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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 08:50

Aujourd’hui, la crise du logement est toujours aussi criante

2015

La Fondation Abbé Pierre publie cette année son 20e rapport sur « L’État du mal-logement en France ». 20 ans après, elle ne s’imaginait pas devoir dresser un aussi dur constat de la situation actuelle. Une occasion de s’interroger sur les blocages structurels, sociaux ou idéologiques, qui produisent aujourd’hui une situation toujours aussi pénible pour plusieurs millions de nos concitoyens, dont plus de 3,5 millions sont mal logés ou même en errance...

Ces personnes, dont on parle finalement davantage à coups de statistiques, la Fondation a voulu montrer leur quotidien de forçats de l’abri, se heurtant aux manques criants de réponses à leurs besoins et à des labyrinthes institutionnels froids ou kafkaïens (malgré les nombreuses mesures mises en œuvre ces dernières années, telles la loi Dalo, le « logement d’abord », le SIAO, etc...), oubliant que derrière chacun de ces millions de ménages, il y a des enfants, des femmes, des vieillards, des hommes, tordus de souffrance et de peur du lendemain, quand ce n’est pas du soir même.

Aujourd’hui, la crise du logement est toujours aussi criante. Et, malgré des intentions politiques qui prêtaient à l’optimisme, certaines des avancées sociales annoncées ont eu bien du mal à se concrétiser quand elles n’ont pas été détricotées en chemin... alors même qu’elles bénéficiaient d’un soutien politique, d’un mandat électoral clair et d’un réel relais dans l’opinion. Pourquoi cette résistance ? Le manque de volonté des acteurs et des financements publics n’est pas seul en cause.

En s’appuyant sur les leçons de ces vingt ans d’action et d’inaction et sur son Contrat social pour une nouvelle politique du logement qui reste en jachère malgré la signature présidentielle, la Fondation Abbé Pierre s’interroge et interpelle à nouveau les pouvoirs publics de tous niveaux dans les responsabilités qui sont les leurs. Pour la vingtième fois. Mais elle garde des raisons de croire qu’elle continuera à dépasser les résistances au profit du plus grand nombre. La suite sur Fondation Abbé Pierre

2014

La Fondation Abbé Pierre, avec la sortie de ce 19e rapport annuel sur « L’État du mal-logement en France », commémorera également les 60 ans de l’appel que son fondateur lança à la Nation le 1er février 1954. Le cri d’un soulèvement de solidarité populaire qu’on appellera « l’insurrection de la bonté »…

Plus précisément, ce rapport explore les liens entre logement et emploi, soutenant la thèse selon laquelle le logement (ou leur absence) et l’habitat peuvent générer d’importantes — et parfois graves — conséquences sociales dans la vie quotidienne des ménages. Mais ces liens peuvent, a contrario, constituer des éléments de développement et de stabilité. Un message que pourraient entendre les collectivités locales, qui disposent de leviers en l’espèce, à quelques semaines d’une élection municipale aux enjeux conséquents.

Au-delà, un focus est mis sur un phénomène trop peu considéré : la dégradation massive de très nombreuses copropriétés. Ces ensembles ont une fonction sociale essentielle, puisque ces logements accueillent aussi bien des personnes isolées, des locataires aux ressources contraintes ou des propriétaires modestes, autant d’occupants qui n’ont bien souvent pas d’alternative dans d’autres fractions du parc existant… Soucieuse de montrer à la puissance publique l’urgence de ce contexte, la Fondation a tenu a insister sur la connaissance des habitants et de leurs conditions de vie.

Enfin, comme c’est le cas chaque année, l’action gouvernementale est analysée. Cet exercice a pris une dimension particulière depuis l’engagement de François Hollande, le 1er février 2012. Ce rapport revient donc sur la politique du logement conduite par la puissance publique, mais aussi sur le respect (ou non) du « Contrat social pour une nouvelle Politique du Logement », à travers une lecture sans concession — mais sans outrance — des efforts et des insuffisances constatés depuis le début de la législature Source Fondation Abbé Pierre

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 14:35

 

 

Entre 2003 et 2013, le parc social s’est enrichi de près de 500 000 logements en France. Mais les nouveaux logements proposés sont moins accessibles pour les ménages à faibles ressources car les plafonds de revenus pour y accéder et les loyers pratiqués sont plus élevés. Par Noam Leandri de l’Observatoire des inégalités.


