Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Le blog de republicainedoncdegauche.over-blog.com
  • Le blog de republicainedoncdegauche.over-blog.com
  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
  • Contact

Sous les pavés, Orange

Recherche

1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 18:50
Mépris, approximations et paradoxes

Ne nous attardons pas sur les insultes directes qui ne grandissent pas ceux qui les ont proférées, mais qui démontrent clairement qu'ils perdent pied.


Arrêtons-nous plutôt sur le mépris affiché des « gens d'en haut » et de quelques médias.

  • Des lycéens qui n'ont pas lu le texte de la loi travail aux salariés qui ne comprennent rien.

Ils sont là pour nous expliquer à quel point cette loi est bonne pour nous , tout comme le traité européen l'était en son temps ! Et ils viennent sur les médias nous expliquer ce que le peuple ne comprend pas

M. El Khomeri :

  • « Ce projet est soutenu par des syndicats dits réformistes qui représentent une majorité des salariés et un grand nombre de députés progressistes (…) disait Mme. El Khomri sur Europe1

Syndicats réformistes. Késako ? Tous les syndicats sont réformistes, tout dépend de quel côté penche la balance de la réforme. Qui serait contre des patrons qui gagneraient moins et des salariés qu gagneraient plus ?

  • Les explications pas très claires que ce soit des ministres, des « économistes » de préférence libéraux (on ne voit pas trop J. Généreux par exemple)

  • "Ce n'est pas un recul, c'est essentiel, car si on n’avait pas cherché de compromis, on aurait été dans une situation de blocage", assure la ministre du Travail. Europe1

Le blocage a cependant bien eu lieu avec le 49.3 et aujourd'hui les blocages un peu partout dans le pays.

  • "J'irai jusqu'au bout", affirme Myriam El Khomri

Là elle a raison !! Sachant que le bout, c'est la présidentielle de 2017.

M. Valls :

  • Et lorsque les médias ne vont pas dans le sens du gouvernement (BFM sur le thème du 49.3 et de la loi travail, avec en sous-titre « Vers une motion de censure à gauche ? ), c'est le cabinet du premier ministre qui envoie un SMS au journaliste pour lui faire part de son mécontentement. « Tiens, c'est bizarre, dans les gens qui sont présents sur votre plateau pour parler de cette journée, où sont les légitimistes ? Ceux qui défendent le texte ? » Le Point

  • Les blocages de raffineries, "ça suffit", et "La démocratie est prise en otage par une minorité" lance Manuel Valls aujourd'hui

  • Peu importe s'il disait le contraire quand il était dans l'opposition :

  • « Aujourd’hui, la situation de blocage est la démonstration que tout passage en force, l’absence de dialogue social dans une démocratie moderne, conduit à des situations comme celle que nous connaissons » lançait-il ajoutant : « L’absence de dialogue social, l’absence d’écoute de la part du pouvoir, l’absence de dialogue social dans un pays moderne comme le nôtre, sont tout à fait dommageable et conduisent à ce type de situation que je ne peux que regretter »

  • Et grand seigneur, M. Valls déclare que malgré l'état d'urgence, le droit de manifester a été maintenu... Faut-il rappeler qu'il aurait été difficile de faire autrement... Comment empêcher des centaines de milliers manifestants et autoriser le festival de Cannes, l'Euro 2016, le tour de France, les divers festivals, les queues aux péages autoroutiers, les campings, les plages... mais je m'égare !

  • Mais c'est vrai qu'il y a la police, que le premier ministre ne cesse de féliciter... C'est vrai qu'ils doivent être contents avec un point d'indice bloqué depuis 6 ans (quand cela fait 4 ans que ce gouvernement est aux commandes) . Point d'indice augmenté de 0,6% en juillet et 0,6% en janvier 2017 !! Somme ridicule qui bien sûr ne rattrapera pas la perte de pouvoir d'achat. Une poignée de main et hop, circulez y a rien n'a voir !! Quelle gratitude !

Et que dire des débats à l'Assemblée Nationale, les sourires de connivence, les discussions entre ministres quand un député pose une question qui ne va pas dans le bon sens, voire un hémicycle quasi vide alors que c'est retransmis à la télévision. (Qu'est-ce que ça doit être le reste du temps) les questions « pub », etc...

