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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:52
Ces manipulations à déjouer !

Nos ondes et nos écrans sont tout autant viciés que le fond de l’air est pollué. Une multitude de faits récents le démontre.

Un intellectuel antifasciste, grand résistant, évadé du stalag, voix de La France Libre, proche du Général de Gaulle puis de Mendès-France est décédé la semaine dernière : M. Crémieux Brilhac. Aucune place pour lui rendre hommage, tant les ondes et les écrans sont surchargés – coïncidence ? – à valoriser l’ode de M. Le Pen à Pétain. Chose qu’il répète depuis au moins quarante ans. Mais la répétition de cette funeste pièce permet aujourd’hui de blanchir la façade du parti d’extrême droite à moindre frais.

Le 9 avril a été une importante journée de mobilisation syndicale unitaire avec des défilés rassemblant 300 000 personnes contre l’austérité et l’emploi. Celles et ceux qui n’auront pas lu L’Humanité n’auront rien su ni de sa préparation, ni des ses motifs et objectifs, et n’auront eu presque aucun compte rendu sur leurs postes de télévision et de radio. Les ondes étaient toutes occupées à raconter la saga de la famille Le Pen, où celles et ceux qui ont été les collaborateurs directs du grand père font aujourd’hui semblant de le désavouer avec véhémences et la larme à l’œil. Ainsi est lancé, avec la complicité du média-business, le dernier étage de l’opération « madame propre » afin de faire de la fille et du parti d’extrême droite raciste et antisocial, une force de la « droite normale ». Personne ne rappelle que, sur le même sujet, Le Pen–fille répondant à un journal Israélien qui lui demandait il y a trois ans si elle était prête à dénoncer le régime du maréchal Pétain répondit …. : « Absolument pas !… je me refuse à dire du mal de mon pays … ».

Il n’est pas fortuit dans l’ambiance actuelle que les grands médias effacent une grève et des manifestations des radars pour promotionner une telle sale opération, mettant au défi, comme dans un mauvais feuilleton, la fille de tuer son père. Il a été décidé dans les petits bureaux d’officines du traficotage politicien de faire du Front National le centre de la vie politique en vue des élections présidentielles pour obtenir, qu’au nom du danger, soient absolument acceptés les actuels choix politiques de régression sociale et démocratique accélérés depuis 2002.

Le système à désormais besoin de cette stratégie pour survivre. Il y a ceux qui veulent réhabiliter Pétain. Et il y a ceux qui, aux affaires, détruisent tous les conquêtes historiques du Conseil national de la Résistance. Elles sont économiques, sociales, démocratiques mais ont aussi à voir avec une certaine conception de la République et de La France ! Et l’effacement des mouvements sociaux du devant de la scène participe pleinement de l’entreprise visant à cacher l’ampleur de la crise sociale pour la dévoyer vers des questions « d’identité ». La même semaine, l’ancien Président de la République réunissait les conseillers départementaux de droite et leur demandait de violer la loi à propos de la distribution du revenu de solidarité active pour prétendument faire la chasse aux « assistés », c’est-à-dire aux pauvres.

La violence sociale est proportionnelle à l’euphorie des places boursières européennes depuis le début de l’année, avec des niveaux d’avant l’année 2008. Les profits et la distribution de dividendes aux actionnaires propriétaires reviennent au galop mais aucun salarié, aucun chômeur, aucun retraité n’a perçu le moindre frémissement d’un début de croissance dont parlent ministres et toujours les mêmes « savants spécialistes » occupant les ondes et les écrans. Bien au contraire ! 2150 salariés licenciés chez le transporteur Mory-Global à cause des folles exigences de rentabilité des propriétaires du groupe financier Caravelle Arcole et malgré des engagements gouvernementaux à maintenir l’activité, fermeture de 200 magasins du géant français de l’habillement « Vivarte » avec à la clé 1600 suppressions de postes au moment même où était versé un milliard d’euro aux actionnaires et trois millions au dirigeant de l’entreprise en remerciement de sa sale besogne, 400 emplois menacés dans le groupe textile HBI des marques DIM, Playtex , Wonderbra. On pourrait allonger cette liste noire à laquelle s’ajoutent toutes ces petites et moyennes entreprises en souffrance, victimes de l’austérité et de difficultés d’accès à un crédit peu cher.