 

Au 1er janvier 2013, la France comptait 4,6 millions de logements sociaux, soit 15 % des résidences principales. Depuis 2003, le parc social s’est enrichi de 482 000 logements. Après avoir atteint un niveau record depuis 2000 de 130 372 habitations supplémentaires financées dans le parc social en 2010, du jamais vu depuis 30 ans, la situation a connu une baisse en 2011 (115 889 au total), mais surtout en 2012 avec 102 728 logements sociaux financés, pour remonter à 117 065 en 2013, selon le ministère du logement. L’objectif du gouvernement de construire 150 000 logements sociaux par an paraît encore lointain, sans compter que ces nouveaux logements sont souvent destinés à des ménages plus aisés.


L’évolution du nombre de logements sociaux résulte de deux phénomènes. D’un côté, les constructions et les transformations de logements anciens, de l’autre, les réhabilitations et les destructions de logements dégradés. La construction de logements sociaux a été très soutenue depuis 2003, notamment grâce au plan de renouvellement urbain (voir encadré). En dix ans, de 2003 à 2013, 482 000 nouveaux logements sociaux ont été créés. Dans le même temps, ce programme a procédé à la destruction de grands ensembles souvent dégradés pour éviter la concentration de populations précaires.

 

Ainsi, plus de 146 000 logements sociaux ont été détruits de 2003 à 2012, sans compter les autres sorties du parc social (ventes, changements d’usage). Malgré l’effort important de construction, le nombre de logements sociaux disponibles n’augmente pas aussi vite que les besoins et près de 2 % restent inoccupés parce qu’ils sont mal situés, trop chers ou à réhabiliter, selon le ministère de l’écologie et du développement durable. La suite sur Observatoire des inégalités

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 09:47

 

Dans le débat récurrent sur l'efficacité - ou l'inefficacité - comparée des aides à la personne et des aides à la pierre, l'étude publiée par l'Insee sur "L'impact des aides au logement sur le secteur locatif privé" apporte plutôt de l'eau au moulin des secondes. En effet, ce travail ne met pas vraiment en évidence un impact significatif et positif des aides à la personne - aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement familiale (ALF) et allocation de logement sociale (ALS) - sur le niveau des loyers, l'offre de logements et la qualité de ces derniers

 

15,8 milliards d'euros et 5,7 millions de bénéficiaires

 

Les enjeux ne sont pas minces, car ces trois aides, qui totalisent 15,8 milliards d'euros pour 5,7 millions de ménages, dont 8,1 milliards concernant des allocataires logés dans le parc privé, constituent "un des outils majeurs de la politique du logement". Après avoir détaillé un certain nombre de précautions méthodologiques et exposé sa méthode de mesure de l'impact, l'Insee conclut que "les résultats obtenus par cette méthode indiquent que les loyers sont significativement plus élevés dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants, suggérant un lien causal entre les aides au logement et le niveau des loyers privés". Ces résultats ne font au demeurant que confirmer ceux d'autres études menées en France et en Europe.

 

Cet effet semble particulièrement significatif sur les logements situés en zone II (ensemble des agglomérations de plus de 100.000 habitants hors Paris, plus quelques agglomérations plus petites mais présentant un marché immobilier tendu). Les loyers sont en effet plus élevés en zone II qu'en zone III (reste de la France), ce qui n'est pas vraiment surprenant, sauf que cet écart s'observe aussi lorsque la taille des agglomérations était comparable en 1975, c'est-à-dire avant la montée en charge des aides.

 

De même, cet écart dans les loyers apparaît également lorsqu'on se cantonne aux seules agglomérations situées juste en dessous et juste au-dessus de la barre des 100.000 habitants. Dans ce cas de figure, il est en effet difficile d'invoquer des considérations démographiques, économiques ou sociologiques pour expliquer les écarts de loyers.

 

Pas d'effets sur la quantité et la qualité des logements la suite sur LocaltisInfo

 


Si les aides au logement sont indispensables pour permettre à des personnes aux revenus modestes d'accéder à un logement décent, il n'en demeure pas moins, que ces aides atterrissent in fine dans l'escarcelle des propriétaires qu'ils soient privés ou public.

