Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Le blog de republicainedoncdegauche.over-blog.com
  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
  • Contact

Qui a tué nos villages ?

Recherche

26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:15

 

 

Le 31 janvier, le conseil régional des Pays de la Loire a adopté une délibération relative à l'audiovisuel régional. Celle-ci prévoit le versement d'"une contribution financière d'un montant de 900.000 euros à France Télévisions, dans le cadre d'une convention de partenariat pour les années 2013, 2014 et 2015". La région explique cette subvention par le fait qu'"en 2010, la région s'est dotée d'une politique audiovisuelle dont le but est de valoriser le 'fait régional' en accompagnant les projets des chaînes de télévisions locales. Après Télénantes et Le Mans TV, France 3 Pays de la Loire et Angers se sont rapprochées de la collectivité, afin de concrétiser des partenariats". Au total, c'est d'ailleurs un engagement de 1,1 million d'euros qui a été voté, afin de couvrir les aides aux autres chaînes concernées.

 

Un engagement à "rendre compte de la vie publique"

 

Le soutien des régions - voire des départements - aux stations régionales ou locales de France 3 n'est pas une nouveauté. Mais il s'agit généralement d'aides à l'équipement (notamment pour le maintien des stations locales), d'aides à la production d'émissions, voire d'aides à la diffusion d'émissions en langues locales. Mais, dans le cas de la subvention des Pays de la Loire, l'approche est un peu différente. La convention de partenariat prévoit en effet que la chaîne publique - financée en principe par les contribuables - "s'engage, dans le respect de son indépendance éditoriale, à favoriser la compréhension des enjeux locaux, à rendre compte de la vie publique du territoire, à suivre les manifestations dans lesquelles la Région est impliquée [...]". Bien que la convention précise par ailleurs que "la forme et l'écriture des programmes seront laissées à l'initiative de France 3 et placées sous son contrôle éditorial", cette formulation de l'objet de la convention - qui s'apparente davantage à de la communication qu'à de l'audiovisuel - n'a pas manqué de susciter des remous. La suite sur Localtis Info 

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:49

 

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier. L’enjeu était important, puisque le gouvernement avait annoncé qu’un éventuel accord entre « partenaires sociaux » serait transcrit dans la loi.

 

Dans la presse, la signature de l’accord a été quasi unanimement acclamée. Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant le texte est loin de faire l’unanimité, notamment parmi les syndicats [1].

 

Compte tenu de l’importance et de la technicité du texte, un véritable travail d’information aurait été bienvenu, explicitant les subtilités de l’accord et les positions en présence. Mais, c’est hélas coutumier, l’information a cédé le pas au copié-collé des « éléments de langage » du gouvernement ; et aux commentaires, opinions, parti pris des éditocrates, qui, en toute suffisance, s’autoproclament juges de la « démocratie sociale »…

 

« Plus de souplesse aux entreprises » et « plus de protection aux salariés », c’étaient les termes du gouvernement pour qualifier la réforme du marché du travail censée résulter des négociations entre organisations patronales et syndicales, lancées le 4 octobre 2012. Cette présentation de la réforme suggère qu’elle opèrerait un équilibre délicat, « gagnant-gagnant », entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés – selon des termes (« souplesse », « protection ») qui fleurent bon l’agence de com’.

 

Que le gouvernement communique autour d’une de ses initiatives est une chose. Que les médias en reprennent unanimement les « éléments de langage » en est une autre… Car depuis l’AFP jusqu’à Reuters, Libération ou Le Figaro, en passant par France Inter, RTL, France Télévisions, c’est la même rengaine : la réforme qui devrait résulter des négociations promet « plus de souplesse aux entreprises, et plus de protection aux salariés » (voir en annexe cette étonnante uniformité lexicale qui est aussi une spectaculaire démonstration d’unanimisme médiatique).

 

Un accord « donnant-donnant, équilibré et subtil » (Les Échos)

 

Les éditorialistes, quant à eux, sont unanimes. « Un accord (presque) historique » titre Le Monde, pour qui « l’accord […] a l’imperfection de tous les compromis, mais il est équilibré, gagnant-gagnant » (12 janvier). Même sentence pour Libération, « les Cassandre ne manqueront pas de trouver bien des défauts à ce projet d’accord. Mais elles auront tort. Cette négociation […] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie » (11 janvier).

