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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 19:37

 

 

Consternation et sidération à la lecture des rapports du CSA sur les temps de parole politique en cette période électorale !


France3, la chaîne de service public « préférée des Français », a tendu le micro au Front National de façon éhontée : sur la période examinée par le CSA, qui court du 10 février au 21 mars, les chiffres montrent une surreprésentation du Front National et un déséquilibre total pour les autres partis.


Jusqu’à 48% des temps de parole pour le FN !

Sur France 3, le FN bénéficie de 29% des temps de parole au 14 mars. On a compté jusqu’à plus de 48% la semaine précédente !!!
Mais comme il faut bien respecter l’équité jusqu’au 21 mars, un pseudo équilibre se fait la dernière semaine,
in extremis,pour aboutir sur toute la période à 17% pour le FN, mais 3,9% pour EELV - 4,85 pour le Parti de Gauche - 4,79 pour l’UDI, carrément rien pour le MoDem, le NPA, le Parti radical- 33,84 pour le PS et 30,12 pour l’UMP.


A l’issue du 1° tour des municipales, le FN, qui a déposé en tout 585 listes, représente 4,7% des voix dans les villes de plus de 1000 habitants. 


Alors monsieur le président de FTV, messieurs les directeurs et sous-directeurs de l'information, messieurs les rédacteurs en chef etc…Nous osons espérer que la réapparition du Front National au niveau municipal dans le pays vous interpelle, comme elle choque une majorité des citoyens et des républicains.


Le problème, c'est que vous portez une lourde responsabilité dans ces résultats, en ayant omis de veiller au pluralisme dont vous devez pourtant être les garants.


Vous trahissez par votre désinvolture le travail des journalistes de terrain qui, eux, se soucient au quotidien de l'équilibre et de l'éthique de leurs reportages. Vous méprisez les citoyens en ne leur offrant pas une information permettant de faire des choix politiques éclairés, vous bafouez la mission de service public qui nous est dévolue.


Nous, salarié-e-s de France TV et aussi téléspectateurs payant la redevance, nous vous exprimons notre colère, notre honted'être de fait assimilés à une chaîne qui fait le lit de l'extrême droite, en ayant accordé une visibilité au FN disproportionnée par rapport à son implantation municipale.
Nous vous demandons des explications et attendons un changement rapide de cap.

Paris, le 28 mars 2014
*les tableaux du CSA sont consultables sur le site du CSA
SNJ-CGT France Télévisions 

En téléchargement...

Les dirigeants de France TV complices de la montée du Front National.pdf

 

Source SNJCGT

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:39
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:33

 

 

La propagande de guerre utilise des mécanismes chaque fois plus sophistiqués et efficaces, car la manipulation grossière reste beaucoup plus facile à découvrir par le public. Un de ces mécanismes est de « vendre » la guerre comme « humanitaire ». Cela a été testé, rappelle Ángeles Díez (*), pour la première fois dans le conflit de Yougoslavie (1999) et ce système s’est répété depuis dans les guerres d’Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. Que signifie une «guerre humanitaire » ?


Dans les milieux alternatifs circule principalement l’idée que les grandes entreprises de médias et, par extension, les médias qu’elles contrôlent, sont des armes dans les mains des puissants pour développer les guerres et contrôler le pouvoir. Mais la politologue Ángeles Díez est allée un pas plus loin : ces grands groupes commerciaux sont « en eux-mêmes la guerre et le pouvoir ». De fait, leurs principaux intérêts souvent ne se trouvent même pas dans les milieux de la communication, mais dans le secteur du pétrole et autres domaines de l’économie.


Il suffit de s’en remettre aux preuves. L’industrie militaire et les entreprises de médias, de relations publiques, sont celles qui déplacent le plus d’argent dans le monde. « Nous nous trouvons vraiment devant un grand commerce », estime Diez. Pour analyser la notion de propagande, il ne faut pas tomber dans le simplisme. Ángeles Díez la considère au sens large : « La propagande est un système complexe dans lequel ne participent pas seulement les milieux de la communication ; elle circule dans tous les espaces de sociabilité (dans les écoles, dans la rue, dans les cafés) ». Quant à la propagande de guerre, elle utilise des mécanismes chaque fois plus sophistiqués et efficaces, car la manipulation grossière reste beaucoup plus facile à découvrir par le public.