 

J'ajouterai également un mot sur l'allocation de rentrée scolaire, qui bien que créée pour aider les familles, pousse ces dernières vers les hypermarchés qui chaque année proposent des articles décorés différemment de l'année précédente, à « la mode » et donc plus cher. L'enfant ainsi est éduqué à la consommation, la scolarité passant au second plan.

 

« L'allocataire», souvent décrié comme profitant des aides, n'est en réalité qu'un intermédiaire entre la CAF et le propriétaire, l'hypermarché etc...

 

Si on éradiquait les revenus modestes, les salariés pourraient payer leurs dépenses incompressibles, on n'aurait ainsi pas besoin d'avoir recours à ces «aides», qui au final se retrouvent sur nos feuilles d'impôts .

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:04

 

 

Profitant du label de capitale européenne de la culture, accordé en 2013, la cité phocéenne réhabilite à tout va. Si les vastes projets de rénovation urbaine font le bonheur de la spéculation immobilière, il n’en est pas de même pour les habitants des quartiers populaires historiques du centre-ville. Absence de concertation et exclusions accompagnent les réhabilitations. Quant aux projets culturels, ils servent davantage l’attractivité touristique que le bien-être des habitants.

 

Souvenez-vous : Marseille est devenue « capitale européenne de la culture » en 2013. Ce n’était pas évident à concevoir tant la cité phocéenne est décriée pour son manque d’infrastructures, son insécurité et le délabrement de son centre-ville. Et c’était avant de défrayer la chronique des faits divers violents et des homicides. Pour l’administrateur culturel Bernard Latarjet, qui a porté la candidature de la ville, Marseille était celle « qui en avait le plus besoin ». Le label a été perçu comme une opportunité inespérée d’accélérer les chantiers en suspens visant à rendre Marseille attractive et relancer son dynamisme économique. La ville est en chantier, mais quelle est la teneur des projets urbains et quelles sont leurs influences sur les populations du centre-ville ? Entre les effets d’annonce et les conséquences réelles sur les habitants, le décalage est immense.


En 1995, est lancé le projet EuroMéditerranée considéré comme la plus grande rénovation urbaine d’Europe du Sud. Les pouvoirs publics n’ont qu’un mot d’ordre : rendre son rayonnement à la métropole marseillaise et la placer parmi les grands pôles européens. Les deux objectifs annoncés sont la requalification des quartiers existants et la réalisation d’un parc immobilier de qualité. Il s’agit d’un projet de réhabilitation de grande envergure, réalisé sur 480 hectares et englobant toute une partie du centre-ville, à l’ouest du Vieux-Port [1]. Il s’agit de faire « l’équivalent de La Défense pour Paris ».


Côté face : projets culturels et attractivité internationale

A ce chantier, s’est ajoutée, en 2003, la déclinaison locale de la politique nationale pour les quartiers sensibles de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Le chantier est de taille : 14 quartiers concernés, 3 400 immeubles et 16 000 logements réhabilités ou transformés par le Groupement d’intérêt public de la ville. A cela s’ajoutent les infrastructures de Marseille 2013 : le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), le Centre régional de la Méditerranée, le Fond régional d’art contemporain, le Silo d’Arenc (voir l’ensemble des projets)... 80% de ces investissements se situent dans la zone du projet EuroMediterranée.


Enfin, derrière la tour CMA-CGM, abritant « le 3ème groupe mondial de transport maritime en conteneurs », qui s’élève à 147 m et modestement qualifié par son propriétaire de « phare des nouvelles routes maritimes », se profile le nouveau quartier d’affaires qui tend à s’étendre pour créer un nouveau pôle d’attractivité pour les entreprises internationales. C’est dire l’ampleur des transformations urbaines qu’a subies, et que subira Marseille, dans les années à venir. Mais qu’en est-il des habitants ?


Côté pile : spéculation et exclusion du centre-ville

Le centre populaire, qui fait partie de l’histoire de Marseille, est au cœur de ces chantiers. Et malgré tous les efforts de communication pour mettre en relief les bienfaits des politiques urbaines, il est difficile de ne pas être suspicieux quant aux réelles conséquences de cette vaste rénovation. Surtout quand, à l’occasion de la réhabilitation, des fonds de pensions deviennent propriétaires des immeubles et y appliquent une logique bien éloignée de celle du droit à la ville.


