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Qui a tué nos villages ?

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:03

 

LE PLUS. Invité de l'émission de France 2 "Des paroles et des actes", Jean-Luc Mélenchon a fait le show. Mais derrière les provocations, notre chroniqueur politique Bruno Roger-Petit estime que la stratégie du leader du Front de gauche a mis à nu les ficelles d'une émission usée parce que moins neutre politiquement qu'il n'y paraît.


La peine qu'il faisait David Pujadas face à Jean-Luc Mélenchon. Cette détresse dans ses yeux. Ce désarroi dans le sourire contraint. Cette peur perceptible, visible au-delà du raisonnable...

Il en faut peu pour lire sur le visage d'un journaliste tout-puissant de la télévision, incarnation de la société politique du spectacle, sûr de lui et dominateur d'ordinaire, oui, il en faut peu pour lire la déroute d'un anchorman, d'une émission, d'un système, d'une domination politique, intellectuelle et médiatique...


En vérité, il faut bien le dire, Mélenchon a tué, en une émission, le symbole de l’interviewer politique à la télévision personnalisé par Pujadas, le concept de l'émission "Des paroles et des actes" et la philosophie générale sur laquelle repose le système des émissions politiques à la télévision.



Mélenchon maîtrise l'art de la déconstruction

Pujadas d'abord. Tout au long de l'émission, le présentateur vedette de l'émission a paru tendu, inquiet, angoissé, comme s'il était chargé de manipuler à mains nues un python royal. Tout juste si l'on ne voyait pas perler les gouttes de sueur sur le front. C'est que Mélenchon, seul exemplaire du genre au sein de l'espèce des homos politicus, est un as de la déconstruction.

On l'a déjà dit ici, le leader du Front de gauche est le seul qui ne joue pas la règle du jeu imposée par la télévision en mode Pujadas.Il déconstruit systématiquement les questions qui lui sont posées, en montre les non-dits, les arrières pensées, les manipulations, les chausse-trappes et les pièges.

Cela lui permet de déconsidérer l'interlocuteur, de le réduire en charpie avant même de répondre sur le fond. François Lenglet, "l'économiste" de France 2, en a ravalé plusieurs fois sa maîtrise de lettres.

Emblématique de la déconstruction "mélenchonesque", ce moment où le chef du Parti de Gauche fut interrogé par Pujadas et le placide Jeff Wittemberg sur le voyage de François Hollande en Chine.

Bien évidemment, les deux interviewers entendaient réduire, par cliché et facilité, le débat à la seule question des droits de l'Homme. Afin de montrer que les relations avec ce grand pays qu'est la Chine ne pouvait se réduire à un seul jugement "politiquement correct" sur ce sujet, Melenchon se mit à répéter, de façon amusée, l'expression "droits de l'Homme", ce procédé lui permettant de souligner l'aspect caricatural, réducteur, intellectuellement faible de la question ainsi formulée.

Les deux journalistes étant ainsi réduits, aux yeux des téléspectateurs, à leur dimension automates de l'info fonctionnant par réflexe, il ne lui restait plus qu'à évoquer les sujets qui lui convenait. Du grand art, quand bien même on peut estimer, du point de vue de Mélenchon, qu'un peu moins d'emphase brutale ne nuirait pas au procédé.



Un concept d'émission trop rigide 

Cette déconstruction méthodique, méticuleuse et sauvage à la fois, ce dynamitage de toutes les séquences, a mis en évidence ce qui apparaissait en filigrane depuis quelques numéros de DPDA. Le concept de l'émission, trop rigide, trop figé, est mort.

DPDA, c'est fini. 

RIP DPDA. Par Bruno Roger-Petit/ La suite surLe Plus NouvelObs

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:53

 

Toujours décrié par les journalistes, mais pourtant si souvent invité sur les plateaux de télé, de radios, dans les journaux, Jean-Luc Mélenchon a bien du courage pour ne pas lâcher les 4 millions d'électeurs qui lui ont fait confiance et les militants du Front de Gauche (composé de 9 partis) qui le suivent.

 

Ces émissions ressemblant plus à une corrida, où le taureau est seul face une flopée de picadors et autres banderilleros dans leurs habits de lumière, attendant la ola à chaque coup donné, mais se mettant rapidement à l'abri dès que le dit taureau est prêt à foncer... En espérant que « l'animal » tombera sous un coup bien porté du torero... quitte à se faire aidé pour cela par le matador !! Car pour avoir assisté à des corridas, c'est exactement la même réflexion que je me fais à chaque fois : seul (dans l'arêne) contre la pensée dominante du moment. J'ai bien dit du moment, car au prochain changement de majorité, ces « chroniqueurs politiques » suivront, comme ils le font toujours.

