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Sous les pavés, Orange

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 10:50

Aux Restaurants du Cœur, la distribution alimentaire est au choix ce qui nous permet d’accepter tous les dons et de respecter la diversité des personnes accueillies.

Lors des collectes alimentaires, tous les dons sont donc acceptés, sous réserve que les produits ne soient pas périmés.

Et, contrairement à ce qui peut être lu sur certains sites web, il est évident que les Restos du Cœur n’ont jamais refusé de dons de produits à base de porc.

Cependant, les Restos du Cœur veillent à effectuer un accueil inconditionnel, quelles que soient la nationalité et la religion des personnes en difficultés.

Chacun peut donc choisir les produits qu’il souhaite emporter, dans les différentes gammes distribuées (protéines, produits laitiers, féculents, fruits et légumes, hygiène, etc.).

Un quotidien régional a publié un courrier des lecteurs qui tenait des propos contraires à l’éthique de l’association, au sujet d’une collecte qui aurait eu lieu à Brignolles, dans le Var. Or, au-delà du fait que ces propos sont totalement contraires aux principes et à la Charte des Restos du Cœur, l’association n’a jamais effectué de collecte dans les magasins cités à ces dates là (27 et 28 Novembre 2009).

Le lecteur-auteur de l’article paru dans cette édition du 10/12/2009 a sans doute fait une confusion avec une autre association et attribué par erreur la réponse du bénévole aux Restaurant du Cœur. Source Resto du coeur

----------------------

L'affaire date de fin 2014, où des mails circulent sur la toile :

Mails xénophobes

Un mail intitulé « Honte aux Restos du Cœur » circule depuis de nombreux mois en rapportant des propos fantaisistes et totalement contraires à l’éthique des Restos du Cœur. Ce message issu d’une soi-disant Catherine, se déclarant bénévole aux Restos du Cœur, indique un numéro de téléphone et une adresse qui ne sont pas les siens.

Comme vous le constaterez dans l’article de presse publié par Le Progrès, le gérant du magasin ne connait pas cette personne et a même porté plainte pour usurpation d’adresse électronique et de nom.

Les Restos du Cœur contestent formellement les agissements rapportés. Nous vous rappelons que dans les centres d’activités Restos, la distribution alimentaire est au choix, ce qui nous permet d’accepter tous les dons et de respecter la diversité des personnes accueillies. Chaque bénéficiaire, après inscription et sous condition de ressources, peut donc choisir les produits qu’il souhaite emporter dans les différentes gammes distribuées (protéines, produits laitiers, féculents, fruits et légumes, hygiène, etc.).

Les Restos du Cœur veillent à effectuer un accueil inconditionnel, quelles que soient la nationalité et la religion des personnes en difficultés. Source Resto du cœur

 Pas de tri sélectif aux Restos du Cœur
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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 12:15

 

GENS DU VOYAGE

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a condamné la France pour violation de l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, estimant que la France ne respectait pas le principe de libre circulation en imposant aux gens du voyage, aux travers des dispositions de la loi du 3 janvier 1969, de faire viser régulièrement leur titre de circulation auprès des forces de l'ordre, sous peine de contravention. La décision, qui date du 28 mars, a été rendue publique le 14 mai dernier par la Fnasat (Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les tsiganes et les gens du voyage). Ce Pacte, élaboré en 1966 par l'ONU, rend contraignant pour les états signataires certains principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948.


Cette décision fait suite à une requête déposée en 2010 par un membre de la communauté des gens du voyage qui, le 29 février 2004, lors d’un contrôle routier, avait présenté son titre de circulation non tamponné depuis six mois alors que ses papiers d’identité comportaient comme adresse la mention d’un titre de circulation et d’une commune de rattachement, l’identifiant clairement à la catégorie administrative « gens du voyage » aux termes de la loi du 3 janvier 1969.


Dans sa communication, le Comité des droits de l'homme observe que la France « 
n'a pas démontré que la nécessité de faire viser le carnet de circulation à intervalles rapprochés, ainsi que d'assortir cette obligation de contraventions pénales sont des mesures nécessaires et proportionnelles au résultat escompté ». Le Comité « en conclut qu’une telle restriction » n’est « pas compatible avec les conditions établies au paragraphe 3 de l’article 12 » et constitue donc une violation de cet article du PIDCP.


Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a donné six mois à la France pour modifier la loi du 3 janvier 1969.


