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Qui a tué nos villages ?

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 07:57

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 09:49

 

 

Un policier tire sur un gamin, car celui-ci tient un jouet imitant parfaitement une arme. Dans un pays Vive-le-capitalisme.jpgoù tout le monde peut être armé, les flics sont sur les dents. Qu'il y ait derrière un fond de racisme anti noirs, je ne suis pas dans la tête du policier pour le dire.

 

Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'il y a quelque part aux US, un fabricant et un revendeur de ce « jouet ». Y a -t-il une loi qui interdit ces armes factices ? Je suppose que non.

 

Il ne faut pas toucher à ce qui rapporte de l'argent, il ne faut pas toucher aux entreprises « kicrédelarichesse »... C'est le principe même du capitalisme. Ce capitalisme qui tue chaque jour un peu plus et de diverses façons.

 

Que ce soit pour ces marchands de « jouets », ceux qui vendent la mort ; ceux qui expulsent les paysans de leurs terres, ou qui polluent les sols via l'exploitation du pétrole ou encore ceux qui font de la recherche et l'exploitation des gaz de schiste, privant de leur lopins de terre des petits paysans, qui viennent s'échouer à Lampedusa ou pire encore sombrent en Méditerranée etc... la liste est longue.

 

Ainsi,CHAQUE 5 SECONDES UN ENFANT DE MOINS DE DIX ANS MEURT DE FAIM

 

Ce gamin, tout comme Rémi ou ceux qui viennent s'échouer en Méditerranée, ceux qui se suicident, ceux qui sont expulsés de leurs logements, de leur usines...vient s'ajouter à la longue liste de la destruction chaque année de dizaines de millions d'hommes, de femmes, d'enfants que ce soit par la faim ou par « accident » et que ceux qui appellent de leurs voix le CAPITALISME à outrance, nommeront plus tard « dommages collatéraux » !!

 

Quelle idéologie aura tué autant d'homme, pollué autant de terres ou simplement détruit LA terre ?

VMH

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 12:42

 

 

La crise économique qui a frappé le Portugal et les mesures d'austérité qui l'ont suivie ont d'abord touché les enfants. Dans une étude publiée lundi 27 octobre, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (ou Unicef, pour United Nations International Children's Emergency Fund, en anglais) montre qu'en 2012 près d'un enfant portugais sur quatre (24 %) vivait dans une famille souffrant de privation matérielle, contrainte notamment de renoncer à une machine à laver, une voiture, un téléviseur, voire au téléphone, faute de moyens financiers.

 

« Depuis le début de la crise, les inégalités se sont accrues, et le taux de pauvreté a augmenté, surtout pour les familles monoparentales et nombreuses », fait remarquer Madalena Marçal Grilo, directrice de l'Unicef au Portugal.

 

MOINS DE VIANDE, DE POISSONS ET DE YAOURTS

 

L'organisme humanitaire de l'ONU qui promeut l'aide à l'enfance estime qu'au total, 31 % des familles nombreuses et 41 % des familles monoparentales vivaient en 2011 en dessous du seuil de pauvreté, avec un revenu mensuel inférieur à 416 euros par personne.

 

Interrogés par l'Unicef, les enfants de familles précaires font état d'une baisse importante de la consommation de viande, de poissons et de yaourts, d'une baisse des achats de vêtements et de chaussures, ainsi que de déménagements forcés pour cause de loyer trop élevé.

 

Plus de 546 000 enfants ont perdu le droit aux allocations familiales entre 2009 et 2012, soit 30 % des bénéficiaires. Les dépenses de l'Etat consacrées à ces prestations ont chuté de 33 % en 2011, puis de 4 % en 2012, constate l'Unicef.

 

Lire le reportage (édition abonnés) : Au Portugal, le chômage pousse les jeunes à émigrer

 

DEUX FOIS PLUS DE CHÔMEURS ENTRE 2008 ET 2012 La suite surLe Monde

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:20

 

 

 

Selon un vieil adage, si les faits ne correspondent pas à la théorie, il faut changer la théorie. Mais trop souvent il est plus facile de garder la théorie et de changer les faits. C'est en tout cas ce que semblent croire la chancelière Angela Merkel et d'autres dirigeants européens partisans de l'austérité. Malgré les faits qui sautent aux yeux, ils continuent à nier la réalité.