 

Pour d'autres téléspectateurs, (sur twitter) c'était un accusé face à des procureurs. C'est dire comment est perçu ce genre de programme où tout est fait pour éloigner le citoyen des urnes.

 

Les titres des émissions de télé, toujours alléchants, pour qui s'intéresse un peu à la politique de ce pays sont trompeurs. Le dernier exemple étant « des paroles et des actes », d'hier... qu'ils devraient débaptiser en « des paroles rien de plus », car les actes (politiques) ne les intéressent pas... Leur seul intérêt, étant les jeux de mots. Prouver que leur pensée néolibérale est la seule, mais ne laissant pas s'exprimer, celui qui a d'autres propositions.

 

A chaque question « politique » posée et avant même que J-L Mélenchon n'ait eu le temps de répondre, une autre question... Aucun respect pour l'invité, mais pire encore, aucun respect pour le téléspectateur trompé par le titre de l'émission, qui n'aura pas les réponses qu'il attend. Et pourtant, avec Mélenchon c'est l'audimat assuré !

 

Et que dire des comptes-rendus médiatiques du lendemain..

Souvenez-vous, lors du débat Cahuzac-Mélenchon  quand Bruno Roger-Petit écrivait dans le plus Nouvel Obs «(...)Un affrontement entre deux gauches. C'est la gauche du réel, incarnée par Jérôme Cahuzac qui s'est imposée, selon Bruno Roger-Petit, chroniqueur politique au Plus. »... ou encore « La forme d'un débat de ce type est bien souvent le révélateur de l'affrontement psychologique qui se joue entre les deux protagonistes. De ce point de vue, c'est avec virtuosité que Jérôme Cahuzac, qui connait son Mélenchon par cœur (trente ans de PS en commun, cela aide) a joué de tous les défauts de son adversaire, les instrumentalisant pour en tirer profit. » ou « Dans la foulée, le ministre du Budget infligea une leçon de réalisme social et économique à Mélenchon, lui démontrant implacablement que les solutions qu'il préconise, mises en application, seraient encore plus dommageables pour les faibles que celles mises en place par le gouvernement socialiste actuel. »

« Mélenchon, leader d'un autre temps (...) Cruellement et méthodiquement, le ministre a mis à jour les faiblesses de Jean-Luc Mélenchon, dernier porte-parole d'une gauche morte »...ici

 

Heureusement qu'il est chroniqueur « politique » !! « Avec le temps », chantait Léo Ferré !!

 

Sans compter le désormais célèbre « Vous êtes un homme seul M Mélenchon » cité dans je ne sais combien de médias. Ah ! Quelle jouissance, si le taureau avait mordu la poussière !! Sauf que l'affaire Cahuzac est venue balayer l'arène.

 

L'électeur qui a voté pour le FDG n'est pas un téléspectateur intéressant. Celui-là , il est politisé. On ne pourra pas le manipuler... par contre, d'autres peuvent encore être pris dans le filet du sacro saint libéralisme et la pensée unique médiatico politique.

 

Et celui qui en parle le mieux ce matin c'est.... Bruno Roger-Petit (et oui, le même que pour le débat Cahuzac -Mélenchon)  : « le leader du Front de gauche est le seul qui ne joue pas la règle du jeu imposée par la télévision en mode Pujadas. Il déconstruit systématiquement les questions qui lui sont posées, en montre les non-dits, les arrières pensées, les manipulations, les chausse-trappes et les pièges. »

Les manipulations, les chausses-trappes et les pièges !! C'est dit !! Il ne s'agissait pas de connaître les propositions du FDG, mais de tendre des pièges à cet empêcheur de «ronronner entre eux» qu'est Jean-Luc Mélenchon.

 

Enfonçant le clou de ce que nous avons tous ressenti hier « Voilà pourquoi Pujadas semblait avoir tant peur de Mélenchon tout au long de l'émission. Parce qu'il sentait que le dispositif de DPDA, les séquences, les questions, tout ce barnum télévisuel était dévoilé, démasqué, dénoncé par le leader du Front de gauche. Parce que DPDA était mise à nue pour ce qu'elle est, ontologiquement : une émission de droite, conservatrice, libérale, reflet d'une domination de classe, culturelle, sociale et politique qui ne dit pas son nom, et dont son présentateur, Pujadas, est le héraut et le metteur en scène.Lire l'article

 

Mais, ne nous y trompons pas, B. Roger-Petit, ne soutient pas J-L Mélenchon, non !! Il est en colère après Pujadas qui a laissé dévoiler le barnum télévisé que sont ces émissions soit-disant politiques.