 

Pour Franz-Olivier Giesbert, du Point, « l’accord […] n’est certes pas parfait, mais il a au moins le mérite de sortir la France du formol social dans lequel elle trempe depuis Mathusalem, avec les résultats que l’on sait en matière de chômage » (10 janvier). Christophe Barbier, directeur de L’Express, étale quant à lui son art de la pédagogie : « la flexibilité, c’est la sécurité ! Il ne faut pas opposer la flexibilité et la sécurité. » (éditorial du 11 janvier sur iTélé).

 

Les Échos, moins pédagogues sans doute, exultent : « la clef de ce compromis se trouve du côté de la flexibilité. À tel point qu’au lieu de parler de flexisécurité, il convient d’évoquer la sécuflexibilité. » Se payant, au passage, le gouvernement : « L’ironie est qu’il appartient à la gauche d’avaliser le mot même de flexibilité qu’elle rangeait dans la case de l’ultralibéralisme il y a un an. Mais, après tout, elle récusait également tout problème du coût du travail et toute idée de hausse de la TVA. » La suite sur Acrimed 

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:35

Jean-Luc Mélenchon, en visite dans les pays de Maghreb où il donnait des conférences sur l'écosocialisme a été reçu pas la chaîne Nessma TV.

 

Quel plaisir de pouvoir assister à une émission où le journaliste est respectueux de son invité, le laisse terminer ses argumentations, ne l'interrompt pas au milieu d'une phrase pour sortir une "bonne phrase" etc.... Je dois dire que ça m'a un peu changé des interviews polémiques où étaient repris les phrases des uns et des autres, laissant de côté les propositions, les explications, les mises en application...bref, ce qui est le principe même d'une émission politique digne de ce nom : respect, arguments et contre arguments.

 

Je pense que ça aura permis à certains de comprendre l'énervement de J-L Mélenchon envers certains journalistes d'ici.

 

Place à l'interview :

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:18

 

 

 

1-dadoune.jpgUne lettre de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, à M. Fareed Yasseen, Ambassadeur de la République d'Irak, concernant la situation de Nadir Dendoune,

journaliste emprisonné à Bagdad depuis plusieurs jours.

 

" Monsieur l'Ambassadeur,

 

J'ai appris avec surprise et inquiétude l'arrestation et l'incarcération à Bagdad de monsieur Nadir Dendoune, journaliste et réalisateur français.

 

Nadir Dendoune est bien connu de la direction et des adhérents de notre parti. Nous l'avons accueilli, il y a quelques mois, au siège de notre parti pour la présentation de son dernier film, « Palestine ».

 

Nous savons son engagement sincère de solidarité avec tous les peuples qui agissent pour leur souveraineté, en particulier dans le monde arabe.

 

Les médias français indiquent qu'il aurait pris des photos sans autorisation, ou bien en des lieux où cela serait interdit.

 

Nous ne savons pas, en réalité, les raisons de son arrestation et nous souhaiterions naturellement disposer des précisions nécessaires à cet égard.

 

Je tiens seulement à souligner que Nadir Dendoune s'est très souvent retrouvé avec nous dans des rencontres et des initiatives positives, solidaires et démocratiques. Sa situation nous préoccupe au plus haut point et nous espérons vivement qu'il nous sera possible de le voir revenir en France au plus vite. "

 

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

 

Paris, le 31 janvier 2013.

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:08

 

Au travail, à la télévision, en économie, en politique, dans les sciences, les arts ou la littérature, les fausses valeurs ont la cote. Et cela n'a rien d'un hasard. Explications.

 

Ils se sont faufilés et imposés dans tous les recoins de la société, tels des envahisseurs d'un nouveau genre : les imposteurs sont parmi nous. On les croise chaque jour au travail. On les subit dans les dîners. On les entend à la télévision. On lit parfois leur prose. Ils nous envoient dans le mur en prétendant nous sauver de la crise. Il nous arrive même de voter pour eux ! Virtuoses des apparences, éponges des valeurs de leur temps, les imposteurs vivent à crédit - celui que les autres leur accordent.  

