Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
La violence sociale
Depuis que les plus pauvres sont sortis dans la rue, ont occupé les ronds-point et manifesté sous le signe de

ralliement des « gilets jaunes », les violences ne cessent d'augmenter. Mais qui pourrait oublier que celles-ci, sont induites par une violence inacceptable : la violence sociale!
Celle qui fait que depuis des années, le peuple a baissé la tête, accepté les restrictions sans broncher, croyant les promesses de ceux qui leur disaient que demain serait mieux, que plus le CAC 40 serait élevé et moins il y aurait de chômage et plus l'économie française rayonnerait... La théorie du «ruissellement» comme le dit E. Macron.
Attendant que la situation s'améliore, les plus pauvres ont constaté que les gains des patrons du CAC 40 grimpaient autant que leur salaire baissait et ne suffisait plus à joindre les deux bouts.
L'injustice sociale
En 2017, les revenus des patrons du CAC 40 augmentaient de 14% par rapport à 2016, avec un revenu moyen de 5 millions d'euros en 2017 et pour 5 d'entre eux, les 10 millions d'euros de rémunération moyenne annuelle était atteinte. Source Capital
Les ouvriers ont bien vu que 57 milliards de dividendes* étaient reversés aux actionnaires, sachant qu'outre la bonne santé de l'entreprise, cela ne suffisait pas et qu'il en fallait encore plus pour leur appétit insatiable. Ils ont bien senti que c'était eux qui en faisaient les frais, car pas d'augmentation de salaire, mais des suppressions de postes. (le travail étant alors dispatché sur ceux qui restaient). D'ailleurs, c'est simple à voir : plus les actionnaires se goinfrent et moins les salaires suffisent pour vivre. *Source Le Figaro
Pour le moment, la théorie de M Macron ruisselle bizarrement vers le haut, défiant les lois de la pesanteur !
S'il n'y avait que les actionnaires et les patrons du CAC 40. Mais non !! D'autres revenus crèvent le plafond :
Les revenus des hauts fonctionnaires :
Directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France : 21 290 euros nets par mois
Secrétaire général du ministère des Finances : 15 710 euros nets par mois
Chef de l’Inspection générale des finances (IGF) : 12 955 euros nets par mois
Les salaires des patrons des autorités publiques :
Gouverneur de la banque de France : 350 845 euros bruts annuels (+ de 29.000€ mensuels)
Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) : 238 973 euros bruts annuels
Président de la Haute autorité de santé (HAS) : 210 197 euros bruts annuels
Président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : 223 419 euros bruts annuels (+ de 18.000€ mensuels) Ce qui correspond à 18 SMIC ! Source Sud Ouest
Sans oublier ceux des ex présidents de la République :
6.000€ de salaires mensuels (à vie) ils sont 4 aujourd'hui
Sans compter leurs avantages :
Deux fonctionnaires de la police nationale sont mis à leur disposition à titre permanent
Leur conjoint(e) peut bénéficier d'un collaborateur «pour leur secrétariat personnel, à leur demande»
Un ex-président dispose d'un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges, y compris le téléphone, sont assumées par l’État. Deux employé(e)s sont affecté(e)s au service de cet appartement.
L'État prend en charge sept collaborateurs permanents (chef de cabinet, assistant(es), secrétaires, etc.). Avec le nouveau décret, le nombre des «collaborateurs permanents» passe de sept à trois au-delà de la cinquième année suivant le départ de l'Elysée.
