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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:55

 

Le dernier numéro du quotidien économique allemand, fermé faute de rentabilité, est paru vendredi avec une couverture toute noire mais non dépourvue d'humour.

 

«Enfin du noir» pouvait-on lire sur la couverture, en référence à la couleur de la mort, mais aussi à la couleur utilisée en comptabilité pour signifier des bénéfices, ce que le Financial Times Deutschland n'a jamais connu en 12 ans d'existence. Tout en haut de la page, le titre du journal semblait s'écrouler, ayant déjà perdu quatre lettres, si bien qu'on y lisait «Fi n al Times» (les derniers instants) au lieu de Financial Times Deutschland.

Le dernier numéro revisite ces 12 années, les scoops du FTD, ses audaces graphiques, ses éditos tranchés et parfois iconoclastes. En dernière page, les salariés du journal demandaient pardon notamment à leurs actionnaires «pour avoir cramé autant de millions» et à leurs lecteurs sous une photo où l'ensemble du personnel s'inclinait, à la japonaise, face à l'objectif. Même les annonceurs ont joué le jeu, à l'image d'Helaba, la banque publique de l’État régional de Hesse (ouest), qui a acheté une pleine page pour dire qu'à «partir de demain, il y aura hélas un peu moins de couleur dans l'économie», avec la disparition du journal rose saumon.

364 salariés concernés par la restructuration la suite sur L'Essentiel

 

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:48

La deuxième chaîne de la République Fédérale d’Allemagne – la ZDF- a un courage et une liberté que l’on peut envier de notre côté du Rhin où soumission, platitude et pensée unique sont , hélas, la règle parmi les « grands » médias, en particulier les services « publics » d’information de France Télévision et France Inter.

En un peu plus de 9 minutes, un sketch humoristique révèle toutes les infiltrations de la banque étasunienne Goldman-Sachs dans les pouvoirs des grands pays européens.

Non seulement la toile tissée par la pieuvre financière est mise à jour, schéma à l’appui, mais des noms sont donnés.

Allez, Mesdames et Messieurs, les Journalistes de l’audiovisuel public (et quelques autres de cette presse française si servile), un effort!

Regardez de l’autre côté du Rhin: on peut aller à contre-courant de l’idéologie dominante et même faire rire!

En attendant, ne boudons pas notre plaisir: passons 9 minutes de plaisir en regardant cette vidéo et faisons la connaître autour de nous. C’est un acte citoyen!

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS EUROPE & U.E
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:07

 

 

Question à un euro : existe-t-il, en France, un seul éditorialiste ayant son rond de serviette dans la bulle médiatique qui ait soutenu Arnaud Montebourg face à Lakshmi Mittal ?

Bon, d’accord, l’interrogation est encore plus simple que le quiz de culture générale proposé aux candidates au titre de Miss France. Mais quand même, le lynchage systématique du ministre du Redressement productif donne à réfléchir sur les mœurs en vigueur au sein de la caste journalistique.

Il aura suffi qu’Arnaud Montebourg ose demander des comptes au PDG de Mittal sur ses reniements successifs (il n’a tenu aucun des engagements pris là la suite de son OPA sur Arcelor) pour qu’il soit traité comme un petit voyou par les maîtres à penser, toutes tendances confondues.

A contrario, certains hommes politiques plutôt situés de l’autre côté de l’éventail politique ont plutôt réagi positivement à l’hypothèse d’une nationalisation temporaire de Florange. Ce n’est pas rien. Que Jean-Luc Mélenchon, le Front de gauche, et la CGT aient repris la balle de Montebourg au bond, c’est dans la logique des choses. Mais que Jean-Louis Borloo, Henri Guaino, François Bayrou, Thierry Breton, ou même le commissaire européen Michel Barnier, aient envisagé l’hypothèse d’une intervention publique pour sauver le pôle sidérurgique menacé, voilà qui est plus nouveau.

>> Lire aussi : Le grand bluff de Lakshmi Mittal

Rien de tel, en revanche, chez des éditocrates contaminés par le néolibéralisme pur et dur. Pas question pour eux de se demander si Arnaud Montebourg, au-delà de ses formules à l’emporte pièce, n’est pas fondé à mettre le groupe Mittal face à ses responsabilités. Quoi qu’il dise ou fasse, il a tort et cela ne se discute pas. Il doit donc être idéologiquement exécuté, comme d’autres l’ont été avant lui pour cause de crime de lèse majesté médiatique.           