Ces caméléons nous abusent volontiers par leur apparence «normale». A en croire le psychanalyste Roland Gori, qui vient de publier un essai salvateur, la Fabrique des imposteurs, c'est d'ailleurs dans cette «normalité» que se cache leur vice. A la fois conformiste et opportuniste, l'imposteur se coule toujours dans le moule pour mieux duper son monde. C'est un «martyr» de l'époque, un pur produit de la culture de l'Audimat qui vibre au rythme des sondages et des secousses de l'opinion. Quand l'intérêt individuel supplante le souci général, quand les apparences l'emportent sur le fond, la performance sur le sens, la réputation sur le travail, la popularité sur le mérite, l'opinion sur les valeurs, alors le terreau est prêt pour que les imposteurs nous gouvernent. C'est Harlem Désir, désigné par un simulacre d'élection à la tête du PS. C'est Copé et Fillon qui se disputent avec obscénité une présidence : le premier s'autoproclamant vainqueur avant même que les résultats ne soient tombés ; le second se plaçant toujours dans le sens du vent, séguiniste sous Séguin, balladurien sous Balladur, chiraquien, puis sarkozyste. Et jusqu'au chef de l'Etat qui - magnifique posture, magistrale imposture - se prétend «normal»... «Le président "normal", c'est totalement antipolitique ! s'exclame Roland Gori. Le principe même de la politique, c'est de se distinguer d'une police des normes.» Car il est impossible d'innover sans s'extraire des normes du passé, sans les faire évoluer. Surtout ne rien bousculer, tel est le premier impératif au pays de l'imposture.

L'imposteur sait qu'il est inutile de perdre son temps à réfléchir, à créer, à prendre des risques. Sur quels critères va-t-on m'évaluer ? Comment séduire ceux qui peuvent œuvrer à mon ascension ? Comment me mettre en scène ? Voilà les seules questions dont il se préoccupe. Peu importent la qualité ou la vertu qu'il lui faudra usurper à toutes fins utiles. Après tout, se dit-il, nul ne songe à vérifier l'authenticité de la plaque que le médecin accroche à sa porte. Personne non plus n'est allé sonder l'âme des associatifs «altruistes» de l'Arche de Zoé, prêts à organiser un trafic d'adoption d'enfants pour sauver des «orphelins» du Darfour qui n'étaient ni orphelins ni du Darfour. Parmi les valeurs en vogue, l'écologie est une aubaine pour les apprentis imposteurs.

La navigatrice Maud Fontenoy a sorti autant de livres qu'en compte la collection des «Martine» (Mon bébé écolo, Ma maison écolo, Mes vacances écolo...). Mais, dans la vraie vie, l'«ambassadrice des océans» ne crache pas sur un aller-retour express au Groenland pour poser devant les objectifs avec Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Environnement. L'empreinte carbone, quelle importance ? Comme d'autres, Maud Fontenoy s'est dégoté un combat ; et, surtout, elle a compris qu'il s'agissait de ne jamais quitter le feu des médias.

C'est avec le même opportunisme que Frigide Barjot, la joyeuse fêtarde touchée par la foi dans les années 2000, a enfourché la cause porteuse du moment pour s'opposer avec fracas à la loi sur le mariage homosexuel. Peu importe si, en 2007, la nouvelle égérie catho(dique) célébrait avec enthousiasme, dans une boîte de nuit parisienne, le mariage symbolique de l'élu PS Jean-Luc Romero et de son compagnon. Le faire-part de l'union
«pour le meilleur et pour le rire, pour l'amour et l'humour», signé entre autres par la Barjot, fait aujourd'hui la joie des réseaux sociaux.

Dans un autre registre, Charles Beigbeder, ex-patron à succès (Selftrade, Poweo), a lui aussi les convictions à géométrie variable. Sur le site Web du «Pacte pour la France» qu'il promeut, il se flatte depuis quinze ans d'avoir développé
«des entreprises qui créent des emplois». Vite dit ! La dernière en date, Happytime, qui salariait 36 personnes, a été liquidée l'été dernier, entraînant dans sa chute son prestataire informatique, CincoSenso.«La soudaineté de cette liquidation et l'absence d'informations sur la mauvaise santé de Happytime ne nous ont pas permis de nous retourner», regrette Stéphane Degonde, le cofondateur de cette PME à laquelle Beigbeder a laissé une ardoise de 212 000 e. Recasé au bureau politique de l'UMP, l'intéressé continue pourtant de donner des leçons d'entreprenariat à la France...



Bluff et culte des apparences La suite sur Marianne 



 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:48

 

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

 

1/ La stratégie de la distraction Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âgeLa plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » La suite sur Global Presse

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:21

 

La séquence neigeuse du Lundi 21 Janvier 2013 fût particulièrement redoutée par beaucoup.

