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Sous les pavés, Orange

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:55
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:23

 

 

Sur la liste des relations inavouables entretenues par l’argent et la politique, le clientélisme talonne la corruption. Passe encore qu’en 1902 Louis Ollivier, député de Guingamp, raconte : « Lors de la dernière élection, j’avais fait des bons de quatre sous que mes agents distribuaient aux électeurs, partisans et adversaires, et ces bons étaient remboursables en consommations (1). » En 2009, les « dons d’argent » furent le motif invoqué par le Conseil d’Etat pour invalider la réélection de M. Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes...

 

L’échange personnalisé de faveurs, de biens et de services contre un appui politique et des votes relèverait désormais de l’anomalie. Pour la plupart des politologues et des journalistes politiques qui perçoivent les électeurs comme des acteurs rationnels choisissant leur champion en fonction de leurs préférences individuelles, cette pratique ne peut guère relever que de systèmes prédémocratiques. Elle renverrait tantôt à l’histoire des sociétés occidentales, tantôt au présent des pays perçus comme « moins avancés » en matière de mœurs politiques, ainsi qu’on a pu l’entendre récemment à propos de la Grèce, et plus rituellement au sujet de l’Afrique, du monde arabe ou de l’Amérique latine.

 

Outre leur ethnocentrisme, ces analyses ne disent rien sur les modes ordinaires de fonctionnement de la politique, c’est-à-dire sur les mécanismes par lesquels se construisent et se perpétuent des formes de loyauté politique. Et le mépris social ne le cédant en rien au mépris culturel, c’est peut-être à propos des classes populaires que ces représentations sont les plus répandues. Le schéma serait simple : les démunis donneraient leur voix en échange de la satisfaction de leurs besoins immédiats. Distributions de nourriture, de vêtements, d’emplois, d’argent, etc., suffiraient ainsi à faire élire un candidat.

 

Or que sait-on concrètement de cet échange ? Le sociologue Robert King Merton a montré dans les années 1950 comment fonctionnaient les « machines politiques » dans les quartiers d’immigrés des Etats-Unis, et les relations d’interdépendance qui existaient entre le boss (l’homme politique) et ses clientèles (2). De son côté, Javier Auyero a mené une enquête ethnographique dans un bidonville (villa miseria) de la banlieue de Buenos Aires, en Argentine (3), où il étudie la structuration et la reproduction des réseaux du Parti justicialiste (PJ), dont c’est l’un des fiefs. Cette formation fondée en 1947 par le général Juan Domingo Perón gouverne le pays pratiquement sans discontinuer depuis 1989 et compte dans ses rangs la plupart des gouverneurs régionaux.

 

Les différences entre les politiques menées par l’actuelle présidente de la nation argentine, Mme Cristina Fernández de Kirchner, ou par son mari Néstor Kirchner (2003-2007), et celles qu’avait mises en œuvre Carlos Saúl Menem (1989-1999) — tous trois membres du PJ — interdisent toute classification selon les critères gauche-droite. La ligne idéologique du parti reflète l’état des rapports de forces entre ses principaux barons, dont l’assise est régionale.

 

Selon Auyero, la villa s’organise en unités de base (unidad básica, UB) rattachées à des militants politiques — comme, en l’occurrence, Matilde, ancienne secrétaire politique du PJ du district voisin et actuelle conseillère municipale, ou Cholo, un employé communal. Chaque UB prend en charge les transports collectifs pour se rendre aux meetings et aux manifestations, et distribue à cette occasion du pain, du chorizo, du sucre, du lait en poudre, du riz, de la bière, ainsi que des tee-shirts ou des casquettes aux couleurs du PJ. Certaines ont même des musiciens. Mais leur rôle va bien au-delà. Leur local accueille des concerts ou des spectacles pour les enfants, et on y trouve parfois de la nourriture et des médicaments. Cholo travaille également pour un programme de distribution de produits alimentaires, le Plan Vida, mis en place par l’épouse du gouverneur de la province. Chaque matin, il remet des vivres à des déléguées de pâtés de maisons (manzaneras), qui à leur tour les répartissent entre les familles du voisinage.