Le Figaro et Les Echos ont sonné la charge depuis belle lurette. Au journal de 20 h de France 2, l’autre soir, l’ineffable François Lenglet a pris le relais. Pour lui, Arnaud Montebourg est un archaïque proposant des solutions dignes de l’ère paléolithique, un personnage dangereux pour l’image de la France à l’étranger, bref un clone des Bolcheviks. Etienne Gernelle, éditorialiste du Point, dénonce « la faute de M. Montebourg » et son « ahurissante sortie ». Au passage, il explique que Lakshmi Mittal, le pauvre, a déjà été « confronté à un dénigrement qui frisait la xénophobie », lorsqu’il a lancé son OPA sur Arcelor, en 2006.

Etrangement, on retrouve la même allusion à la «xénophobie » sous la plume de Nicolas Demorand, directeur de 
Libération. Ce dernier semble avoir oublié qu’il prônait voici peu le « souverainisme numérique » face à Google. En somme, quand il s’agit de défendre les intérêts de Libé et des patrons de presse, le souverainisme est acceptable, mais quand l’intérêt de la sidérurgie est en cause, cela relève du racisme. Comprenne qui pourra.      

Dans 
L’Express, Christine Kerdellant se joint à la curée et cible elle aussi  « les propos d’Arnaud Montebourg ».

Mais c’est 
Le Monde qui va le plus loin. Dans un éditorial, le journal du soir fustige « les rodomontades récurrentes du ministre ». Il l’accuse d’avoir déjà « rudoyé » Christophe Viehbacher, directeur général de Sanofi, et de concourir ainsi à faire fuir « les investisseurs anglo-saxons » sans lesquels la vie n’aurait plus de sens. D’où cette conclusion digne de Fouquier-Tinville : « Il ne suffira pas que François Hollande désavoue ses propos lorsqu’il rencontrera Lakshmi Mittal à l’Elysée. Il faut faire cesser ce prétendu jeu de rôle qui décrédibilise la parole et l’action publique ». Bref, Montebourg doit monter dans la charrette des condamnés. La suite sur Marianne 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:21

 

C'est fait, démentant la plupart des observateurs, le peuple Vénézuélien a choisi son président en donnant une large victoire à Hugo Chavez.

 

N'ayant aucune connaissance approfondie de la politique menée dans ce pays, loin de moi l'idée d'en faire la promo, si ce n'est la mise en place d'une politique sociale et la libération du carcan financier des grandes entreprises étrangères installées sur place (expulsées par Chavez), qui récupéraient les bénéfices tout en en privant le peuple.

 

Mon propos tient plutôt sur la médiatisation de cette élection, comparée à d'autres.

 

Durant la campagne nombreux furent les « observateurs-médias » prenant ouvertement parti pour Capriles (opposant à Chavez). En même temps, pour les élections aux États-Unis « L'observateur-média » « observe » et ne se permet pas de prendre position de manière aussi claire.

 

Il en est régulièrement ainsi. Nos « observateurs » respectent la démocratie locale pour les « pays dirigeants », quand ils s'assoient dessus pour les pays qui pourraient encore être colonisés par la finance.

D'ailleurs, combien de médias ont parlé de l'Islande, pays qui s'est libéré de la finance en refusant de payer « la dette », a instauré une nouvelle constituante et a jugé les responsables de la crise ? Pourtant, il semblerait que le résultat soit un succès :

 

Sortie de crise, bons baisers d'Islande

 

Mais revenons au traitement médiatique durant la campagne électorale Vénézuélienne. Des titres accrocheurs et franchement partisans :

 

Le front anti Chavez fait trembler le président sortant

 

Les déçus de Chavez

 

Le Vénézuela sous l'emprise de Chavez

 

Seuls, des témoignages de représentants du Parti de Gauche, pouvaient nous donner un autre regard sur les élections. En voici un :


Martine Billard sur place durant les derniers jours des élections 

 

Qu'est-ce qui gène la bienpensance politico-médiatico-financière si ce n'est la libération de son pays de la finance mondiale ?