Un de ces mécanismes est de « vendre » la guerre comme « humanitaire ». Cela a été testé, rappelle Ángeles Díez, pour la première fois dans le conflit de Yougoslavie (1999) et ce système s’est répété depuis dans les guerres d’Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. Que signifie une « guerre humanitaire » ? D’abord, « en appeler aux émotions et à la bonne conscience des gens ; mais aussi présenter le conflit en termes manichéens, comme une guerre entre le bien et le mal ; en plus, l’ennemi incarne une méchanceté absolue qu’il faut personnaliser, par exemple dans la personne de Saddam Hussein, Khadafi, ou Bachar El Assad ». De la même manière, on multiplie les appels à la « liberté » et à la « démocratie ».


Ángeles Díez rappelle comment, déjà en 1981, l’écrivain Julio Cortázar a donné l’alerte dans une conférence, relatée dans le quotidien El País, sur la manipulation des mots. Comment, à l’égal de ce que fit en son temps le fascisme, les États-Unis et son empire se sont approprié des termes comme « démocratie » et « liberté » pour en dégénérer l’usage.


Cependant, indépendamment du fait qu’on dégénère les concepts, les messages de la propagande de guerre contiennent une charge plus profonde, parce que, selon la politologue, « on n’appelle pas à la raison, mais aux sentiments émotifs et humanitaires, qu’on manipule ».


La propagande de guerre est aujourd’hui, en tout cas, très émotionnelle. Et ceci pour diverses raisons. Premièrement, parce qu’on utilise comme base des faits établis (autrement la manipulation apparaîtrait trop grossière, bien que pendant la guerre d’Irak on utilisa directement le mensonge). Par exemple, c’est un fait établi qu’en Syrie on a utilisé l’arme chimique. Mais l’étape suivante est d’attribuer son usage (ce qui n’est pas démontré) à Bachar El Assad. Il est aussi certain qu’en Syrie il y a eu des manifestations pacifiques réprimées par le gouvernement, mais la propagande transforme ces protestations en « révolutions ». « Ce sont les mêmes qui parlent et posent l’étiquette de printemps arabesen Tunisie et en Égypte, et qui diffusent le terme de révolutions oranges  », résume la professeure.


De plus, la propagande de guerre donne un résultat parce qu’elle s’appuie sur des « matrices de connaissances » déjà constituées. C’est-à-dire, dans des structures mentales déjà construites. De cette manière, quand un média classique parle de « régime syrien », le spectateur peu averti l’assimile à « dictature » par les « matrices de connaissances » antérieurement instauré. A partir de ceci, n’importe quelle image des moindres assassinats ou bâtiments détruits sont mis au compte du dictateur syrien.


Un autre aspect, souligné par Ángeles Díez, qui contribue à ce que la propagande belliciste soit fructueuse, c’est la prolifération des euphémismes. Des mots comme « régime », « intervention militaire » ou « aide aux insurgés » cachent d’autres réalités, bien plus obscures. L’utilisation du terme « terroriste » est aussi totalement calculée.Par Enric Llopis/ la suite sur Pressenza

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 17:08

 

 

OPIAM,  fait régulièrement le point sur la diabolisation de J-L Mélenchon dans les médias extrait :

 

  • Deux analyses très complémentaires sont réunies ici. D’abord, une analyse iconographique d’André Gunthert, historien, enseignant-chercheur en culture visuelle et maître de conférences à l’EHESS. Puis quelques montages réalisés par la presse, et des variations à l’infini sur le thème de la diabolisation visuelle (trouvés sur le forum « Sans entraves« ) 12/05/2013

  • Voici un bel exercice de journalisme neutre-et-objectif : Mélenchon et la bouche béante, grande tendance depuis le mois de juin 2013. Une même illustration a été choisie dix-huit fois depuis le mois de juin, au minimum, pour l’ensemble de la presse écrite. Le record est détenu par le journal Libération, qui l’a utilisée quatre fois. 26/09/2013

