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Sous les pavés, Orange

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 08:43

Plusieurs centaines de milliers de manifestants ont défilé dans toute la France le 12 septembre 2017. Une première étape qui doit nécessairement être durcie très rapidement pour mettre fin à la loi Travail XXL, et conquérir de nouveaux droits.

« Les médecins peuvent faire des ordonnances, les macronistes non »

Si ce slogan popularisé en mai 68 est à nouveau d’actualité, en remplaçant « gaullistes » par « macronistes », c’est que la conception jupitérienne du pouvoir s’inscrit dans une longue tradition autoritaire. Les dernières déclarations de Macron sur les opposants à la loi Travail, réunis sous la bannière commune de « cyniques, fainéants et extrêmes », ne sont pas une nouveauté. Le courant macroniste, qui se pense résolument moderne et transgressif en insultant les plus pauvres et la majorité des Français qui ne font pas partie des vainqueurs du capitalisme et de la mondialisation, continue une guerre de classes. Mais, pour la gagner, il souhaite cliver le monde politique entre les anciens et les modernes, entre les extrêmes et les progressistes, seconde catégorie dont il ferait évidement partie dans ses analyses. Car la bataille sémantique et de communication est globale pour le gouvernement, qui n’hésite pas à renvoyer dos à dos l’extrême droite et la gauche de la gauche, pour mieux tenter d’annihiler toute contestation.
Ce principe est reproduit à l’identique dans la « loi Travail XXL », qui vient détruire en profondeur les outils syndicaux, notamment ceux utilisés par le syndicalisme de lutte. En effet, pour fragiliser les droits du personnel, il faut commencer par casser les organisations – ici syndicales – qui organisent et défendent les intérêts des salariés. La fusion des instances représentatives du personnel enlèvera des prérogatives et moyens, fragilisera davantage les contre-pouvoirs dans l’entreprise, et permettra au patronat d’avoir les mains libres. Cette vision de la société, à l’inverse de l’égalité républicaine, souhaite instaurer un individualisme forcené où pour survivre il faut se comporter en animal. Cette contre-réforme annoncée n’est donc pas anodine, comme nous l’avons déjà écrit dans plusieurs articles : la loi Travail XXL est un véritable coup d’état social !

Battre le fer tant qu’il est chaud. Par Evariste, la suite sur Gauche Républicaine

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 12:25

Pauvreté et fraude au RSA : le coup de gueule salutaire de Claire Hédon

 

La présidente d'ATD Quart Monde voulait remettre les choses à leur juste place. Ce qu'elle a fait avec panache et conviction !

Par Axel Leclercq - 8 novembre 2016

 

***

Quand ça tourne mal, il faut un coupable. Et, pour endosser ce rôle, les étrangers et les pauvres font toujours très bien l’affaire. Exemple : si l’État français est si proche de la ruine, c’est bien entendu la faute de ces hordes de fainéants qui fraudent le RSA. Une idée reçue très largement répandue qui a lancé la présidente d’ATD Quart Monde dans un coup de gueule inhabituel et salutaire.

 

Depuis juillet 2015, Claire Hédon, journaliste à Radio France Internationale, est la nouvelle présidente d’ATD quart monde, une association française qui lutte contre la misère et l’exclusion. Aussi, quand elle a été invitée par Arte pour participer à l’émission 28 Minutes, elle a sauté sur l’occasion pour remettre les points sur les I…

 

« La fraude au RSA c’est moins de 1%. C’est 100 millions d’euros. La fraude fiscale détectée, c’est 3,8 milliards d’euros ! Pourquoi on se polarise sur cette fraude des plus pauvres ? C’est d’une indécence absolument incroyable ! »

 

Dans le genre, voici une petite mise au point qui redonne un peu de perspective aux phénomènes de fraudes et qui, surtout, remet les choses à leur juste place.