Exemple ? En 2004 la société P2C Immobilier, qui n’avait engagé aucuns travaux, vend son patrimoine situé le long de la rue de la République, qui relie Joliette au Vieux-Port. L’ensemble – 1 350 logements et 50 000 m2 de commerces ! – est racheté par un fonds de pension texan, Lone Star, pour un montant de 117 millions d’euros. P2C encaisse une plus-value de près de 30 millions d’euros. Quatre ans plus tard, Lone Star revend à son tour son patrimoine à deux sociétés dont Lehman Brothers Real Estates Partners, pour un montant de plus de 210 millions d’euros, engendrant 90 millions d’euros de bénéfices en 4 ans... [2] par Milena Lachmanowits / La suite sur BastaMag

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 10:09

 

 

Les HLM - et les quartiers qui abritent certains d'entre eux - ne sont pas voués à souffrir éternellement d'une image de voitures qui flambent, d'activités illicites et de cages d'escalier détournées de leur usage initial. Mais, pour cela, il faudrait que la récente étude de l'Insee sur "Habiter en HLM : quels avantages, quelles différences ?" bénéficie de la même diffusion que les images du journal de 20h.

 

Dans son étude "Habiter en HLM : quels avantages, quelles différences ?", l'Insee renvoie une vision positive de l'habitat locatif social, qui représente 18,4% du parc français de logement (contre 19% en 2001). Tout d'abord, et contrairement à une première idée reçue, la progression des loyers HLM au cours de la dernière décennie est très proche de celle du secteur libre (+30% dans le secteur locatif social et +32% dans le secteur libre). Cette progression a été 1,5 fois plus rapide que celle des prix à la consommation (+21%), mais très inférieure à l'évolution du prix d'achat des logements anciens (+121%).

 

Près de 20% de classes moyennes supérieures

 

Autre idée reçue qui tombe : certes, les premiers et deuxièmes quintiles de revenu (soit les 40% de la population disposant des revenus les moins élevés) représentent plus de 60% des locataires du parc HLM. Mais les ménages plus aisés ne sont pas absents. Ceux appartenant aux quatrième et cinquième quintiles (autrement dit les 40% de ménages disposant des revenus les plus élevés) représentent 18% du parc. Il s'agit en pratique de ménages appartenant aux classes moyennes supérieures. De même, 43% des logements HLM se situent dans des communes figurant dans la première moitié des communes françaises en termes de niveau de vie médian des habitants.

 

Mais le plus intéressant de l'étude de l'Insee réside dans le fait que la résidence en HLM "améliore substantiellement les conditions de vie et de logement". L'Insee parvient à cette conclusion en reconstituant une comparaison entre le coût d'un logement social et ce que coûterait, à caractéristiques et localisations semblables, un logement dans le parc locatif privé. Ainsi, en 2006 (dernière étude logement nationale), occuper un logement HLM "revenait à bénéficier d'une aide mensuelle de 261 euros, soit 46% de la valeur locative du logement". Cette aide liée au fait de résider en HLM engendre un bénéfice très concret sur la situation des locataires du parc social. D'une part, elle leur permet de consommer et/ou d'épargner davantage. D'autre part, elle peut leur permettre d'occuper un logement d'une valeur intrinsèque supérieure à celui qu'ils auraient obtenu dans le parc social. Plus concrètement, la valeur locative intrinsèque du logement habité par un locataire HLM est, en moyenne, supérieure de 34 euros par mois (408 euros par an) au logement qu'il aurait occupé dans le parc privé. De même, le fait d'habiter en HLM permet de disposer d'une surface supérieure de 2,5 m2 à ce qu'il aurait été possible d'obtenir dans le parc privé.