 

Si elles ne sont pas toujours des militantes, ces déléguées restent pour l’essentiel recrutées par les responsables des unités de base (punteros), si bien qu’elles répondent « naturellement » à leurs sollicitations. Comme le dit l’une d’elles : « Quand il y a des manifestations, Matilde nous invite. (...) Nous, on est chargées d’inviter les gens qui sont dans le Plan Vida, et on amène tous ceux qu’on peut. » Une autre renchérit : « On ne peut pas dire non (...) parce qu’on est amies » (p. 126-127). L’échange politique disparaît ici derrière des relations interindividuelles. Il est pris dans la trame des liens personnels, voire familiaux, les punteros appartenant au même milieu social que leurs obligés. Seule différence, l’engagement des premiers favorise la mobilisation de relations et de ressources inaccessibles aux seconds. Un capital social qui les aide à résoudre nombre de problèmes concrets du quartier et de ses habitants, par « une médiation politique personnalisée » (p. 229). Par Laurent Bonelli / La suite sur Le Monde Diplomatique

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 20:35

 

 

La crise politique qui secoue le Portugal ouvre une nouvelle période de turbulences pour l’UE. Alors que des voix s’empressaient d’annoncer la fin de la crise, la question de la croissance est posée : quid d’une austérité sans relance ? Surtout dans des pays politiquement fragiles.


Des ministres démissionnent, un gouvernement vacille et l'angoisse saisit de nouveau les marchés. Qui aurait imaginé, il y a encore quelques semaines, que le Portugal déclenche de tels remous ? Depuis le déblocage du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros, le pays était pourtant montré en exemple.


Il faut dire que Lisbonne n'a pas ménagé ses efforts pour assainir ses finances, mettant sa fonction publique à la diète et menant courageusement les réformes exigées par ses bailleurs de fonds.


Mais, derrière la façade du bon élève de la zone euro, les fissures restaient béantes. Le plan d'assainissement budgétaire s'est fait au prix d'une forte récession et la coalition gouvernementale a perdu le soutien de l'opinion publique. La "fatigue de l'austérité" a rattrapé le pays. Elle menace aujourd'hui de déclencher des élections anticipées et de précipiter une renégociation du programme d'aide internationale. Avec à la clef le spectre d'une restructuration forcée de la dette, voire d'un abandon de l'euro.

Les fantômes sont réveillés

Le Portugal vient ainsi réveiller les fantômes de l'automne 2011 dans la zone euro, lorsque les investisseurs voyaient la Grèce aller tout droit vers la banqueroute, l'Espagne et l'Italie sombrer à leur tour et les banques européennes perdre la confiance de ceux qui les financent.


Et il vient les réveiller au plus mauvais moment : la nervosité est montée de plusieurs crans sur les marchés depuis que les investisseurs ont pris conscience qu'ils ne pourraient compter éternellement sur les banques centrales et leurs généreuses injections de liquidités pour amortir le choc récessif et pallier les insuffisances politiques. Que peut bien faire aujourd'hui la BCE, à part mettre la pression sur les dirigeants européens pour accélérer les réformes ? Par Guillaume Maujean / La suite sur PressEurop

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 15:03

 

 

En septembre 2014, Christian Poncelet, sénateur (UMP) des Vosges, aura 86 ans. Il est raisonnable d'imaginer qu'il ne briguera pas de nouveau mandat. Quoique... Quand on a, comme lui, goûté depuis cinquante ans à tous les honneurs ou presque que réserve la vie politique, difficile de se résoudre à tirer sa révérence.


> Lire aussi : La maladie française du cumul des mandats


Cinquante ans de vie politique, et le triple de mandats électifs cumulés. Incontestablement, Christian Poncelet est le prototype du "cumulard" comme on n'en fait plus, à la fois pour les mandats détenus et pour la durée de détention.


Tout commence en 1962, lorsqu'il obtient son premier mandat de député des Vosges, renouvelé en 1967 et en 1968, qu'il conservera jusqu'en 1972. Député : dix ans. Dans le même temps, il pose les fondations... Lire sur Le Monde (Article payant)

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:25

 

Le Front de Gauche réussit ses répliques du #5mai !


Après le succès historique de la marche citoyenne du 5 mai à Paris, ce premier week-end de "répliques" locales a confirmé la force d'entraînement populaire du Front de Gauche.

Le jour où dans toute l'Europe s'organisaient des manifestations contre la Troïka et l'austérité, il s'agissait de réaliser en France le maximum d'initiatives locales. Avec plus de 50 dans toutes les régions de France, nous avons atteint cet objectif. A titre d'exemple, 9000 personnes ont marché à Toulouse, 2000 à Perpignan, 1500 à Amiens et Nimes, 1000 à Grenoble, 800 en Guadeloupe où la mobilisation s'est doublée de revendications environnementales. On a recensé également de fortes mobilisations dans plusieurs villes de taille moyenne comme Nevers (400 !) ou Bollène (500).