L'austérité a échoué. Mais ses défenseurs prétendent le contraire sur la base de la preuve la moins tangible qui soit : l'économie n'est plus en chute libre. Mais si tel est le critère utilisé, on pourrait tout aussi bien affirmer que sauter d'une falaise est le meilleur moyen d'arriver en bas.

Toute crise se termine un jour. Il ne faut donc pas conclure à la réussite d'une politique du seul fait de la reprise économique, mais l'évaluer à l'aune des dommages dus à la crise et du temps qu'il aura fallu pour en sortir.


De ce point de vue, l'austérité a été un désastre complet. C'est évident si l'on considère les pays de l'UE qui sont à nouveau au bord de la stagnation, si ce n'est d'une récession à triple creux, avec un chômage qui reste à des sommets et dans beaucoup de pays un PIB réel par habitant (corrigé de l'inflation) toujours inférieur à son niveau d'avant-crise. Même dans les pays qui s'en sortent le mieux comme l'Allemagne, depuis la crise de 2008 la croissance est tellement faible que dans d'autres circonstances on la qualifierait de lamentable.


Les pays les plus touchés sont en dépression. Il n'y a pas d'autres mots pour décrire l'économie de l'Espagne ou de la Grèce où près d'un quart de la population (et plus de la moitié des jeunes) sont au chômage. Conclure que l'austérité est efficace parce que le taux de chômage a diminué de deux points de pourcentage ou parce que l'on entrevoit le frémissement d'une maigre reprise fait penser au barbier du Moyen Âge qui prétendait que la saignée est un bon remède parce que le malade n'est pas encore mort.

En extrapolant les données sur la modeste croissance de l'Europe depuis 1980, j'ai calculé que le niveau de production de la zone euro est aujourd'hui inférieur de 15 % à ce qu'il aurait été si la crise financière de 2008 n'avait pas eu lieu. En valeur absolue c'est une perte cumulée de quelques 6 500 milliards dont 1 600 seulement pour cette année. Encore plus préoccupant, cette divergence augmente au lieu de diminuer (ainsi que l'on s'y attend après un ralentissement, car la croissance est alors généralement plus marquée du fait que l'économie se trouve à ce moment-là en phase de rattrapage).


Autrement dit, la longueur de la récession affecte le potentiel de croissance de l'Europe. Les jeunes gens qui devraient acquérir des compétences sont inactifs et lorsqu'ils auront un travail, leur salaire sera inférieur à ce qu'il aurait été en période de plein emploi.


Quant à l'Allemagne, elle pousse les autres pays à adopter une politique qui affaiblit leur économie – et leur démocratie. Quant à de multiples reprises les citoyens votent en faveur d'un changement de politique (ils sont avant tout préoccupés par les mesures concernant leur niveau de vie) mais qu'on leur dit que les décisions se prennent ailleurs ou qu'ils n'ont pas le choix, la démocratie et la foi dans le projet européen en pâtissent.


Il y a trois ans les Français ont voté en faveur du changement. À la place du changement ils subissent une dose supplémentaire d'austérité au bénéfice des entreprises. L'une des propositions les mieux enracinées en matière d'économie est de rechercher un multiplicateur budgétaire équilibré – l'augmentation simultanée des impôts et des dépenses pour stimuler l'économie. Ce multiplicateur peut être particulièrement élevé si les impôts visent les riches et les dépenses sont orientées vers les pauvres. Par Joseph E. STIGLITZ La suite sur l'Orient le Jour

 

Joseph Stiglitz est prix Nobel d'économie et professeur à l'université de Columbia à New York. Écrit en collaboration avec Bruce Greenfield, son dernier livre s'intitule « Creating a Learning Society: A New Approach to Growth, Development, and Social Progress » (Comment créer une société de la connaissance : une nouvelle approche de la croissance, du développement et du progrès social).