avant le départ de François Hollande, ces avantages coûtaient 10,3 millions d’euros par an à l’État (donc à nous) Source CNews
De l'autre côté de l'échiquier,
4 millions de personnes sont mal logées. N'oublions pas les 8 personnes qui ont payé de leurs vies lors de l’effondrement de leur lieu d'habitation, les 83 immeubles évacués ensuite et les 830 personnes expulsées pour éviter d'autres morts. Et cela, rien que pour la ville de Marseille, en fin d'année 2018. Source L'Express
143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF)
1 sans abri sur 4 travaille Source FranceTVInfo
422 SDF sont morts dans la rue en 2018 et déjà 15 depuis le début 2019 soit en 11 jours. Source les morts de la rue
Près de 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (1015€), quand le loyer moyen en France est de 631 euros. Source La vie Immo
Des retraites agricoles dont la revalorisation promise à 85% du SMIC en janvier 2018, mais qui finalement sera reportée en 2020 ! Pour le moment, nombreux sont ceux qui ne perçoivent que 750€. Source Sud-Ouest
Le minimum vieillesse, appelé aujourd'hui ASPA est de l'ordre de 868,20 € pour une personne seule et de 1 347,88 € pour un couple. Mais ce n'est pas « cadeau », puisque les sommes versées au titre de l'ASPA sont récupérables après décès sur la succession, si l'actif net de la succession dépasse 39 000 € en métropole. Autrement dit ce sont les enfants qui paient.
Plus de 1,5 million sont au SMIC, soit 1 173 euros pour un temps plein et on ne parle pas des temps partiels.
1/3 des personnes ne peuvent payer les soins mal remboursés par la sécurité sociale.
19% éprouvent des difficultés pour payer la cantine
L'allocation adulte handicapé (AAH) est de 860 € !
Le prix exorbitant des EHPAD de l'ordre de 1 949 euros par mois
Et ne parlons pas de supplément comme partir en vacances, puisque environ 41% ont des difficultés pour y arriver.
Les suicides des agriculteurs, des policiers etc...
Le personnel soignant.. la liste est longue.
Certains rétorqueront qu'il y a les aides sociales... Justement, les gens n'en veulent pas, ils veulent que leur travail soit payé à sa juste valeur. Ils veulent pouvoir faire face à leurs charges incompressibles sans être à découvert à la banque ou faire un crédit à la consommation (ça coûte cher!), car pour beaucoup, la fin du mois arrive vers le 15.
Et ne parlons pas des retraités ayant cotisé des années pour des nèfles. Eux qui via leur travail ont participé à la retraite de leurs anciens et qui aujourd'hui sont ponctionnés pour aider les actifs fussent-ils mieux payés qu'eux. C'est pourquoi nombreux Gilets Jaunes réclament une augmentation significative du SMIC et une retraite revalorisée et indexée sur l'inflation.
Alors, lorsque l'augmentation de la taxe carbone est arrivée, c'était la goutte de trop et particulièrement dans les départements ruraux, privés pour beaucoup de moyens de transports.
Pour un Smicard, 1173€ de salaire auquel il faut déduire environ 500€ de loyer et 160€ de gazole. Le calcul est vite fait : il ne reste que *413€ pour les charges (chauffage, électricité, gaz, eau, téléphone...) mais aussi soins, nourriture, hygiène etc... *Un travail situé à 25 km, soit 100km par jour, à moins d'avoir une cantine d'entreprise (ce qui est rare), à 1,40€ le litre de gazole, pour un véhicule qui consomme du 6L / 100Km, cela fait 8€ par jour et sur 20 jours de travail, 160€
Nous avons entendu des aberrations venant de gouvernants « censés être sensés », telle que la prime à la conversion (jusqu'à 4 000 €) pour l'achat d'un véhicule pour personne non imposable*... qui rappelons-le, ont une fin de mois qui arrive le 15 et donc, non seulement ne peuvent pas faire de crédit, mais ne pourraient pas le rembourser ! Source *Prime à la conversion
Une violence insupportable pour tous ceux qui subissent au quotidien toutes ces formes de restriction, face à ceux qui donnent des conseils qu'ils ne sont pas capables de s'appliquer à eux-mêmes.