« En France, une grève qui n'embête personne équivaut à une grève de la faim. » Jean Amadou

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:23

 

L’actuelle Constitution est née en un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. La France en ce temps-là comptait 80% d’une génération sans bac, un quart des jeunes de 14 ans au travail, 25% de la population active employée dans l’agriculture, trois chaînes de radio et une seule de télévision (contre trois aujourd’hui en Corée du Nord). Cette année-là, en 1958, les femmes mariées ne pouvaient pas travailler sans l’autorisation de leur époux, Internet et l’actuelle Union Européenne n’existaient pas.

 

549143_486859821379140_390533538_n.jpgPourtant nous vivons toujours sous la Constitution de 58. Pourquoi ? Pas en raison de l’adhésion du peuple. L’abstention ne cesse de croître. Ce mouvement de boycott des urnes s’inversa une seule fois, en 2005, pour contester les forces dominantes en votant « non » au projet de Constitution européenne. La Cinquième République doit plutôt sa durée aux efforts constants de la Cour qui y fait bombance et à l’abondant clergé qui la célèbre. Car ce régime est devenu l’écrin douillet de l’oligarchie. La Cinquième, c’est l’irresponsabilité érigée en vertu, qui dégouline du président de la République sur la plupart des responsables publics et justifie la multiplication des autorités indépendantes. La Cinquième, c’est le peuple admis à se prononcer sur les politiques nationales une fois tous les cinq ans et à se faire sonder entre-temps. La Cinquième, c’est le régime qui permit la forfaiture du traité de Lisbonne violant le « non » de 2005 puis la ratification du TSCG contraire aux engagements du candidat Hollande. La Cinquième, c’est la colonisation des hautes sphères de l’État par les intérêts privés. La Cinquième, c’est le verrou de tout changement véritable remettant en cause la petite oligarchie installée qui défend avec acharnement un ordre social conforme aux intérêts de la finance.

 

Le passage à la Sixième République permettra de congédier l’armée des inamovibles et interchangeables qui se succèdent à eux-mêmes dans le cadre des institutions actuelles. C’est la condition de la reprise du pouvoir par le peuple. Nous défendions déjà dans le programme présidentiel et législatif l’Humain d’abord l’élection d’une Assemblée Constituante dans laquelle ne pourrait siéger aucun membre des actuels assemblées ni aucun candidat aux suivantes. Il lui reviendra de soumettre au peuple la nouvelle règle du jeu. Je suis convaincu que la Constitution nouvelle ne ressemblera à aucun des systèmes qui l’ont précédée. Car elle devra garantir la souveraineté du peuple dans un contexte radicalement neuf. L’intérêt général de notre époque autour duquel le très grand nombre doit se rassembler, c’est la réponse à l’urgence écologique. Or pour changer de modèle de production nous ne pourrons nous en remettre uniquement à des fonctionnaires chargés de faire appliquer les lois découlant de la planification écologique. Il faudra aussi des droits pour les salariés. L’accélération du temps politique appelle également de nouveaux outils comme le referendum révocatoire pour assurer une souveraineté populaire continue. De même la Sixième république devra maîtriser la finance, notamment en imposant la séparation bancaire, régler enfin démocratiquement les rapports avec l’Union Européenne en soumettant tout transfert de souveraineté à l’accord du peuple, comme en Irlande, garantir la neutralité du Net, assurer la qualité de l’information et le pluralisme des médias… En comprimant la place reconnue au peuple, la Cinquième étouffe le pays, tue la créativité et le dévouement aux autres. Avec la Sixième, choisissons des habits neufs qui lui permettront enfin de respirer.Par François Delapierre/ Source Parti de Gauche

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:12

 

Par Frédéric Lordon extrait :

 

Cahuzac, dont les accointances droitières deviennent moins incompréhensibles sous cette perspective — entre droites, on peut bien se parler —, n’est donc pas une péripétie puisqu’il est fatal que certains finissent par convertir en manières personnelles les manières politiques de leur groupe de passer avec armes et bagages du côté de l’argent.