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:51

 

 

Qu’ont en commun l’Inde, le Sénégal, les Etats-Unis, la Colombie, le Maroc, l’Etat espagnol et bien d’autres pays? En dépit des différences importantes qui persistent encore, l’alimentation y est sans cesse plus semblable. Au-delà de la « McDonaldisation » de nos sociétés et de la consommation globalisée de Coca-Cola, la consommation mondiale d’aliments dépend progressivement d’une poignée de variétés de cultures. Le riz, le soja, le blé et le maïs s’imposent au détriment d’autres productions comme le millet, le manioc, le seigle, le sorgho, la patate douce ou l’igname. Si l’alimentation dépend d’une petite série de variétés de cultures, que se passera-t-il en cas de mauvaise récolte ou de maladies ? Notre consommation de nourriture est-elle garantie ?

 

Nous allons vers un monde avec plus de nourriture mais moins de diversité et plus d’insécurité alimentaire. Des aliments comme le soja, dont la consommation était insignifiante jusqu’à il y a quelques années encore, sont devenus indispensables pour les trois quarts de l’humanité. D’autres, déjà importants dans le passé comme le blé ou le riz, se sont généralisés à grande échelle et sont respectivement consommés aujourd’hui par 97% et 91% de la population mondiale. C’est une alimentation occidentalisée, « accro » à la consommation de viande, de produits laitiers et de boissons sucrées qui s’impose ainsi. Des marchés alimentaires où les intérêts des grandes entreprises sont évidents. C’est ce qu’explique en détail une récente étude intitulée « L’augmentation de l’homogénéité dans les chaînes alimentaires globales et son implication pour la sécurité alimentaire », qui affirme que nous nous acheminons vers un « régime alimentaire mondialisé ».

 

Un menu qui, d’après les auteurs du rapport, constitue « une menace potentielle pour la sécurité alimentaire ». Pourquoi ? En premier lieu parce qu’en dépit du fait que nous consommons plus de calories, de protéines et de graisses qu’il y a cinquante ans, notre alimentation est moins variée et il est donc plus difficile de digérer les micronutriments nécessaires pour l’organisme. En outre, affirment les auteurs, « la préférence pour les aliments énergétiquement denses et basés sur un nombre limité de cultures agricoles globales et de produits transformés est associée à l’augmentation de maladies non transmissibles comme le diabète, les problèmes cardiaques ou certains types de cancer ». Notre santé est donc en jeu. La suite sur Pressenza

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 07:54

On a déjà beaucoup écrit, mais certainement pas assez, sur les négociations discrètes (pour l’essentiel, secrètes) entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Depuis juin 2013, c’est officiel : il s’agit rien moins que de contourner les échecs des négociations de Doha dans le cadre de l’OMC en 2006, notamment sur l’agriculture et les services, publics en particulier.

 

Le cycle de Doha, c’est comme cela que les impétrants et la presse dominante avaient baptisé cette tentative de libéraliser à tout va, n’avait donc pas abouti pour des raisons diverses et contradictoires. Les grandes puissances et les grandes firmes mondiales espéraient beaucoup de Doha, malgré les impasses et les nuisances sociales et écologiques déjà visibles des accords antérieurs de libéralisation.

Il fallait donc revenir à la charge, pas trop vite cependant après le pic de la crise rampante du capitalisme (2007-2010) et les « désillusions » qu’il a suscitées. Ce qui se trame est aussi et tout simplement le retour par la fenêtre de l’Accord multinational sur les investissements (AMI) mort-né en 1997, sous la pression populaire, après que Le Monde diplomatiqueen eût révélé le contenu. 

Les firmes multinationales se sont agitées (les fameux et très dangereux lobbys) dans l’entre temps avec l’ambition d’élargir leur champ de prédation et leur pouvoir dans tous les domaines : économique, politique, idéologique. Pour le dire autrement, les grandes firmes de l’industrie, du commerce, de la finance, qui ont conquis la planète, tiennent les Etats par le bout du nez, sont très présentes à la direction des organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale, ou encore la Banque centrale européenne, ont finalement imposé aux Etats et à leurs superstructures (dont la scélérate Union européenne, présidée par le très réactionnaire Barroso) la négociation d’accords multilatéraux visant à démanteler tout ce qui fait encore obstacle à leur liberté (celle du renard dans le poulailler) et à réduire à rien les politiques publiques dans les domaines de la santé, de l’emploi, des revenus, de l’environnement, etc.