Le Parti de Gauche se félicite de sa forte capacité de mobilisation dans ces marches.

Ces initiatives ont partout revendiqué un authentique changement de régime politique en France, par la tenue d’une Assemblée Constituante et l’avènement d’une 6ème République.

Dans de nombreuses villes les syndicats et associations ont co-organisé la marche. On relève ainsi plusieurs interventions de représentants d'entreprises en lutte comme à Strasbourg avec les syndicalistes d'Arcelor ou à Toulouse avec les Pilpa

Aucune autre force politique de gauche n'est aujourd'hui capable de réussir de telles mobilisations politico-sociales sur ses propres mots d'ordre. C'est évidemment un point d’appui essentiel alors que se profilent des luttes incontournables comme celle sur les retraites. Le Front de Gauche protège la capacité d'action populaire au moment ou le gouvernement et le parti majoritaire la trompent et la divisent.

Prochaines répliques : les marches des femmes contre l'austérité les 8 et 9 juin. A Paris, le cortège s'ébranlera à 14 heures de Palais Royal.



Quelques témoignages visuels :

 

AUBENAS (vidéo)

AMIENS (vidéo)

AMIENS (photos)

BOLLÈNE (vidéo)

CHÂLONS EN CHAMPAGNE (vidéo)

CLERMONT-FERRAND (photos)

GENEVILLIERS (photos)

GUADELOUPE (vidéo)

NÎMES (vidéo)

NÎMES (photos)

PERPIGNAN (vidéo)

STRASBOURG (vidéo)

STRASBOURG (photos)

TOULOUSE (vidéo)

TOULOUSE (photos)

TOULOUSE (photos)

TULLE (vidéo)



Petit bonus, nos marches coïncidaient avec l'appel international lancé contre la troïka , quelques vidéos glanées ici ou là :

 

BARCELONE (photos)

FRANCFORT (vidéo)

PÉNINSULE IBÉRIQUE (vidéo)



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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:14

 

 

Le projet de loi du 11 janvier 2013, destiné à assurer la réforme de la législation – notamment du Code du travail – pour permettre la mise en œuvre de l’accord national interprofessionnel (Ani) pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés, a été présenté le 6 mars au conseil des ministres. Ce projet de loi relatif à la “sécurité de l’emploi” améliore ponctuellement le texte de l’accord national interprofessionnel, notamment pour tenir compte des engagements internationaux et européens de la France. Cependant, sur plusieurs points essentiels, ce projet de loi est contraire au droit international et européen. Michel CHAPUIS

 

Voici une illustration des principales évolutions du texte, entre l’Ani et le projet de loi, et une illustration des principales contradictions qui demeurent entre le projet de loi et le droit inter­ national et européen.

 

Travail à temps partiel (selon le projet de loi : art. 8)

En ce qui concerne l’instauration de la durée minimale hebdomadaire de vingt­quatre heures pour encadrer les temps partiels, le projet de loi précise la période transitoire pour les salariés déjà à temps partiel au 1er janvier 2014. Pendant deux années, ils peuvent demander à passer à cette durée minimale de vingt­quatre heures, et l’employeur ne peut s’y opposer que s’il justifie que l’activité économique ne le permet pas. Selon le projet de loi (art. 8, sous­section 8), un accord collectif peut prévoir la possibilité par avenant d’augmenter temporairement la durée du travail contractuelle. L’accord « peut » prévoir la majoration des heures effectuées. Par consé­quent, l’accord collectif peut ne pas prévoir de majoration. Imagine­t­on de faire signer à des salariés à temps complet des avenants prévoyant l’augmentation temporaire de leur temps de travail sans majoration pour heures supplé­mentaires ? Cette disposition, si elle entrait en vigueur, constituerait une discrimination indi­recte à l’égard des femmes (1), la majorité des salariés à temps partiel étant des femmes et une telle disposition n’ayant pas de justification (la volonté de certaines entreprises, notam­ment dans le secteur de la convention collective nationale de la propreté, d’augmenter leurs marges bénéficiaires ne constituant pas une jus­tification). Une remarque de même nature peut concerner la disposition sur le contrat de travail intermittent. Ces dispositions sont également contraires à l’objet de la négociation collective, qui doit porter sur « l’amélioration des conditions de travail » (2).