 

On pourrait ici, métaphoriquement bien sûr, se référer à une théorie mathématique très puissante, la théorie dite des catastrophes [5], dont l’une des thèses les plus fortes énonce qu’une structure s’exprime entièrement dans ses singularités. En d’autres termes, il est des accidents locaux qui ne sont pas des erreurs adventices de la structure globale mais bien l’expression de sa nécessité. Ca n’est donc pas seulement, comme on dit parfois, que « le poisson pourrit par la tête », le corps primitivement sain n’étant gagné que par après, mais que la pourriture de la tête révèle la malfaçon de l’ensemble. C’est pourquoi on ne saurait davantage faire erreur, comme malheureusement Christian Salmon [6], en ne voyant dans les appels au « coup de balai », qu’une éruption moralisatrice quand, à la lumière de cette « théorie des singularités », ou des « péripéties », ces appels sont en fait entièrement rattachables à une analyse profondément politique. Pour y accéder cependant, encore faut-il délaisser un instant le plan fait-diversier de l’épisode, et même celui de la politique de surface qui, sans surprise, n’appellera pas d’autre réponse que les indigentes propositions à base de transparence, de déclaration de patrimoine et de solennelles promesses de ne plus être avocat d’affaire en même temps que député — soit le contournement parfait des enjeux fondamentaux qui s’expriment dans l’affaire Cahuzac. Changer une structure globale, oui c’est l’affaire d’un coup de balai, d’un grand coup de balai même.

 

Evidemment ça n’est pas là exactement un langage fait pour complaire aux becs fin et aux museaux délicats. Il est vrai que ceux-là ont si profondément partie liée au système à balayer qu’on ne saurait s’étonner que la proposition du balai les scandalise. Editorialistes confits, journalistes installés, experts grassement payés, supplétifs conscients ou inconscients de l’ordre social, tous sont bien d’accord que « la violence est le dernier moyen de régler les problèmes politiques ». On pourrait sans doute prolonger avantageusement à la caste de ces publicistes les analyses de Bourdieu, qui montrait comment le rapport scolastique au monde, permis par l’ignorance des urgences matérielles, telles les nécessités concrètes de boucler les fins de mois ou les angoisses d’un avenir trop incertain, comment ce rapport rend possible la distance au monde du lector, universitaire ou éditorialiste, qui tient sa position de recul pour l’effet de sa vertu intellectuelle, et le calme qui l’accompagne pour celui de sa vertu morale. Aux affranchis de la nécessité, tous les emportements, tous les éclats de voix ne sont que lamentables violences. Leur dénonciation peut alors se donner la hauteur de vue des grands principes, agrémentés comme il se doit de la condamnation « des populismes », cet asile de l’ignorance médiatique [7], et les précepteurs autoproclamés, qu’aucune urgence n’assaille jamais, se répandre en leçons de maintien démocratique : « la violence, le dernier des moyens bla bla… ».

 

Ils tomberont certainement de leur chaise si on vient leur dire, au contraire, que dans certaines situations de confiscation des pouvoirs au bénéfice exclusif des dominants et de blocage institutionnel patenté, le retour à une certaine forme de violence, lorsque toutes les solutions politiques « froides » sont vouées à demeurer inopérantes, à l’image des pantomimes électorales qui ne donnent à choisir qu’entre Jospin et Chirac, Royal et Sarkozy, Sarkozy et Hollande, le retour à une certaine forme de violence, donc, pourrait être le premier des moyens, en fait le seul restant, de faire sauter quelques verrous. Grands dénonciateurs de la corruption (des autres — car entre les ménages des vedettes des médias et les jetons de présence des experts, l’hôpital ne cesse de se foutre de la charité), la conséquence est, de toutes leur vertus intellectuelles manquantes, celle qui leur manque le plus. Libération, par exemple, à qui il arrivera de penser que « le néolibéralisme est vraiment trop injuste » ne saurait pousser l’enchaînement de ses idées jusqu’à considérer que le néolibéralisme vraiment trop injuste est un ordre de domination, qu’on n’a jamais vu les dominants quitter d’eux-mêmes leurs positions de domination, et qu’un vœu conséquent de justice sociale ne peut exclure qu’il faille les pousser dehors — car ils ne rendront pas les clés spontanément.