 

Camarade Mélenchon, tu es la voix des sans-voix et c'est avec grand plaisir que j'enfilerai mes baskets le 5 mai à la marche pour la VIème République, pour donner de la voix avec toi, et donner un bon coup de balai.

VMH

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:32

 

 

Charb, dessinateur satirique et directeur de publication de Charlie Hebdo, revient sur les difficultés structurelles auxquelles est confrontée la presse de gauche. L’aide publique, est indispensable avec des critères objectifs.

L'Humanité et l'Humanité Dimanche sont en grand danger. Des difficultés de trésorerie les menacent gravement. Pour faire face à cette situation, l'Humanité et ses équipes font appel à leurs lectrices et lecteurs, aux organisations progressistes et démocratiques, à toutes les personnes attachées au pluralisme des idées et de la presse.


À quoi vous sert l’Humanité ?

Charb. L’Humanité ne ressemble à aucun autre quotidien. Les unes de l’Humanité sont rarement en phase avec les unes des autres journaux. Il n’est pas rare de voir le même sujet traité par le Parisien, le Figaro.À l’Humanité, ce sont des sujets différents qui émergent.L’Huma est le dernier quotidien d’opinion du paysage, dans la mesure où tous les autres, même s’ils ont des analyses différentes sur le sujet mis en valeur, ont tous les mêmes priorités. Tous les journaux s’observent entre eux. Et aucun ne veut être en dehors du mouvement. Sauf l’Huma. Surtout, l’Humanité ne cherche pas à faire du sensationnel, ni du sujet à la mode. L’Humanité ne se situe pas dans ce mouvement général qui affadit l’ensemble de la presse. L’Huma ne ressemble pas aux autres. Ce n’est pas un handicap. C’est une force.

 

Une fois de plus, l’Humanité connaît des difficultés financières…

Charb.Les journaux devraient pouvoir se faire sans publicité, et le manque à gagner devrait être compensé par de l’argent public. Je ne vois pas d’autre solution. L’Humanité a toujours eu moins de rentrées publicitaires que ses concurrents. Même lorsque le journal avait énormément de lecteurs, il ne devait pas y avoir beaucoup d’entreprises attachées à la pluralité de la presse au point de filer de l’argent! De manière générale,la presse de gauche n’est pas à égalité avec la presse de droite. La presse de gauche se bat contre ceux qui sont censés la financer. Il y a peu de journaux indépendants. Regardez Libération : symboliquement, c’est curieux que ce soit un milliardaire (Rothschild – NDLR) qui finance un journal de gauche, idem pour Matthieu Pigasse avec le Monde. On a l’impression qu’il n’y a plus que des banquiers ou des milliardaires qui peuvent lancer un journal. La suite surl'Humanité

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:44

 

 

Les anti Mariage pour tous sont représentatifs d'une France effrayée et méfiante, écrit la presse internationale, qui s'inquiète des récentes agressions homophobes à Paris.

 

La tension monte en France au moment où le projet de loi pour le mariage pour tous revient en seconde lecture à l’Assemblée nationale, écrit le Daily Telegraph. Le quotidien rapporte le florilège de propos lancés par les anti : "Hollande veut du sang, il en aura", de la "blonde peroxydée" Frigide Barjot ou encore "le coup d’Etat législatif" de l'orateur du groupe UMP sur le projet Taubira Hervé Mariton. Sans oublier bien sûr, "vous êtes en train d’assassiner des enfants", lancé par le député UMP Philippe Cochet à l’Assemblée nationale le 18 avril. Autant de propos révélateurs d’un climat on ne peut plus tendu entre les pro et anti Mariage pour tous.

Le correspondant d’
El Paisdresse de son côté un rapide portrait des anti, représentatifs de cette France "bigote et inquiète, provinciale et parisienne à 50% et blanche à 99% (...) Une mobilisation qui s’est habilement camouflée par une mise en scène de type Disney, des habits et des pancartes couleur pastel. Qui, au nom de la pluralité et du respect, s’est autoproclamée Manif pour tous."

Le journaliste espagnol écrit : "la France, la nation qui a inventé les droits de l’homme est aujourd’hui un pays effrayé et méfiant où prolifèrent les phobies. L’islamophobie a envahi la campagne électorale. Le racisme et la xénophobie […] font partie du langage courant. Et l’homophobie a commencé à montrer son visage le plus violent depuis que François Hollande a décidé de lancer la nouvelle loi sur le mariage homosexuel".

Miguel Mora fait référence aux agressions homophobes qui se sont récemment produites en France.