Le peuple est donc sorti, a manifesté son désaccord et ce, depuis le 17 novembre, soit quasiment 2 mois, avec une manifestation chaque samedi. Quelle a été la réponse du gouvernement ?
hausse du SMIC de 100 € par mois (mais en fait une prime et pas pour tous)
annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 € par mois (en réalité par couple, via le Revenu Fiscal de Référence)
annulation de la taxe carbone (en réalité un report)
même la prime exceptionnelle des policiers de 300€ n'est in fine que l’équivalent du paiement des heures supplémentaires pour 2 jours de maintien de l’ordre. Source VigiMi
Et enfin, un grand débat national (ici) où tout est déjà mâché: les 4 thèmes sont soigneusement choisis par le gouvernement, mais de toute façon comme ils se plaisent à le répéter à longueur de plateau "on ne change pas de cap"
Avec 8 samedis de manifestation, le peuple n'étant pas écouté n'a nullement l'intention de s'arrêter.
Pourtant regardez-les les Gilets Jaunes : retraités, femmes, handicapés, jeunes, petits entrepreneurs...c'est le
peuple qui est là. Pas des casseurs, seulement des porteurs de demande persistante de changements dans la gestion de ce pays et en particulier une redistribution des richesses, des plus riches vers les plus pauvres, pas le contraire.
Pendant que certains dirigeants, élus, voire médias semblent s'amuser ne mesurant pas la gravité de la situation, des centaines de blessés sont sur les pavés des villes du pays, des policiers fatigués, énervés après des semaines de mobilisation. Le manque de respect du président lui-même face aux citoyens est édifiant.
Quelques exemples :
"Les ouvrières illettrées" ; "l'alcoolisme dans le nord" ; "les gens qui ne sont rien" ; "fainéants, cyniques, extrêmes"... et enfin la dernière "Beaucoup trop de Français oublient le sens de l'effort", cela la veille de l'acte 9 des Gilets jaunes. De deux choses l'une, soit il ne réfléchit pas avant de sortir ce qu'il croit être une bon mot, soit il provoque et en pleine crise sociale on est en droit de se poser la question : pourquoi attiser le feu ainsi ? Est-ce bien le rôle d'un président ?
Certes, Monsieur Macron, vous avez été élu par une partie du peuple avec ne l'oublions pas un taux d'abstention record pour une présidentielle de 25.44% des inscrits et un vote anti Front National au second tour. Lors des législatives, ce ne fut pas mieux, le taux d'abstention grimpait lui à 57,36% des inscrits Source Intérieur.gouv La démocratie doit-elle s'appliquer uniquement au sortir des urnes, ou durant le reste de la mandature ?
Alors, non Monsieur Macron, nous ne sommes pas des "Gaulois réfractaires au changement". Au contraire nous voulons changer en allant d'une captation de capital par les uns, pour une redistribution pour les autres.
Votre "devoir" depuis 19 mois est d'enfiler le "costume" de président plutôt que celui de Néron et d'accepter le fait que la France c'est un peu de milliardaires et beaucoup de peuple.
VMH
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« Au fil des samedis de mobilisation des « gilets jaunes », le nombre de blessés s’accumule, surtout du côté des manifestants, mettant en cause la stratégie de maintien de l’ordre.
78 enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour de présumées violences policières
200 signalements à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) sur sa plate-forme numérique.
Enfin, le Défenseur des droits a ouvert une dizaine de dossiers concernant des « gilets jaunes », individuels ou collectifs, et autant concernant le mouvement lycéen.
Les conditions difficiles du maintien de l’ordre ces dernières semaines ne justifient pas, a priori, les éventuelles violences commises par des policiers. L’État a certes le « monopole de la violence légitime », mais à condition que cet usage soit « nécessaire » et « proportionné » et que les armes éventuellement utilisées le soient dans le cadre fixé par la doctrine d’emploi. (…) Pour le sociologue Sebastian Roché, le ministre de l’intérieur est en partie responsable de la situation actuelle. « Dès le 8 décembre, le gouvernement est entré dans une logique de la dramatisation, tenant des discours sur les gilets jaunes venus pour’tuer’, rappelle Sebastian Roché. Ces discours ont forcément une influence sur l’action des policiers. Cela contribue à tendre les rapports. » extrait de La Croix
Recensement provisoire des blessés graves des manifestations de décembre 2018