 

Aussi les inconséquents demeurent-ils scandalisés par les images de balai — eux préfèrent épousseter à la pince à épiler —, et « la violence » les horrifie. Enfin certaines violences plutôt que d’autres — qui les laissent de marbre. La violence évocatrice du balai est abominable, mais celle qui conduit quelques désespérés à s’immoler devant Pôle emploi en revanche ne laisse pas de trace plus d’une journée, celle des suicidés de la valeur actionnariale, à Orange ou ailleurs, pas davantage, quant à la misère des vies brisées par les temps partiels, les reclassements à cinquante kilomètres du domicile ou les horaires tournants, elles n’existent même pas. L’austérité : pas violente. Les baisses de salaire imposées à des gens qui survivent à peine : pas violentes. La flexibilisation qui rend les salariés corvéables à merci : pas violente. Les plans de licenciement boursiers, les propositions de reclassement en Roumanie à 200 euros le mois : pas du tout violents.

 

Ainsi chacun juge-t-il de la violence selon sa position sociale et, comme toujours, ses jugements de violence en disent plus long sur lui que sur les « violences » jugées. Ils en disent long sur des satisfactions d’existences totalement ignorantes du malheur d’existences autres que les leurs — hormis quelques oblats verbaux caractéristiques du « socialisme pleurnichard » —, mais aussi sur le mélange de dénégation et d’inconséquence que ces satisfactions déterminent. Car il faut être aveugle, borné ou totalement crétin pour imaginer encore que la moindre modification significative du système néolibéral puisse venir du jeu normal des institutions politiques présentes où, précisément, le système en question a trouvé un inexpugnable refuge.

 

La question, en forme d’alternative, du « soulèvement ou du Parlement » ne se pose pas, ou ne se pose plus : la « voie parlementaire » a eu tout le temps de faire ses preuves — et elles sont faites : depuis deux décennies ici, et dans tous les pays de l’Europe austéritaire. La chose parodique que, dans une entreprise de correction du langage décidément impérative, on ne devrait plus nommer « démocratie », mais, par exemple à la manière d’Alain Badiou, « capitalo-parlementarisme », cette chose a plus qu’abondamment démontré quels intérêts elle servait indéfectiblement quand le pouvoir n’est plus disputé qu’entre la droite décomplexée et la droite complexée. Sauf mutation endogène de la droite complexée — évidemment impossible (sauf vers l’abandon des complexes…) —, la vraie gauche, telle qu’elle a déjà émergé mais telle qu’elle ne cesse de se heurter à tous les verrouillages du capitalo-parlementarisme, la vraie gauche doit se faire connaître, là où elle le peut. S’il n’y a plus que la rue quand toutes les autres avenues de la politique institutionnelle sont, non pas formellement, mais réellement bouchées, ainsi soit-il !

 

Les soulèvements aiment à se donner des signes, ils ont raison. La révolution tunisienne a eu le jasmin, comme jadis la révolution portugaise les œillets, et l’argentine... les casseroles ! Alors, oui, pourquoi pas le balai ? Comme appel au départ de la droite se faisant passer pour la gauche, mais aussi comme exigence de nouvelles institutions qui offriraient réellement sa chance à la vraie gauche. On rêve : un mouvement armé de balais, manière, pour l’heure toute symbolique, de narguer les gate-keepers satisfaits de l’espace médiatique, qui s’acharnent à disqualifier pour cause de violence verbale toutes les tentatives sérieuses d’en finir avec la violence sociale, une foule de balais rigolarde, non plus de République à Nation, mais devant l’Assemblée, rue de Solférino, et puis surtout sous les fenêtres des épouvantés : de Pujadas, de Libération, de Patrick Cohen et de Pascale Clark, du Nouvel Obs, d’Apathie et de Canal, inspirée, quitte à faire une fois dans le contre-emploi, par Bernanos et sa réjouissante devise : « jamais nous ne nous lasserons d’offenser les imbéciles ». La suite sur Blog Monde Diplomatique

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 20:23

 

 

La Carte Vitale fabriquée en Inde au lieu de la Dordogne, l’armée qui achète sa garde-robe en Europe de l’Est ou encore La Poste qui vient d’acheter 3 000 scooteurs taiwanais au lieu des Motobécane et Peugeot qu’elle achetait auparavant... Petit horizon de notre conscience française pour le patriotisme économique avec notre blogueur associé Eugène.