Ce qui n’a pas été possible en totalité dans le cadre de l’OMC, est organisé ou préparé sous forme d’accords multilatéraux de « libre-échange », dans le secret (toujours). Notamment : zone du Pacifique, Amériques (du Sud et du Nord), accord Canada – Union européenne (banc d’essai, presque conclu au moment où s’écrit cet article, pour préparer l’actuelle négociation dite Accord de partenariat transatlantique). Les Etats-Unis d’Amérique du Nord sont directement ou non dans tous les coups. Leur puissance et celle de leurs firmes s’affirment dans ce domaine comme jamais, les grandes firmes des autres pays (Europe, Inde, Asie de l’est, etc.) y trouvant leur compte.

 

Supprimer ce qui reste des droits de douane 

Un des premiers objectifs affichés est la suppression des droits de douane restant, notamment en ce qui concerne les produits de l’agriculture, secteur où ils demeurent les plus élevés. Il faut insister particulièrement sur ce point. Car le but est bien de renforcer les capacités exportatrices de l’Europe et des USA, au détriment surtout des pays du Sud. Voilà qui aggraverait d’une part le dumping environnemental, ainsi que la dépendance des pays du Sud et la spécialisation régionale (et l’un de ses corolaires : l’appauvrissement des sols et la pollution des réseaux hydrauliques naturels), les cultures de rente et d’exportation au détriment des cultures vivrières (surtout dans les pays du Sud).

Les gros agrariens coalisés, les firmes de l’agrobusiness (amont : semences, engrais, produits phytosanitaires, mécanique lourde, etc. – aval : transformation et grande distribution – finance : le crédit qui pousse à l’agrandissement dévastateur, à la monoculture épuisant les sols et polluant les réseaux hydrauliques, et à l’endettement) intriguent et sont sur le pont lobbyiste depuis longtemps ; ils ont affiné leurs arguments et ont renforcé leurs réseaux et leur pression depuis l’échec de Doha. Plus encore qu’auparavant, l’agriculture se trouvera prise en tenaille entre ses fournisseurs et ses débouchés, qui dirigent l’offre et la demande et dictent les prix.

 La sécurité alimentaire (nourrir les populations et protéger la santé) dont les zélés promoteurs des accords se font les chantres serait vidée de sens ; la souveraineté alimentaire (la revendication portée par la Via Campesina de la maîtrise par les peuples et leurs Etats de la politique agricole et alimentaire) serait à ranger au rayon des inutilités si par malheur l’accord transatlantique était signé. Les pays du Sud, déjà très sévèrement touchés par les politiques de libéralisation, ne disposeraient même plus de leurs dernières marges de manœuvre pour protéger leur agriculture, et relancer les cultures vivrières en se dotant des moyens nécessaires à leur développement.

Si la bataille engagée contre ce projet n’était pas gagnante, les pays du Sud devraient s’intégrer de gré ou de force dans les processus imposés par les accords multilatéraux qui ont vu le jour ou qui sont en préparation. Le projet de grand marché transatlantique, vise bien entendu tous les secteurs d’activité, surtout les services, ainsi que « la propriété intellectuelle », telle que vue à travers le prisme des multinationales qui veulent aussi s’approprier du vivant en le brevetant, contrôler l’Internet et en faire un instrument renforcé de propagande, d’étude de marché et de contrôle et de surveillance.

 

Supprimer toutes les normes de protection ou de précautionLa suite sur ActuWiki



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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:04

 

 

Si l’UE tient à survivre, ses représentants devraient faire savoir clairement quel est son objectif. Elle ne doit pas devenir une fédération, mais une Union dotée d’un constitution, tournée vers l’extérieur, qui protège sa diversité et cesse de s’élargir, estime le politologue néerlandais Paul Scheffer. Extraits.



