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Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.

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MESSAGE DE KATERINA IGGLESI, DÉPUTÉE DE SYRIZA ADRESSÉ AU CONGRÈS DU PG À BORDEAUX

Chers camarades,

 

Je vous adresse les salutations combatives et je suis désolé de ne pas être des vôtres en raison des manifestations. Pour nous tous, l’unité et la solidarité internationale est très importante. Pour nous, femmes et hommes de gauche en Grèce, nous avons toujours considérés que l’esprit politique français était pionnier et a toujours été conducteur, depuis la Commune de Paris jusqu’à mai 68, vos luttes nous ont toujours inspirés tel un phare.

Aujourd’hui en Grèce, la gauche en général, et plus précisément Syriza, se trouve actuellement dans un moment historique dramatique où la possibilité qu’un gouvernement de gauche arrive au pouvoir est imminente. En ce moment Syriza est à 27% et doit convaincre davantage de travailleurs par son programme et faire comprendre que le vrai changement c’est maintenant. Comme le slogan le dit, « si c’est pas maintenant, ce sera quand ? Si c’est pas nous, ce sera qui ? ».

La politique protocolaire – « mémorandum » – en Grèce et ailleurs s’avère être une politique d’austérité très profonde. En fait, c’est une politique qui appauvrit les travailleurs et qui supprime tous leurs droits collectifs. Leurs politiques visent à attirer lesdits investissements qui sont en fait la promiscuité des grandes entreprises et la liquidation du service public. A partir de 2009 en Grèce, les interventions législatives n’ont fait qu’abolir le contrôle public et la dissolution du cadre législatif pour la protection de l’environnement et des biens communs. Il n’y a pas de politique environnementale sérieuse à cause de la privatisation des services d’urbanisme et des services d’aménagement du territoire, à cause des cadres institutionnels qui suppriment toutes les restrictions sur le capital. En ce qui concerne l’environnement et ce qu’ils appellent développement, les créanciers ont imposé des conditions d’austérité sauvage au peuple et des quotas de vente dans les entreprises et les structures du secteur de l’énergie ainsi que dans d’autres biens communs comme l’eau. En outre, M. Hollande est venu en Grèce afin de promouvoir les intérêts des entreprises françaises notamment dans le domaine de l’eau. Les créanciers et le gouvernement grec avec le soutien des hommes d’affaires et des médias nationaux souhaitaient privatiser la gestion des déchets, du cadastre et de façon plus générale, tout ce qui constitue la propriété publique qui pourrait générer des profits pour les investisseurs. Le seul objectif qui doit être suivi de manière uniforme est de faciliter la domination du grand capital dans les services clés et les projets liés à l’environnement et au développement.

Dans le secteur de l’énergie, par exemple, la politique mise en place à l’heure actuelle conduira au contrôle de ce secteur stratégique de l’économie par des individus particuliers. Elle préserve des centrales à combustion fossile et des incertitudes gigantesques quant à la hausse des prix de l’électricité et de la pauvreté énergétique du peuple. Le gouvernement promeut systématiquement des politiques de gestion des déchets par le biais d’usine de tri anti-environnementale et antisociale dans le but de donner de la matière aux grands entreprises qui lient notre société à l’avenir où il s’agira de produire plus de déchets pour alimenter les usines à combustion et ainsi financer la domination des entreprises. Cette pièce maitresse, d’une immense importance pour le pays, s’apprête à être assignée à un grand investisseur nommé stratégiquement par un processus spéculatif et que le secteur public pourrait se réapproprier dès à présent.

Nous, Syriza, nous mettrons à jour ce que, en vue de faciliter uniquement les investissements coloniaux et non pas les prêts à fournir pour évaluer les besoins de développement équilibré et maîtrisé du site, le gouvernement ne fait pas. C’est la même politique qui fournit la terre, les eaux, la plage, et un grand nombre d’infrastructures essentielles de l’environnement public que les investisseurs convoitent. Ce sont les mêmes milieux politiques dévastateurs, en particulier dans les zones rurales, qui permettent un deus ex machina et à chaque spéculateur de pouvoir usurper les ressources publiques et le contrôle social pourtant nécessaire à la croissance future. Le constat de base est le suivant : le gouvernement est tombé sous la coupe des magnats. Ils autorisent l’extraction et la vente des seuls éléments qui permettent la vie aux hommes sans aucune condition que ce soit, vidant les sols de leur richesse pour le bien-être de quelques-uns. C’est une option de société à laquelle nous ne souscrivons pas et ne souscrirons jamais. J’habite une région où la forêt abonde et qui s’appelle Halkidiki. Des entreprises avec l’appui du gouvernement, c’est-à-dire de ceux qui sont censés représenter le peuple et l’intérêt général, détruisent les forêts de cette belle région dans le Nord de la Grèce afin de mettre en place des mines d’or, appliquant la violence en cas de contestation. La gauche se livre ici à une grande bataille contre ce choix. Mais je ne saurai me cantonner à la situation de mon pays tant la misère est grande dans le reste du monde. En Afrique, les multinationales pompent les richesses nationales depuis maintenant des décennies et laissent derrière elles des communautés dévastées. Comme en Afrique, les mêmes politiques brutales s’appliquent pour les autres pays du Sud de l’Europe où le travail est payé au lance-pierre et les travailleurs n’ont aucun droit. Nous nous battons avec le peuple contre ce choix. Mais cela fait longtemps que nous voyons et trouvons évidentes les impasses politiques. Les gens veulent à présent des réponses précises pour l’avenir, des emplois et préserver l’environnement dans le pays. La suite sur Syriza Paris 

 

 

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