 

Mobilité interne (selon le projet de loi : art. 10)

L’accord national interprofessionnel prévoyait que les salariés refusant de se voir appliquer un accord de mobilité interne négocié dans le cadre de la Gpec (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) devaient être licenciés pour motif personnel. Pour se mettre en conformité avec la Convention n° 158 de l’Organisation internationale du travail, ce licenciement pour motif personnel a été transformé en licencie­ ment pour motif économique qui « ouvre droit à des mesures d’accompagnement que doit prévoir l’accord » de mobilité interne.

 

L’écriture de l’article est calquée sur celle de l’article sur les accords de maintien dans l’emploi, laissant entendre que les modalités de ces licenciements économiques pourraient être dérogatoires par rapport aux dispositions légales, et notamment vis­à­vis de l’obligation de mise en place d’un Pse (plan de sauvegarde de l’emploi) s’il y a plus de dix licenciements. Le projet de loi ne respecte pas le droit international en matière de rupture du contrat de travail par licenciement (3).

Et le projet de loi (art. 10, sous­section 2, « Mobi­lité interne » et art. 13, § 4, « Mobilité interne ») ne respecte pas non plus le droit de mener une vie familiale normale (4).

 

« Accord de maintien dans l’emploi » (selon le projet de loi : art. 12) la suite sur UGICT - CGT

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:29

 

L'appel de Jean-Luc Mélenchon

 

L'appel de Pierre Laurent

 

L'appel d'Eva Joly

 

L'appel de La vie est à nous / Le Sarkophage

 

L'appel du NPA

 

L'appel de Clémentine Autain (FASE)

 

L'appel de Gauche Unitaire

 

L'appel des écologistes

 

L'appel de l’AGAUREPS-Prométhée 

 

L’appel du PPLD (Parti Pour La Décroissance) 

 

L’appel de l’association l’Ange Bleu

 

L’appel d’Aurélien Bernier Collaborateur au Monde Diplomatique, au Sarkophage et chroniqueur à l’Humanité Dimanche

 

L’appel de Gabriel Amard Président de la Communauté d’Agglomération « Les Lacs de l’Essonne » 

 

Appel de Zinn-Dinn Boukhenaïssi Délégué national d’un réseau de l’insertion par l’emploi et d’éducation populaire.

Appel de Fabienne Brugel Metteur en scène, compagnie NAJE (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir)

L’appel de Christian SalmonEcrivain et chercheur au Centre de recherches sur les arts et le langage

Comité aquitain pour une 6ème République

 

A Montreuil, on se mobilise pour le 5 mai

 

Le Front de Gauche de Montrouge pour la 6ème République

 

Appel du Front de Gauche du Finistère

 

Midi-Pyrénées pour la 6ème République

 

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:59

 

 

Dans un courrier, le Nouveau Parti anticapitaliste annonce son choix de participer à la manifestation et propose une « réunion unitaire de toute la gauche non gouvernementale ».


marche-5-mai.jpgAprès la décision de l’ex-candidate d’Europe Écologie-les Verts (EELV) à l’élection présidentielle, Eva Joly, d’y participer, la marche citoyenne pour la VIe République s’est élargie à une nouvelle composante. Dans un courrier adressé à l’ensemble des organisations du Front de gauche et, plus largement, « à toutes les organisations politiques de gauche ne participant pas au gouvernement » (Lutte ouvrière, Alternative libertaire, etc.), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) annonce son choix de se joindre à la marche du 5 mai, où il entend défendre ses « propres exigences sociales et démocratiques ». « Cette initiative va dans le bon sens », approuve le parti de Philippe Poutou et d’Olivier Besancenot.


Mais il va plus loin, en proposant une « réunion unitaire de toute la gauche non gouvernementale» dans « les meilleurs délais » pour ouvrir « la discussion sur les réponses qu’appelle la crise à laquelle les travailleurs, la population sont confrontés ».


Pour le NPA, les « affaires » ne sont en effet pas « les simples faiblesses ou fautes morales d’individus, mais bien l’expression de la complaisance du pouvoir, de droite ou de gauche, avec les puissances de l’argent», lequel pouvoir impose « l’austérité, le chômage et la précarité au monde du travail ».