  • Gros titre innocent et objectif avec grosse illustration très neutre du journal gratuit Metro, ce 3 novembre 2013 : « Belgique : le « Mélenchon wallon » inculpé du meurtre de son épouse ». Le journaliste s’appelle Rémy de Souza. 3/11/2013 Ajout le lundi 4 novembre, 00h00 :Quelques minutes avant minuit, le titre a été changé, et est devenu « Bernard Wesphael, le député belge inculpé pour le meurtre de sa femme ». Mais pas la première phrase de l’article : « Outre-Quiévrain, l’événement fait la Une. Bernard Wesphael, un député régional de 55 ans présenté par certains comme « le Jean-Luc Mélenchon wallon », est soupçonné du meurtre de sa femme [...] »

 

Il semblerait que les médias fassent la pluie ou le beau temps en guidant nos mains vers le bulletin de vote qui leur convient. Aujourd'hui il diabolise J-L Mélenchon... Tout comme il y a 7 ans, lors du référendum sur le TCE. Souvenez-vous de quelle façon les « Nonistes » étaient traités et comment les tenants du OUI avaient tapis rouge déployé. Et pas que les médias Français, " puisque les politiques étaient pour le OUI, il fallait leur embôiter le pas...

 

Quelques articles de l'époque glanés sur le Net :

 

  • Jon Henley, The Guardian : « On doit choisir entre le plein emploi ou un système de protection sociale généreux, on ne peut avoir les deux. » 

  • Financial Times : Premier recul du non en France

  • Süddeutsche Zeitung Schröder fait campagne pour le oui en France 27/04/2005 et Les Français mettent en danger la Constitution européenne 01/04/2005

  • Le plus grand quotidien polonais, Gazeta Wyborcza, publie "Lettre ouverte aux Français au sujet du référendum du 29 mai" signée par l'ex-président Lech Walesa, Adam Michnik, ancien Premier ministre Tadeusz Mazowiecki ou Marek Edelman, l'unique survivant des dirigeants de l'insurrection du ghetto de Varsovie ; Bronislaw Geremek, enseignant au Collège de France ; et les cinéastes Andrzej Wajda, Krzysztof Zanussi, Andrzej Zulawski, Agnieszka Holland, ainsi que l'acteur Andrzej Seweryn, sociétaire de la Comédie-Française

  • Courrier International. Correspondant à Paris de plusieurs journaux italiens, Alberto Toscano donne son analyse de la nature du non français et des conséquences à attendre s’il l’emporte. « Un 21 avril bis ? Les clés de l’Europe sont aujourd’hui en France. Le choix français du 29 mai est déterminant pour la suite de l’intégration communautaire à la fois sur le terrain de l’organisation de l’Union européenne et sur celui des volontés politiques. La non-ratification française du traité signé par Jacques Chirac le 29 octobre dernier avec les autres chefs d’Etat et de gouvernement produirait en Europe une réaction en chaîne contre la cohésion communautaire. » …

  • Sans parler des débats télévisés lourdement guidés vers le OUI des partis politiques et leurs meetings tels ceux du PS largement appuyé par le gotha européen sous la bannière « L'Europe sociale passe par le OUI » voir ici François Hollande, Ségolène Royal, accueillant Zapatero  (Espagne); Gerard Schoder (Allemagne) accueilli par DSK. ; .. Oubliant bien sûr les voix qui se mobilisaient pour le NON, dont … J-L Mélenchon entre autres et... 55% des Français.

 

Et aujourd'hui, où en est « leur » Europe ? Après leur plan B (Le TCE transformé en Traité de Lisbonne voté entre eux pour être sûr d'obtenir un OUI), cette Europe nous mène à la catastrophe. Le dumping social détruit les systèmes sociaux des pays qui jusqu'alors s'en sortaient plutôt bien ; des services publics qui fonctionnaient ; des industries qui tournaient... mieux qu'aujourd'hui... Le résultat ? Les pays sont de plus en plus endettés, les citoyens ne joignent plus les deux bouts, les entreprises délocalisent vers les pays de l'UE où le salaire est plus bas, le chômage explose, les jeunes s’expatrient, les vieux crèvent, les services publics sont exsangues … mais, les libéraux se démasquent un peu en nous répétant chaque jour que le « coût » du travail est trop élevé en France. Demain ils nous expliqueront que 400€ de SMIC sauveraient  les entreprises... C'est clair, non ?