Celle perpétrée le 7 avril à Paris contre Wilfred de Bruijn et son compagnon, ont fait réagir la journaliste américaine Janine di Giovanni, dans
The Daily Beast : "Je ne peux pas m’empêcher de penser à la montée du fascisme en Europe dans les années 30 et à la façon choquante dont les personnes les plus civilisées perdent soudain la tête face à ce qu’elles estiment différent. Les êtres humains font de la résistance au changement. A l’époque c’était le socialisme ou le communisme qui ont entrainé des bandes de voyous dans la rue. Aujourd’hui, ce sont les droits des homosexuels". La suite sur Courrier International 

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:54

 

Une campagne sournoise se fait jour qui consiste à diaboliser Jean-Luc Mélenchon et à l’assimiler en permanence à Marine Le Pen, au nom de la dénonciation des « populismes » (sic). Mais en quoi le FDG est-il comparable au FN ? Que cherchent ceux qui blanchissent ainsi la dirigeante de l’extrême droite ?

 

Maintenant, on ne dénonce plus l’extrême droite, ou rarement, mais « les extrêmes ». C’est pratique, « les extrêmes ». On peut y mettre tout et n’importe quoi. On peut notamment y mélanger le FDG et le FN, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. En vertu de quoi on en conclut soit que les deux mouvements susdits sont également dangereux pour la démocratie, soit qu’ils sont tous les deux critiquables mais respectables. C’est injurieux pour l’un, inespéré pour l’autre, et dangereux pour tous.

 

L’affaire a commencé par le recours massif au mot « populisme », l’une des plus belles arnaques de la vie intellectuelle, le mot fourre tout utilisé par l’élite quand elle ne sait plus comment expliquer la sécession des peuples.


 

2005, avec la victoire du Non au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE) avait été le point d’orgue de cette campagne. A l’époque, quiconque ne succombait pas au charme inhérent à l’Europe des marchés était immédiatement trainé devant la haute cour de justice intellectuelle pour «populisme ». Accessoirement, il était accusé de souverainisme, d’archaïsme, de nationalisme, et de fascisme latent au choix.


 

Depuis, la crise aidant, l’adjectif diabolisant est mis à toutes les sauces. Le Chavisme ? Populisme. Le laminage de « l’expert » Mario Monti en Italie ? Populisme. Le rejet de la Troïka qui fait passer les pays d’Europe sous la toise de l’austérité ? Populisme. Les protestations des Chypriotes face au régime qu’on leur applique ? Populisme. La contestation de la potion néolibérale appliquée un peu partout, soit à la hache (comme en Grèce) soit par asphyxie progressive (comme en France) ? Populisme.


 

Et voilà comment on en arrive à mettre dans le même sac le FDG et le FN, autrement dit ceux qui critiquent des choix qu’ils jugent intrinsèquement mauvais, et ceux qui entendent surfer sur la vague du mécontentement pour faire grossir leur pelote de haine. C’est un moyen très efficace de refaire une virginité politique (et morale) à Marine Le Pen, qui ne s’attendait sans doute pas à un tel traitement de faveur.


 

Quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est reconnu comme un homme de gauche respectueux des valeurs républicaines. On peut ne pas être d’accord avec tout ou partie de son message. On peut trouver qu’il savonne parfois la planche où il est installé avec des formules à l’emporte pièce. Mais rien ne permet de lui faire un procès ad hominem et de mettre en cause son attachement aux droits de l’homme.


 

Mélenchon n’a jamais utilisé le « tous pourris » dont d’autres se complaisent. Son appel à une VIème République rejoint ceux déjà exprimés par Arnaud Montebourg ou Eva Joly, voire d’une autre manière par François Bayrou. On ne sache pas qu’il y ait quelque crime à vouloir rénover des institutions qui sont à la moralisation de la vie publique ce que Jérôme Cahuzac est à la lutte contre la fraude fiscale. En tout cas, rien de ce que dit le FDG ne peut être comparé à la démagogie d’un Front National qui détourne la colère populaire vers le rejet de l’autre, alimentant le réflexe xénophobe, le repli identitaire, voire le racisme larvé qui demeurent dans l’ADN de l’extrême droite. Par Jacques Dion* / La suite sur Marianne 

 

* Jacques Dionest Directeur adjoint de la rédaction de Marianne

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 13:51

 

 

L’information sociale fait rarement la Une des grands médias. Dans un documentaire diffusé en février 2010 sur Arte, David Pujadas confirmait ce que nous savions déjà : programmer huit minutes d’information sociale au journal télévisé de France 2 relève de l’exploit (lire notre « supplique pour être interviewé par David Pujadas »).


Avec l’aggravation de la crise et la multiplication des plans de licenciement, les luttes sociales attirent-elles davantage l’attention des grands médias ? Une chose est sûre : lorsqu’un acteur de ces luttes est invité par les médias, c’est souvent moins pour informer sur les causes et les enjeux de ces luttes… que pour se voir asséner de pénibles leçons de résignation, et autres appels à « dénoncer la violence ». Nous sommes déjà revenus dans plusieurs articles sur quelques uns de ces interrogatoires musclés de syndicalistes ; voici ici une présentation synthétique de ces violences médiatiques ordinaires contre les luttes sociales.


