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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 08:23
  • Le spectacle donné contre moi par France 2 dans l’émission « Des Paroles et Des actes », dont j’étais l’invité, entre dans cette catégorie pédagogique. Elle a été une confirmation caricaturale du pire de ce que l’on pouvait craindre de l’équipe qui l’anime. En la regardant vous avez pu prendre la mesure des craintes que j’exprimais la veille.
  • Mes lignes ici comportent des liens hypertextes qui documentent chaque point que j’avance. Rarement j’aurais été confronté à un groupe de journalistes aussi agressifs, manipulateurs et injurieux, dont « les yeux brillaient de haine » comme me l’ont dit plusieurs témoins sur le plateau qui avaient le recul que je ne pouvais avoir en étant là où je me trouvais.
  • De ce moment glauque, la palme revient à François Lenglet calomniant le président bolivien Evo Morales sur la base d’une opération de rumeur « sur le fils de la petite amie d’Evo Morales ». Une invention démentie par la commission d’enquête parlementaire du Sénat de Bolivie. Elle a été montée par un ancien agent de la sécurité bolivienne reconverti dans « le journalisme ». Mais avant cela, il y avait eu d’abord un moment savoureux pour moi avec l’économiste en chef de cette maison en perdition. C’est celui où je lui parle de « protectionnisme solidaire » et où, prenant son air supérieur, il me réplique « ça ne veut rien dire, vous collez des mots ». Pas de pot ! Je donne aussitôt un « exemple concret » comme le demandent sans cesse ces très grands esprits. Zut « mossieur » Lenglet ne sait pas ce qu’est la TSA, taxe qui finance pourtant tout le cinéma français et fait que celui-ci existe encore. Mais quel grand moment de mépris pour tout le secteur culturel que celui où l’immense « mossieur » Lenglet, pris en flagrant délit d’ignorance, marmonne « tout ça ne veut rien dire c’est de l’industrie culturelle, ça ne compte pas ! » Ce qui prouve en plus qu’il ne connaît pas le poids de cette « industrie » dans notre économie ni dans le monde !
  • Après quoi vous avez été incroyablement nombreux et rapides à démasquer sur les réseaux sociaux le pic de manipulation qui aura été atteint par la présence de « Français » prétendument représentatifs et en réalité 100% déguisement. Le boulanger de l’Elysée, même pas représentatif de la moyenne des boulangeries et la caricaturale agrobusiness-woman de composition ont eu leurs deux jours de gloire sur les réseaux sociaux.
  • J’ai su ensuite qu’un cas d’école de trafic des images de plateau a aussi été atteint ce soir-là. En effet pendant mon interview défilaient sans que je le sache en arrière-plan tout un lot d’images de violences de rue. Elles surchargeaient le sens de la question « approuvez-vous les méthodes, toutes les méthodes des mobilisations » ce qui sans l’image est une formulation qui paraissait être allusive alors qu’elles étaient surlignées à l’écran. Il faut savoir que nous ne voyions aucune de ces images sur le plateau.
  • Pour finir, la séquence sur les tweets était au diapason avec en prime l’injonction arrogante « regardez-moi ! » du prétentieux petit sous-fifre qui peut « se faire Mélenchon ». Il a brillé et gagné le droit de revenir une prochaine fois en « choisissant » sur 36 000 tweets, trois qu’il passe à l’antenne avec une mauvaise foi remarquée. Car deux sont spécialement agressifs et tordus, venant l’un de Caroline de Hass et l’autre d’un militant du PCF, histoire de créer de l’ambiance dans la famille. Que cela confirme que depuis le début de ma proposition de candidature les seuls coups soient venus de certains secteurs du PCF et des mondains de la « gôche » n’est pas une nouvelle. Qu’ils soient parvenus à retenir l’attention du sélectionneur, voilà qui est remarquable et qui doit être salué comme une performance de vigilance de ce dernier. La suite sur L'ère du Peuple
Lettre de l'Ambassade de Bolivie à la chaîneLettre de l'Ambassade de Bolivie à la chaîne

Lettre de l'Ambassade de Bolivie à la chaîne

Réponse de F. Lenglet

"Monsieur l'Ambassadeur,

En réponse à votre lettre du 27 mai dernier, je prends acte de la décision de la commission d'enquête parlementaire au sujet de l'affaire CAMC. En conséquence, même si je note que cet avis a été jugé partial par l'opposition bolivienne, je considère que les termes que j'ai utilisés pour qualifier le président Morales, lors de ce débat télévisé pour le moins animé, n'étaient pas appropriés.

Je vous prie donc de bien vouloir prendre acte de cette mise au point, et souhaite vous assurer de mon respect pour la Bolivie et ses institutions. Je suis du reste tout prêt à vous témoigner de cela de vive voix, si vous avez le loisir de me recevoir. Je vous prie, d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de ma haute considération."