 

Le Jité de 13 heures de France 2 en fait donc son ouverture. Personnellement je me suis trouvé bloqué chez moi ne pouvant me rendre à mon travail, notons que cette semaine ci, je devais quitter mon domicile à 5:00 pour me rendre à mon travail, les joies du travail en alternance...

 

Ne pouvant me rendre à "La Plaine-Stade de France", station du RER B proche du lieu de l'entreprise pour laquelle je bosse, je décide donc d’allumer la machine à aliéner les masses pour avoir plus d'infos sur ce qui s'est passé ce jour, mais aussi pour savoir ce qui m'attendrai le lendemain, je me met sur France 2, le service public, c'est normalement "plus à gauche", pour regarder la messe d'Élise Lucet à 13 heures.

 

Mais à qui s'adresse un Jité de 13 heures de France 2 ? Pour le savoir, décryptons ce moment du Jité, 10 minutes sur 45 tout de même !

 

Les Jités aussi bien de treize heures que de vingt heures, ne reflètent qu'une certaine réalité. Le beau discours du service public censé s'adresser au plus grand nombre et n'étant (parait-il) pas sous le dictât de l'audience et de la publicité qui en découle, est totalement mensonger.

 

Dans les titres de son journal, Élise Lucet nous affirme ceci « [...] globalement le retour du travail du lundi s'est effectué dans de bonnes contions notamment en région parisienne». Il faudrait déjà avoir un travail... Il serait bon de définir ce qu'est la "Région Parisienne" est-ce Paris et la petite couronne ? Alors dans ce cas, oui, elle a raison. Mais la "Région Parisienne", c'est aussi la grande couronne, comme Lizy-sur-Ourcq, Chauconin-Neufmontiers, ou encore Meaux, par exemple, et là, les bonnes conditions n'étaient pas réunies, et je sais de quoi je parle, je n'ai pas pu me rendre à mon travail.

 

D'ailleurs plus loin, elle confirme notre doute sur la définition de la "Région Parisienne" " Les parisiens avaient pris leurs précautions ils sont partis plus tôt ou ont emprunté les transports en commun, pas de grosses difficultés pour le retour au travail du lundi matin ", ainsi donc, la "Région Parisienne pour France 2 se limite à Paris et la petite couronne.

 

Dans cette même phrase, il est intéressant de relever deux petites choses, la première " Les parisiens avaient pris leurs précautions ils sont partis plus tôt ou ont emprunté les transports en commun", Il faut déjà que cela soit possible, partir plus tôt oui, à condition d'avoir une automobile, car prendre les transports en commun et partir plus tôt ne peut parfois pas être possible lorsque l'on commence tôt justement et que l'on prends le premier train et/ou le premier métro.

 

La seconde chose à relever dans cette phrase c'est " pas de grosses difficultés pour le retour au travail du lundi matin " il faut avoir un travail, pour y retourner, donc clairement, on ne s'adresse qu'aux personnes qui ont un emploi, les chômeurs peuvent avoir des difficultés pour rechercher un emploi à cause des intempéries, ces gens là n’intéressent pas France 2, il ne sont pas le cœur de cible de la régie publicitaire de France Télévision (à cette heure ci il y a encore de la publicité et des sponsors).

 

Vient ensuite un reportage la voix off nous annonce " Sur les routes toutes les précautions ont été prises, sur l'A10 les chaussées ont été salées dans la nuit et les gendarmes sont sur le pont […] ils doivent faire respecter l'interdiction de circulation des poids lourds " On peut s’apercevoir que France 2 a clairement intégré la privatisation de l'espace public, dire que " sur les routes toutes les précautions ont été prises, sur l'A10 les chaussées ont été salées " revient à considérer une autoroute privée appartenant au groupe Vinci, qui veut aussi construire un aéroport inutile et nuisible à Notre-Dame-des-Landes, au même titre qu'une route nationale ou une route départementale, qui elles appartiennent au domaine public mais étaient moins bien désalées et entretenues la faute à la RGPP du gouvernement Sarkozy et à sa poursuite sous le nom de MAP par le gouvernement Social Libéral qui a vite oublié qu'il a été élu avec des voix de gauche !..

 

Nous sommes à la limite du publi-reportage pour Vinci, alors pour y remédier, faisons un petit tour au péage de Saint-Arnoult détenu, cette fois ci par Cofiroutes.