Depuis un an, l’aggravation de la crise et la multiplication des plans sociaux (Goodyear, Sanofi, PSA, Fralib…) a semble-t-il contribué à rendre les luttes syndicales et leurs acteurs plus visibles dans les grands médias. Un regain de visibilité qu’il faut toutefois relativiser, comme le montre un simple comptage des invitations aux matinales des grandes radios, avec 151 invitations pour les représentants patronaux et des milieux d’affaires (71,9 %), et 59 seulement (28,1 %) pour ceux des syndicats de salariés [1].


Même lorsqu’ils sont invités, les représentants des luttes syndicales n’ont pas toujours l’occasion de s’exprimer sur le fond de leurs revendications, comme nous l’avions déjà observé dans plusieurs articles, entre L’interrogatoire de trois syndicalistes par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1, 4 février 2013) ou ceux de Mickaël Wamen syndicaliste de Goodyear par Pascale Clark (France Inter, 12 février 2013) et par Marc-Olivier Fogiel (RTL, le jeudi 7 mars 2013). Voici une mise en perspective de ces grands moments de bravoure journalistique.

 

Des interrogatoires en règle [2]

Le 21 avril 2009, David Pujadas débutait ainsi son interview désormais célèbre de Xavier Mathieu, syndicaliste de Continental : « On comprend bien sûr votre désarroi, mais est-ce que ça ne va pas trop loin ? Est-ce que vous regrettez ces violences ? »


Quatre ans plus tard, le 12 février 2013, lorsque Pascale Clark interroge Mickaël Wamen sur la manifestation organisée par les salariés de Goodyear, elle s’embarrasse moins des motifs d’une telle action que de possibles violences : « Mickaël Wamen, il paraît que les forces de l’ordre craignent des débordements, votre état d’esprit est belliqueux ? »Elle n’aura de cesse, pendant tout l’entretien, de souligner l’intempérance du syndicaliste et le jusqu’au-boutisme de son syndicat (la CGT).


Lorsque Marc-Olivier Fogiel reçoit le syndicaliste le 7 mars 2013, il annonce la couleur : « Vous aviez envie de casser du CRS aujourd’hui ? » Cette fois-ci, pas une seule question sur le motif de la mobilisation des salariés. Une seule chose semble intéresser Fogiel : « est-ce que vous condamnez les violencesce soir, Michaël Wamen ?  » Au point que l’entretien portera exclusivement sur la mise en question de la violence, entièrement attribuée aux syndicalistes. Et jusqu’à sa dernière question, le journaliste tente d’arracher les remords du syndicaliste : «  

Quel message vous adressez aux dix policiers blessés et aux cinq hospitalisés ? »

 

Déjà le 28 janvier, Fogiel recevait Jean-Pierre Mercier, délégué syndical à l’usine PSA d’Aulnay, à qui il demandait d’emblée : « Pour commencer, pourquoi ne pas laisser les salariés qui souhaitent travailler le faire en toute tranquillité ? » Alors que le syndicaliste conteste cette version des faits, Fogiel lui prend la parole pour indiquer qu’un salarié aurait fait part de « menaces » et d’« intimidations ». Puis il invite à plusieurs reprises le syndicaliste à condamner les prétendues violences : « clairement, vous condamnez donc toute menace et intimidationdes salariés non-grévistes de la part de la CGT ou autres ? » [3]


Finalement après trois minutes (sur les cinq minutes d’interview), Fogiel change enfin de sujet. « On va essayer de comprendre Jean-Pierre Mercier l’objet de la grève…  » Et comment ! Après avoir listé les promesses de la direction de PSA, Fogiel interroge le syndicaliste : « vous, vous réclamez quoi concrètement, parce que ça, ça ne vous suffit pas ? »


Dans un autre style, l’interview d’Elkabbach de trois syndicalistes (Jean-Pierre Mercier, Mickaël Wamen et Edouard Martin) suit la même trame. Toute la première partie est dédiée à des rumeurs de violences. Morceaux choisis :

- « Neuf dixièmes des salariés, avec à leur tête le syndicat majoritaire, sont dans les ateliers, voudraient entrer dans les ateliers et travailler, amputer ni leurs droits, ni leur salaire. Pourquoi les en empêcher ? S’ils ont envie de travailler, s’ils ont besoin de travailler ? »

- « Mais est-ce qu’on ne peut pas, à l’intérieur de l’usine, utiliser moins de boulons, de pétards et d’œufs  ? »