 

Chavez se retire du FMI et de la banque mondiale

 

Chavez rapatrie l'or du peuple Vénézuélien

 

Ce qui en revanche a été très peu médiatisé :

Coup d'état contre Chavez

 

Le peuple a parlé !

 

Respectons-le, ça changera un peu de certaines démocraties qui n'appliquent pas les votes du peuple.

 

MHV

 

Post Scriptum

 

Dégommage en règle, le 3 Octobre 2012, le JT de France 2 

(à la 26ème mn)


Ce qui faisait réagir une Française vivant au Vénézuéla :

Propos (édulcorés) reçus par mail d’une française vivant au Vénézuéla :

Sur France 2, le journalisme c’est du sérieux, surtout à 2 jours des élections !

 "Chavez élu président de la république en 1994" ??? Merci, mais c’était en décembre 1998...
 "candidat unique de l’opposition" ??? Ils sont 5 !
 "L’unique train du pays" ??? : l’unique train qu’ils ont filmé peut-être !
 "80% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté" ??? Presque ! C’est 27 en fait... (http://donnees.banquemondiale.org/p...)

Reste l’incontestable poids des images : une vieille dame trainant sa bouteille de gaz dans un dangereux quartier de Caracas. C’ est une voisine. L’année suivante le gaz de ville etait installé sur l ensemble du quartier : toutes ces images ne datent que de 2006.

Voila, les mêmes JT avec les mêmes (...) journalistes qui nous parleront peut etre demain de fatalité économique, de monde globalisé, de banques et de banlieues.. ou peut etre meme du droit a une information juste et equilibrée ?

Nous réfléchissons aux démarches à faire suite à ce "reportage d’information".

Les Indignés du PAF Source Bellaciao 


Mais,

Le 8 octobre (le lendemain de la victoire de Chavez),

le même journal (France2) faisait son méa culpa

Un peu tard...

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans MÉDIAS
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:00

Je fais l'objet d'une vigilance particulière lors de mes passages médias. Tant mieux. Europe 1 et France Info se sont donc intéressés de très près à moi après mon passage à France Inter lundi matin. Europe 1 n'y va pas doucement.

Le site internet titre : « Le gros mensonge de Mélenchon sur l'espérance de vie des européens ». Vous avez bien lu ? J’ai menti. Je ne me suis pas « trompé », ce qui pourrait arriver après tout quand quatre journalistes parlent en même temps pour vous « poser leurs questions » comme ce matin-là ! Non, ces messieurs les experts le sont non seulement en chiffre mais aussi en cœur humain. Donc j’ai menti.

Mais ce n’est pas tout ! Je ne suis pas seulement un menteur mais même un « gros menteur » ! Mais qui est le menteur dans la circonstance ? Jugez vous-même.

Voici ce que j'avais affirmé à France Inter : « Je vous signale, monsieur Cohen, pour le cas où cette information ne serait pas venue à l'oreille de vos auditeurs que dans huit pays d’Europe, dans huit pays d'Europe, l’espérance de vie a reculé. Et où en particulier ? En Allemagne, ce qui nous est présenté comme un modèle. Peut-être qu’il serait temps de se rendre compte qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. »

Je voulais naturellement parler de l'espérance de vie en bonne santé. D'ailleurs, ces médias y ont également fait référence.

Que constate-t-on ?

Les chiffres d'Eurostat montrent un recul dans 9 pays en 2010 par rapport à 2009 pour les hommes. Et dans 10 pays pour des femmes ! Je le confesse, je me suis trompé. J'ai sous-estimé la régression pour ce qui concerne les femmes !

Quant à l'Allemagne, elle a reculé de plus de 6 ans entre 2000 et 2008 ! Et que pour ce qui est des plus pauvres, l'espérance de vie tout court, et pas seulement « l'espérance de vie en bonne santé », a bel et bien reculé de 2 ans depuis le début des années 2000. J'en ai déjà parlé sur ce blog.