Critiquée depuis longtemps par les intéressés eux-mêmes, les associations les représentant et par de nombreux élus, dont plusieurs parlementaires, la loi du 3 janvier 1969 reste pourtant toujours en vigueur aujourd’hui. Pour l’instant, seul le Conseil constitutionnel est arrivé à faire bouger un peu les choses, en abrogeant le 5 octobre 2012 trois de ses dispositions, supprimant notamment la différence entre les deux titres de circulation (carnet et livret) et la peine d’emprisonnement encourue par les personnes itinérantes manquant à leurs obligations de contrôle (lire
Maire infodu 8 octobre 2012). Depuis, les propositions de loi visant la modification, voire l’abrogation de la loi de janvier 1969, se succèdent sur le bureau du Sénat ou sur celui de l’Assemblée nationale (lireMaire infodu 16 décembre 2013). Régulièrement évoquée depuis quelques mois, la proposition de loi, déposée à l'Assemblée nationale le 5 décembre dernier par le groupe socialiste, n’est toujours pas inscrite à l’ordre du jour. Il en est de même au Sénat pour la proposition écologiste rédigée dans le même sens et déposée en juin 2012.


«
Il faut faire cesser cette législation d'exception qui porte atteinte à la liberté de circulation et entrave l'unicité de la République », avait déclaré en décembre 2013 Cécile Duflot, alors ministre du Logement.

Consulter la décision du Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Source MaireInfo

 

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:12

 

 

Qu’il s’agisse des railleries à l’encontre d’une ministre française ou d’une collègue italienne, des cris de singe adressés aux footballeurs, de l’islamophobie ou des discriminations envers les Roms, les attitudes racistes s’affichent de plus en plus ouvertement. Il ne faut pourtant rien céder et faire preuve de pédagogie, estime l’écrivain Tahar Ben Jelloun.


Le racisme est le propre de l’homme. C’est ainsi, il vaut mieux le savoir et faire en sorte qu’il ne progresse pas et qu’il soit combattu par la loi. Mais cela ne suffit pas. Il faut éduquer, démonter ses mécanismes, démontrer l’absurdité de ses bases et rester vigilant.


La société française est perçue ces derniers temps comme lieu d’un racisme virulent, mais au fond elle n’est pas plus raciste qu’une autre. Le rejet de l’étranger, du différent, de celui qui est considéré comme une menace pour la sécurité est un réflexe universel et n’épargne aucune société. Le racisme peut dans certains cas se focaliser sur une communauté, mais cela ne veut pas dire qu’il ménage les autres. Autrement dit il n’y a pas de discrimination dans l’exercice de la haine. Tout le monde y passe.


Nous assistons aujourd’hui en Europe à des dérives qui sont graves, car le racisme commence par le verbe et pourrait se poursuivre par les fours crématoires. Traiter [la ministre de la Justice française] Christiane Taubira de guenon [lors d’une manifestation contre le mariage homosexuel, fin octobre] n’est qu’un début. Si on laisse faire, de l’insulte on passera facilement au châtiment corporel, à la torture (le cas du jeune Ilan Halimi) et au meurtre. C’est pour cela qu’il faut rappeler qu’il n’existe pas de racisme light et décaféiné.


Elle a eu raison Mme Taubira de regretter qu’aucune voix des dirigeants politiques ne se soit élevée contre le racisme dont elle a été victime. Une autre ministre a subi le même traitement cette fois-ci en Italie. Il s’agit du ministre de l’intégration Cecile Kyenge, originaire du Congo (Kinshasa) qui a été traitée de tous les noms par certains élus de la Ligue du Nord connus pour leur attachement au racisme. Des joueurs de football à la peau noire ont eux aussi été la cible d’un racisme bien enraciné. Quand un chef de gouvernement se permet de faire rire son auditoire à propos de “l’aspect bronzé d’Obama”, on ouvre par la même occasion les vannes et on donne un signal à ceux qui n’osaient pas exprimer leur racisme de se laisser aller et de cultiver leurs idées nauséabondes.

Une réponse facile aux difficultés de la vie

Le fait que l’Europe a peu à peu perdu sa place prépondérante dans le monde non seulement sur le plan économique mais aussi culturel, favorise une aigreur susceptible de se transformer en un mépris de tout ce qui est autre. L’Espagne n’a pas encore assaini sa relation avec l’Islam. Les immigrés venus du Maghreb sont appelés “Mauros”, sachant que ce terme est péjoratif, rappelant le triste épisode de l’inquisition. La crise économique n’a pas arrangé les choses. On se méfie toujours de plus pauvre que soi, de plus étranger que soi. C’est cela qui fait que le racisme est l’attitude facile face aux épreuves de la vie. Il faut bien trouver un coupable. Avant, c’était le Juif, à présent c’est le musulman.


