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Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.

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LE SOULÈVEMENT ÉGYPTIEN EST UNE RÉPONSE DIRECTE À UN CAPITALISME GLOBALISÉ IMPITOYABLE

 

Le déclin économique entraîné par la spéculation et l’argent roi explique le mécontentement des Égyptiens.

 

La révolution en Égypte est autant une rébellion contre la pénible dégradation des conditions économiques que l’opposition à un dictateur, bien que les deux éléments soient liés. C’est la raison pour laquelle l’annonce du président Hosni Moubarak de vouloir rester en place jusqu’en septembre a été accueillie avec un déferlement de colère.

 

Lorsque les gens sont confrontés à un avenir sombre, dans un pays pris en otage par un régime corrompu qui a déstabilisé son économie « en menant », selon la formule de la CIA, « de manière agressive des réformes économiques pour attirer les investissements étrangers » (en d’autres termes, la privatisation et la vente du système financier de son pays à des requins internationaux), attendre n’est pas une réponse adéquate.

 

Mohamed Bouazizi, le Tunisien de 26 ans qui a agi comme un catalyseur de cette révolution, ne s’est pas immolé par le feu pour protester contre l’impossibilité de voter, mais à cause de l’angoisse provoquée par son statut de travailleur dans un pays où le chômage s’élève à 15,7%. Les six autres hommes qui sont suivi son exemple en Algérie, Egypte et Mauritanie étaient également au chômage.

 

La situation économique morose en Tunisie résulte directement de sa politique de plus en plus « libérale » à l’égard des spéculateurs étrangers. Des cinq pays mesurés par l’Indicateur d’investissement dans tous les secteurs de la Banque mondiale, la Tunisie était celui qui posait le moins de contraintes à l’investissement étranger. Elle a ouvert tous les pans de son économie à l’actionnariat étranger, à l’exception du secteur de l’électricité. (…) 

 

Ce texte, publié originellement en anglais par AlterNet, a été traduit par Séverine Desiles, traductrice bénévole pour rinoceros.

Source Rinoceros

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