Hier, au journal de 20 heures de France 2, un sujet révèle que l’Etat, les collectivités locales et les entreprises publiques sont les derniers de la classe en ce qui concerne l’achat de produits français. Ceci nous amènera a nous demander pourquoi Nicolas Sarkozy parle de fabriquer en France, mais pas d’acheter Français.

L’état est présenté comme le dernier élève du patriotisme industriel Français :

    * La Poste vient d’acheter 3000 scooteurs Taiwanais au lieu des Motobécane et Peugeot qu’elle achetait auparavant.
    * La Carte Vitale sera maintenant fabriquée en Inde au lieu de la Dordogne (300 000 euros par an qui quitteront les emplois français)
    * L’Armée achète déjà sa garde-robe en Europe de l’Est, parfois au Maghreb ou au Sri Lanka
    * La Police : ne roule plus depuis longtemps en Citroën, mais en Ford ou en Subaru. Depuis 2004 le pistolet officiel de la Police est un Sig Sauer (d’origine germano-suisse) au lieu de l’Alsacien Manurhin basé à Mulhouse. L’entreprise a dû se reconvertir dans la fabrication de munitions et se séparer de la moitié de ses effectifs…
    * Les Pompiers n’achètent plus de véhicule français depuis longtemps, mais des Fiat par exemple.

Pourtant, l’Etat, s’il doit veiller au meilleur usage des fonds publics, doit surtout respecter la législation européenne qui impose aux pays européens de passer des appels d’offres. C’est donc toujours le moins cher qui gagne même s’il est étranger. Le problème est que l’abandon d’un fournisseur national implique des couts cachés : perte de savoir-faire, licenciements, couts d’assurance chômage, manque à gagner pour les impôts, … Le bilan pour l’Etat (et pour la France) n’est donc pas si simple que cela.

Encore une fois, les lois européennes ont été taillées sur mesure pour un capitalisme ultralibéral qui non seulement ne tiens plus compte du bienêtre de tous, mais ignore même les lois les plus basiques de l’économie. Voilà comment, pour le respect du dieu ultralibéral, nous sacrifions chaque jour nos emplois. Lire la suite sur
Marianne2 


Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:22

 

L'Assemblée nationale a rejeté mercredi 7 décembre 2011 deux propositions de loi présentées par François de Rugy (Europe Ecologie-Les Verts) sur la transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêts.


Les deux propositions de loi – organique et ordinaire – ont été rejetées respectivement par 198 voix contre 124 et 197 voix contre 127. L’UMP a voté contre, certains centristes n’ont pas pris au vote et les partis de gauche ont voté « pour », même si le PS a fait part de « quelques réserves ».


Déclarations de patrimoine et dons aux partis - « L’opinion publique veut la transparence! », a plaidé François de Rugy devant un hémicycle pourtant quasiment vide. Il a dit que 68.000 citoyens avaient soutenu ses textes. Le premier proposait notamment la création d’une peine de deux ans d’emprisonnement en cas de déclaration mensongère de patrimoine par un député ou un sénateur. Le second proposait de plafonner l’ensemble des dons à des partis politiques à 7.500 euros par contribuable « afin que la loi ne puisse plus être contournée ».


Actuellement, la loi permet à un contribuable de donner 7.500 euros par an et par parti, donc de donner éventuellement à plusieurs « micro-partis ». Les députés ont limité à 15.000 euros par ménage la déduction fiscale entrainée par ces dons, mais cette disposition n’est pas encore entrée en application.


En 2010, cette disposition avait alimenté la controverse durant l’affaire Bettencourt-Woerth à cause d’un système de contournement du plafonnement des dons, multipliant donateurs et micro-structures. La suite sur La Gazette des Communes 





Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 07:51

 

 

Dans une délibération qui vient d'être rendue publique, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) se dit favorable à la généralisation du compteur électrique intelligent Linky, expérimenté depuis plus d'un an par ERDF auprès de 250.000 clients. La CRE juge nécessaire  le développement de ces compteurs "pour continuer à garantir la stabilité des réseaux électriques" et "faire face à l'essor des énergies renouvelables, sources de production d'électricité intermittentes et décentralisées qui rendent plus difficile l'équilibrage entre la demande et l'offre d'électricité".