 

Élise Lucet nous annonce " A la mi journée faisons un point complet sur les conditions de circulation partout en France nous retrouvons Anne Claire Poignard sur le péage de Saint Arnoult sur l'A10 [...]" (le péage est détenu par Cofiroutes tandis que l'autoroute est, elle détenue par Vinci) , bon, c'est un angle de vue, France 2 aurait aussi pu faire un reportage sur une départementale ou encore une nationale qui, elles font partie du domaine public, plutôt que de mettre en avant des société privées, France 2, c'est encore le service public non ? Que TF1 ou une autre chaîne privée fasse ce genre de reportage, par intérêt mercantile et ainsi fasse de la publicité masquée en faisant comprendre que l'herbe est plus verte dans le secteur privé, peut se comprendre bien que le procédé ne soit pas joli-joli, mais alors dans ce cas que le service public fasse de même avec le secteur public, et là, ce n'est pas le cas c'est donc bien un choix politique et éditorial qui est fait par le biais de ce duplex.

 

Plus loin le "service public" est traité très rapidement, en un tout petit bout de phrase "en ce qui concerne la SNCF, il n'y a pas de perturbations majeures, juste des allongement de temps de parcours puisque les TGV ne peuvent toujours pas rouler à pleine vitesse" Rappelons juste à Élise Lucet que la SNCF ne se limite pas aux TGV, les perturbations étaient majeures sur le réseaux transiliens, plusieurs personnes n'ont pût se rendre à leur travail, j'en fait partie...

 

Par contre, France 2 n'hésitera pas à faire un duplex avec l'aéroport Charles de Gaulle où dans sa phrase de lancement Élise Lucet dit "c'était plus complexe ce matin pour les avions"...

 

Après ce petit constat nous pouvons nous rendre compte de ceci, le jité de treize heure de France 2 ne s'adresse ni aux précaires, ni aux chômeurs, ni aux smicards, car pour être dans la cible, il faut être une personne blanche, pas de personne noire visible dans quelque reportage que ce soit, se rendre au travail en automobile, ou encore en TGV l'avion devant être réservé aux personnes voulant s'exiler fiscalement à n'en pas douter.

 

Nous pouvons donc dire que la télévision de service public ne remplit pas sa mission, s'adresser au plus grand nombre, sa cible étant, au minimum, les cadres (dynamiques?) et les riches, car prendre un avion n'est pas le quotidien de la majorité des français, son quotidien serait plutôt la survie... Source Le Bruit et la fureur 

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:40

 

 

I-Tele et BFMTV: il a fallu attendre pour un peu d’équité

 

Je déteste crier sur les méchants-vilains-médias. D’abord, parce, « les » médias c’est comme « les » politiques: cela n’existe pas. Il y a des gens de droite, des gens de gauche, des gens ailleurs, des indépendants, des dépendants, des compétents en un ou deux mots, des qui les sont moins  etc… la généralisation est toujours synonyme de simplification…J’en avais déjà parlé ici lorsd’une conversation avec Samuel Laurent.

 

Force est de constater par contre que le traitement de la manifestation pour l’égalité pour tous par les chaines d’information continue de cette après-midi diffère grandement d’il y a quinze jours où les opposants au projets de loi ont bénéficié d’une couverture continue ou presque de la part de BFMTV et I-Tele, avec diffusion en direct de l’ensemble du cortège et d’une partie de la soirée suivante.

Il n’est pas jusqu’à un monsieur météo d’une de ces chaines qui n’ait d’ailleurs donné quelques petits encouragements dans son bulletin de la veille.  Quand aux débats sur les plateaux de BFMTV, ils n’étaient pas encombrés de contradicteurs ces jours-là: tout le monde invité était contre le projet…

Devant la levée de boucliers, la chaîne d’infos avait promis un traitement identique pour les partisans de l’égalité entre tous.