 

Oui, la fraude au RSA existe. Mais elle est minime et ses conséquences n’ont aucune commune mesure avec la triche dont certains très riches se rendent coupables. Si les caisses de la France sont vides, ce n’est pas la faute de ceux dont les portefeuilles sont également vides !

 

Pour vérifier les propos de Claire Hédon, vous pouvez jeter un oeil à cette édifiante infographie réalisée par Le Monde à partir des statistiques de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude.

 

Les préjugés sont faits pour être balayés. Merci à Claire Hédon pour le coup de main.

 

Regardez, c’était le 3 novembre dernier… et sa colère fut aussi saine que légitime

 

Source Positive.fr

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:04
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 08:34

On se souvient de la campagne «Le RSA, c’est quand on travaille et qu’on ne s’en sort pas». La direction de Camaïeu n'a jamais oublié ce slogan aguicheur.

Ils touchent un RSA de complément parce que leur salaire est trop faible. Des salariés de l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu demandent à rencontrer "au plus vite" le ministre du Travail pour dénoncer leur situation, a-t-on appris vendredi auprès de FO.

"Lorsque je suis allé voir mon DRH pour lui demander une augmentation de salaire, il m'a clairement dit : Pourquoi tu veux une augmentation ? Tu as le complément du RSA pour ça", a expliqué Cherif Lebgaa, délégué syndical Force Ouvrière. "Cette mesure, c'est clairement un effet d'aubaine pour la direction de Camaïeu qui en profite pour maintenir ses salariés dans la misère. C'est écœurant d'exploiter les gens ainsi", a ajouté cet employé logistique dans les entrepôts roubaisiens de la marque.

M. Lebgaa a précisé qu'après dix-huit ans d'ancienneté dans l'entreprise, il touche 1.180 euros nets de la part de son employeur, et 296 euros au titre du RSA activité. Selon lui, son cas est "très répandu dans l'entreprise. Rien que dans l'entrepôt à Roubaix, on est au moins une vingtaine dans le même cas. Je dis au moins une vingtaine mais c'est sans doute plus, car beaucoup de gens ont honte d'en parler. Toucher le RSA, personne n'aime s'en vanter", a-t-il souligné.

Sciemment maintenus dans un statut de travailleurs pauvres

"Cela fait des années que la direction nous refuse la moindre augmentation. Et pendant ce temps-là, les actionnaires touchent chaque année 500 millions de dividendes. En plus de ça, nous n'avons aucun avantage : pas de tickets resto, pas de chèques vacances, pas de primes, rien !", a dénoncé le syndicaliste.

"Camaïeu nous maintient sciemment dans un statut de travailleurs pauvres. Des salariés en CDI qui se retrouvent à toucher le RSA en 2012, mais c'est Germinal ! Si Zola avait été là, il aurait soutenu notre combat, c'est sûr !", a relevé M. Lebgaa. Les salariés de Camaïeu, qui avaient déjà mené une grève de plusieurs semaines en janvier 2011, réclament une augmentation de 100 euros par personne.

Après avoir envoyé un courrier au président François Hollande pour dénoncer leur situation, ils réclament d'être reçus "au plus vite" par le ministre du Travail. Un débrayage de deux heures est déjà prévu dans les magasins du groupe le 22 juin.

Créé en 1984, le groupe Camaïeu, majoritairement détenu par le fonds d'investissement Cinven, a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 810 millions d'euros et un bénéfice net de 84,5 millions d'euros. Il possède plus de 1.000 magasins dans le monde, dont 600 en France où il emploie 4.000 personnes.
Source : Le Monde)

NDLR : Camaïeu n'est pas un cas isolé : c'est juste l'arbre qui cache la forêt. Outre l'aubaine que représente le RSA activité, prétexte rêvé pour ne pas augmenter les rémunérations, les employeurs de ce type bénéficient des «allègements Fillon» sur les bas salaires qui les exonèrent de cotisations sociales.