 

Elle estime aussi que la généralisation de ces compteurs communiquants "bénéficiera aux consommateurs". "Elle contribuera à maintenir  la stabilité des réseaux d'électricité, affirme-t-elle. Surtout, elle permettra d'améliorer la qualité du service, notamment en basse tension, en généralisant la relève des compteurs à distance, en resserrant le lien entre l'électricité facturée et l'électricité consommée, en encouragent la multiplication des offres tarifaires des fournisseurs pour répondre aux besoins spécifiques de chacun et, en particulier, pour favoriser la maîtrise de la demande en période de pointe".


La CRE assure aussi que le déploiement des compteurs "serait globalement neutre du point de vue financier", en s'appuyant sur une évaluation réalisée à sa demande par le cabinet Capgemini Consulting. Cette évaluation s'appuie notamment sur un calendrier de déploiement massif débutant en 2013 et s'achevant fin 2018, "avec 90% des points de comptage équipés de compteur évolué, les 10% restants étant équipés sur la période 2019 à 2028". La valeur actualisée nette du projet pour le distributeur a été évaluée à environ 100 million d'euros pour un investissement initial proche de 4 milliards d'euros grâce aux futures économies de coûts d'exploitation associées à l'installation du compteur. Lire la suite sur LocaltisInfo 



Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 06:55


Le scoop de la CGT sur l'éventuelle fermeture par PSA des sites d'Aulnay-sous-Bois et de Sevelnord rappelle que la situation de l'industrie française n'est pas brillante. Laurence Dequay explique pourquoi il s'agit d'un des principaux échecs du président de la République.



Révélée jeudi par la CGT, les spéculations de PSA sur l'avenir de deux de ses sites clé, - Aulnay-sous-Bois (3600 emplois vitaux pour la Seine Saint-Denis) et Sevelnord (2800 emplois) dans le Valenciennois - ont fait l'effet d'une bombe malgré les démentis du constructeur préféré des Français et les allégations de son PDG Philippe Varin jurant, la main sur le cœur, qu'il n'envisageait plus de fermer ses deux usines, au vu du démarrage en fanfare de ses nouveaux modèles.
Les salariés de PSA en sont convaincus : si la France ne se dote pas d'une grande politique industrielle, les injonctions du Premier ministre François Fillon - sommant PSA, sauvé de la faillite en 2009 par une aide financière publique et une coûteuse prime à la casse, d'assumer ses responsabilités à l'endroit de la nation - resteront au stade du vœu pieux.
 
Déjà depuis 2008, Sevelnord qui fabrique la 807, la C8 et de petits utilitaires comme le Peugeot Expert, a perdu 1700 postes. Le retrait annoncé de Fiat de cette usine, comme l'arrêt de la production de monospaces, pourrait inciter PSA à délocaliser ses lignes, soit à Vigo (Espagne), soit dans un « pays low cost » comme la Turquie.

Implacable, cette tyrannie du moindre coût fera donc paraître bien médiocre l'annonce ce 14 juin par Eric Besson, le ministre de l'Industrie, des investissements réalisés par les constructeurs, conjointement avec l'Etat, dans leur sous-traitance. Pour mémoire au moins 87,5 millions d'euros engagés dans des sociétés de fonderie, de mécanique et de métalloplastique. Lire la suite sur Marianne2


 

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 06:54

 

Des suppressions d'emploi ont été annoncées chez l'équipementier automobile MBF dans le Haut--Jura ( 450 emplois ), d'autres sont envisagées pour deux sites de PSA à Aulnay-sous-Bois et à Sevelnord. Jean-Philippe Huelin (1) tire la sonnette d’alarme concernant ce phénomène de désindustrialisation.

Il a été annoncé le 31 mai 2011, la suppression de 199 des 450 emplois de l’équipementier automobile MBF Technologies à Saint-Claude dans le Haut-Jura. Cette usine, plus connue localement sous son nom historique, Manzoni-Bouchot (MB), est le dernier reliquat d’un groupe né dans cette même cité après la Seconde Guerre mondiale. L’usine a une activité de fonderie d’aluminium sous pression et d’usinage de pièces pour l’automobile, en particulier pour le voisin sochalien Peugeot et pour Renault. L’usine est passée de plus de 800 personnes en 2007 à 450 aujourd’hui et donc 250 demain.