Le 22 mai 2014 auront lieu les prochaines élections européennes. Elles promettent de tourner au règlement de comptes : on ne peut exclure que les populismes de gauche et de droite, qui ne veulent pas que l’Europe acquière plus de poids, deviennent une force influente au parlement européen. Si les politiciens des partis centristes ne proposent pas leur propre conception de l’avenir de l’Europe, le populisme se révèlera la seule alternative politique. Voici quatre piliers sur lesquels pourrait s’appuyer un autre récit sur l’Europe.

1.

L’unification européenne a longtemps porté sur les frontières intérieures – la fameuse idée de "plus jamais de guerre" – mais dans les prochaines décennies, elle se concentrera davantage sur les frontières extérieures. Ce qui motive fondamentalement l’intégration se situe en dehors du continent, car le vieux continent n’a plus du tout la même place dans ce monde nouveau. Quand l’Europe demande de l’aide à des pays comme l’Inde, le Brésil et la Chine pour surmonter la crise monétaire, nous savons que quelque chose a fondamentalement changé. Un nouveau récit sur l’ "Europe" doit donc prendre non plus Berlin comme point de départ, mais Pékin, il ne doit plus commencer à Paris, mais à Sao Paulo.

2.

Ce regard porté sur l’extérieur nous donne une autre information fondamentale pour une histoire de l’Europe tournée vers l’avenir. Examinons par exemple l’Indice de développement humain. Les cinq pays qui sont arrivés en tête du classement selon cet indice en 2012 sont, successivement, la Norvège, l’Australie, les Etats-Unis, les Pays-Bas et l’Allemagne. La Belgique arrive au 17e rang, la France au 20e et le Royaume-Uni au 26e. A cet égard, les pays dits BRIC se distinguent par leurs piètres performances : la Russie se classe en 55e position, le Brésil est 85e, la Chine 101e et l’Inde n’obtient quant à elle pas mieux que la 136e place. L’indice de corruption dresse un tableau comparable : les pays occidentaux s’en sortent bien mieux que les pays BRIC. Nous découvrons ainsi, peu à peu, la vitalité cachée de la plupart des sociétés européennes. Par comparaison, non seulement elles sont très égalitaires, elles offrent de bonnes conditions de vie, la corruption y est faible et l’Etat de droit y fonctionne raisonnablement bien. Dans les discours sur l’Europe, cette perspective comparative est malheureusement absente : or elle permet de dévoiler la qualité de nos sociétés. Par Paul Scheffer la suite sur PressEurop

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:02
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:01

 

 

Alors que s’est ouvert hier la deuxième session de négociation d’un Pacte transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI) entre les États-Unis et l’Europe, l’Aitec et Attac alertent sur les risques qu’implique un tel accord pour les droits fondamentaux des citoyens d’Europe et d’Amérique. Elles publient à cette occasion une lettre d’interpellation adressée à la Ministre du commerce extérieur N. Bricq1 demandant au gouvernement  de suspendre leur engagement dans ce processus tant qu’un véritable débat public n’a pas eu lieu et que les documents négociés et positions du gouvernement français ne sont pas rendus publics.


En effet, ces négociations, comme celles de l’Accord avec le Canada, se sont engagées dans la plus grande opacité : ni l’opinion publique ni ses représentants n’ont eu accès au mandat de négociation. A contrario, les entreprises et leurs groupes d’intérêt jouissent d’un accès privilégié aux négociateurs européens, puisque sur 130 réunions organisées avec les « parties prenantes », l’organisation CEO nous apprend que la Commission européenne a reçu 119 fois les représentants des multinationales 2.


Nos organisations unissent leurs voix pour dénoncer ce processus anti-démocratique, à celles de dizaines d’autres organisations au niveau français, européen et aux Etats-Unis. Elles s’engagent à faire connaître d’ores et déjà les dangers sociaux, environnementaux et sanitaires que comporte cet accord et interpeller leurs députés sur les enjeux de cet accord.