En mai 2009, nous dénoncions déjà les dérives de cette subvention aux bas salaires instituée par Nicolas Sarkozy et son compère Martin Hirsch, spécialiste de l'emploi bradé.

Fin 2011, quelque 465.000 travailleurs pauvres percevaient le RSA "activité" pour un montant moyen de 170 €/mois.
Selon le dernier rapport du Comité national d'évaluation sur le RSA, plus de 1 million de foyers qui pourraient y prétendre ne le réclament pas : pour 30% d'entre eux, c'est par ignorance; mais pour les 70% d'autres, ce renoncement est un choix, voire un principe. Source ActuChômage

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 08:07

Une ancienne salariée d’une Caisse d’allocation familiale, Leila, s’élève contre les idées reçues sur les bénéficiaires du RSA et les discours culpabilisant chômeurs et travailleurs pauvres. Et en a fait une conférence gesticulée, « Je vais tout CAF’ter ». Cette culpabilisation, ajoutée à la complexité d’un dispositif mal adapté, décourage des dizaines de milliers de bénéficiaires potentiels à faire valoir leur droit à cette protection sociale minimaliste. Leila rappelle aussi que la fraude au RSA, c’est environ 60 millions d’euros, dont la grande majorité est récupérée, « alors que la fraude aux cotisations patronales représente 20 milliards d’euros par an ». Entretien.

Cet article a initialement été publié dans la revue Transrural initiatives.

  • Transrural initiatives : Comment est née l’idée de cette conférence gesticulée sur le thème des politiques sociales ?

Leila : J’ai travaillé dans une Caisse d’allocations familiales (Caf) où j’ai vu que les politiques sociales comme le Revenu de solidarité active (RSA) n’étaient pas adaptées à leurs publics. Cela provient en partie d’une volonté politique. D’un système qui décourage les bénéficiaires potentiels. J’ai été exaspérée par les discours culpabilisants sur ceux qui n’auraient pas envie de travailler ou qui profiteraient du RSA. La fraude au RSA, c’est environ 60 millions d’euros par an. 80 % à 90 % de ce montant est récupéré par les services de la Caf suite à des contrôles. Alors que le non recours au RSA, c’est 5,3 milliards d’euros non-redistribués ! Cette conférence gesticulée était pour moi l’occasion de déconstruire cette image du bénéficiaire du RSA fainéant et fraudeur [Pour une personne seule sans revenus, le RSA s’élève à 499 €/mois, ndlr].

  • Pourquoi avoir choisi cette forme d’expression et comment avez-vous construit cette conférence ?

Le grand public devrait connaître le fonctionnement de la Caf, du RSA et les raisons du non-recours. L’idée, c’est de mettre à disposition de tous, de manière accessible, les connaissances issues de recherches. Mais on n’a pas le temps de développer une critique construite dans un sujet de trente secondes à la télévision et tous les gens n’aiment pas lire. La conférence gesticulée permet de toucher un public plus large. Il y a aussi l’idée de mélanger un savoir froid et un savoir chaud, avec des situations vécues et des expériences, pour impliquer le public, rendre le sujet amusant. J’ai suivi une formation de douze jours avec la coopérative Vent Debout.

On a fait un travail collectif sur la dimension politique, la mise en scène, le processus de création… Chacun est venu avec son projet mais s’est nourri des idées des autres. J’étais venue parler du RSA. Mais on nous a dit de nous poser la question : « Contre quoi avez-vous envie de vous battre ? ». J’ai donc décidé de parler aussi des violences faites aux femmes et de la protection sociale en général. C’est grâce à des dispositifs comme les crèches que l’on a favorisé l’égalité homme-femme. Cela a aussi permis de replacer le rôle joué par les Caf dans l’histoire, plus globale, des politiques sociales et du combat pour les droits des femmes.

  • Sur quoi se base votre critique du RSA ?