Deux mondes se dessinent et se divisent. Deux mondes irréconciliables. Celui de l’économie réelle qui rassemble les producteurs de richesses que sont les millions de travailleurs, de salariés, de cadres et de dirigeants d’entreprises, indissociables du travail de création, de recherche, d’ingénierie, mais aussi de précarité , de chômage et de souffrance au labeur. Et il y a ce monde des rapaces de la finance qui n’ont que faire de l’intérêt du pays, des travailleurs et des citoyens, de l’environnement et de la création pourvu que l’argent circule en vase clôt d’évasion fiscale en paradis fiscaux, de bourses mondiales en fonds spéculatifs. Ceux-là préparent une nouvelle catastrophe financière qu’ils demanderont aux Etats, qu’ils ne cessent de honnir, de réparer.

Non seulement le gouvernement ne réclame aucun compte à ces gens, mais il vient de leur promettre 2,5 milliards d’euros supplémentaires soit disant pour stimuler l’investissement. Mine de rien, ceci peut se comprendre comme l’aveu silencieux de l’échec du prétendu « choc de compétitivité » transformé en cadeaux de 42 milliards d’euros aux grandes entreprises pour l’investissement et l’emploi. On ne voit nulle part ni investissement, ni emploi, exception faite de ceux qui résulteront des contrats de vente d’avions Rafale à l’Egypte et à L’Inde.

Il est temps d’imposer dans le débat public les enjeux qui ont trait à la vie quotidienne des millions de celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre. Leur pouvoir d’achat, la sécurisation de leur emploi et leur formation, la création d’emplois stables nouveaux, la transformation des emplois précaires en emplois durables et correctement rémunérés, l’investissement utile dans le cadre d’une nouvelle ré-industrialisation et des révolutions numériques et écologiques, l’aide aux collectivités territoriales, l’accès au crédit quasi gratuit pour les petites entreprise et les collectivités au moment où la Banque centrale européenne déverse des milliards d’euro d’argent gratuit dans les banques européennes. Tout cela constitue, à la fois, des réponses à des attentes largement partagées et des leviers pour une relance économiquement, socialement et écologiquement saine. A ce propos, il est temps de demander des comptes sur l’utilisation de l’argent de la Banque centrale européenne comme du pacte dit de responsabilité et de tous les cadeaux au grand patronat.

Voilà de bons sujets de débats publics qui pourraient trouver place sur les ondes et les écrans !

Patrick le Hyaric, membre du conseil national du PCF Directeur de l’Humanité

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 16:58

 

 

Il y a pour moi une énigme Emmanuel Todd. Très médiatique, c'est un intellectuel engagé n'hésitant  pas à sortir de la confortable "neutralité politique" du savant, ce qui est très précieux. Cependant, alors que ses positions hétérodoxes en économie aurait pu l'amener à soutenir (ou du moins à ne pas enfoncer) le Front de gauche, il n'a de cesse de ridiculiser cette formation politique. Sa dernière saillie dans Mariannedépasse les bornes.


Dans son livre "Après la démocratie" sorti juste après la présidentielle 2007, il effectue un démontage en règle du PS, surnommant les deux principaux protagonistes de "candidats du vide", démontrant l'incompétence des cadres de ce parti, leur effroi de la démocratie, en d'autres termes leur adhésion au néolibéralisme.


L'apparition du Parti de gauche en décembre 2008, qui faisait la même analyse en constatant l'impossibilité de modifier de l'intérieur l'orientation droitière de ce parti, puis celle du Front de gauche en 2009  aboutissant à la présence du candidat commun Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2012, pouvait  laisser penser qu'Emmanuel Todd verrait cette rupture d'un bon œil.