 

Promesse non  tenue: Il a fallu exactement deux heures et demie après le manifestation a commencé sans qu’aucune image ne filtre. Pourtant une édition spéciale était prévue et annoncée depuis 13h45. A cette heure: rien sauf le Vendée Globe. Ceci jusqu’à 17H…


Il fallait plutôt faire la pub de la marque d’assurance dont le bateau a remporté le Vendée Globe (dont la couverture totale aura duré…6 heures). Cela n’empêchait pas un temps le site de la chaine BFMTV de de parler de l’évènement pour dire… que la manif comportait aussi des hétéros. Une évidence dont on serait curieux de voir comment elle a été mesurée…

 

Quand aux débats promis pour une égalité de traitement avec la couverture de la quinzaine dernière, ils ont été annulés à la dernière minute si l’on en crois les propos de Christine Boutin sur Twitter ou ceux de Dominique Reynié sur Twitter..Ce qui veut dire aussi que contrairement à il y a quinze jours des avis différents étaient invités sur le plateau. Et ce fut le cas dans les personnes interrogées à partir de 17h, heure donc où les chaines d’infos continuent consentirent, après avoir fait du remplissage pendant des heures sur l’arrivée des bâteaux du Vendée Globe, à pencher leurs micros vers le rassemblement. Rien de plus normal que d’exposer les différents termes du débat..sauf que cela ne fut pas le cas il y a quinze jours, la parole étant presque uniquement donnée aux opposants.

La suite sur Romain Blachier 

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:34

 

GABART, LA MARCHE, ET LES PRAVDAS DU LIVE

 

Par Daniel Schneidermann le 28/01/2013

 

Rien. Pas un mot. Pas une image. Plusieurs heures durant, les manifestants pour le mariage gay auront défilé à Paris dans l'ignorance générale des deux chaînes d'info continue diffusées sur la TNT, BFM et iTélé. Les chaînes étaient ailleurs, aux Sables d'Olonne, où le navigateur François Gabart allait arriver, il arrivait, il n'avait jamais été si près, voilà, il est là, on le voit, on le touche, voyez comme il est beau, comme il est jeune, comme il est blond, comme il sourit, quel exploit, et vingt-neuf ans seulement, ah il sourit encore, et sa femme est là aussi, qu'elle est belle Henriette, et leur bébé de neuf mois, quelle fête mes amis, et tous ces braves gens qui l'acclament, quelle joie, quel bonheur innocent, pur, sans taches celui-là. Oh pardon. On ne l'a pas dit.

 

Ils ne l'ont pas dit, mais leur silence le pensait si fort. Leur silence le criait. C'est le problème avec le silence. Il crie des choses que l'on entend très fort, même s'il ne dit rien. Comme quoi il vaut toujours mieux parler. Evidemment, ils démentiront. Ils plaideront l'exploit historique, les 78 jours, le record battu. Ils expliqueront qu'il faut choisir. Et pourtant, le 13 janvier, pour les autres, vous aviez tenu l'antenne toute l'après-midi ? On l'avait vue virevolter, la Barjot, devant vos caméras. Vous aviez fait télé Barjot. Alors ? Alors, puisque vos cars-régie se trouvaient sur le parcours, puisque vos invités étaient réservés (et ont été décommandés au dernier moment), pourquoi n'avoir pas partagé votre antenne ?

 

A quelque chose malheur est bon: les marcheurs de dimanche, ceux qui les soutiennent, ceux qui, en province, espéraient vivre la manif en direct, auront touché du doigt le malheur de n'être pas représentés par le système de représentation qui semble prendre le pas sur tous les autres: le direct. Le direct interminable, le direct creux, le direct en boucle. Comme tout le monde, ils revendiquaient le droit au direct. Raté. Ils se seront vengés sur Twitter, qui résonnait d'imprécations et de blagues contre les chaînes continues.

 

Leur non-représentation, ils avaient pu l'oublier, ces derniers temps. Ils avaient commencé à rattraper le temps perdu. On avait commencé à les voir, à les entendre, et plutôt généreusement. Et vlan. En une après-midi, retour à la case mitard. Tu n'existes pas, tu n'as jamais existé, je ne te vois pas, je ne t'ai jamais vu. Cette humiliation-là, que subissent à longueur d'année toutes les minorités, cette négation, ils l'auront touchée du doigt, en direct. Parmi eux, parmi ceux qui marchaient dimanche pour le mariage pour tous et apprenaient peut-être, par la rumeur de la manif, qu'ils n'existaient pas aux yeux de BFM et iTélé, il en est peut-être quelques centaines, quelques milliers, qui croyaient encore que l'image télévisée reflète le réel, qui se disaient que ce n'est pas si grave que nous le répétons ici, et qui auront touché du doigt comment les Pravdas audiovisuelles privées écrasent ce qu'elles ne veulent pas voir, l'écrasent sous les hurlements de triomphe, sous le bavardage scintillant, sous les célébrations factices, sous les boucles creuses. Ces hurlements, ce bavardage, ces célébrations, cette télé-confetti, se seront marqués en eux au fer rouge, et la trace en restera toujours. Source Arrêt sur Images 

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:56

 

 

Si les journalistes sont de moins en moins crédibles, c'est parce qu'il existe une oligarchie médiatique qui ne représente ni l'opinion, ni la société, mais elle-même, et qui vit en symbiose avec l'élite politique.