 

Les locataires HLM des grandes villes sont les grands gagnants

 

Ces moyennes recouvrent toutefois des écarts géographiques importants. L'aide implicite est en effet de 147 euros par mois dans un HLM en zone rurale, contre 269 euros par mois dans les aires urbaines de plus de 500.000 habitants. Non pas que les HLM en zone urbaine soit plus confortables que leurs équivalents ruraux, mais parce que les loyers du parc privé sont beaucoup plus chers dans les grandes villes que dans les campagnes, ce qui accroît l'avantage comparatif lié à la résidence en HLM. On notera au passage que l'écart dans le montant de l'aide implicite est très supérieur à celui constaté dans le montant des loyers HLM (287 euros par mois dans les espaces ruraux contre 310 euros dans les aires urbaines de plus de 500.000 habitants). A suite sur LocaltisInfo

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 06:57

 

 

Malgré une circulaire d'août 2012 prévoyant la recherche de solutions d'accompagnement avant l'expulsion d'un campement illicite de Roms, les évacuations de bidonvilles et squats se sont poursuivies sans amélioration pour les familles, dénonce mercredi 26 juin dans un rapport le collectif Romeurope.


Le gouvernement a adopté le 26 août 2012 une circulaire interministérielle préconisant de rechercher des solutions de relogement avant de procéder à l’évacuation d’un campement illicite, notamment de populations roms. Elle prévoit de mettre en place des diagnostics individualisés des personnes, afin de mieux prendre en compte leurs besoins et éviter notamment la déscolarisation des enfants et maintenir le suivi médical.


Mais “plus de neuf mois après sa publication”, le collectif national Droits de l’homme Romeurope a recensé que “sur plus de 100 opérations d’évacuation de lieux de vie sans titre, moins d’une situation sur dix a fait l’objet d’un diagnostic préalable”, et “moins d’un tiers aurait été suivi de propositions d’hébergement”.


Alors que la circulaire prévoit de recourir à court terme à l’hébergement d’urgence, “dans de nombreuses situations, aucune solution, même transitoire ou d’urgence, n’est prévue pour les familles”, contraintes d’errer à la recherche d’un nouvel espace où se réfugier.


Et même lorsque certaines collectivités anticipent et accompagnent ces évacuations, “les solutions restent souvent inadaptées”, avec des hébergements, de quelques nuitées le plus souvent en hôtel, en quantité généralement insuffisante pour loger toutes les familles, et réservés aux femmes et enfants, obligeant à l’éclatement des structures familiales.


Au final, peu de choix - A défaut de proposer des solutions de relogement, “les autorités publiques proposent régulièrement aux familles de souscrire aux dispositifs d’aide au retour simple (ARS) ou d’aide au voyage (AV)”, deux dispositifs qui ont remplacé l’aide au retour volontaire.


Mais entre “se retrouver dans la rue, parfois en plein hiver et risquer de se faire à nouveau chasser (…), ou être raccompagné par les forces de police dans son pays d’origine”, “la situation ne laisse finalement que peu de choix”, note le collectif, qui juge “difficile de considérer le retour dans le pays comme une démarche volontaire”. La suite sur
La Gazette des Communes

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 07:12

 

 

1,4 million de logements sont suroccupés, ce qui correspond à 9,5% des ménages d'au moins deux personnes, soit 5,1 millions de personnes. Trois chiffres sortis d'une étude sur la suroccupation des logements, réalisée par l'Insee à partir des résultats du recensement de la population 2010.
Bonne nouvelle toutefois : la proportion de ménages vivant dans un logement suroccupé tend à diminuer, passant de 8,2% de l'ensemble des ménages en 1999 à 7,4% en 2010. Cette évolution s'explique par la diminution du nombre moyen de personnes par ménage (vieillissement, séparations plus nombreuses...) et par une augmentation du nombre moyen de pièces par logement (passé de 3,9 à 4 sur la période).

Des écarts géographiques...

La suroccupation connaît des écarts selon les territoires. Du fait des tensions sur l'immobilier, elle est plus importante dans les grandes villes (9% contre 7,4% pour la moyenne nationale) et atteint son paroxysme en Ile-de-France où 18% des ménages sont concernés (avec une forte concentration sur Paris et la Seine-Saint-Denis). A l'inverse, la suroccupation est faible (3% et moins) dans des régions rurales comme l'Auvergne et le Limousin, mais aussi dans les régions de l'Ouest. De même, l'étude montre que la suroccupation des logements est beaucoup plus importante pour les appartements (17% des appartements sont concernés) que pour les maisons (2,5%). La suite sur Localtisinfo

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 06:46

 

 

Malgré une circulaire d'août 2012 prévoyant la recherche de solutions d'accompagnement avant l'expulsion d'un campement illicite de Roms, les évacuations de bidonvilles et squats se sont poursuivies sans amélioration pour les familles, dénonce mercredi 26 juin dans un rapport le collectif Romeurope.