Cette question de l'espérance de vie et de la qualité de vie est un marqueur central du progrès humain. Je profite de cet instant pour vous parler du séminaire "Inégalités de santé, espérance et qualité de vie" que tiendra le PG sur ce sujet sous la houlette de François Delapierre. La première soirée de réflexion aura lieu jeudi 4 octobre à 20h à l'Usine, aux Lilas, à côté de Paris. Elle sera animée par Frédéric Pierru, chargé de recherche au CNRS, sociologue spécialiste des questions de santé publique.

Je reviens à mon sujet. Donc, dans les médias, la mode est à la rubrique "désintox". Déjà, pendant la campagne présidentielle, la chaîne « I>télé » et le site internet « Ovni » vérifiaient les déclarations des principaux candidats. Ça s'appelait le "véritomètre". Le site internet existe encore. Et au terme de la campagne, le verdict est sans appel. Le candidat qui s'est le moins trompé dans les chiffres c’est … moi ! Je suis le seul candidat à dépasser les 60% d'exactitude quand Le Pen, Bayrou et Sarkozy n'atteignent même pas les 50% et que Hollande et Joly tournent autour de 55%.

Pour mettre sa rubrique "désintox" en images, le journal Libération s'est associé à la chaîne de télévision Arte. Manifestement, Libération et Arte sont moins vigilants avec le gouvernement qu'avec d'autres, dont moi. Ainsi, sur les dix dernières vidéos réalisées, une seule concerne le gouvernement. Le gouvernement ne se trompe pas et ne ment pas, voilà la « désintox » subliminale de ces journalistes indépendants, éthiques et d’investigation.

Mais il y en a eu une contre moi sur une histoire de détachement de travailleurs étrangers au sein de l'Union européenne. Évidemment c’est une sottise et un coupage de cheveux en quatre. Sur le fond j’ai raison.

Mais je m'étonne qu'à part Mediapart, aucun média n'ait relevé les mensonges de Jean-Marc Ayrault dans le débat sur le traité européen. Pourtant, il y avait de quoi faire. Pour notre part, nous en avons identifié au moins cinq. Ils sont présentés dans la rubrique "l'argument du petit courrier" de ce blog.

Parmi ces mensonges de Jean-Marc Ayrault, il y en a un sur la règle d'or. Le 2 septembre, le premier ministre affirmait sur France Inter qu'« Il n'y a pas d'inscription dans le marbre, de cette obligation d'équilibre budgétaire ». J'ai déjà montré que c'était faux puisque c'est l'objet de l'article 3 du traité. D'ailleurs Libération a relevé ce mensonge des socialistes. Mais le journal a préféré accuser… Jean-Pierre Bel, le président du Sénat, plutôt que le premier ministre.

Un autre mensonge des socialistes et de Jean-Marc Ayrault n'a pas été détecté. Je veux bien sûr parler de la renégociation du traité lui-même. Jean-Marc Ayrault avait affirmé plusieurs fois que « les lignes ont bougé ». Il a fallu plus d'un mois pour que la rédaction de Mediapart l'oblige à reconnaître qu'il n'en est rien et que « d'un point de vue juridique, c'est vrai, c'est le même texte » que celui signé par Nicolas Sarkozy. C'était le 23 septembre. On attend toujours le papier dans Libé et la vidéo avec Arte ! Mais la mentalité de bulletin paroissial a ses raisons que la raison connaît trop bien.

Après mon passage sur France Inter lundi, je note aussi que, si les journalistes de la brigade de la pensée nommée « désintox » font la chasse à mes supposées erreurs, leur corporatisme leur interdit de s’intéresser à celles de leur confrères dans la même émission.

Mon échange avec Patrick Cohen sur la question de la dette en est révélateur. Sans que cela fasse réagir aucun de ces experts en mensonges, monsieur Cohen a en effet prétendu que « les économistes ne disent pas que la BCE pourrait prêter sans limite et sans frein aux Etats qui en auraient besoin ». Il s'agissait de disqualifier la référence que je venais de faire aux nombreuses expressions d'économistes contre l'austérité.

