui formons sans conteste la majorité des salariés de l’État et des Collectivités territoriales. Nous sommes les premières utilisatrices des services publics et nous subissons leur casse de plein fouet. Notamment celle de la santé publique à travers la fermeture des centres d’IVG qui lamine nos droits fondamentaux à la contraception et à l’avortement, ou encore la fermeture des maternités qui met nos vies en danger.

 

Face à la politique d’austérité, nous, les femmes, sommes en première ligne.

 

Nous refusons cette politique que François Hollande et son gouvernement, le patronat et l’Union Européenne veulent nous imposer.

Notre révolte est grande et notre résistance tenace. Nos mobilisations sont multiples et déterminées. Ce sont des points d’appui que nous pouvons multiplier pour faire reculer toutes les logiques austéritaires.

  • Nous exigeons des mesures concrètes et immédiates : augmenter les bas salaires et les minimas sociaux, combattre la précarité, interdire les contrats à temps partiel imposé et les licenciements boursiers.

  • Nous exigeons des moyens humains et financiers pour lutter contre les violences faites aux femmes.

  • Nous voulons une réelle égalité professionnelle, des services publics suffisants et de qualité dans la santé, l’éducation nationale, la petite enfance, la perte d’autonomie et le logement.

  • Un changement profond et radical est possible. Ensemble imposons-le.

 

Femmes salariées, femmes au chômage, femmes retraitées, femmes des quartiers, femmes immigrées avec ou sans papiers, militantes syndicalistes, politiques, associatives et féministes, nous ne pouvons et nous ne voulons plus attendre. Notre situation doit changer.

 

Faisons entendre nos voix, portons nos exigences, marchons ensemble contre la politique d’austérité, refusons de trinquer ! Pour signer la pétition, c'est ici

 

2013-06-08-Marche-des-femmes_Marseille.jpg

 

Avenir proposé = Austérité assurée ! Nous refusons de payer !

 

Quand F. Hollande et son gouvernement ont fait adopter le traité européen (TSCG) en octobre dernier, ils ont pris la décision d’appliquer une politique d’austérité budgétaire mais aussi de poursuivre les politiques d’ « abaissement du coût du travail» et de « flexibilité du marché du travail» inclues dans ce traité. Le gouvernement s’empresse de diminuer les dépenses publiques et d’augmenter les recettes, le déficit budgétaire ne doit pas dépasser 3% du PIB, c’est leur règle d’or.

 

Nous sommes stupéfaites, il faut économiser 60 milliards d’euros en cinq ans dans la dépense publique ! Et le battage médiatique commence, membres du gouvernement, patronat, spécialistes nous rabâchent : on a vécu dans « l’abondance », « on dépense trop » , « on passe plus de temps à la retraite qu’à travailler » , « on préfère être assisté que faire des efforts » , « on se soigne trop »  , « on a trop de vacances» « on est des fainéants » , « on gagne plus que dans les autres pays européens et on ne travaille que 35h » . Puis on nous culpabilise : « on ne laissera rien à nos enfants » , « on ne leur laissera qu’une immense dette à payer » …

 

Discours et mesures irrecevables !

 

Mais de qui parlent-ils ? De l’immense majorité des femmes qui travaillent, qui partent tous les jours au pas de course pour se rendre au travail où la pression est toujours plus forte pour faire davantage, pour s’adapter et faire plusieurs tâches en même temps, où les conditions de travail se dégradent ? Ils font allusion à celles qui ont plusieurs employeurs et qui avalent un sandwich sur une banquette de métro ou de bus entre deux employeurs ? Ils pensent aux ouvrières qui ne voient pas le temps passer soumises à des cadences rapides, aux caissières, aux vendeuses, aux femmes qui nettoient les chambres d’hôtel ou les bureaux jour et nuit, aux aides-soignantes, aux infirmières qui passent de chambre en chambre à l’hôpital et qui n’ont plus le temps de dire bonjour aux malades… ? Sans oublier le retour, toujours au pas cadencé pour s’occuper des enfants et des tâches domestiques. Quand on finit tous les mois à découvert, quand on vit dans des logements insalubres, quand on renonce à se soigner, quand on survit avec des retraites de misère…ces discours sont irrecevables !

 

Mais le robinet de la dépense publique n’est pas fermé pour les patrons, les entreprises reçoivent 172 milliards d’aides publiques annuelles1 ! Et les PDG, eux, ne gagnent pas trop ? Et si on pointait les gros actionnaires qui encaissent des millions et qu’on leur imposait de se serrer la ceinture ? Nous nous rappelons bien que la taxe de 75% pour les plus riches a été rejetée par le Conseil constitutionnel au mois de décembre. La suite sur Femmes contre l'austérité

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:33

 

 

50 % de femmes députées ou chefs d’entreprise, et alors ? Pour établir l’égalité hommes-femmes, il faut se poser la question de la façon dont fonctionne l’entreprise, la famille ou l’école. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

 

50 % de femmes députées ou chefs d’entreprise, et alors ? Pour établir l’égalité hommes-femmes, il faut se poser la question de la façon dont fonctionne l’entreprise, la famille ou l’école. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


C’est devenu une tradition. Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la journée internationale du droit des femmes devient de plus en plus une sorte de fête de « la » femme. Un rituel qui laisse un goût amer aux femmes les 364 jours de « l’ » homme restants. Cette journée est de plus en plus dévoyée par les marques qui y voient la célébration de l’idéal féminin et les enjeux de fond sont rarement évoqués.