 

Nous, les « nonnistes » majoritaires dans ce pays, étions affublés de noms d'oiseaux, traités d'antieuropéens ayant peur du « plombier Polonais » ...quand nous réclamions D'ABORD une Europe sociale ! Hier, tous pour le OUI, aujourd'hui tous (ou presque) contre Mélenchon. Ce n'est que la suite de cette politique que nous ne voulions pas et que nous ne voulons toujours pas.

 

Les médias cherchent à nous diriger dans nos choix, voire dans nos idées. Restons sur nos gardes, dressons l'oreille vers les propositions différentes de ceux qui ont un autre langage mais surtout prenons garde aux médias qui cherchent à les bâillonner...

 

VMH

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:40

Le FN en tête aux élections européennes ? C'est ce que suggère un sondage publié par "Le Nouvel Observateur". Avec un candidat FN présent au second tour à une élection cantonale partielle, l'UMP qui n'est plus aussi claire quant au parti de Marine Le Pen, les médias n'hésitent pas à évoquer une "montée" de l'extrême droite. Mais notre chroniqueur Mathieu Géniole veut démontrer que le parti n'accédera jamais à l'Élysée.

Alors comme ça, on devrait avoir peur de Marine Le Pen ? La présidente du Front national a pris un tel melon qu'on n'aurait même plus le droit de dire qu'elle est d'extrême droite, le tout sur fond de sondages donnant son parti en tête aux prochaines élections européennes.

Ah ! Eh bien je vais le dire haut et fort : le Front national, sa "montée", son appartenance évidente à l'extrême droite, je m'en fous complètement. J'en suis même arrivé à couper le son de ma télé quand on en parle, à ne plus lire les articles sur le sujet. Bref, je fais une cure 0% FN et je m'en porte très bien.

Je vous conseille vivement de faire pareil : il suffit de remettre ce parti et ses électeurs à la place qu'ils méritent, vous allez voir qu'un gros problème va soudainement disparaître.

 

Démonstration.

Un succès qui repose entièrement sur les médias

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut rappeler que si le Front national en est là aujourd'hui, c'est d'abord à cause des médias qui se complaisent à le normaliser depuis des années.

Oui, des années : ça a commencé avec la diffusion des discours de Marine Le Pen pendant la dernière présidentielle, l'occasion pour BFMTV et i>Télé de balancer jusqu'à deux heures de doctrine frontiste sans la moindre analyse (le plus souvent le dimanche après-midi), quand ils n'utilisent pas directement les images fournies par le parti. Quel rendez-vous familial extraordinaire : si on voulait faire entrer la parole du Front dans les foyers, on ne s'y serait pas pris autrement.

 

Depuis, tout le monde a ouvert les vannes : la clique FN défile au "Grand Journal" et s'offre un traitement digne de n'importe quel autre parti, sur TF1 Gilles Bouleau a reçu Marine Le Pen en l'interrogeant comme s'il s'adressait à Mylène Farmer.

 

Je pourrais faire une liste interminable de tous les cas de connivence coupable ces derniers mois : les couvertures à gerber sur l'islamisme des magazines du jeudi, la propagation des "unes" de "Minute" et "Valeurs Actuelles" sur Twitter, l'émission "Les Grandes Gueules" sur RMC qui passe son temps à créer des polémiques stériles sur les communautés avec des intervenants plus poujadistes les uns que les autres.

 

En 2002, on avait accusé les médias d'avoir fait progresser Jean-Marie Le Pen en traitant de faits-divers jusqu'à l'overdose. Cette fois, pas de Papy Voise qui se fait taper par de méchants immigrés : les médias déroulent directement le tapis rouge au Front national, on ne pourra pas les accuser d'avoir "fait le jeu" du Front national mais d'avoir directement collaboré avec ce parti en travaillant quotidiennement à sa "fréquentabilité" et à l'acceptation de ses idées par les Français.