Et bien Patrick Cohen se trompe. Un très grand nombre d'économistes, dont les plus éminents, disent bien que les Etats devraient se financer directement auprès de la BCE. Et ils critiquent les "freins et limites" actuellement mis à l'endettement public par le traité budgétaire européen. J'en veux pour nouvelle preuve l'appel d'économistes contre ce traité que le Monde a publié mercredi 3 octobre. Il ne s'agit pas de quelques économistes dans un coin mais de 120 enseignants-chercheurs et experts, issus d'une trentaine d'universités et centre de recherche. Et ils écrivent justement que « cette crise est aggravée par l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux États pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Fédéral réserve américaine ». Ils dénoncent « le refus d’intervention directe de la BCE pour les dépenses nouvelles". Et ils regrettent qu'"elle se contente d’un rachat restrictif des titres de dette sur le marché secondaire ».

Ce n’est pas tout. N'en déplaise à Patrick Cohen, je persiste et signe mon raisonnement concernant l'absurdité comptable de la mesure actuelle de la dette. A l'antenne lundi, ils s'y sont mis à trois pour me contredire, Cohen, Guetta et l'unique auditeur qu'ils ont fait intervenir comme par hasard sous le même angle qu'eux. J'expliquais qu'il est absurde de comparer le total de la dette qui est due sur plus de 7 ans et le flux annuel de richesse créée par le pays. Et j'indiquais que la seule comparaison valable est celle du coût annuel de la dette (47 milliards d'intérêt) avec la richesse annuelle créée. C’est donc 2,5 % de celle-ci dont il est question. Un salarié au smic aurait alors 25 euros de charge de dette par mois ! Un drame stratosphérique on le voit ! Mes contradicteurs ont cru pouvoir faire les malins en me répliquant que le coût annuel de la dette intégrait aussi le remboursement d'une partie du capital emprunté. Or c'est un argument purement rhétorique car ces remboursements annuels ne sont pas imputés sur le budget mais refinancés par de nouveaux emprunts.

Sur les 180 milliards d’euros empruntés en 2012 par la France 81 milliards servent à financer le déficit et les 99 autres milliards servent à renouveler les emprunts arrivés à terme. A l'appui de mon raisonnement, j'ajoute que si l'on veut se livrer à des comparaisons sur le stock de dette, le bon sens voudrait qu’on le compare aussi au patrimoine économique total du pays. Il s'élève selon l'INSEE à 12 000 milliards d'euros. Avec cette comparaison d'un stock à un autre stock, la dette représente 16 % du total du capital du pays. Même en me levant à six heures du matin, la tête est meilleure que ne le croient ces messieurs, même en s’y mettant à quatre contre un ! Extrait du blog de J-L Mélenchon

 

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republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans J-L Mélenchon MÉDIAS
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 16:47

 

 

Dans l'Humanité de ce lundi, Patrick Apel-Muller estime dans l'édito: "Le socle de ce qui fait la gauche 
se réunit. Parce que ceux qui étaient dans la rue hier ont 
mis à la porte Sarkozy, ils ne veulent pas le voir rentrer 
par la fenêtre. Cela signe l’impasse dans laquelle s’engage 
le gouvernement, mais aussi les chances sérieuses pour 
que les espérances populaires ne s’y perdent pas."

 

Avez-vous assisté à un débat télévisé entre un partisan du oui au traité budgétaire européen et un tenant du non ? Un journaliste critiquant l’austérité forcenée imposée aux peuples européens a-t-il été convié à questionner le premier ministre sur France 2, jeudi soir ? D’autres voix que celles des experts libéraux sont-elles régulièrement conviées sur le plateau de Mots croisés ? Cet unanimisme de caserne – décalqué sur celui qui avait accompagné la tentative d’imposer une constitution européenne en 2005 –, qui fait hélas des médias dominants de grandes muettes, vient d’être déchiré par les dizaines de milliers de manifestants, hier, 
sur le pavé parisien. Que ne leur a-t-on dit pourtant pour 
les en dissuader ! Jusqu’à leur annoncer depuis Matignon une apocalypse où le non au traité ferait « disparaître l’euro »…

 

Et pourquoi pas le continent tant qu’on y était ? D’autres encore, parmi les dirigeants du PS, tel Bruno 
Le Roux, tentent de transformer les échanges en un « débat de soutien ou non au président de la République ». Croit-il sérieusement que François Fillon, en proclamant qu’il votera oui, entend appuyer François Hollande ? Voit-il dans les mines réjouies de Jean-Louis Borloo ou de Jean-François Copé une nouvelle dévotion à l’égard du poing et de la rose ou, plus sérieusement, la jubilation de voir le texte signé Sarkozy et Merkel proposé au vote des députés sans 
un changement de mot, 
par un nouvel élu qui s’en disait l’adversaire ?