Dans la conférence, j’essaye de donner des éléments de compréhension en partant d’une analyse des politiques publiques. À qui le dispositif est-il destiné, quel problème doit-il résoudre ? Comment cherche-t-il a le résoudre ? Quelle représentation du monde cela véhicule- t-il ? Le RSA est destiné aux personnes qui n’ont pas de revenus et aux travailleurs pauvres. Officiellement, il doit permettre de réduire la pauvreté et inciter ceux qui ne gagnent pas assez d’argent à la reprise d’un emploi. Sauf qu’on sait bien qu’il n’y a pas assez d’emplois pour tout le monde. Avec le RSA, on est dans une politique où le responsable de la situation est le bénéficiaire de l’aide. C’était différent avec le RMI, où l’on considérait l’État responsable, car il n’arrivait pas à proposer un travail à tous.

  • Comment le système favorise-t-il, concrètement, le non-recours au RSA ?

Il y a environ 50 % de non-recours, de gens qui auraient le droit au RSA mais ne l’utilisent pas. On peut distinguer trois causes principales. La première, c’est le dispositif du RSA en lui-même : il a été conçu pour aider les travailleurs pauvres qui ont donc presque tous des revenus instables, saisonniers ou précaires. À un certain moment ils ont droit au RSA, à d’autres moments non. Or, après quatre mois où l’on n’est plus éligible au RSA, la Caf efface les dossiers et il faut refaire une demande. Il y a aussi la complexité, les conditions d’éligibilité sont obscures et on ne sait jamais vraiment si on a le droit au RSA, pour quel montant, pendant combien de temps et comment faire pour l’avoir. Tout cela est prévu par la loi qui a créé un système très complexe qui au final est excluant.

La seconde cause de non-recours est liée à la mise en œuvre du RSA par la Caf qui ne facilite pas suffisamment l’accès au droit. Le dispositif est peu connu et la campagne destinée à informer spécifiquement les travailleurs pauvres sur le RSA a été annulée à cause de la « crise » et de la surcharge de travail des Caf. Surtout, la Caf est soumise à un système de management avec des indicateurs de gestion, comme le fait de recevoir 90 % des bénéficiaires en moins de 20 minutes. Si on avait communiqué sur le dispositif, les Caf auraient eu plus de monde et n’auraient pas atteint leurs objectifs. Certains n’auraient pas eu de primes. Le pire, c’est qu’on croise les données pour la lutte contre la fraude mais qu’on ne fait rien contre le non-recours. La suite sur Pressenza

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 10:07
Quelques grèves d'ici ou d'ailleurs

 

Lyon :

 

 

Nîmes :

 

 

Toulouse :

 

 

Arras :

 

 

Doubs :

 

 

Mitry-Mory / Goussainville :

 

 

Morlaix :

 

 

Antilles :

 

 

Réunion :

 

 

Et aussi :

 

Belgique :

 

Algérie :

Oran :

 

Sénégal :

 

Tunisie :

 

  • Grève de la faim entamée le 25 mars et grève générale à Jebeniana (gouvernorat de Sfax)

 

  • Les anciens de l’UGTE en grève de la faim à Meknessi (gouvernorat de Sidi Bouzid)

le 7 mai, six anciens de l’Union Générale Tunisienne des Étudiants ont entamé une grève de la faim à Meknassi pour leur droit au travail. Les grévistes considèrent qu’ils sont parmi les militants politiques discriminés par le système et qui n’ont pas bénéficié de l’amnistie générale. La discrimination de la dictature de Ben Ali, selon eux, les a privé de leur droit de passer les concours nationaux et d’avoir un travail.

 

  • La grève de la faim des chômeurs de Bouzayane continue

Sept diplômés chômeurs continuent la grève de la faim qu’ils ont entamé le 22 avril.