- « La contestation, Jean-Pierre Mercier, est utile. Mais les cris, les invectives, les menaces, les coupsle sont beaucoup moins ! »


Faut-il le préciser ? Les « menaces, les invectives, les coups » ou l’« esprit belliqueux » invoqués par Elkabbach, Clark et Fogiel sont rarement avérés. Mais lorsque « violence » il y a, celle-ci occupe toute la place, comme le montre l’exemple du long interrogatoire de Mickaël Wamen par Marc-Olivier Fogiel. On se souvient aussi des insupportables images de plantes vertes renversées à PSA, ou encore du récit du « sac » de la sous-préfecture de Compiègne par les journaux télévisés.


On en vient à se demander si, lors de ces entretiens radiophoniques, les représentants syndicaux sont reçus en qualité de partie prenante d’un conflit social, ou en tant que (violents) délinquants, avérés ou en puissance, desquels il faudrait à tout prix soutirer un repentir ou des regrets « pour l’exemple »…par Frédéric Lemaire a suite sur Acrimed

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 08:07

 

Le co-président du Parti de gauche n’a pas tenu les propos qu’on lui prête depuis 24 heures pour l’accuser de tenir un « discours des années 30 » et d’avoir versé dans « l’antisémitisme » en parlant de Pierre Moscovici. Voici la bande son de ses propos.

 

Depuis hier, toute la planète solferinienne s’enflamme pour un mot de trop que Jean-Luc Mélenchon aurait prononcé sur Pierre Moscovici. J’emploie à dessein le conditionnel car les « confrères » [1] qui ont décidé d’aboyer sur les réseaux sociaux avec la meute, et ont même pris la tête de celle-ci (Jean-Michel Aphatie et Jean Quatremer), ne pouvaient se fonder sur une seule source. Ils auraient mieux fait de s’informer avant de commenter. Mais c’est un réflexe de journaliste, qui se perd.

 

Le propos rapporté par l’AFP, qui a déclenché la tempête d’indignation, n’est pas exact. Jean-Luc Mélenchon n’a pas dit que Pierre Moscovici « ne pense pas français »et « pense finance internationale », comme le rapporte l’AFP.

Il a ditque Pierre Moscovici « ne pense plus enfrançais ». Cela change beaucoup de choses que le contexte éclaire encore.

 

En marge du congrès du Parti de gaucheà Bordeaux, Jean-Luc Mélenchon tenait hier après-midi (samedi), un point de presse. Celui-ci a duré 1h30. Au cours de cette discussion, l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle a beaucoup parlé de l’euro, comme l’a bien rapporté Stéphane Alliès de Mediapart. Et longuement du traitement infligé par l’eurogroupe à Chypre, « un événement immense ». Puisque contre ses propres règles, et notamment la protection des dépôts bancaires jusqu’à 100.000 euros, les 17 pays membres de la zone euro avaient décidé la semaine dernière de ponctionner tous les dépôts bancaires pour éponger les dettes des banques.


Au cours de cette discussion, Mélenchon est revenu sur une phrase du discours tenu, le matin même, par François Delapierre [2] : « 17 salopards » ?
« C’est une très belle expression qui renvoie à un film que vous connaissez… »

 

Des journalistes lui font remarquer que dans le film les salopards étaient douze. Voici une retranscription fidèle de la suite des propos de Mélenchon :

« Le fond de l’affaire est le suivant, qu’a fait le Français dans la réunion ? Il s’est pris pour un petit intelligent, économique, vachement responsable, qu’a fait des études à l’Ena, qui sait comment on doit organiser la rectification des comptes d’une nation, gna gna gnagna gna gna gna… Ben va dans une administration, tu représentes pas le peuple français quand tu fais ça ! Il faut dire : « Non, pas question. Je refuse. Je ne suis pas d’accord. » Pourquoi ? Pas en se disant « les Grecs, je sais pas quoi », mais en se disant « mais demain c’est moi ». Comment le même homme demain à la même table si on lui dit « mais M. Moscovici vous n’avez pas fait ci, vous n’avez pas fait ça, vous avez accepté telles dépenses sociales et tout… » Comment il va pouvoir dire « non » vu qu’il a déjà dit « oui » pour les chypriotes ? Donc il se met dans leurs mains. Donc c’est un comportement irresponsable. Ou plus exactement c’est un comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français… qui pense dans la langue de la finance internationale. Voilà. »

 

Écoutez l'intervention ici 



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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:48

 

 

(ou les révélations post-mortem de Chavez)

 

Les médias sont devenus fous. Je sais, ils l’étaient déjà, mais là ils le sont devenus. C’est vrai que c’est dans les moments de crise que l’on peut juger du véritable caractère d’un homme, ou d’un système. Et depuis quelques jours, on peut dire que nous sommes servis.