Ce pourrait être à terme une fermeture d’usine de plus, celle d’une entreprise familiale tombée en 1999 dans la financiarisation de l’économie avec son rachat par un groupe financier suisse puis dans les griffes de l’externalisation de Peugeot à qui MB rachète la fonderie de Villers-la-Montagne en 2002. Tout aurait pu s’arranger avec la reprise de la branche fonderie par un concurrent français, le groupe Arche, en 2007, mais ce ne fut pas le cas. Lire la suite sur marianne2

 

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:40

 

 

A Deauville les martiens se sont réunis. Seuls des extra-terrestres peuvent tenir une réunion comme celle–là. Je veux dire des gens qui ne semblent rien savoir de ce qui se passe vraiment. Et qui ne se posent aucune question sur eux-mêmes. Quand le G8 a commencé, sous Giscard, mais les convives n’étaient que cinq, la réunion pesait 70 % du PIB mondial. Aujourd’hui à peine 40 %. Le G8 ne représente que 13 % de la population mondiale. Et il exclut les grands pays émergents, Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud. Ceux là sont les invités du deuxième service, réunis pour faire des phrases sous le nom de G20. Cette faiblesse n’enlève rien à la morgue.

Le G8 prétend décider du cours politique, diplomatique et sécuritaire du monde. Signal de très mauvaise santé : ce directoire de l'oligarchie mondiale ne  peut plus se réunir sans mobiliser une véritable armada pour sa protection. D'habitude si économe en fonctionnaires, Sarkozy n'a reculé devant aucune dépense publique pour conjurer le risque. 12 000 policiers et gendarmes mobilisés. Et combien d’autres panoplies : batteries de missiles Crotale, navires de guerre en alerte sur les cotes, hélicoptères et drones, en veux-tu, en voila ! L’ardoise est lourde pour ces bavardages de prestige. Pour loger 2500 membres de délégation et 3 500 journalistes, il en aura coûté au moins 20 millions d'euros au contribuable. Soyons mesquins : cette somme aurait pu financer 500 postes de profs pendant un an !

Tout ça pour quoi ? D'abord des promesses en l'air pour les révolutions arabes. Le G8 a promis 40 milliards de dollars d’aides pour la Tunisie et l'Egypte. Mais sans aucun engagement précis. Pas de répartition entre pays bénéficiaires. Pas de répartition précise entre les contributeurs. Pas de calendrier de versement. Finalement une promesse qui n’engage que ceux qui veulent y croire. Une promesse pour communiqué final et journalistes pressés. Car on sait ce que valent les promesses du G8. Déjà en 2005 au G8 de Glenneagles en Ecosse, 25 milliards avaient été promis pour l’Afrique … mais seulement 11 milliards ont effectivement été versés six ans après ! La seule précision apportée cette fois-ci est que l’essentiel de l'aide consistera en des prêts du FMI et de la Banque mondiale. Quel cadeau ! Le FMI ! Tant vaut dire confier au loup le secours aux moutons. On connait le prix du ticket d’entrée avec ces gens. Là où ils viennent la démocratie et la souveraineté du peuple disparaissent.

Les conclusions du G8 sont grossièrement marquées par le point de vue des Etats-Unis d'Amérique. L'indignation à géométrie variable fonctionne à plein régime sur les révolutions arabes.

Le G8 appelle à l’arrêt immédiat de l’usage de la force en Libye et en Syrie, mais exprime une simple "préoccupation" sur le Yémen. Et il ne dit pas un mot des oligarques d'Oman et de Bahreïn qui répriment leurs peuples. Les USA ont même obtenu du G8 qu'il exprime son soutien au travail du Conseil de coopération du Golfe, qui est pourtant l’organe des dictatures pétrolières du Golfe.