Réponse de la chaîne

" Nous avons choisi de retirer l’émission de nos sites, une nouvelle version sera disponible très prochainement." Source Francetvinfo

 

La chaîne propose de retirer cette partie de l'émission... Comme si cela était suffisant face à  l'affront et l'insulte faites à E. Moralès

France 2 : feu d’artifice final pour le club des arroseurs arrosés
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 09:25
Manipulations médiatiques en série contre Mélenchon à «Des paroles et des actes»

Le jeudi 26 avril 2016, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « Des paroles et des actes » (DPDA) sur France 2. Une émission au cours de laquelle se sont multipliées les manipulations médiatiques destinées soit à déstabiliser l’invité principal, soit à inviter les téléspectateurs à avoir une certaine lecture de ce qui se passait sur le plateau. Jean-Luc Mélenchon l’expliquait le 25 mai dans un post Facebook :

  • « DPDA est conçue comme une corrida où l’invité fait office de taureau promis au sacrifice. (…) Le but de l’émission n’est pas de permettre un débat par un exposé des idées ensuite mises sur le grill (…). Il s’agit d’appliquer la méthode du grand oral de type ENA (…) avec cette particularité : on ne connaît ni les sujets de l’examen ni les personnes concernées. (…) Vivre cette sorte de préparation est une épreuve humiliante et pleine de stress délibérément provoqué. »

Des propos qui se sont avérés juste au regard de la soirée de « corrida » et de manipulations médiatiques qu’a proposé France 2 aux téléspectateurs…

  • Boulanger de l’Élysée et agricultrice de Bolloré : des « Français lambda » pas comme les autres.

Incroyable mais vrai. Pensant avoir affaire à un boulanger favorable à la loi El Khomri et à une exploitante agricole favorable à l’agriculture productiviste, Jean-Luc Mélenchon a eu en face de lui un boulanger qui fournissait en pain l’Élysée (comme tous les boulangers, c’est bien connu) et une agricultrice qui avait auparavant été… directrice financière de Bolloré au Chili (comme tous les agriculteurs, c’est bien connu).

  • Le boulanger de Sarkozy et Hollande

Parlons d’abord du boulanger, Djibril Bodian. Selon le magazine VSD, dans un article intitulé « DPDA : les Français choisis pour débattre avec Mélenchon posent problème », voici qui il est : « Djibril Bodian est le patron d’une entreprise d’une vingtaine de salariés. Lauréat de la meilleure baguette de la ville de Paris en 2010 et 2015, il fournit l’Élysée en pain tous les matins des années 2010 et 2015. Il a donc été le boulanger de Nicolas Sarkozy et de François Hollande ».

Difficile de le considérer comme le « profil type » d’un boulanger alors que la plupart d’entre eux gèrent des entreprises de très petite dimension : 77% des boulangeries comptent entre 1 et 5 salariés. À l’inverse, les entreprises de boulangerie de 20 salariés sont parmi les… 1% les plus grosses !

  • L’agricultrice de Bolloré et ses 210 terrains de football

Pas mieux pour l’agricultrice… qui est peut-être plus caricaturale encore que le boulanger de l’Élysée. En effet, selon un article de La Dépêche, Céline Imart a été : « deux ans directrice financière pour Bolloré au Chili, puis retour à Paris pour intégrer l’un des plus gros cabinets d’expertise de la capitale ». Pas franchement l’agricultrice lambda, n’est-ce pas ?

Ajoutons une chose. Céline Imart s’est défendu, au cours de l’émission, d’être membre de la FNSEA. Or son syndicat, les Jeunes Agriculteurs, présente des listes communes avec la FNSEA à chaque élection des chambres d’agriculture et est adhérent en tant que syndicat à la FNSEA. Difficile de faire plus lié !

Mais ce n’est pas tout, car l’article de La Dépêche précise également que Céline Imart gère une exploitation céréalière de 150 hectares soit l’équivalent de… 210 terrains de football ! Cela la place selon l’Insee dans les 10% d’exploitations les plus grosses. Sachez, au passage, que les 19% d’exploitations de plus de 100 hectares (les gros) détiennent à elles seules 58,3% de l’ensemble de la surface agricole, tandis que 61% des exploitations de moins de 50 ha (les petits) détiennent seulement 15,7% de la surface agricole. La lutte des classes traverse aussi le monde agricole. Autant dire qu’il est normal que Jean-Luc Mélenchon, qui défend une sortie du modèle productiviste et la valorisation d’une agriculture paysanne, ne soit pas du goût de Céline Imart…

  • Des photos de fond neutres et innocentes ?