Un accord qui vise avant tout l’harmonisation des normes

Cet accord s’attaque aux droits de douanes, en particulier dans les secteurs où ils sont restés importants, comme dans l’agriculture. Mais il vise avant tout une harmonisation des règles en matière de production agricole ou industrielle, protection des données numériques et licences, mesures de prévention des risques environnementaux et sanitaires, etc. Sous couvert de cette harmonisation, le PTCI menace en réalité des choix collectifs historiques en France. Qu’en sera-t-il, par exemple, de l’interdiction d’exporter vers l’Union européenne de la volaille désinfectée avec des solutions chlorées ou du bœuf aux hormones ? Des réglementations sur les produits chimiques (telle que la directive REACH), beaucoup plus contraignantes en Europe qu’aux États-Unis ? Ces risques sont clairement avérés dans un rapport commandité par la Commission ENVI du Parlement européen qui recommande aux parlementaires européens de redoubler de vigilance quant aux risques pour l’Europe de perdre ses standards de protection dans le domaine de l’environnement et de la sécurité alimentaire 3.


Un accord qui consacre la suprématie des droits des investisseurs sur nos droits démocratiques

D’après les fuites, le mandat inclurait l’inacceptable mécanisme d’arbitrage des différends États-investisseurs. Ce type de mécanisme, dit de « protection des investissements », ouvre le droit à une entreprise de poursuivre un État ou une collectivité locale si une réglementation fait entrave au commerce et la prive de bénéfices escomptés ; le différend sera arbitré par un panel d’experts privés, de façon discrétionnaire et en dehors des juridictions publiques nationales, régionales ou multilatérales. Les entreprises multinationales accéderaient ainsi à un puissant outil pour contester et décourager toutes décisions politiques affectant leurs profits. Nos organisations viennent à ce titre de publier un rapport « Une déclaration transatlantique des droits des entreprises »4 alertant sur ces dangers et les risques de voir une inflation de ces conflits. Il revient sur certains cas emblématiques telles que les poursuites du géant du tabac Philip Morris contre l’Uruguay et l’Australie relatives aux avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes ou la plainte récemment déposée par la société états-unienne Lone Pine contre le Québec concernant son moratoire sur l’extraction (fracturation) controversée du gaz de schiste.


Un accord qui aura des répercussions mondiales Par ATTAC et AITEC / la suite surPressenza

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:50

 

 

L’exploitation des travailleurs d’Europe centrale et orientale ne concerne pas que les champs de tulipes : dans les services aussi, on trouve des Tchèques ou des Polonais sous-payés, mal logés et travaillant jusqu’à 20 heures par jour avec des contrats douteux. Extraits.



Un minibus blanc de l’agence de travail temporaire Werk & Ik est garé devant une enfilade de garages dans une zone industrielle d’Osdorp [un arrondissement d’Amsterdam]. L’un d’entre eux s’avère servir d’habitation à la main-d’œuvre intérimaire tchèque de Werk & Ik.

Une femme montre les chambres à coucher : cinq réduits faits de panneaux de bois, contenant chacun des lits superposés. Un néon éclaire tout le local, même là où les gens veulent dormir. Il n’y a pas de fenêtre, pas d’aération. Selon certaines estimations, quelque 100 000 Tchèques, Polonais et autres personnes originaires d’Europe centrale et orientale travaillent dans de telles conditions aux Pays-Bas.

Pas de congés payés

Werk & Ik – dont le chiffre d’affaires atteint 12 millions d’euros – travaille volontiers avec des Tchèques, surtout à Schiphol, où ils nettoient les avions et s’occupent des bagages. Les travailleurs temporaires sont-ils suffisamment payés pour leur travail ? Non, selon George, étudiant et agent de service tchèque. Henry Stroek, responsable du syndicat national CNV, fait remarquer que George n’a pas reçu sa prime de vacances en 2012. Soit 16,3 % du salaire, qui ne sont jamais versés. "Cela fait beaucoup d’argent, surtout pour quelqu’un qui gagne le salaire minimum”, souligne M. Stroek. Ivan Karels, directeur et propriétaire de l’agence de travail intérimaire, reconnaît que plusieurs Tchèques n’ont pas reçu leur prime de vacances. "Cela nous a échappé. Désormais nous sommes plus attentifs.” Par Maaike Bos / La suite sur PressEurop

 

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