Le gouvernement a adopté le 26 août 2012 une circulaire interministérielle préconisant de rechercher des solutions de relogement avant de procéder à l’évacuation d’un campement illicite, notamment de populations roms. Elle prévoit de mettre en place des diagnostics individualisés des personnes, afin de mieux prendre en compte leurs besoins et éviter notamment la déscolarisation des enfants et maintenir le suivi médical.


Mais “plus de neuf mois après sa publication”, le collectif national Droits de l’homme Romeurope a recensé que “sur plus de 100 opérations d’évacuation de lieux de vie sans titre, moins d’une situation sur dix a fait l’objet d’un diagnostic préalable”, et “moins d’un tiers aurait été suivi de propositions d’hébergement”.


Alors que la circulaire prévoit de recourir à court terme à l’hébergement d’urgence, “dans de nombreuses situations, aucune solution, même transitoire ou d’urgence, n’est prévue pour les familles”, contraintes d’errer à la recherche d’un nouvel espace où se réfugier.


Et même lorsque certaines collectivités anticipent et accompagnent ces évacuations, “les solutions restent souvent inadaptées”, avec des hébergements, de quelques nuitées le plus souvent en hôtel, en quantité généralement insuffisante pour loger toutes les familles, et réservés aux femmes et enfants, obligeant à l’éclatement des structures familiales. La suite sur
La Gazette des communes

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:18

 

 

 

Poids lourd du budget public pour l’aide sociale aux familles, l’hôtel social est pourtant un univers méconnu. Erwan Le Méner analyse le fonctionnement de ce parc d’hébergement atypique, où résident des familles privées de logement, souvent migrantes, assignées au précaire et au provisoire.

L’hôtel social, nouvel avatar d’un marché de la misère multiséculaire ?

En Île-de-France, de plus en plus de « familles » vivent dans des « hôtels sociaux » [1]. Ces familles sont hébergées, à défaut de logement ou de centres spécialisés, soit par des organismes s’occupant, au titre des missions de l’État, de l’accueil des sans-domicile ou des demandeurs d’asile, soit par les conseils généraux, en vertu de la protection de l’enfance. Elles représentent une part croissante de la population comptabilisable comme sans logement.


Mais en quoi consiste exactement un « hôtel social » ? Est-ce simplement un mot nouveau pour désigner ces garnis et autres meublés utilisés depuis le XVIIe siècle dans les grandes villes et à Paris en particulier (Faure et Lévy-Vroelant 2007), comme logement de passage et logement tout court, pour des gens de peu ? La publicité sporadique donnée à ces établissements, à la réputation d’être tenus par des marchands de sommeil, à l’occasion d’incendies tragiques et de reportages spectaculaires, tendrait à le laisser penser, bien que des travaux aient montré que pouvaient aussi s’y déployer des formes d’hospitalité quasi-familiales (Barrère et Lévy-Vroelant 2012). Mais cette perception uniforme masque une situation relativement complexe et inédite, dans laquelle prend désormais place une grande variété d’établissements hébergeant des familles, et où l’opérateur intervient désormais fréquemment comme tiers payeur entre le tenancier et celles-ci. La complexité de ce « marché » atypique tient aussi à l’éclatement temporel et spatial qu’implique son fonctionnement : l’organisation même de l’hébergement est de plus en plus étalée, impliquant des déménagements fréquents sur l’ensemble du territoire métropolitain ; de plus, l’hébergement se conçoit toujours comme provisoire, ce qui instaure un rapport particulièrement incertain et problématique au temps comme à l’espace.


Du point de vue de sa genèse en termes de politiques publiques, l’hôtel social est d’abord le fruit de l’institutionnalisation par les pouvoirs publics d’un type particulier d’hébergement d’urgence, destiné à un public considéré comme nouveau par ceux qui le prennent en charge. En effet, l’accès au système d’hébergement s’organise viades filières qui, au moins pour ce qui relève de la prise en charge étatique, différencient explicitement des types de migrants, et amène alors à considérer les relations entre la gestion des migrants et la question « SDF » [2].