Au cours de l’émission, des photographies étaient diffusées sur l’écran de fond. Un choix neutre et innocent qui semble pourtant bien orienté. D’autant plus que ces photos ont été le plus probablement sélectionnées avant l’émission pour constituer un stock à diffuser pendant. Je ne prendrai que deux exemples, à mon avis particulièrement illustratif de cette stratégie : d’abord les images diffusées pendant toute la première séquence de l’émission, ensuite une image utilisée pendant la séquence de François Lenglet. A. Léaument Le suite ici

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:32
Sur France 2 : ferme et insoumis, Mélenchon a redonné son sens à l'émission

Il aura donc fallu la dernière ce jeudi de l’émission de France 2 "Des paroles et des actes" pour que le titre de celle-ci trouve enfin son sens.

Pour leur ultime soubresaut, David Pujadas et ses comparses n’ont pas dérogé à leurs habitudes : ils ont profité de la venue de Jean-Luc Mélenchon pour être des caricatures d’eux-mêmes.

Rarement l’émission avait atteint un tel niveau d’agressivité à l’encontre de l’invité. Avec cette fois un effet inverse à celui recherché : c’est le refus de Mélenchon de courber l’échine devant les assauts répétés de ses contradicteurs pendant 2h30 qui a suscité chez le téléspectateur au fil des minutes la conviction que la fermeté de la parole donnée pouvait enfin redevenir chez un responsable politique le gage des actes posés.

  • "DPDA" est une épreuve

Car "Des paroles et des actes" est une épreuve. Cette émission vise moins à éclairer le débat public qu’à soumettre l’invité au verdict de la bienpensance oligarchique. Mélenchon a gagné ses galons pour y faire face. On peut aimer ou ne pas apprécier le personnage qu’il choisit d’incarner.

Force est cependant de constater que c’est cette lente construction de soi et de ce qu’il représente qui lui permet, à l’heure de la volatilité médiatico-politique, de poser sur la table une armature d’idées.

La forme a ouvert un espace pour le fond dans un paysage qui en manque tant. L’émission de ce jeudi a permis de le vérifier : comme chez Faulkner, le bruit et la fureur du Mélenchon 2012 était le passage obligé, la parole qui ouvrait déjà l’acte de conscientisation du grand nombre, avant l’invitation au voyage faite à la France à travers la mise en mouvement de son peuple pour 2017 et au-delà.

  • La société du spectacle refuse la conflictualité

L’échange initial sur la loi Travail aurait ainsi dû se résumer selon le script initial de David Pujadas à une mise au pied du mur des grévistes et des syndicats. Malgré, ou plus sûrement à cause de la grande journée de mobilisation de ce jeudi, il aurait fallu se désolidariser des "jusqu-au-boutistes", des "extrémistes" et autres "preneurs en otage".

La société du spectacle ne veut pas de la conflictualité qui crée de la conscience. Elle cherche à asseoir des rapports de domination en délégitimant ceux qu’elle pointe du doigt comme des adversaires. Mais les représentations sont dépassées. Là où certains voudraient figer des cases catégorielles et des intérêts corporatistes, Jean-Luc Mélenchon a explicité comment on reconstruit de l’appartenance commune par l’expression de "signifiants" renouvelés.

C’est pour cela que la mobilisation actuelle, malgré les désagréments concrets qu’elle engendre dans le quotidien de nombre de nos compatriotes, continue à être perçue comme une lutte d’intérêt général, présent et à venir.

  • La construction d'une France insoumise

Les commentateurs fonctionnent eux encore avec l’ancien logiciel et dans le petit monde : il fallait les voir tourner autour de "la primaire" pour mieux évoquer la "solitude" de Mélenchon, Nathalie Saint-Cricq avouant dans un souffle "je ne vous parle pas des gens".

Peu importait aux procureurs médiatiques que la dite primaire ait atomisé la gauche, stérilisé les volontés des récalcitrants d’apparat, et au final ne soit rien d’autre qu’un marche pied pour François Hollande : la primaire (qu’elle soit de gauche ou de droite) est l’outil préétabli de reproduction d’un système qui ne supporte pas que l’on se situe en dehors de lui. Les six mois pour rien qui viennent de s’écouler en apportent une preuve navrante. Et il faut parfois savoir faire un pas en avant, comme le suggère Inigo Errejon, le théoricien de Podemos :

"Si nous nous étions soumis à un processus de décision collectif, il ne serait jamais rien sorti. La différence entre commenter et militer, c’est que dans le second cas on assume le risque de vérifier ses hypothèses politiques".

C’est ce passage de la parole à l’acte qu’a engagé Jean-Luc Mélenchon avec la démarche de construction de la France insoumise qu’il propose. Par F. Cocq la suite sur Le plus NouvelObs

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 08:49

Et si on parlait un peu des trains qui arrivent à l'heure ?

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 17:39
Apocalypse Staline : l'histoire réinventée par France télévision !