 

Tout a commencé lorsque... quoi, exactement ? Y a-t-il eu un moment précis où ils ont basculé d’un état relativement stable d’incompétence et/ou de bêtise et/ou de parti-pris, ou cela s’est-il traduit par un processus lent et constant de dégradation ? La situation s’est-elle réellement dégradée ou sommes-nous devenus simplement plus lucides - ou moins naïfs ?

 

Mais la question qui me taraude est celle-ci : ont-ils touché le fond, là, présentement, ou reste-t-il encore de la marge ? Dans les deux cas, il est temps de s’affoler sérieusement, car ce qui transparaît derrière leur attitude est de nature à nous préoccuper tous.

 

Examinons par exemple les sempiternelles accusations d’atteintes à la « liberté de la presse ». Dans un pays où l’écrasante majorité des médias est entre les mains de l’opposition (et quelle opposition !), une telle accusation s’appuie sur rien, et ne peut que s’appuyer sur rien. Le seul (mauvais) exemple qu’ils ont à nous offrir – lorsqu’ils daignent nous en offrir un - est celui de la « fermeture de la chaîne de télévision RCTV ». Une chaîne qui a activement participé à un coup d’état contre un président élu, et à qui le gouvernement vénézuélien décide de ne pas renouveler le bail d’exploitation des ondes hertziennes. Ce qui veut dire en clair que cette chaîne émet encore, mais via le câble et le satellite. Ce qui veut dire que la chaîne n’a pas été « fermée » mais que, eu égard à ses tendance avérées à commettre des actes qualifiables de « crime » dans probablement n’importe quel pays du monde, eh bien ma foi il a été considéré que le susdit comportement était en quelque sorte comme qui dirait « en contradiction » avec le contrat du bail de location des dites ondes hertziennes (domaine public par définition) offertes par le gouvernement. Le même gouvernement que la chaîne RCTV a justement tenté de renverser par la force. En un mot comme en cent : le gouvernement vénézuélien, dans la mesure où la totalité de la rédaction de RCTV ne s’est pas retrouvée au fond d’une oubliette, a pris une décision d’une « gentillesse » tout à fait inhabituelle, pour ne pas dire incongrue...

 

Vous louez un appartement à quelqu’un. Ce quelqu’un tente de vous tuer (littéralement). Au lieu d’appeler la police, vous lui envoyez une lettre recommandée pour l’informer que son bail de location ne sera pas renouvelé. Franchement, existe-t-il un autre pays au monde où les choses se seraient déroulées ainsi ?

 

Tout ça, « ils » le savent. Mais peu « leur » importe. A « leurs » yeux, le non-renouvellement du bail est un acte impardonnable. Plus impardonnable encore que la participation d’un média à un coup d’état. Ce qui sous-entend que les médias tolèrent parfaitement l’idée qu’un média puisse participer un coup d’état contre un gouvernement démocratiquement élu. Ce qui veut dire que ça ne les gêne pas plus que ça. Ce qui veut dire qu’ils en seraient capables.

 

Suis-je le seul à sentir ce vent mauvais qui se lève ? Par Vixtor Cecaj / la suite sur Le grand Soir

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 20:53

 

 

Le décès d'Hugo Chavez a été pour le peuple venezuélien l'occasion d'entamer une nuit de deuil. Pour des citoyens honnêtes et des humanistes du monde entier de verser une larme de compassion. Et pour ces mêmes médias qui diffamaient le président venezuélien de son vivant, de s'attaquer à sa personne et à son oeuvre d'autant plus fortement depuis sa disparition.

 

Atteintes à la liberté de la presse, gouvernement autoritaire... les accusations n'en finissent pas : tentons de distinguer le vrai du faux.

 

TF1 décrit Hugo Chavez, le jour de sa mort, comme celui qui a "mis au pas la presse et la télévision". Le Figaro salue la mort d'un "provocateur". Le Parisien évoque quatorze ans d'un "règne" "nationaliste, populiste et autoritaire".

La palme revient à la diatribe mensongère de Libération, soi-disant journal de gauche, qui intitule son article de propagande : "Hugo Chavez, du putsch manqué à la dérive autocratique".

Quelques rappels essentiels. Sur laliberté d'expression, tout d'abord.


-Hugo Chavez a fermé, en 2002, une chaîne, sur des centaines. Un présentateur de cette chaîne avait appelé à tuerle président Chavez lors du coup d'Etat mené par les Etats Unis, contre une récompense de 20.000 dollars. Imagine-t-on qu'une chaîne qui appelerait à tuer François Hollande en France soit laissée telle quelle par le gouvernement après cet appel au meurtre ?