En effet le Front de gauche balayant les thèses en faveur du libre-échange et revendiquant un protectionnisme européen (1), le soutien d'Emmanuel Todd dans cette aventure me semblait acquis. D'où mon étonnement lorsque je constatais durant la pré-campagne puis la campagne présidentielle que non seulement il ne soutenait pas le Front de gauche, mais qu'en plus il lui tapait dessus (2), pour soutenir le...Parti socialiste (3).

 

Je n'étais visiblement pas le seul à être étonné, puisque le site arrêt sur images organisa un débat entre les deux hommes pour tenter d'y voir plus clair peu de temps après, en avril 2011 (4). Malheureusement Emmanuel Todd utilisa des phrases toutes faites : "la planification écologique c'est l'île aux enfants", "Mélenchon ignore totalement l'industrie française", "Mélenchon se moquerait de la démocratie", "les sociétés coopératives ne marchent pas", sans aucune argumentation permettant de comprendre toutes ces réserves. L'émission me laissa un goût amer, dévoilant un Todd bien différent de l'intellectuel que je connaissais par ses livres, relativement méprisant et péremptoire. Il poursuivra sa "campagne" en prophétisant un "hollandisme révolutionnaire", après avoir soutenu Moutebourg pendant les primaires, diagnostiquant que Hollande serait le futur Roosevelt, sans autre argument que son autorité supposée (5).

 

Très récemment  Emmanuel Todd a été invité par Mariannepour débattre avec Frédéric Lordon (6). Ce dernier effectue un démontage implacable du Parti socialiste, ayant trouvé une dénomination que je trouve particulièrement pertinente pour le qualifier: la droite complexée (prolongements ici). Il appelle logiquement à modifier les catégories médiatiques actuelles de la frontière droite/gauche. Todd exprime immédiatement son accord, puis rajoute comme une évidence: "je ne perçois pas le Parti de gauche comme tellement plus à gauche que le PS. Mélenchon n'a pas de programme économique, il amuse les journalistes et ne convainc pas les électeurs."


Puis il poursuit "Il revient aux intellectuels de construire un projet politique [...]. Les intellectuels vont devoir parler au peuple directement."

Parmi les intellectuels admis, Todd en a cité quelques-uns au début de l'article: Gréau, Jorion, Giraud, Lordon, Sapir, Ramaux, et sous-entendu Todd lui-même.

Cette sentence qui, comme je l'ai montrée, n'est pas un coup de tête mais vient dans la continuité d'un discours depuis au moins deux ans, appelle deux réponses.


Premièrement, si nous pouvons parfaitement admettre qu'il soit en désaccord avec le programme économique du Front de gauche (FdG), même si cela reste incompréhensible pour moi au regard de ces propres prises de positions, dire que le FdG n'a pas de programme économique est non seulement faux, mais surtout parfaitement ridicule pour un intellectuel comme lui. Cela ne mène à rien de constructif, pire cela pourrait fausser le regard de citoyens qui ont confiance en lui et en son jugement. En tant qu'intellectuel médiatique ces positionnements sont écoutés, il a la responsabilité de ne pas dire n'importe quoi n'importe où, la notoriété a aussi son revers.


Notons d'abord que ne pas "avoir de programme économique" signifie accepter les structures économiques actuelles, donc de les laisser agir ce qui est bien en soit un programme économique: c'est le programme de la droite complexée et décomplexée.


Ensuite je pourrais facilement ressortir tous les textes du FdG et du Parti de gauche pour étayer mes dires, mais un autre argument me semble encore plus dévastateur: le site arrêt sur images a organisé un débat entre Mélenchon et Jacques Sapir sur l'euro le 5/7/2013 (7). C'est un débat de haut niveau économique qui dure 2h, il est passionnant. C'est à dire que l'un des économistes que Todd cite en exemple pour ses compétences afin de "parler au peuple", Jacques Sapir, n'a pas l'air du même avis. En effet il a débattu pendant 2h du programme économique de Mélenchon, supposé pourtant inexistant par Todd lui-même.