 

La manifestation d’hier est une première 
(et une grosse !) pierre posée pour faire barrage 
à l’austérité. D’autres peuples sont engagés dans la même construction. 
À Salonique et à Lisbonne, à Bruxelles et à Madrid, 
à Athènes et à Amsterdam. Il faut apprécier comme un fait 
nouveau qu’en France, la mobilisation se déroule quelques mois après l’élection d’un gouvernement de gauche que des manifestants de gauche ne veulent pas laisser dériver sous le souffle des marchés financiers. Des commentateurs, sans doute inattentifs, s’obstinent à caractériser les adversaires du traité comme « la gauche de la gauche », une frange marginale en quelque sorte. Ils n’ont donc pas vu l’opposition de l’ensemble des syndicats européens et des plus grandes confédérations françaises, le vote massif des responsables écologistes, le cri d’alarme de Jean-Pierre Chevènement et de ses amis, les critiques de nombreux élus socialistes en dépit des rappels à l’ordre, les analyses des Économistes atterrés, la présence des principales organisations féministes, l’activité d’Attac, les appels de l’Union des familles laïques, du DAL, d’associations d’éducation populaire… La suite sur L'Humanité

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 19:53
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 17:55

 

 

 

Plus de 30 000 Grecs dans les rues d'Athènes contre la rigueur, selon la police : les flammes des cocktail Molotov jetés par certains manifestants sont à la Une de la presse mondiale, du Koweit à la Chine en passant par le Brésil et les Etats-Unis... Mais pas en France.

 

La photo de Une du quotidien hollandais ND montre des policiers grecs au milieu des flammes provoquées par un premier cocktail Molotov, tandis qu'un deuxième, lui aussi enflammé, arrive et se détache nettement sur le fond de ciel bleu.

 

Suivent les unes des journaux :

ND Hollande

The Guardian Grande Bretagne

New York Times USA

Wall Street Journal

Herald Tribune

24 h Canada

20 minuten Suisse

Folhla se S Paulo Brésil

Avenir Italie

Diario de noticias Portugal

Süddeutsche Zeitung Allemagne

Al Watan Daiky Koweit

La Tercera Chili

L’Écho Belgique

IndependentGrande-Bretagne

Shanghai Daily Chine

The China Post Chine

 

Pas de Une de la presse française pour la Grèce aujourd'hui, et le matinaute remarquait déjà hier que la manifestation de Madrid n'était pas non plus en tête des préoccupations des médias audiovisuels...Voir les Unes sur Arrêt sur Images 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:53

 

 

J’ai cru en vous, je vous ai parlé (Université d’été 2011), j’ai rencontré un homme abordable, affable, normal (tout le contraire de votre prédécesseur), je vous ai donné mon livre (Nouvelle Civilisation 2012) et je veux encore croire en vous mais, j’ai quelques questions et quelques suggestions.

 

Pensez-vous que les réflexions politiques et les analyses économiques de citoyens qui ne sont pas issue de l’ENA ne sont pas digne d’intérêt ? Pensez-vous que toutes personnes non issues de l’ENA sont des imbéciles et qu’il n’est pas utile de les lire ?

 

Comme nous savons vous et moi ainsi que nombre de nos concitoyens, le problème des dettes souveraines a pour origine la loi n°73-7 du 3 janvier 1973, remplacé par les articles 104 (Maastricht) puis123 (Lisbonne). Alors, quand pensez-vous aborder un débat ouvert, serein et sincère sur le fait que les États européens se sont interdit à eux-même de se prêter de l’argent sans intérêt ? et au delà, une réflexion générale sur notre système monétaire à réserves fractionnaires qui débouche sur un empilage de dettes sans fin et qui nous emprisonne dans une croissance obligatoire afin de payer, jusqu'à la fin des temps, une rente à l’oligarchie financière de la planète ? en clair, pensez-vous que la privatisation de la planche à billet soit une idée supportable pour un socialiste ?