Dans un contexte où « tout le système est mis en accusation », le NPA estime que « toutes les forces de gauche qui ne participent pas au gouvernement » doivent réagir « ensemble pour ouvrir une perspective qui combine l’urgence démocratique et l’urgence sociale ». Ce qui implique certes d’« en finir avec les institutions de la Ve République et de les remplacer par une démocratie réelle qui mette fin au pouvoir de l’argent », mais aussi de s’attaquer au « chômage », à « la précarité » et à « la pauvreté » qui « délitent les rapports sociaux ». Source L'Humanité

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:19

 

 

Suite à la soumission de la charte éthique d’Anticor aux candidats aux élections législatives, nous avons été invité à une rencontre avec Jérôme Cahuzac, député sortant et candidat dans la 3ème circonscription de Lot-et-Garonne. Nous l’avons rencontré, Gabrielle Audefroy et Patrick Beauvillard, en présence de son responsable communication Yannick Lemarchand pour évoquer les différents points de la charte.

 

Sur la forme : L’entretien a été courtois mais tendu, M. Cahuzac étant offensif, attaquant systématiquement chaque point de la charte, et caricaturant les propos ou biaisant en n’en retenant qu’une partie. M. Cahuzac a disqualifié la plupart des articles de la charte, en refusant d’entendre l’objet complet d’Anticor et ne considérant que son objet lié à la lutte contre la corruption. Les objets de promotion de la démocratie représentative, et de l’éthique en politique ont été ostensiblement ignorés.

 

Sur le fond et les points saillants :

 

Sur le non cumul des mandats : Pour M. Cahuzac, cela n’a aucun rapport avec la corruption puisque c’est légal (sic). Il annonce qu’il votera la loi limitant le cumul si elle est présentée, mais qu’en attendant, il ne voit pas pourquoi un élu se priverait d’un outil (le cumul) essentiel pour sa réussite, et que ses adversaires s’autorisent. Il explique que son rôle de ministre lui permettra d’encore mieux faire rayonner le Lot et Garonne.

 

Sur la réserve parlementaire : C’est un sujet sur lequel il est attaqué localement de façon fréquente. Il refuse de parler d’opacité puisque la réserve est votée et publiée considérant que le citoyen n’a qu’à chercher l’information. Il refuse sa suppression disant que c’est pour des maires la soupape de sécurité, et refuse catégoriquement également la publication du détail pour ne pas « stigmatiser les maires qui avaient mal bouclé leur projet et ne pouvaient pas s’en sortir sans la réserve ».

 

Sur les délits financier : Nous avons un accord total. Il propose même d’aller jusqu’à l'inéligibilité à vie. La suite sur Anticor 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:12

 

 

La loi bancaire présentée par le gouvernement français fin décembre a été largement inspirée par le lobby des banques. Contrairement aux promesses du candidat François Hollande, qui avait annoncé la séparation des activités de spéculation et de crédit, le système actuel ne sera finalement modifié qu’à la marge. Une nouvelle illustration du poids des cabinets d’experts, qui se sont peu à peu substitués à la fonction publique et aux élus.

 

D’apparence barbare, le sigle est quasiment entré dans le langage courant. La RGPP (révision générale des politiques publiques), dont les recommandations sont inscrites dans la loi de finances 2009, affiche l’ambition de moderniser l’Etat. Pour le grand public, elle se résume souvent à l’une des mesures-phares du quinquennat de M. Nicolas Sarkozy : le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. La manière dont elle a consacré le rôle des experts, consultants et avocats d’affaires dans la préparation des projets de loi est beaucoup moins connue.


Selon le rapport parlementaire rédigé en 2011 par les députés François Cornut-Gentille (Union pour un mouvement populaire, UMP) et Christian Eckert (Parti socialiste, PS), 102 millions d’euros ont été alloués à des prestations extérieures d’audit dans le cadre de la RGPP, dont 20 millions pour sa seule phase préparatoire. « Le principe affiché[de cette réforme] est de faire examiner les objectifs, les dépenses, les résultats et les modus operandi des grandes politiques publiques ministérielles par des équipes d’audit »,explique Philippe Bezes, chercheur en sciences administratives et politiques. McKinsey, Boston Consulting Group (BCG), Capgemini, Ernst & Young ou encore Mazars, les gros cabinets de conseil français ou internationaux, participent désormais au processus décisionnel public à titre d’experts. La suite sur Le Monde Diplomatique 



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