Par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7 (*)

  • Les trois heures de diffusion de la série « Apocalypse Staline » diffusée le 3 novembre 2015 sur France 2 battent des records de contrevérité historique, rapidement résumés ci-dessous.
  • Une bande de sauvages ivres de représailles (on ignore pour quel motif) ont ravagé la Russie, dont la famille régnante, qui se baignait vaillamment, avant 1914, dans les eaux glacées de la Baltique, était pourtant si sympathique. « Tels les cavaliers de l’apocalypse, les bolcheviques sèment la mort et la désolation pour se maintenir au pouvoir. Ils vont continuer pendant 20 ans, jusqu’à ce que les Allemands soient aux portes de Moscou. […] Lénine et une poignée d’hommes ont plongé Russie dans le chaos » (1er épisode, « Le possédé »).
  • Ces fous sanguinaires ont inventé une « guerre civile » (on ignore entre qui et qui, dans cette riante Russie tsariste). L’enfer s’étend sous la houlette du barbare Lénine, quasi dément qui prétend changer la nature humaine, et de ses acolytes monstrueux dont Staline, pire que tous les autres réunis, « ni juif ni russe », géorgien, élevé dans l’orthodoxie mais « de mentalité proche des tyrans du Moyen-Orient » (la barbarie, comprend-on, est incompatible avec le christianisme). Fils d’alcoolique, taré, contrefait, boiteux et bourré de complexes (surtout face au si brillant Trotski, intelligent et populaire), dépourvu de sens de l’honneur et de tout sentiment, hypocrite, obsédé sexuel, honteux de sa pitoyable famille, Staline hait et rackette les riches, pille les banques, etc. (j’arrête l’énumération). On reconnaît dans le tableau de cet « asiate » les poncifs de classe ou racistes auxquels le colonialisme « occidental » recourt depuis ses origines.
  • Vingt ans de souffrances indicibles infligées à un pays contre lequel aucune puissance étrangère ne leva jamais le petit doigt. Il y a bien une allusion sybilline aux années de guerre 1918-1920 qui auraient fait « dix millions de morts » : les ennemis bolcheviques sont encerclés partout par une « armée de gardes blancs ». On n’aperçoit pas la moindre armée étrangère sur place, bien qu’une cinquantaine de pays impérialistes étrangers eussent fondu, de tous les points cardinaux sur la Russie, dont la France, l’Angleterre, l’Allemagne, les États-Unis, etc. (c’est au 2e épisode seulement, « L’homme rouge », qu’on apprend que Churchill a détesté et combattu l’URSS naissante : quand? comment?).
  • Pour échapper à cette intoxication sonore et colorée, le spectateur aura intérêt à lire l’excellente synthèse de l’historien Arno Mayer, sympathisant trotskiste auquel son éventuelle antipathie contre Staline n’a jamais fait oublier les règles de son métier : Les Furies, terreur, vengeance et violence, 1789, 1917, Paris, Fayard, 2002. L’ouvrage, traduit par un gros éditeur pour des raisons que je ne m’explique pas, vu les habitudes régissant la traduction en France, compare aussi les révolutions française et bolchévique. Comparaison particulièrement utile après une ère Furet où la française a été aussi malmenée que la russe. Pour Mme Clarke et M. Costelle comme pour les historiens et publicistes qui ont occupé la sphère médiatique depuis les années 1980, la Terreur est endogène, et dépourvue de tout rapport avec l’invasion du territoire par l’aristocratie européenne. Et, de 1789 à 1799, expérience atroce heureusement interrompue par le coup d’État, civilisé, du 18 Brumaire (9 novembre 1799), la France a vécu sous les tortures des extrémistes français (jacobins), mauvaise graine des bolcheviques.
  • « Le peuple soviétique » est soumis sans répit aux tourments de la faim notamment à « la famine organisée par Staline au début des années trente, catastrophique surtout en Ukraine », où elle aurait fait « 5 millions de morts de faim », victimes de l’« Holodomor » , à la répression permanente, incluant les viols systématiques, aux camps de concentration « du Goulag » (« enfer pour les Russes du désert glacé », où toutes les femmes sont violées aussi) si semblables à ceux de l’Allemagne nazie (un des nombreux moments où les séquences soviétique et allemande sont « collées », pour qu’on saisisse bien les similitudes du « totalitarisme »). Mais il gagne la guerre en mai 1945. On comprend d’ailleurs mal par quelle aberration ce peuple martyrisé pendant plus de vingt ans a pu se montrer sensible, à partir du 3 juillet 1941, à l’appel « patriotique » du bourreau barbare qui l’écrase depuis les années 1920. Et qui a, entre autres forfaits, conclu « le 23 août 1939 » avec les nazis une « alliance » qui a sidéré le monde, l’indigne pacte germano-soviétique, responsable, en dernière analyse, de la défaite française de 1940 : « Staline avait tout fait pour éviter la guerre, il avait été jusqu’à fournir à Hitler le pétrole et les métaux rares qui avaient aidé Hitler à vaincre la France ».... Lire l'article entier ici

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  • Conclusion

On pourrait proposer au spectateur de visionner, en supprimant le son de cette projection grotesque, les bandes de « rushes » (les auteurs des films prétendent avoir livré du pur document brut, particulièrement authentique, mais le film de fiction, soviétique d’ailleurs, y occupe une part non négligeable). Il percevrait ainsi immédiatement qu’on pourrait faire une toute autre histoire de l’URSS sous Staline que celle qui s’appuie sur un matériau frelaté.

