Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
Juan Pablo Bohoslavsky, l’expert indépendant auprès de l’ONU afin de rapporter sur les effets de la dette sur l’exercice des droits humains, vient de publier et de présenter un rapport sur la situation en Grèce. Le CADTM vous recommande d’en prendre connaissance. Vous pouvez y accéder en cliquant sur A/HRC/31/60/Add.2(Report of the Independent Expert on the effects of foreign debt and other related international financial obligations of States on the full enjoyment of human rights, particularly economic, social and cultural rights - Mission to Greece, 29 février 2016).
Le tableau sur l’évolution des dépenses publiques entre 2009 et 2013 est édifiant. Les dépenses sont passées de 128 milliards € à 108 milliards €. Les dépenses de santé publique ont baissé de 42%, les dépenses pour lutter contre l’exclusion sociale ont baissé de 81%, les dépenses liées aux indemnités de chômage ont baissé de 30% alors que le nombre de sans-emplois était multiplié par 3.
Comme le déclare l’expert de l’ONU : « L’austérité excessive a tué les infirmières et les médecins avant de s’occuper des patients » (« the excessive austerity in the public health care sector literally killed first nurse and doctor before treating the patient »)
Un seul poste a augmenté, celui des affaires économiques : c’est dû au sauvetage des banques. Le poste a augmenté de 116%. Précisons que la majeure partie des sommes allouées par la Troïka aux sauvetages des banques n’est pas passée par le budget de l’État et n’apparaît donc pas dans le tableau. Si l’ensemble de l’argent public alloué en Grèce au sauvetage des banques françaises, allemandes, grecques... était pris en compte dans le budget grec, l’augmentation serait beaucoup plus forte. Par contre, ces sommes ont provoqué largement l’augmentation de la dette publique grecque et c’est au peuple grec que cette dette est réclamée.
Un tableau qui vient dramatiquement renforcer les conclusions du rapport d’audit sur la dette grecque. "Dépenses du gouvernement central, Grèce 2009-2013"Source : Eurostat, General Government expenditure by function (COFOG) (gov_10a_exp). Voir en bas d'article
Dans la seconde moitié du rapport, à partir de la page 11, l’attention de l’expert indépendant se porte sur le 3e mémorandum imposé à la Grèce suite à la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en juillet 2015. Un point nodal de ce troisième mémorandum est la réduction des dépenses de sécurité sociale pour un montant équivalent à 1,5 % du PIB par an !
A la page 13, l’expert résume l’opinion émise par la commission pour la vérité sur la dette grecque, créée par la présidente du parlement hellénique en avril 2015 (voir : http://cadtm.org/Analyse-de-la-lega... et http://cadtm.org/Le-troisieme-memor... ) et dissoute par le nouveau président du parlement en novembre 2015 (voir http://cadtm.org/Lettre-ouverte-au-... ). L’expert se félicite de la création de cette commission et considère que l’audit doit être poursuivi. La suite surCATDM