-Vingt en une chaîne de radios sur des milliersont été fermées par l'Etat pour la même raison.

-On reproche aussi à Chavez d'avoir nationalisé des chaînes privées. Examinons ces nationalisations : en 2000, 2%de l'audience des médias était contrôlée par le gouvernement. En 2010...5.4% de cette audience était dans les mains de l'Etat. Voilà donc les fameux crimes contre la liberté d'expression, le muselage de la presse opéré par le tyran venezuélien.


Comparons ces chiffres à ceux de la France : alors qu'au Venezuela, 5.4%des médias appartiennent à l'Etat, en France, 37% des médias sont entre les mains du gouvernement ! Si le Venezuela vit au sein d'une dictature qui étouffe la liberté de la presse, alors nous vivons dans un totalitarisme. Cela n'a pas empêché reporters sans frontièresde classer le Venezuela 115èmepays sur 168 pour la liberté de la presse. Il y a de quoi se demander sur quoi ces critères sont basés. La suite sur Agoravox

 

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 20:25

 

Comme un suicide à La Poste

On sait qu'elle s'appelait Pauline. Elle avait 21 ans. Elle était factrice en CDD en Haute-Loire, à Monistrol sur Loire. Et le 15 février, on l'a retrouvée pendue chez ses parents. Voilà ce que l'on sait. Est-elle "une suicidée de La Poste", inaugurant un feuilleton qui pourrait prendre le relais des suicides à France Télécom ? Libén'en dit pas beaucoup plus:"La veille de sa mort, la Poste venait de lui signer un nouveau CDD. Sa première journée avait été difficile. Le matin du drame, elle prend son poste à 6 h 30. Un cadre, voyant son état de fatigue, la renvoie chez elle. A 8 h 30, ses parents la découvrent à son domicile, pendue". Etrange. Pourquoi se suicider, alors qu'on vient de décrocher un nouveau CDD ?

On en apprend davantage à la lecture de L'Huma.On venait de confier à Pauline une tournée difficile, dans une région montagneuse et enneigée. La veille de son suicide, elle n'a pas pu achever sa tournée, en dépit de onze heures de travail. Elle arrive tôt le matin. Elle a du courrier en retard. Elle n'a pas dormi de la nuit. Son chef, la voyant épuisée, lui "propose" de rentrer chez elle. Elle se pend quelques heures plus tard. Quelques détails supplémentaires encore dans le quotidien régional,Le Progrès(édition locale). On y apprend qu'elle a dû écouler le retard de courrier laissé par son prédécesseur, un autre CDD, parti en arrêt maladie. La direction assure que « la salariée avait accepté les heures supplémentaires pour écouler un surcroît de volume. Des heures qui ont été prises en compte financièrement. »

Voilà ce que disent les articles, pas davantage.Évidemment, il y a tout le cadre, qu'on reconstitue mentalement. La tournée maudite, sur des départementales enneigées, que la direction refile à de jeunes CDD, sur fond de suppressions de postes. Mais pour en savoir davantage, il faudrait aller sur place, enquêter. Il faudrait la parcourir, cette tournée du secteur de Saint-Just-Malmont, que la direction, si l'on comprend bien, suppose qu'un facteur sachant facter peut effectuer en cinq heures. Près d'un mois après le suicide, aucun journaliste n'a encore vraiment enquêté sur ses circonstances précises. L'article du Progrès, daté du 7 mars, semble être le premier consacré à l'affaire, trois semaines après le suicide. On a beaucoup moins enquêté sur le suicide de Pauline, par exemple, que sur les circonstances dans lesquelles Nicolas Sarkozy a dit à Valeurs Actuelles qu'il était prêt à se dévouer pour le bien de la patrie. L'a-t-il dit en demandant qu'on le répète ? En demandant qu'on ne le répète pas, mais en espérant qu'on le répète ? Ou l'inverse ? Voilà un vrai sujet d'enquête, garanti sans routes enneigées de Haute-Loire.

«Il n’y a pas d’éléments permettant d’établir la responsabilité de l’entreprise.Ce sont des drames personnels et familiaux, où la dimension du travail est inexistante ou marginale»a déclaré le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, le 28 février, à propos du suicide de Pauline, et de trois autres suicides récents, au cours d'un conseil d'administration. Disons plutôt: "aurait" déclaré. Ces phrases, si elles ont été entendues par des syndicalistes, ont ensuite été adoucies, à coups de "souvent", dans le compte-rendu écrit du CA, comme le précise Libé, qui conclut:"la direction contestait hier ce récit"(des syndicalistes). On la comprend. Par Daniel Schneidermann le 08/03/2013 / Arrêt sur images

 

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