Le "deux poids, deux mesures" est aussi tangible sur le conflit israélo-palestinien. Le G8 renvoie dos à dos Israéliens et Palestiniens dans la responsabilité du blocage actuel. Mais il relaie la demande israélienne pour « la libération inconditionnelle et sans délai du soldat Gilad Shalit », alors qu'il ne mentionne pas la demande de libération du jeune franco-palestinien Salah Hamouri alors même que la présidence est française. Et pas un mot pour une demande élémentaire : la fin du siège de Gaza.

Autre signe d'alignement du G8 sur les préoccupations des services paranoïaques états-uniens, la déclaration finale insiste lourdement sur les menaces nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord, et sur la lutte contre le terrorisme. Le G8 lance même un appel à la paix en Afghanistan, mais bien sûr sans aucune remise en cause de l’occupation par les Etats-Unis et l’OTAN qui a conduit à une guerre enlisée sans perspective, sans objectif claires et sans ennemi nommé. Tout cela est d’une banalité et d’une platitude totale. Et d’une inefficacité qu’il n’est même plus besoin de commenter.  

Mais le catéchisme a été répété avec enthousiasme, dans un mépris absolu des dégâts déjà occasionnés par son application. Les récitants ont psalmodié leurs mantras. Car même s'il n'est plus censé s'occuper d'économie, domaine désormais dévolu au G20, le G8 n'a pas pu s'empêcher de faire un plaidoyer pour ses dieux coutumiers, le marché et la concurrence libre et non faussée et autres merveilles bien connues. « le G8 réaffirme son engagement durable en faveur de marchés libres et ouverts ». « L'OMC joue un rôle déterminant pour prévenir le protectionnisme.. »« Nous réaffirmons notre engagement en faveur du processus de libéralisation du commerce ». 

Rappelons pour l’humour (noir) que ce jamborée était placé sous l’exergue : "Nouveau monde, nouvelles idées" ! Waaaah ! Les nouvelles idées super neuves que voila ! Et pour finir d’être édifiés, apprenez que les Etats-Unis ont même obtenu que la « liberté religieuse » soit mentionnée parmi les objectifs des révolutions arabes. Personne n’a dû leur dire que c’est au contraire la séparation du religieux et du politique et la laïcité, mot horrible naturellement absent du texte en dépit de la présidence française, qui sont portées par les franges les plus avancées des révolutions arabes, notamment en Tunisie. Tout cela, vous pouvez courir pour en trouver la trace dans les médias de masse. Comme d’habitude, le bétail a reçu ses aliments préférés : des niaiseries destinées à le distraire. La grossesse de l’épouse du chef de l’Etat, les images des allées et venues des puissants et des phrases creuses censées résumer les travaux.
 
Les illuminés de « l’Europe qui protège » poussent la Grèce vers l’effondrement. L’Union menace de ne pas verser la suivante tranche de prêts à la Grèce, vous l’avez su. Elle est accusée de ne pas respecter les conditions fixées par l'Union  Européenne et son bras armé le FMI. Ces derniers la menacent de suspendre le versement de l'aide s'ils n'obtiennent pas des garanties supplémentaires Extrait de l’article "Même pas peur" de JL Mélenchon 





Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:16

 

Confrontée aux "carences" des systèmes d'information du ministère du Budget, la Cour des comptes n'a pas pu vérifier si l'Etat a correctement évalué le coût de la réforme de la taxe professionnelle (7,7 milliards en 2010).


Combien la réforme de la taxe professionnelle a-t-elle coûté à l'Etat en 2010 ? La question a suscité une polémique à l'automne dernier. Elle est venue du rapporteur général du Budget à l'Assemblée, qui a estimé que la réforme allait coûter, en régime de croisière, 3 milliards d’euros supplémentaires – avant le paiement de l’impôt sur les sociétés. La ministre de l'Economie a riposté en affirmant que la réforme coûterait "moins cher que prévu" : 7,3 milliards d’euros en 2010, contre 12,3 milliards initialement programmés. Les années suivantes, le coût s'élèverait à 4,7 milliards (après paiement de l’impôt sur les sociétés) – contre 4,8 milliards prévus au départ (le communiqué du ministère de l’Economie diffusé le 8 décembre 2010). Lire la suite sur Localtis Info 



Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans POLITIQUE GÉNÉRALE
commenter cet article

Visiteurs

compteur

Vidéos

Ma page Facebook