 

  • Sit -in des ouvriers de la société « Les Recycleurs » à Jedayda (gouvernorat de Manouba)

le 1er mai, des dizaines d’ouvriers de la société « Les Recycleurs » ont débuté un sit-in devant leur usine. Après la décision de la direction de fermer l’usine, les sitineurs demandent un dédommagement aux mois de travail perdus depuis octobre dernier.

 

  • Sit-in des ouvriers de Missfat à Jedayda (gouvernorat de Manouba)

 

  • Le bassin minier : nombreuses grèves de la faim et sit-in

 

  • Une grève de la faim de chômeurs et un sit-in pour le travail à Metlaoui : Depuis le 29 mars, une dizaine de chômeurs entament une grève de la faim pour revendiquer leur intégration dans la société d’environnement affiliée à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Quelques grévistes s’étaient cousu la bouche avec un fil en signe de protestation à ce qu’ils considèrent comme injustice et humiliation.

 

  • Grève de la faim à Zanouch : une dizaine de jeunes entament cette semaine leur 30e jour d’une grève de la faim pour le travail.

 

  • Procès et sit-in à Medhila : 17 femmes et un groupe de jeunes poursuivent un sit-in, commencé depuis fin mars, pour les mêmes demandes que Metlaoui et les autres régions du bassin minier.

 

  • Sit-in à Belkhir (gouvernorat de Gafsa) : 29 citoyens de la délégation de Belkhir (la plus pauvre de toute la région) continuent un sit-in qu’ils ont commencé le 8 février dans les locaux de leur délégation. Les détails sur Nawaat

 

et...

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 09:27
Le Sénat adopte le projet de loi Macron en le libéralisant encore plus


Le projet de loi a été voté par 229 sénateurs de droite, UMP et UDI-UC. 44 ont voté contre, essentiellement communistes et écologistes. Les socialistes se sont abstenus.


Le Sénat, à majorité de droite, a adopté mardi le projet de loi Macron sur la croissance, après avoir adopté des mesures encore plus libérales que celles défendues par le ministre de l'Économie à l'issue d'un débat marathon de 135 heures. Le projet de loi a été voté par 229 sénateurs de droite, UMP et UDI-UC. Quarante-quatre sénateurs ont voté contre, essentiellement communistes et écologistes, mais aussi socialistes comme Marie-Noëlle Lienemann et plusieurs de ses collègues qui défendent la motion B au futur congrès de leur parti à Poitiers et ont dénoncé "de graves mesures libérales et antisociales". Les autres socialistes et une grande partie du groupe RDSE, à majorité PRG, se sont abstenus.


Le texte doit à présent passer en commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés), chargée de trouver une version commune aux deux chambres. Elle est prévue le 3 juin. En cas d'échec, c'est l'Assemblée nationale, dont la version n'avait été votée qu'après l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution par le gouvernement, qui aura le dernier mot. Le gouvernement avait demandé la procédure accélérée sur ce projet de loi, c'est-à-dire une lecture par chambre.


"Nous formons tous beaucoup d'espoirs sur le vote de ce texte en commission mixte paritaire", a souligné Emmanuel Macron à l'issue des débats. "La crédibilité de nos débats dépendra ensuite de notre capacité à traduire concrètement, dans le réel, les avancées que ce texte contient. Nous y veillerons et c'est l'objet du travail qui s'engage à présent", a-t-il dit. Il a reconnu que le nouveau texte contenait des ajouts qu'il n'a pas appréciés.

"Mesures de droitisation"


"Nous avons musclé le texte pour en faire un accélérateur de croissance en lui apportant ce qui lui manque, de la souplesse, en particulier en ce qui concerne le droit du travail, et de la simplification", a dit le patron des sénateurs UMP Bruno Retailleau. "Le ministre va être devant un choix, le choix de l'audace, et il trouvera en CMP des sénateurs constructifs, ou le choix politique qui est celui des députés frondeurs." "Nous étions partis en août dernier d'un texte très idéologique, qui faisait de plusieurs professions les comptables et boucs émissaires des échecs de la politique économique du gouvernement", a déclaré le président du groupe UDI-UC François Zocchetto. "Maintenant, nous avons un texte complètement remanié et qui répond aux attentes de nos concitoyens, des professionnels, des entreprises et donc de la majorité sénatoriale", s'est-il félicité.