 

La crise de confiance dans le système bancaire associée au manque de courage des politiques est à la base d’un mélange détonnant, capable de transformer la crise financière en catastrophe politique et sociale irréversible.

 

Les récentes révélations concernant l’implication de banques, parmi les plus importantes de la planète, dans des manipulations frauduleuses de taux de référence de marché (LIBOR, EURIBOR, TIBOR servant à la fixation des conditions financières de contrats portant sur des trillions de dollars) sont capables de porter un coup fatal à la réputation déjà sulfureuse des banquiers et c’est tant mieux ! Au même moment, d’autres institutions confessent des violations caractérisées de la réglementation sur le blanchiment d’argent, des transgressions d’embargos officiels ou encore d’assistance à la fraude fiscale.

 

Il était déjà notoire que les régulateurs et superviseurs avaient largement failli à leur mandat. Ils ont tenté de justifier ces faiblesses par la limitation de leurs pouvoirs, confinés à leur territoire national, privilèges exclusifs qu’ils défendaient par ailleurs avec acharnement.

 

Les derniers développements semblent révéler, cependant, une connivence coupable de longue date entre les secteurs public et bancaire qui, en les rendant progressivement interdépendants les uns des autres, a réduit d’autant la capacité de contrôle que le premier était censé exercer sur le second. En effet, les États dépendent, pour le placement de leur dette, des banques, mais celles-ci s’appuient sur les États pour assurer la confiance des contreparties (déposants et autres créanciers) ; ainsi, États et banques dépendent l’un de l’autre pour assurer leur solvabilité réciproque.

 

Se sachant en position de force (too big to fail), les banques sont à même d’exercer un chantage sur les gouvernements pour influencer toute législation jugée trop contraignante (Volker rule, etc.). D’autre part, prétextant de la nécessité de renforcer les fonds propres des banques (Bâle III) pour éviter un nouveau sauvetage par le contribuable, les États ont favorisé l’accumulation des profits en fermant délibérément les yeux sur des pratiques comme la manipulation de taux, dont ils étaient pourtant informés. Par Marc Jutier/ Lire la suite sur AgoraVox 

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:28

Nous avons eu le droit à Roland Garros qui permettait de parler tennis au lieu campagne législatives. En juillet, c'était le tour de France. Maintenant ce sont les jeux Olympiques. C'est parfait pour occuper les écrans et éviter de trop charger les journaux télévisés avec de l'actualité politique ! C'est vrai, pourquoi inquiéter les français avec la poursuite de la crise en Europe alors qu'ils ont déjà dû subir la météo pourrie de ce printemps et été 2012.

Evasion fiscale

Les actifs financiers dissimulés dans des paradis fiscaux par des particuliers atteignent entre 17.000 et 25.500 milliards d'euros selon une étude publiée dimanche soit dix fois le PIB annuel de la France. Selon le dernier classement Forbes, le nombre de milliardaires a atteint 1 210 en 2011, un record absolu avec une fortune cumulée de 4 500 milliards de dollars, plus que le PIB de l'Allemagne. Rien que pour la France, l'évasion représenterait près de 600 milliards soit 10% du patrimoine ou 1/6ème du budget dont près de la moitié possédée par des particuliers et le reste par les entreprises. Cela ferait perdre autour de 35 milliards par an aux finances publiques. En France, moins de 5 % des entreprises de plus de 2.000 salariés acquittent un prélèvement au titre de l'Impôt sur les Sociétés grâce aux divers dispositifs permettant "d'optimiser" l'impôt comme c'est toujours joliment dit. Une des plus connues pour ne pas payer est Total mais Unilever et bien d'autres sociétés ont aussi tout organisé pour en payer le moins possible en pratiquant ce qu'on appelle la délocalisation fiscale : pas de siège social en France et tous les établissements sont considérés comme ne produisant aucun bénéfice. Cela ne les empêche pas de crier à l'étranglement à la moindre modification visant à plus de justice fiscale. Et pendant ce temps, les pays s'enfoncent les uns après les autres dans la crise: Grèce puis maintenant Espagne avec les mêmes recettes d'austérité pour le peuple qui ont les mêmes résultats : récession, chômage de masse, exode de la jeunesse vers d'autres pays. Mais dites-moi : ils ne nous avait pas dit qu'ils avaient sauvé l'Europe ? une nouvelle fois !