Là n’est pas l’essentiel. Le service public de télévision français a une fois de plus, en matière d’histoire, bafoué les principes minimaux de précaution scientifique et ridiculisé les spectateurs français, en leur servant un brouet de pure propagande antisoviétique : il avait déjà ouvert, entre 2011 et 2013, le service public aux seuls héritiers de Louis Renault, venus se lamenter, avec ou sans historiens complices, sur la spoliation de leur grand-père quasi résistant. Est-il normal que la société France Télévisions, financée par la redevance versée par tous les contribuables, se prête à une opération digne du « ministère de l’information et de la propagande » de Göbbels?

On attend le « débat » qu’impose la malhonnêteté avérée de l’entreprise.

J’y participerai(s) volontiers.

(*) Annie Lacroix-Riz Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot.

Derniers ouvrages parus : L’intégration européenne de la France. La tutelle de l’Allemagne et des Etats-Unis, (Le Temps des cerises, 2007). De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940 (Armand Colin, 2008). Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955) (Armand Colin, 2010). Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930 (Armand Colin, 2010). Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine (Delga-Le Temps des cerises, 2014).

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 08:50

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Communiqué commun des syndicats SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes

 

 

La présence, dimanche à Paris, de quelques-uns des chefs d’Etat les plus répressifs en matière de liberté de la presse, a terni un peu l’image de cette belle journée de sursaut populaire.

 

Les syndicats de journalistes (SNJ / SNJ-CGT / CFDT-Journalistes), avec leurs Fédérations FIJ (internationale) et FEJ (européenne), saluent les quelque quatre millions de citoyens qui ont participé aux marches et rassemblements dimanche à Paris comme dans toute la France, en hommage aux 17 victimes tombées sous les balles des fanatiques, ennemis de la liberté. Nos confrères de Charlie Hebdo ont été touchés par cet énorme sursaut populaire. Il faut désormais que cessent partout les entraves au droit des journalistes de pouvoir critiquer, moquer, pratiquer l’humour en dégoupillant les mines de crayon. Et d’être plus que jamais le poil à gratter contre tous les intégristes, obscurantistes, ennemis de la liberté d’expression, racistes et xénophobes de tout acabit.

 

Comment ne pas être interloqués par la présence, dans la marche parisienne, dans le carré des VIP, du président gabonais Ali Bongo ; d’Ahmet Davotoglu, premier ministre de Turquie, l’une des plus grandes prisons de journalistes ; de Benjamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël alors que 16 journalistes palestiniens ont été tués en 2014 par les forces de sécurité israéliennes ; de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie d’une Russie qui muselle sa télévision et réprime de nombreux confrères ; de son homologue des Émirats Arabes Unis, où l’on peut être emprisonné pour un tweet, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane… Mais encore par celle de Viktor Orban, le premier ministre hongrois, qui a fait main basse sur les médias de son pays. Sans oublier la présence contestable d’autres dirigeants du monde qui n’ont pas la même vision de la liberté que ceux que nous pleurons depuis mercredi. Par exemple en Grèce où Antonis Samaras, le premier ministre, a ordonné la fermeture de la chaîne publique ERT, rouverte depuis sur décision du Conseil d’Etat.

 

Les Charb, Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous, Ourrad, Elsa ou Maris n’auraient pas admis qu’on leur impose que ces ennemis de la liberté foulent le pavé parisien et tentent de récupérer l’élan populaire contre la haine et pour la liberté d’informer.

 

Rappelons qu’en 2014, 118 journalistes et personnels des médias ont trouvé la mort. Et que parmi les premières victimes de l’année 2015 figurent des journalistes yéménites et tunisiens, avant même le massacre de nos confrères de Charlie.

 

Alors plus que jamais, ensemble avec les citoyens du monde, libérons les médias des chaînes qui les étouffent, et empêchons les lois d’exception et autres « Patriot Acts » qui nuisent gravement aux libertés.