Laissons là cette saillie pour nous attaquer au deuxième pointassez surprenant, et inquiétant pour un historien: cette volonté de parler directement au peuple pour résoudre la crise. En effet, toujours dans le débat avec Lordon, il explique que Mélenchon "amuse les journalistes et ne convainc pas les électeurs. La priorité pour la gauche française, c'est de construire un discours fort sur la nation, de réinventer une vision de gauche de la nation qui balaye la nation ratatinée du FN."

Encore une fois c'est très curieux puisque c'est l'un des thèmes de campagne du FdG en 2012! Par Frédérick Stambach/ la suite sur Médiapart

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:01

Pour une commission d’enquête parlementaire sur la dette publique française

 

Madame la Présidente, Monsieur le Président,


Depuis octobre 2011, des dizaines de milliers de citoyens, de nombreuses associations et organisations du mouvement social ont engagé et soutenu la démarche du Collectif pour un audit citoyen de la dette (CAC) dans le cadre d’une mobilisation à l’échelle nationale et sur l’ensemble du territoire.


Cette démarche citoyenne repose sur une idée force : pour apporter des réponses à la crise des outils publics de financement, il est urgent de soumettre l'intégralité des finances publiques à un examen rigoureux, y compris s'agissant des mécanismes à l’origine de la dette publique.


Il faut donc rassembler toutes les données nécessaires à la compréhension de l'origine et de la  progression de la dette publique.


Vivons-nous au-dessus de nos moyens ? La dette est-elle le résultat d’une explosion des dépenses publiques ou provient-elle des exonérations fiscales en faveur des détenteurs de capital et des classes sociales les plus favorisées? Qu'en est-il des effets produits par les politiques d'exonérations et d'allègements des cotisations sociales ? La suite ici

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:17
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:45

 

 

 

Communiqué de Jacques Archimbaud, Secrétaire National adjoint d’Europe Ecologie Les Verts

 

Sidérurgie, Psa, Renault, Goodyear, Faurecia… Les plans de licenciements se multiplient…

 

Des milliers d’ouvriers qui ont sué sang et eau pendant 150 ans pour la jouissance de quelques grandes familles de profiteurs et des générations lamentables de petits boursicoteurs, vont être jetés comme des malpropres par des tôliers qui les auront pressés jusqu’à la dernière minute.

 

Des ministres s’agitent, des avocats syndicaux tentent par de pathétiques plaidoiries de retarder en droit la fatale échéance.. On se raccroche à la fable des licenciements boursiers comme cause majeure du massacre social qui se déroule sous nos yeux. Tout le monde entretient la croyance selon laquelle comme aux Usa, après une purge sévère, tout finira par repartir comme en quatorze...

 

Il n’en est rien : aucune des activités carbonées à la base des deux révolutions industrielles et de la seconde accumulation du capital n’a d’avenir sur le long terme.

 

On peut tenter de retarder l’échéance … On peut mentir aux ouvriers qui d’ailleurs n’en croient rien… C’est une autre direction qu’il faut prendre, on a déjà vingt ans de retard, il faut décider maintenant.

 

Moins d’automobiles de grosses cylindrées, davantage de trains, d’autobus et de tramways.. Moins d’avions et davantage de bateaux, moins de pétrole et plus d’énergies renouvelables et d’écomateriaux, moins de surconsommation individuelle standardisée et plus de services partagés à haute valeur ajoutée. Moins d’ hypermarchés et plus de commerces de proximité. Moins de camions et d’autoroutes et plus de circuits courts… La reconversion est urgente, incontournable, juste et positive.

 

Il y aurait cependant un scandale à ce que les ouvriers qui ont tout le temps donné, payent une fois encore pour la navrante cécité historique des classes dirigeantes.