"À l'heure des comptes, le groupe socialiste a considéré que le texte du Sénat pouvait s'améliorer dans la navette", a déclaré pour sa part la chef de file socialiste Nicole Bricq. "Certes, il y a des mesures de droitisation", a-t-elle affirmé. "Mais elles ne survivront pas à la navette." En revanche, pour la présidente du groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) Éliane Assassi, "un accord en CMP paraît invraisemblable et constituerait une violence inadmissible à l'égard de la majorité de gauche de l'Assemblée nationale et des sénateurs de gauche qui ont combattu ce projet de loi". La suite sur Le Point

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 12:23
En France, quand il y a des grèves on ne les voit pas...

... tout dépend de quel côté on regarde !

« Les grèves, on ne les voit plus » disait un ex président. C'est vrai, si on regarde les médias audiovisuels qui préfèrent parler de choses tellement plus futiles. Car, quelques salariés qui réclament un salaire décent pour pouvoir vivre est nettement moins intéressant que le prénom d'une princesse...

Point sur la journée du 5 mai

Perpignan : collège

Toulouse : bus

Sambre : bus

Goussainville : bus

Tremblay en France : bus

Vitrolles La Poste

Carhaix : Bloc opératoire

Castres-Mazamet : hôpital

Pessac : Leader Price

Falaise : fabrication de compteurs volumétriques d’hydrocarbures

Essonne : écoles

Bobigny : écoles

Montreuil : crèches

Paris : nettoyage finances publiques (depuis le 11 mars)

Commerces : 3 Suisses, 3 Suisses Entreprise, Cité Numérique, CRC, Dosi, Taylormail, Saint Brice et bien d’autres encore

Mions : Fonctionnaires territoriaux

Guadeloupe : Centre hospitalier

Ah !! j 'allais oublier !!

Allemagne

Comme il n'y a qu'en France qu'on fait grève et qu'en Allemagne tout va bien, il n'y a la-bas qu'une toute petite grève des trains du 5 au 10 mai :

Et au Portugal c'est la reprise...

Grève des pilotes de la compagnie aérienne TAP Portugal jusqu’au 10 mai pour réclamer l’application d’accords conclus en vue de la privatisation de l’entreprise. Un service minimum est assuré. Source : Air Journal

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 11:59

 

Puisque chacun prétend se soucier de l’envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est-elle passée à ce point inaperçue (1) ? En raison de ses conclusions ? Dans une étude présentée en mars dernier, deux économistes issues de ce temple du libéralisme relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-elles ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

 

 

Selon ces économistes du FMI, « une moitié environ » du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs impersonnels (mondialisation, technologies, etc.) découlerait du déclin des organisations de salariés. Doit-on s’en étonner ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. Et son absence, libérer une place qu’envahissent aussitôt l’extrême droite et l’intégrisme religieux, s’employant l’une comme l’autre à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

 

 

Or l’effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En avril 1947, alors que l’Occident s’apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Friedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : « Si nous voulons entretenir le moindre espoir d’un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes. » Hayek prêche alors dans le désert, mais quelques décennies plus tard, grâce à l’intervention directe — et brutale — de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, lors de conflits du travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984-1985), le « pouvoir syndical » a rendu l’âme. Entre 1979 et 1999, le nombre annuel de grèves impliquant au moins mille salariés passe aux Etats-Unis de deux cent trente-cinq à dix-sept, celui des jours de travail « perdus », de vingt millions à deux millions (2). Et la part du salaire dans le revenu national recule... En 2007, sitôt élu président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L’année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. » Par Pierre Halimi La suite sur le Monde Diplo

 

 

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