Ces chiffres devraient entraîner une seule réaction : une lutte plus résolue contre les paradis fiscaux et une fiscalité plus juste. Ils ne font pourtant pas douter François Hollande et le PS quant à la poursuite des politiques imposées par la troïka européenne. Oubliée sa promesse de renégociation du traité, il aura suffit d'un ajout en annexe pour la croissance, pour que ses vagues velléités de tenir tête à Angela Merkel soient remballées.

Qu'attend le gouvernement ?

Fermetures d'entreprises et plans de licenciements avaient été très présents pendant toute la séquence électorale obligeant François Hollande à finir par prendre quelques engagements pour la sauvegarde de l'emploi et contre la désindustrialisation de la France et à créer un ministère pour le redressement productif. Mais pour le moment on a surtout assisté à beaucoup de gesticulations d'Arnaud Montebourg mais à peu de décisions concrètes. Les travailleurs de PSA en savent quelque chose. Toujours pas de loi contre les licenciements dans les entreprises distribuant des bénéfices.

Aussi les députés du groupe GDR (Front de Gauche et "progressistes" ultramarins) ont déposé une proposition de loi visant à interdire à une entreprise ayant distribué des dividendes dans au moins une des deux dernières années de procéder à des licenciements économiques. C'est le même texte que les sénateurs socialistes avaient voté mais qui avait été rejeté par 4 voix de différence au sénat.

Qu'attend le gouvernement ? Pendant ce temps, les patrons ont les mains libres et se dépêchent car ils savent bien que la loi ne pourra pas s'opposer aux procédures engagées car une loi ne peut jamais avoir d'effets rétroactifs.

Pour l'environnement cela a mal démarré Renvoi de Nicole Bricq du ministère de l'environnement pour avoir osé émettre l'idée de revoir les permis d'exploiter les hydrocarbures au large de la Guyane, déclaration de Montebourg demandant un rééxamen de l'interdiction d'extraction des gaz et huiles de schiste, rejet de la proposition européenne d'arrêt de la pêche au filet en eaux profondes qui raclent les sols et détruit la biodiversité marine, attitude plus qu’ambiguë quant au respect des engagements de non expulsion à Notre Dame des Landes etc ...

mais Europe Ecologie apprend vite à gérer

La quasi totalité des députés d'EELV au parlement européen ne se sont pas opposés aux conclusions du dernier sommet de Bruxelles réaffirmant le traité Sarkozy-Merkel agrémenté d'un zeste de croissance. Bizarre, des écologistes votant pour la croissance !

Mais c'est vrai que EELV a de plus en plus tendance à se couler dans le moule du pouvoir. Ainsi il avait fallu attendre un an pour que Dominique Voynet, ministre de Lionel Jospin, glisse discrètement quelques noms de militants Verts pour recevoir la légion d'honneur. Cette fois-ci, leur ministre et secrétaire nationale jusqu'à récemment, Cécile Duflot, n'a pas cette pudeur. Elle aura presque été plus rapide pour décorer ses copines et copains (4 élus EELV d'un coup) que pour faire paraître le décret sur le blocage du prix des loyers. Remarquez que décorer de la légion d'honneur ne présente quasiment pas de coût pour les finances publiques, pourquoi se gêner donc ! A défaut d'autres maroquins ministériels ou de postes bien rémunérés dans les institutions, un petit ruban rouge à la boutonnière cela vous pose votre écolo ! Et puis il fallait bien faire un geste pour le maire d'Arcueil passé du PCF à Europe Ecologie. Faire de la politique autrement, c'était il y a quelques années la devise des Verts. Qui s'en souvient ? Cela me fait mal de voir que des résistants ne l'ont toujours pas reçu alors qu'elle est donnée à n'importe qui, pour n'importe quoi.


Tout cela nous donne nos tâches de la rentrée : exiger le vote de cette loi contre les licenciements boursiers et faire campagne contre la ratification du traité européen.

En attendant; bonnes vacances à toutes celles et ceux qui en prennent. Martine Billard

 

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