 

En France, le combat contre l’intolérance réside dans l’éducation, l’exercice du sens critique, mais aussi la bonne santé de tous les médias, même les plus libertaires et les journaux à faibles revenus publicitaires. Aussi faut-il enfin faire vivre le pluralisme de l’information face aux concentrations et poser urgemment et concrètement la question des aides à la presse, afin qu’elles répondent vraiment aux nécessités des citoyens : une information de qualité.

 

SNJ / SNJ-CGT / CFDT-Journalistes

Source SNJ

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:28

 

 

Fin 2013, les chiffres publiés par le ministère de la culture et de la communication ont signalé que le magazine Closer avait, l’année précédente, reçu une aide publique trois fois supérieure à celle du Monde diplomatique (1). La publication qui se consacre aux potins sur les célébrités se hissait ainsi au 91e rang des titres aidés par le contribuable, tandis que ce mensuel n’accédait alors qu’à la 178e place. L’injustice parut sans doute insoutenable puisque l’année suivante, tandis que Closer progressait de trois places… Le Monde diplomatique disparut du classement (2).

 

D’autres modifications étaient intervenues entre-temps. Avec 16,2 millions d’euros de subsides divers, Le Figaro raflait d’une très courte tête au Monde la médaille d’or des publications assistées par ce que, dans d’autres circonstances, les libéraux appellent la « mamma étatique ». Même lorsqu’ils sont détenus par des industriels et des financiers, les journaux et les magazines les plus gavés de publicité et les plus éloignés de toute mission d’information publique se taillent en effet la part du lion des aides publiques. Les quatre magazines de télévision Télé 7 Jours, Télé Star, Télé Loisirs et Télé Z se sont ainsi adjugé près de 20 millions d’euros en 2013. Moisson moins abondante pour Le Monde diplomatique et Manière de voir : 108 600 euros.

 

Dans une question écrite adressée à Mme la ministre de la culture et de la communication et publiée au Journal officiel le 27 mai dernier, le député socialiste d’Ille-et-Vilaine Marcel Rougemont s’est étonné que Closer ait reçu « une aide publique en 2012 d’un montant de 558 619 euros, contre seulement 188 339 euros pour Le Monde diplomatique  ». Et il a estimé qu’il convenait d’« interroger la cohérence d’une telle disparité ». Enfin, il a relevé que « la situation semble s’être aggravée puisque Le Monde diplomatique a tout simplement disparu du tableau des deux cents titres les plus aidés selon les chiffres 2013 publiés en avril 2014. Ce constat renforce la nécessité d’une véritable réforme des aides à la presse, aujourd’hui trop dispersées. Les aides publiques doivent servir, selon la volonté du législateur, à soutenir les publications concourant au débat public ».


Dans sa réponse, publiée le 2 septembre dernier au Journal officiel, le ministère de la culture et de la communication s’est abrité derrière les grands principes : « Le respect de l’indépendance éditoriale et économique a pour corollaire que les aides de l’Etat sont instituées et accordées de façon impartiale, sur la base de règles connues à l’avance, élaborées en concertation avec l’ensemble des familles de presse dans leur diversité et mises en œuvre en s’appuyant sur des organismes paritaires. L’Etat ne privilégie pas tel ou tel titre de presse au regard de son contenu éditorial. » Le Monde diplomatique et Manière de voir profitent ainsi, au même titre que les autres publications, indépendamment de leurs contenus, de la fortune de leurs propriétaires et de leurs volumes publicitaires, « des tarifs postaux de presse et de leur compensation partielle par l’Etat ». Toutefois, « ces deux publications ne bénéficient pas des tarifs dits d’information politique et générale ». Motif de cette discrimination ? « Les accords de 2008 ont restreint ces tarifs, entre autres critères, aux titres au plus hebdomadaires. » Mais, ajoute le ministère, « une réflexion est en cours [qui] permettra, le cas échéant, de faire évoluer les critères et les modalités d’attribution du soutien public à la distribution de la presse ». En d’autres termes, le ministère juge attentatoire au pluralisme de réserver les aides publiques à des publications qui concourent au débat démocratique plutôt qu’à des magazines de tricot ou de ragots. Mais il continue de « réfléchir » à la légitimité de continuer à en priver celles qui n’ont pas opté pour la « bonne » périodicité, quotidienne ou hebdomadaire. 12.11.2014   Ecrit par: Le Monde Diplomatique par Serge Halimi La suite ICI

 

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:29

 

 

Dans un effet miroir adapté du vocable « UMPS » développé par le Front national, une partie du personnel politique et des médias, plutôt à droite, reprend à l’envi une prétendue proximité programmatique, voire idéologique, entre Marine Le Pen et le Front de gauche. Cherchez l’erreur…

 

L’opération de normalisation du Front national, entamée dans les années 2000 et qui s’est accélérée depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti fin 2011, se poursuit dans la presse. Comme la promotion du soi-disant « virage social» de l’ultralibéral FN de Jean-Marie Le Pen dans les années 1980 à la campagne en direction des « oubliés ». Mais l’entreprise de brouillage idéologique n’est pas terminée : avec le concours des médias et d’une partie du personnel politique (lire encadré), le programme du Front national et les propositions de Marine Le Pen sont comparés depuis la campagne présidentielle à celui du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon.