 

Voilà pourquoi le gouvernement de la gauche et des écologistes ne peut ni entretenir la fiction du redémarrage ou de la continuation sous perfusion d’activités caduques, ni accompagner les plans de licenciements secs et scandaleux qui se préparent.

 

Il doit au contraire ouvrir la voie de la reconversion industrielle et celle ci passe par la garantie absolue de revenus et de formation professionnelles des salariés.

 

Comment ça, on ne sait pas faire ? Allez donc demander aux métallos, aux chimistes et aux gens du bâtiment : ils ont plein d’idées et de propositions pour l’avenir.

 

L’écologie, c’est l’avenir de la classe ouvrière et la classe ouvrière, c’est l’avenir de l’écologie."

 

Jacques Archimbaud

Secrétaire National adjoint d’Europe Ecologie Les Verts

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 18:31

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:53

 

 

Après l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, c'est au tour de l'Allemagne de devenir la référence absolue du gouvernement et du patronat. Dimanche 29 janvier, durant son interview télévisée, le Président de la République a justifié ses réformes en la citant à vingt-huit reprises. La TVA "sociale" ? La France doit l'adopter puisque l'Allemagne l'a fait ! Les "accords de compétitivité" ? Le gouvernement allemand les a mis en place en 2006, nous n'avons que trop traîné ! Un véritable alignement sur la politique économique germanique. Cette interview a confirmé une tendance amorcée il y à plusieurs mois : le "modèle allemand" est érigé en exemple par l'UMP et le patronat, et Nicolas Sarkozy, dimanche soir, n'a fait que mettre en musique une partition déjà rédigée par Laurence Parisot, Jean-François Copé et consorts.

 

Au delà du simple fait de copier le modèle d'un pays, ce qui montre le degré d'originalité dans la réflexion sarkozyste, s'inspirer à ce point de la stratégie économique allemande est dangereux. Dangereux pour les travailleurs français, dangereux pour la société française. Car derrière les prétendus succès décris par le président, sa majorité et le patronat, s'affirme une réalité, cruelle, implacable, concrétisée par ces mots : travailleurs pauvres, précarité, inégalités, déclin démographique.

 

Une réforme particulièrement dure pour les travailleurs

 

Au cœur de ces maux se trouvent les lois dites "Hartz", du nom du Directeur des Ressources Humaines de Volkswagen de l'époque, grand inspirateur de la réforme du marché du travail menée, en 2003, par le gouvernement social-démocrate de Gerhard Schröder. Les principes de base : réduire les prestations sociales accordées aux demandeurs d'emplois et durcir les conditions d'acceptabilité d'un emploi, avec, en cas de refus, une réduction de ces prestations. Cela dans le but d'inciter au retour à l'emploi, même à faible rémunération (ces emplois ont d'ailleurs été subventionnés par le gouvernement fédéral). Les conséquences furent la création de trois types de contrats : les "mini-jobs", dont le salaire ne peut dépasser 400 € par mois et sans limitation dans le temps. Les "midi-jobs", dont le salaire doit être compris entre 400 et 800 €. Et les "ein-euro jobs", destinés aux chômeurs longue durée. Ce sont des emplois à durée déterminée, indemnisés entre 1 et 2,5 € de l'heure, créés pour, officiellement, faciliter leur réinsertion professionnelle.

 

Résultats : en 2010, selon DIW, un institut de recherche économique allemand, près de 6 millions de travailleurs touchaient moins de 8,5 € de l'heure, et plus d'un million recevaient une rémunération inférieure ou égale à 5 euros brut. A titre de comparaison, en France, le smic, qui s'élève à 9,22 € brut de l'heure, concerne environ 3,5 millions de personnes. Conséquence logique : dans un rapport publié en mars 2011, la Cour des Comptes a relevé qu'entre 2000 et 2009, le taux de pauvreté a augmenté de 50% en Allemagne, alors qu'il a diminué de 20% en France sur la même période. "Der paritïtische Verband", une confédération d'organismes d'entraide, estime à 14% le pourcentage de la population allemande vivant sous le seuil de pauvreté, fixé à 826 € par mois pour une personne seule. En France, ce taux est de 13,5%, selon l'INSEE, alors même que le seuil de pauvreté est plus élevé : 954 €.