 

Il est probablement un peu tôt pour soulever ce problème : attendons que le FN fasse un énorme score pour nous interroger sur le rôle des médias, c'est tellement plus commode de se remettre en cause quand il est trop tard.

 

Les européennes : un triomphe sans le moindre intérêt

Les médias, donc, s'en donnent à coeur joie sur un Front plus fréquentable avec ses nouvelles têtes d'affiches bien coiffées. Et inéluctablement, le parti d'extrême droite fera un carton aux prochaines élections.

 

Pourtant, le succès attendu du FN n'aura strictement aucune portée. Expédions les européennes : c'est une élection vraiment à part, le Front y réalisera un score élevé qui repose sur le rejet de l'institution européenne plus que sur l'adhésion aux idées du parti.

 

En 2014, on enverra probablement quelques députés FN en plus au parlement européen, il n'y mettront jamais les pieds (comme d'habitude), ça ne changera rien, et ça n'aura pour ainsi dire aucune conséquence sur la vie des Européens.

 

Un maire FN et alors ?

Penchons-nous plus longuement sur les municipales : visiblement, une horde de piliers de comptoir semble décidée à glisser un bulletin aviné au nom d'un inconnu qui pose tout sourire avec Marine sur les affiches. Soit. Et alors ?

 

Allez-y, élisez vos candidats FN dans vos campagnes, qu'est ce que ça va bien pouvoir faire ? Vous croyez qu'ils vont appliquer la préférence nationale dans des bleds paumés qui ne comptent pas le moindre immigré ? Qu'ils vont sortir de l'euro à l'échelle communale et frapper une monnaie locale bleu-blanc-rouge ? Qu'ils rétabliront la peine de mort dans les fermes ?

 

Rien de tout ça évidemment : on le sait pertinemment, l'élection de candidats FN comme maires s'est toujours soldée par des catastrophes sur le terrain, des élus qui ne font pas mieux que les partis traditionnels, voire qui font pire au niveau de la corruption et des petits arrangements entre amis.

 

Les vrais conséquences d'une victoire locale du FN

Par contre, il y aura une conséquence directe à l'élection d'un candidat FN, et là je m'adresse directement aux électeurs : savez-vous que votre parti ne dépasse pas les 8% d'intentions de vote à Paris et qu'ici on accorde pas la moindre importance aux théories frontistes dans la capitale ?

 

Le résultat de cette complète ignorance est simple : vos villes dirigées par un maire FN seront totalement abandonnées par l'État, et vous n'aurez plus que vos larmes pour pleurer lorsqu'une catastrophe s'y abattra.

 

Regardez bien ce qui se passe à Orange, où règne depuis des années le délicieux Jacques Bompard : le premier régiment de cavalerie, implanté dans la ville depuis 50 ans, va fermer. Une situation catastrophique pour Orange qui perd là une ressource économique fondamentale.

 

Eh bien, chers habitants d'Orange, je suis au regret de vous annoncer qu'à Paris, personne n'est au courant de cette histoire. Tout le monde s'en fout, et vous l'avez bien cherché : démerdez-vous avec votre maire, il va surement trouver une solution miracle. Vous vouliez du FN, vous l'avez. Et maintenant, foutez-nous la paix ! Par Mathieu Géniole/ La suite sur le+ Nouvel Obs

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 07:52

 

 

"Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

 

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

 

De l'info sans infos...

 

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".

 

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

...et une censure sans censeurs

 

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

 

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef-cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un batiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

 

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pitoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

 

Information destructurée pour mémorisation minimale :

 

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.

 

La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

 

Or depuis 10 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchainant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler..." Source Contre la censure du Net

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 07:17

 

 

Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le « solde de tout compte ».


Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse : la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.


Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique Ecologie.


Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. Je me lance dans l’aventure du site Reporterre, parce que plus que jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique.


On trouvera ci-après le récit des événements ouverts le 5 novembre 2012 et qui ont conduit à cette décision. Les lecteurs qui en auront le temps trouveront dans Au journal des journalistesune présentation de mon travail antérieur dans ce journal qui éclairera le contexte de cette affaire.