 

Hier, le Figaro a souligné les « points communs » entre Marine Le Pen et son ancien adversaire dans la course à l’Élysée, ouvrant largement ses colonnes aux « constats » sur la situation de crise de la France que la présidente du FN elle-même ne juge « pas très éloignés » de ceux du fondateur du Parti de gauche. Marine Le Pen l’avait déjà dit sur RTL le 19 mai 2014 : « Parfois Mélenchon peut avoir raison dans le constat, pas dans les solutions. » Elle a récidivé dans le Journal du dimanche, ce week-end. Tout d’abord, elle propose de « rompre avec l’extrémisme ultralibéral », un « choix idéologique au même titre que l’était le communisme ».

 

Une logique totalement inversée

 

Mais si elle semble balayer une idéologie contre laquelle s’est en partie construit le mouvement qu’elle dirige (1), c’est pour mieux intégrer non seulement les nouveaux adhérents frontistes, qui ne viennent plus à elle par anticommunisme ; mais aussi pour draguer les déçus d’une gauche qui a perdu ses repères. Pour attirer une nouvelle clientèle électorale, l’héritière de la PME familiale leur propose de nouveaux repères, reprenant un discours de gauche aux tonalités familières, mais dont la logique est totalement inversée. Car, selon elle, « l’extrême gauche » fait « souvent le bon constat mais elle ne va pas au bout de la logique ». Nous y voilà : l’héritière du FN a beau piller point par point le programme de Jean-Luc Mélenchon, les solutions qu’elle avance sont à l’exact opposé des logiques de solidarité développées par le Front de gauche.

 

Le Front national s’est lancé dans une campagne de « défense du service public » qui se situerait « peu ou prou sur la même ligne que la CGT ou Force ouvrière », estime le Figaro, qui prend en exemple la grève de la SNCF, cet été. Et le quotidien de Dassault d’expliquer son silence sur ce mouvement par une prétendue « gauchisation ». Oubliant qu’en juin le parti d’extrême droite dénonçait « la responsabilité des syndicats dans la situation périlleuse » de l’entreprise, dans… le Figaro ! Et ce n’est pas le seul point de divergence avec les syndicats et les partis de gauche : en estimant qu’il y a « trop de fonctionnaires territoriaux », qu’il faut « rationaliser leur fonctionnement », la patronne du FN est en désaccord profond avec le Front de gauche, ce dernier militant pour « retirer les services publics de leur soumission aux intérêts du privé », comme l’affirmaient les anciens cadres de la FSU, Gérard Aschieri, et de la CGT, Didier Le Reste, dans Liberté Hebdo, en avril 2012. La suite sur L'humanité

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 07:16

 

Publié le 29 mai 2014 par O.P.I.A.M.

 

     Les 27 et 29 mai, le journal Le Monde a publié "Une inquiétante banalisation médiatique" et "Ces intellectuels qui dédiabolisent le FN". Dans un sursaut de déontologie et d’honnêteté intellectuelle, Le Monde reconnaît même avoir contribué à cette banalisation et à cette dédiabolisation.


Eh non, c’est une blague. Rafraîchissons donc la mémoire à cette équipe peu encline à l’autocritique.

 

  Le 11 avril 2013, Le Monde vendait une page entière de tract à l’extrême droite contre les homosexuels¹. Cet tract a rapporté au Monde 138 000 acceptables euros. En revanche, les critiques de Mélenchon contre certains journalistes demeurent, selon Le Monde, inacceptables².

 

http://opiam2012.files.wordpress.com/2013/04/fachos.jpg?w=640&h=833

 

     Le 28 novembre 2013, Le Monde prouvait sa non-banalisation du FN en validant une thèse du FN (il y aurait un lien entre destruction des services publics et immigration) : "Dans la banlieue de Londres, les services publics cèdent sous le poids des immigrés").

 

 

http://opiam2012.files.wordpress.com/2013/11/lemondepopuliste.jpg?w=640

 

 

Le 28 mars 2014, Le Monde glamourisait Le Pen telle une actrice de cinéma³ (voir aussi les nombreuses illustrations d’une Le Pen radieuse, lumineuse, souriante… et les nombreuses illustrations diabolisant Mélenchon, ainsi que quatre photographies truquées) 

 

https://opiam2012.files.wordpress.com/2014/04/bj0iy9nceaieh1a.jpg?w=640

***

Notes :

1. Page 11. On peut consulter les tarifs des pages de publicité ici : http://www.mondepub.fr/pdf/tarifs/LEMONDE_Tarifs2013.pdf
2."Les attaques inacceptables de M. Mélenchon contre « Le Monde »", Nathalie Nougayrède, 05.05.2014.
3. "Marine Le Pen détaille au "Monde" sa stratégie de conquête du pouvoir", Abel Mestre, Caroline Monnot, 28.03.2014 (version papier). Le titre a été changé, dans sa version Internet, en "Marine Le Pen : « Ce qui nous manque, c’est un bilan »" et l’illustration a disparu.