 

Des conséquences sociales désatreuses Lire la suite sur Martine Billard 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:23



RENE REVOL, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, l’auteur de l’ouvrage « Capitalisme, une mise en perspective » démystifie le poids et la crédibilité des agences de notation.
Professeur agrégé de sciences économiques et sociales, René Revol dont le dernier ouvrage s’intitule Capitalisme : une mise en perspective* décrypte la perversité du système financier actuel et lance des pistes pour s’en extirper.

La perte du triple A est-elle si catastrophique que cela ?
Elle a des conséquences importantes car les agences de notation, en modifiant la note d’un pays, contribuent à faire monter le taux d’intérêts pour tous les emprunts que feront ce pays mais aussi les collectivités, les entreprises et les ménages sur les marchés financiers. Le triple A est une information donnée aux prêteurs que tel emprunteur est moins sûr qu’avant. La France aura donc davantage de difficultés à emprunter.

Ces agences de notation qui n’avaient pas vu venir la crise des subprimes ont-elles assez de crédibilité et d’indépendance pour qu’on les écoute aveuglément ?
Il faut savoir que les agences de notation sont des sociétés anonymes privées possédées par des actionnaires des grandes institutions financières. Ce sont celles-ci qui les ont mises en place dans l’objectif d’être renseignées sur l’état des emprunteurs. Elles sont donc à la fois juge et partie. Au début, les agences ne notaient que les sociétés privées. A partir des années 70, elles ont commencé à noter les Etats. C’est le résultat d’un système où le capitalisme financier dirige le capitalisme en général. Les agences de notation sont un organe des marchés financiers. D’un point de vue technique mais aussi politique parce qu’elles exercent des pressions.

Un pays peut-il refuser d’être noté par ces agences ?
Il peut le demander mais il le sera quand même. Ce qu’un pays peut, en revanche, c’est refuser d’être financé exclusivement par les marchés financiers. Si un pays se déconnecte en partie des marchés, la notation aura moins d’effets.

Comment un pays peut-il se financer autrement ?
Il existe deux possibilités. La première, c’est de créer un réseau d’épargne public dans le pays pour que l’épargne privée des ménages soit gérée de manière publique. Comme c’était le cas avant avec La Poste ou la Caisse d’épargne reliées à la Caisse des dépôts et consignations. Cette épargne publique serait utilisée pour financer les dépenses sociales utiles. Il faudrait pour cela une volonté politique d’affronter les banques qui devraient remettre au cause leur monopole. La seconde solution, c’est de créer un pôle financier public adossé à la Banque centrale européenne. Et si la France le décidait, à la Banque de France, créatrice de monnaie. Elle pourrait ainsi prêter directement aux Etats comme elle prête aujourd’hui à 1% aux banques privées qui, elles, rachètent à 6 ou 7% la dette des Etats, ce qui est scandaleux. Le dernier prêt à 1% de 500 milliards d’euros aux banques privées aurait très bien pu servir à désendetter les Etats qui auraient alors pu baisser leur endettement de 20 à 30 points.

Aurait-on pu sauver la Grèce de cette manière ?
Bien sûr. Quand le taux d’endettement de la Grèce était de 123%, si la Banque centrale européenne avait décidé de prendre en charge cet endettement à 1%, la Grèce n’aurait pas connu tous ces plans d’austérité qui font des dégâts considérables. Au lieu de cela, il a été exigé que ce soit le peuple grec qui paie cette dette. Ce qui a fait diminuer l’activité en Grèce, baisser les ressources fiscales de l’Etat et donc augmenter la dette qui atteint 185% aujourd’hui. La suite sur La Marseillaise