 

Une des légitimités du journalisme, mais qui n'est plus exacte, était que le journaliste est le porte-parole de l'opinion publique. Aujourd'hui, les sondages font partiellement ce travail. C'était au nom de cette référence abstraite que les journalistes critiquaient le pouvoir politique. Aujourd'hui, ils parlent en leur nom. Le problème du monde médiatique est son manque d'autonomie par rapport au monde politique, sa faible légitimité et son découplage par rapport à l'opinion. D'autant que, simultanément, les élites se sont beaucoup homogénéisées.

 

C'est d'ailleurs paradoxal. Il n'y a jamais eu autant de capteurs de la diversité de la réalité et jamais autant d'étroitesse dans la représentation de la société et des élites. Ce n'est pas grave parce que l'opinion publique est lucide, même si cette distance critique naissante ne se voit pas.

 

La base de la légitimité des journalistes vient de la confiance que l'on a à leur égard. Or celle-là ne cesse de baisser depuis trente ans. Les journalistes ne le voient guère, préférant trop souvent s'enfermer dans leur univers, convaincus de leur bon droit. Résultat : ils «tiennent» en partie les politiques et prennent le silence du public pour un acquiescement.

 

Le mythe du quatrième pouvoir

Ma démarche ne s'inscrit pas contre les journalistes, comme je l'écris depuis longtemps. Dans un univers saturé d'informations, ce sont des intermédiaires indispensables. Mais pourquoi ce milieu composé de gens intelligents est-il en train de basculer ? Pourquoi cette oligarchie n'entend-elle rien ? Autant je défends l'information, la critique et le contre-pouvoir de la presse, autant je m'oppose au mythe de la presse érigée en quatrième pouvoir.

 

En fait, cette dérive ne concerne pas tous les journalistes, mais surtout une partie de la hiérarchie. Distinguons trois groupes : l'«élite», l'oligarchie des éditorialistes et des dirigeants, qui remplace de plus en plus une élite intellectuelle, culturelle et universitaire déclassée depuis presque quarante ans. La classe moyenne des journalistes, majoritaire, de plus en plus intéressante, qui porte un regard critique sur l'oligarchie, mais n'ose pas l'affronter. Enfin, la troisième classe, les jeunes, en partie précarisés, qui sont souvent sur les réseaux. Ils veulent s'en sortir, mais manquent pour beaucoup de réflexion critique et s'imaginent qu'avec Internet, un nouveau monde s'offre à eux !

 

L'oligarchie ne représente ni l'opinion, ni la société, mais elle-même. Elle est souvent le seul contact pour des politiques mécaniquement déconnectés d'une bonne partie de la réalité. Ces deux univers se confortent alors dans une représentation limitée du monde. Cela pose le problème de la consanguinité entre journalistes et politiques qui vivent les uns avec les autres, avec les mêmes calendriers et les mêmes visions du monde.

 

En plus, les journalistes oligarques deviennent les experts que l'on interroge. Ils ont un redoutable pouvoir de sélection pour inviter les personnalités. Une poignée de ces experts-commentateurs se retrouvent plusieurs fois par semaine dans d'autres rédactions, pour commenter l'actualité. Pourquoi ? Où est la diversité ? Quant aux autres experts, ils sont souvent réduits à la portion congrue, ou complètement identifiés aux journalistes. Il n'y a plus d'altérité.

 

Pour les politiques, cette oligarchie (qui n'est d'ailleurs pas seulement journalistique) est un mur qu'ils n'arrivent souvent pas à traverser. Ils n'ont plus de contact direct avec la réalité. Pourtant, apparemment, le politique n'a jamais su «aussi facilement» ce qui se passe, par les tweets, les sondages, les blogs...

 

Course à l'urgence La suite sur Marianne

 

Partager cet article
Repost0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS

 compteur

Campagne 2017

Photos Campagnes

2011
2012
2013
2014
2013
2016-2017
Caranave Insoumis du Haut Vaucluse 1

 

Caravane Insoumis du Haut Vaucluse 2