 

Source : OPIAM


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A lire, en parallèle ces articles sur J-L Mélenchon :

 

 

L’ALLUSION VISUELLE À HITLER (de JLM) : UNE MÉTHODE ACCEPTABLE

LA DIABOLISATION DE J-L MÉLENCHON OU LA MACHINE À BLANCHIR M. LE PEN

LES ERREMENTS DU MAGAZINE DU MONDE (mai 2013)

 

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25% de ceux qui se sont déplacés pour voter pour les Européennes ont envoyé 21 députés FN de plus que lors de la mandature précédente, où ils étaient 3...

 

 

 

 


 

 

 


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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:02

 

Dans deux articles du 5 mai, le journaliste Matthieu Écoiffier a dénoncé "la stratégie usée de la victimisation médiatique"¹ de J.-L. Mélenchon et le renfilage de "son vieil habit de victime médiatique"². En conclusion du premier, le journaliste conclut que l’attitude de Mélenchon à l’égard du Libérationest "inacceptable" :

"Que ce dernier [Mélenchon]demande à ses militants de nous surveiller ou d’entraver notre traitement est inacceptable."
Matthieu Écoiffier, chef du service politique de Libération

Matthieu Écoiffier ne tolère pas que J.-L. Mélenchon critique les méthodes de son journal. Lilian Alemagna et Stéphane Bouchet-Petersen (voir Twitter) non plus. Ils ont raison : la moindre taquinerie assimilant Mélenchon à un purificateur ethnique, à Hitler, à Le Pen, à un antisémite, à l’ultra-violence, à Staline, aux pires crimes, et le voici qui s’indigne. Que cette plaisanterie soit faite par Libérationou par le Front National dans un faux tract (le grimant en Hitler devant Auschwitz…), tout est bon pour se plaindre. Comme le dit si bien Marine Le Pen : ce Mélenchon, quelle "chochotte"³ !
Chaque fois que
Libérationassimile Mélenchon à Hitler, Le Pen, etc., ce n’est pas de la diffamation, ce n’est pas malhonnête ; non, ces attaques sont acceptables. Pourquoi Mélenchon proteste-t-il alors ?

L’assimilation à Hitler : une méthode acceptable

Quoi de plus acceptable que cet article d’Alain Duhamel du 10 mai 2013, intitulé "La résistible ascension de Jean-Luc Mélenchon" ? Ce titre fait référence à la pièce de théâtre de Brecht La résistible ascension d’Arturo Ui, écrite en 1941. Chaque personnage de la pièce évoque ou représente une personne réelle, et Arturo Ui représente Hitler. "Résistible" signifie que l’ascension d’Hitler au pouvoir était résistible, c’est-à-dire : aurait pu être évitée. Il s’agit donc d’un acceptable appel à empêcher l’ascension d’un nouveau Hitler : Mélenchon.

L’allusion visuelle à Hitler : une méthode acceptable

Quoi de plus acceptable que le très innocent, neutre et objectif procédé de la juxtaposition de photographies ? Comparons par exemple les illustrations de cinq articles de Libérationparus le 20 avril 2012 à 22:06 (soit moins de deux heures avant la fin de la campagne des élections présidentielles), le 6 février 2012, le 26 février 2012, le 11 mai 2012  et le 25 mai 2012, avec les célèbres clichés d’Hitler par Heinrich Hoffmann :

 

2014-05-08-Opiam-1.jpg

 

Ci-dessus en couleur, trois photos juxtaposées de Mélenchon, illustrant un article de Libération du 06/02/12. En bas, trois photos d’Hitler. Comme l’explique l’historien André Gunthert dans son analyse iconographique "Mélenchon malpoli, Mélenchon nazi", "la diabolisation par l’image fonctionne à la manière de l’allusion : comparaison elliptique suggérant un rapprochement avec les clichés des totalitarismes, elle omet le comparant, qui reste implicite et doit être restitué par le destinataire. [...] L’attaque iconographique [...] construit sur le mode de la médisance un document accusatoire qui s’appuie sur l’aspect physique et sur des jeux associatifs plus ou moins avoués."

 

2014-05-08-OPIAM-2.jpg

 

 

La suite surOPIAM

 

Lire aussi Les attaques acceptables du "Monde" contre Mélenchon

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