La récupération par la publicité prend de plus en plus d’ampleur. La journée internationale des droits des femmes se transforme alors en une célébration de l’image de « La » femme. Un fabriquant de vêtements « équitable » offre une promotion spéciale journée de la femme, une franchise de fleuristes invite à « couvrir sa femme de fleurs », cette année le Stade Rennais (football) veut faire "vibrer" ses supportrices... Comble du comble, le distributeur Carrefour, l’un des plus grands pourvoyeurs de temps partiel contraint chez les femmes en France, est partenaire de la "journée de la femme digitale". Le groupe indique qu’il a "toujours eu à cœur d’accompagner les femmes "...


Les médias eux-mêmes, qui dénoncent les inégalités hommes-femmes ce jour là, n’ont aucune difficulté à relayer tous les autres jours des publicités qui renforcent les stéréotypes : les femmes sont belles, serviables et douces, prêtes à servir les hommes et à s’occuper des enfants. Exactement l’inverse des idéaux de celles qui ont combattu ces préjugés sexistes.

Le refus d’un modèle masculin de compétition

Le 8 mars est aussi l’exercice obligé du bilan des inégalités hommes-femmes. L’Observatoire des inégalités participe d’ailleurs à ce phénomène (lire notre article), comme il le fait tout au long de l’année (voir notre rubrique hommes-femmes). Pourtant, la plupart des états des lieux publiés s’en tiennent à une vision restrictive de la question, qui semble se résumer au pourcentage de femmes parmi les députés, les chefs d’entreprises ou les postes de direction. Une partie de ceux et de celles qui se battent pour l’augmentation de la part de femmes au sommet de la hiérarchie s’accommodent facilement de la précarité de l’emploi - qui touche les femmes peu qualifiées au premier chef - comme de la promotion des heures supplémentaires au détriment de la vie de famille... La « diversité » des « genres » fait bon ménage avec la précarité.


Les discours qui se réduisent à l’accès des femmes aux postes de direction permettent de combattre les inégalités entre les hommes et les femmes tout en défendant un modèle concurrentiel de société, dont l’archétype est le slogan « travailler plus pour gagner plus ». Dans cette optique, qu’importe la forme de la compétition, pourvu qu’elle soit « équitable » [1]… Un modèle rassurant parce qu’il permet d’éviter de remettre en cause le fonctionnement de nos sociétés… et notamment la place des hommes.


Les femmes sont très peu nombreuses dans les sphères de direction, au niveau de l’entreprise comme dans la fonction publique. Un plafond de verre masculin les empêchent très souvent d’accéder aux postes où les décisions se prennent. Cette situation a été largement dénoncée. Mais cette situation ne reflète-t-elle pas, aussi, leur moindre acceptation d’un modèle de société d’hypercompétition qui prévaut, en particulier dans le monde du travail.


Une partie des « inégalités » relèvent de choix assumés. Le temps partiel est très majoritairement choisi : seules 27 % des femmes en temps partiel indiquent souhaiter travailler davantage (données Insee 2009). Certes, ce taux est sous-estimé : une partie des femmes savent qu’elles n’ont aucune chance d’obtenir un temps plein dans les conditions actuelles du marché du travail. D’autres ne déclarent pas souhaiter travailler plus dans des sociétés où l’essentiel des tâches domestiques reste à leur charge.


Mettre en parallèle ce refus d’un monde du travail ultra-hiérarchique et les choix effectués pourrait laisser croire que les femmes sont en situation d’infériorité parce que leur « nature » les prédisposerait à une moindre ambition. Il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et exagérer la part du choix : dans la conception la plus restrictive possible (27 % de temps partiel contraint), un million de femmes demeurent enfermées dans le temps partiel, souvent morcelé, mal payé et peu qualifié. Surtout, ces choix ne sont pas dans la "nature" des femmes, mais résultent d’un processus de socialisation qui oriente leurs décisions : les filles puis les femmes prennent aussi les décisions qu’on leur a appris à prendre, dans la famille ou à l’école notamment.


Mais ce processus de socialisation ne leur apprend-il pas, aussi, à résister au modèle masculin de société ? Depuis le début des années 1990, la part des femmes dans le secteur de l’informatique diminue : ne peut-on pas y lire les conséquences de la dégradation des conditions d’emploi dans ce secteur ? La lenteur de la progression des femmes dans certains postes d’encadrement supérieur du secteur privé et leur forte présence dans la fonction publique peut aussi résulter du rejet d’une lutte forcenée pour le rendement, de la quête du pouvoir pour le pouvoir. La suite sur Observatoire des Inégalités 



 

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 19:47

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