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 13:27



Communiqué de presse du Front de Gauche Justice et Libertés


Depuis dix ans, Nicolas Sarkozy est le seul responsable de la politique de police et de sécurité. Son bilan est un échec sans appel. Un échec en terme de résultat puisque les atteintes aux personnes, les plus difficiles à vivre pour les victimes, sont celles qui ont le plus augmenté. Un échec éthique car les effectifs de police souffrent de se sentir instrumentalisés par une politique du chiffre qui fait fi des personnes, notamment en matière d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière, où la brutalité et l’inhumanité le disputent à l’inefficacité et l’inanité. Un échec républicain parce que les inégalités de traitement entre les territoires n’ont fait que se creuser: un policier pour 130 habitants dans le centre de Paris, un pour 380 habitants à La Courneuve. Echec moral enfin avec la révélation le 11 janvier par le journal Le Monde de pratiques de l’Inspection générale des polices qui, si elles s’avéraient vraies, s’apparenteraient à des barbouzeries, faisant de l’instance chargée de contrôler la police une arme contre d’autres policiers, en raison de leur orientation politique supposée.


Le Front de Gauche prend l’engagement de rompre avec de telles pratiques indignes des principes de la République, d’en finir avec la politique du chiffre, pour en revenir à une police au service de la République, de ses principes et de ses habitants. Le Front de Gauche fera en sorte que la guerre absurde et vaine qui resurgit régulièrement entre la police et la justice laisse la place, dans l’intérêt général, à la clarification des prérogatives de chacune, en permettant aux magistrats d’exercer pleinement leur rôle de gardiens des libertés individuelles grâce à des moyens juridiques et matériels adéquats, tout en rétablissant les effectifs de police nécessaires, en particulier dans les quartiers populaires, pour permettre à chacun de vivre dans la tranquillité.


Ian Brossat, président du groupe Front de Gauche à l’Hôtel de VIlle de Paris, membre du Conseil national du Front de Gauche, Hélène Franco, juriste, membre du Conseil national du Front de Gauche
Appel du Front de Gauche pour une autre justice, pour le respect des libertés et pour de nouveaux droits


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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:14



Le Front de Gauche soutient sans réserve Philippe Pichon, commandant de police, mis à la retraite d’office de la police nationale à 42 ans pour avoir dénoncé dans un ouvrage intitulé :«Fichier Stic, une mémoire policière sale», co-écrit avec Frédéric Ocqueteau (éditions Jean-Claude Gawsewitch), paru en 2010, le fichage policier de masse. Sa hiérarchie lui reproche plus spécifiquement d’avoir publié, avec leur accord les fiches STIC (fichier de police comprenant des millions de noms, mêlant indistinctement mis en cause, témoins ou victimes) de Johnny Hallyday et de Djamel Debbouze. Alors que sous la férule de l’actuel pouvoir, la haute hiérarchie policière est l’objet de plusieurs instructions judiciaires visant des pratiques illégales (écoutes téléphoniques sauvages ou montage de fausses accusations contre d’autres policiers par l’IGS à des fins partisanes), le cas de Philippe Pichon est emblématique de milliers de policiers qui n’en peuvent plus d’avoir à obéir à des ordres qui heurtent les principes fondamentaux de la République.

Philippe Pichon, mettant en cause sa situation professionnelle et matérielle, a choisi de ne plus se taire et de s’exprimer de manière sérieuse et argumentée, comme il l’a fait dans son ouvrage ainsi que dans un article publié dans « Médiapart »en octobre 2011. Il entend obtenir sa réintégration dans la police nationale et poursuit son combat judiciaire devant la cour administrative d’appel, saisie en référé. Sa victoire, que le Front de Gauche espère aussi rapide que possible, sera aussi celle de la liberté d’expression et des principes républicains.

Hélène Franco, juriste, membre du Conseil national du Front de Gauche
Ian Brossat, président du groupe Front de Gauche à l’Hôtel de Ville de Paris, membre du Conseil national du Front de Gauche Source Place au peuple



 

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