Les familles migrantes, une population hors gabarit

À Paris, dans les années 1930, 11 % de la population résidait dans plus de 250 000 chambres de meublés ou garnis (Faure et Lévy-Vroelant 2007). En 2007, l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR ; 2007) a recensé à Paris 21 000 chambres situées en meublés, résidences hôtelières à vocation sociale, ou hôtels (de tourisme) « pratiquant de l’hébergement social ». L’évolution va donc dans le sens d’un très net déclin : cette résorption est le résultat de la politique du logement conduite à partir de l’après-guerre, doublée d’une lutte contre l’habitat insalubre puis indigne (Faure et Lévy-Vroelant 2007). Dès les années 1980 et 1990, plusieurs rapports s’inquiètent de l’étiolement de ce « parc social de fait », qui peut aussi servir à abriter ponctuellement des ménages, des familles notamment, souffrant de difficultés momentanées. Mais c’est seulement à partir de la fin des années 1990 que des associations, ainsi que les pouvoirs publics, utilisent de façon récurrente, croissante, et distincte l’hôtellerie, dite parfois « sociale », pour pallier le besoin d’hébergement de familles. Pour celles-ci, la présence d’un enfant équivaut pratiquement à une obligation d’hébergement, qui devient alors réellement « inconditionnelle » [3].


Or, les centres d’hébergement d’urgence, quand ils sont utilisés pour héberger des personnes seules, ne sont pas jugés adaptés aux enfants ; les centres d’hébergement et de réinsertion sociale ou encore les centres maternels semblent, en général, privilégier des ménages en situation régulière, tout en accusant eux-mêmes un déficit de places. Enfin, les centres spécialisés dans l’accueil des familles migrantes, comme les CADA (Centres d’accueil pour demandeurs d’asile) sont pleinement occupés.

La suite surMétropolitique

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:07

 

 

Bilan hiver 2012-2013 : 58% des demandes d'hébergement n'ont pu être satisfaites

 

La Fnars (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) publie son bilan hivernal 2012-2013 sur l'hébergement, réalisé auprès d'un échantillon de 37 départements. Les résultats en sont inquiétants. La Fnars avait déjà tiré la sonnette d'alarme lors de la dernière édition de son "Baromètre du 115", le numéro d'appel d'urgence pour les sans-abri, publiée juste avant la fin de l'hiver (voir notre article ci-contre du 19 mars 2013). Celui-ci pointait une forte dégradation de la situation de l'hébergement d'urgence, avec une hausse des refus d'hébergement de 80% par rapport à l'hiver précédent. Le bilan hivernal, qui prend davantage de recul, confirme ces premières impressions.

Le dispositif n'est plus en mesure de faire face

Les chiffres montrent ainsi "que la précarité progresse sur les territoires et que le dispositif d'hébergement ne parvient pas à y faire face". Cette situation s'explique essentiellement par une hausse de 31% des demandes d'hébergement, conséquence d'"une dégradation de la situation sociale, dans un contexte de crise économique et sociale mondiale". Si la majorité des demandes continue d'émaner d'hommes isolés, la Fnars observe aussi une forte progression (+42%) des celles des familles. Les demandes de personnes étrangères - en demande d'asile, déboutées du droit d'asile ou en attente de titre de séjour - sont également en forte hausse : +53% pour celle émanant de ressortissants hors Union européenne, contre seulement 19% pour les ressortissants de l'Union.


Conséquence de ces évolutions : le dispositif d'hébergement n'est plus en mesure de faire face, malgré une augmentation du nombre de places proposées. Au total, 58% des demandes formulées auprès du 115 n'ont pas donné lieu à un hébergement durant l'hiver 2012-2013. Ce taux de non-hébergement monte à 62% pour les ressortissants étrangers hors UE et à 75% pour les ressortissants d'un pays de l'Union. Le nombre de ces demandes sans solution augmente de 54% par rapport à l'hiver 2011-2012. Ce taux est toutefois légèrement inférieur à celui affiché par le dernier baromètre du 115, calculé sur des données partielles avant la fin de l'hiver (voir notre article du 19 mars 2013). Par ailleurs, le bilan 2012-2013 indique que "plus de 20.000 personnes, sur les 50.000 qui ont sollicité le 115 cet hiver, ont eu une réponse systématique négative à leurs différentes demandes d'hébergement" (principalement des familles et des hommes seuls). A suite sur LocaltisInfo

 

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