Rappelons simplement quelques dates :
- création du service Planète : octobre 2008 ;
- création de la chronique Ecologie : février 2009 ;
- prise de contrôle du Monde par MM. Bergé, Niel et Pigasse : juin 2010.

 

Notre Dame des Landes : il est interdit d’enquêter

J’ai suivi avec attention le dossier de Notre Dame des Landes depuis qu’en 2007, j’avais rencontré sur place des protagonistes du projet d’aéroport. J’y étais retourné en août 2009, enquêtant et présentant les arguments des uns et des autres, dans ce qui fut un des premiers articles de presse nationale abordant en détail le sujet.


Je gardais un oeil attentif sur ce dossier qui ne semblait pas vouloir s’apaiser. J’étais le journaliste qui publiait le plus d’articles sur ce sujet, comme en témoigne la base de données du Monde : sur les 155 articles ou brèves où apparaît l’expression « Notre-Dame-des-Landes » entre le 19 novembre 2005 et le 19 novembre 2012, 33 sont signés de moi, le deuxième auteur, Anne-Sophie Mercier, signant 14 articles, le correspondant local, Yan Gauchard, 10.

 

J’avertis, dans une chronique du 5 octobre 2011, que cette affaire serait délicate pour un gouvernement socialiste : « Il serait dommage qu’une éventuelle présidence socialiste s’ouvre par le spectacle de CRS évacuant des paysans et des écologistes pour faire couler le béton ». Mais ni M. Hollande, ni M. Ayrault, ne lisaient apparemment la chronique Ecologie.


En octobre 2012, des forces de police investissaient la zone de Notre Dame des Landes où est censé être construit un aéroport. Elles venaient déloger les quelques centaines de personnes qui s’y étaient progressivement installées durant les années précédentes.


e consacrais trois chroniques aux événements, dont deux peuvent être qualifiées de « scoop » : le 14 octobre 2012, j’avertissais de l’imminence d’une intervention policière, qui se produisit le 16 octobre ; le 21 octobre, je montrais que l’affaire n’était pas locale, mais bien nationale ; le 3 novembre, je révélais que M. Hagelsteen, le préfet de Loire-Atlantique qui avait préparé l’appel d’offres que remporterait ultérieurement la compagnie Vinci, avait plus tard été embauché par cette entreprise.


Durant toute cette période, entre la mi-octobre et la mi-novembre, je m’étonnais de la réticence du journal à suivre cette affaire, alors même que le service Planète aurait dû plonger sur ces événements qui étaient alors le principal sujet de l’actualité environnementale. Sur place, dans la ZAD (Zone à défendre), les forces policières puissamment armées détruisaient maison après maison, noyant le bocage sous le gaz lacrymogène, mais rencontrant une résistance farouche des nouveaux habitants de la zone, des opposants de toujours et des paysans. Ces événements étaient quasiment tus par Le Monde. Le journal publiait cependant le 27 octobre, alors que le résistance se renforçait, un article étonnamment titré "Le ciel se dégage pour l’aéroport de Notre Dame des Landes". J’avais demandé dès le 16 à partir sur place en reportage, la chef de service me dit que ce n’était pas possible pour des raisons budgétaires. La suite sur Reporterre

 

 

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:35

 

 

"La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d'une partie très importante de la population. Or, en mettant l'accent sur les faits divers, en remplissant ce temps rare avec du vide, du rien, ou du presque rien, on écarte les informations pertinentes, que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques".

Cette description lucide rend compte du contenu de plus en plus vide du journal télévisé, dont le nombre de faits divers a augmenté de +70% en dix ans. Tandis que le chômage de 8 millions de personnes privées d'emploi, et la pauvreté de 14 millions de familles vivant avec moins de 965 euros par mois n'accèdent que peu ou très mal à la lumière médiatique, sauf lors de la publication truqué des chiffres du chômage (on ne parle que des seuls chômeurs en catégorie A !), qui minore profondément l'ampleur de ce cataclysme. Et, ce faisant, on fait croire aux gens que le CHOMAGE N' EXISTE PAS. Ou n'a pas l'ampleur qu'il a véritablement.

Grâce à ce grand mensonge d'Etat, voulu tout à la fois par l'UMP et le PS, et qui dure depuis trente ans, les gens regardent sans voir la mort sociale de 8 millions de français. Et le grand show capitaliste de la tune triomphante, de la Volonté de puissance inextinguible de quelques capitalistes peut continuer à tourner encore et encore, sans que jamais personne ne crie : "ARRETEZ, ARRETEZ VOTRE CIRQUE...!!!" La suite sur
Médiapart

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 06:59

 

 

 

Braquages en tout genre, règlements de compte sanglants, rixes de rue, enlèvements d’enfant, noyades ou incendies ... les faits divers s’étalent à la une des JT ou se glissent avant la météo des éditions du soir diffusées par TF1, F2, F3, Canal +, Arte et M6.


Il y a cinq ans, Ina Stat 13 mettait en évidence leur progression constante. Aujourd’hui, le constat est le même : ils y occupent une place de plus en plus grande avec, en 2012, plus de 5 sujets en moyenne par jour (2062 sujets).


Toutes les chaînes cependant ne leur accordent pas la même importance : quasi absents d’Arte, ils s’imposent sur M6 qui, en 2012, diffuse un quart de l’ensemble des faits divers et leur réserve 9,4% de son JT. Ils pèsent 6,2% de l’offre de TF1 et 5,5% de celle de F2. Ils occupent 7,6 % des JT de F3 mais 4,6% des JT de Canal +.


Mais quelle que soit la chaîne, ce sont d’abord les actes de violence contre les personnes qui sont relatés, représentant plus d’un sujet sur deux (1041 sujets). Et ce sont surtout les faits divers mettant en jeu des enfants ou des adolescents qui sont exposés : ils occupent 30% de la rubrique (611 sujets). Enfin, l’actualité heureuse y trouve rarement sa place : seuls 5,5% des faits divers relatent une bonne nouvelle.

Source Laurent Mucchielli

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 19:52

Quelle ne fût pas ma stupéfaction de lire cet article concernant une déclaration que Fabienne Haloui a faite ce matin sur France Bleue :

 

MUNICIPALES À ORANGE : VERS UNE LISTE D'UNION DE LA GAUCHE ?

 

La secrétaire du PC84 souhaite une réflexion sur une liste d'union de la gauche à Orange en vue des municipales 2014.

 

La secrétaire départementale du parti communiste en Vaucluse et conseillère muncipale d'opposition à Orange, Fabienne Haloui, verrait bien à nouveau une liste d'union pour les municpales 2014 dans la Cité des princes. Elle pourrait réunir, comme en 2008, PC, PS, Verts et centre-droit. Elle demande à ce qu'on y réfléchisse. (J'ai laissé en l'état, fautes de frappe comprises)

 

Si le titre est bon, que vient faire le « centre droit » là dedans ?

 

Je prends donc mes écouteurs, afin de ne rien rater et j'écoute l'interview (ici)

 

2013-06-118 France Bleue Intw FH

 

Voici la retranscription de la déclaration de Fabienne Haloui :


« Nous, ce rassemblement on veut d'abord le faire sur du contenu.

On voit bien qu'aujourd'hui face à la politique gouvernementale, il y a l'électorat de gauche qui est en désarroi total. On le voit élection partielle, après élection partielle et donc de ce point de vue, nous ce qu'on souhaite, c'est créer les conditions pour qu'on puisse rassembler toutes les sensibilités, sensibilités socialistes, écologistes, communistes, mais également toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans la vie associative, dans le mouvement syndical, à la fois sur des politiques qui rejettent l'austérité et en même temps qui porte un projet qui soit de matière à faire reculer la droite et l'extrême droite sur Orange. Donc, on s'oppose frontalement à la politique du maire d'Orange et à son idéologie, mais en même temps on veut le faire aussi sur des politiques qui ne font pas le lit de l'extrême droite »

 

Pour cette fois, je me contenterai de penser que la personne qui a fait la retranscription était fatiguée... Mais, concernant la politique, peut-on se permettre d'un à peu près ? N'y a-t-il pas un comité de rédaction ?

 

Conclusion vérifiez toujours par vous-même !

VMH

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