Si le racisme a toujours existé, il se trouve que des politiques en font leur fond de commerce. Il est plus facile de répandre la haine de l’étranger que le respect de ce qui est différent. L’homme a tendance à se laisser tirer vers les bas instincts surtout quand il a été fragilisé par des situations qu’il n’a pas su ou pu affronter. Le racisme est la paresse de la pensée pour ne pas dire le refus de penser. Il se trouvera toujours quelqu’un pour penser à votre place et à vous simplifier la lecture du logiciel du mal être.


On nous dit aujourd’hui que tous les adhérents du Front national ne sont pas racistes. Peut-être. Mais tous les racistes sont assurés d’être accueillis au sein de ce parti à condition d’être discrets à propos de leurs convictions. Tant que le souci principal des hommes politiques est d’assurer leur réélection, tous les dérapages les plus indignes auront lieu. Ajoutons à cela l’efficacité du nouvel habillage du Front national qui le rend fréquentable et même banal. Le fait de refuser d’être taxé de “parti d’extrême droite”est un signe intéressant pour passer d’un état à un autre. Si ce n’est qu’une question de mots, on pourrait admettre que l’aspect extrémiste a été remplacé par quelque chose de plus profond et de plus dangereux, la banalisation des préjugés et de la xénophobie. Tahar Ben Jelloun / La suite sur PressEurop

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:45

 

 

 

Tribune d'Harry Roselmack

 

Depuis longtemps, la France joue au bras de fer. Sa République contre sa société. Ses idéaux face à son quotidien. Deux forces opposées, en équilibre précaire, comme ces poignées de mains tenues en équerre par des biceps gonflés à bloc. La République, née de la révolution contre les privilèges, s'est dotée d'un triptyque impossible pour tordre le bras à la nature même des hommes : liberté, égalité, fraternité pour en finir avec la division, le rapport de force, l'assujettissement de l'autre. C'était sans compter l'homme derrière le citoyen. Cet insoumis refuse tous les diktats, et surtout ceux qui ambitionnent d'imposer de bons sentiments. Jamais, ni sous la terreur du Comité de salut public de ses débuts sanglants, ni après la tentative de Mai 68, la République ne parvint à l'égalité, la liberté et la fraternité.

 

Il y a pourtant une chose que la République a su créer : un sentiment d'appartenance et d'attachement national chez des gens de classes sociales différentes, de cultures différentes, de couleurs différentes. Je me vois peu, mais je ne me vois pas Noir. En tout cas, je ne me qualifie pas comme tel, en général. Je suis d'abord un homme, un fils, un frère, un mari et un père, un citoyen, un journaliste, un passionné et… oui, oui, c'est vrai, je suis noir. La République, son slogan et ses lois parviennent, la plupart du temps, à me le faire oublier.

 

"ME VOILÀ RAMENÉ À MA CONDITION DE NÈGRE"

 

Et voilà qu'une minorité grandissante qui se présente comme gardienne ou salvatrice de cette République française vient briser cette prouesse cocardière. Me voilà ramené à ma condition nègre. Me voilà attablé avec d'autres Noirs parce qu'ils sont noirs. Et me voilà en train de m'offusquer d'une idiotie qui ne m'atteignait guère : le racisme. Parce que l'expression de ce racisme, dans la bouche d'une candidate Front national aux municipales (exclue depuis), était primaire, parce qu'elle recourait à une iconographie profondément choquante qui niait au nègre le statut d'être humain, elle m'a amené à m'interroger, en tant que Noir d'abord, en tant que citoyen, fils, père et mari ensuite.

 

La France sursaute en se découvrant communautarisée, mais ce que je décris témoigne du fait que le communautarisme en France n'est ni naturel ni spontané. C'est une réaction née d'une duperie : le hiatus congénital entre la promesse républicaine et la réalité de la société française.

 

En vérité, le « dérapage » d'Anne-Sophie Leclere n'est pas pour me déplaire. Parce qu'il n'est pas qu'un dérapage, il est l'expression, peu reluisante, d'une vision du monde partagée au sein du Front national. S'il est faux de dire que tous les électeurs et militants du FN sont racistes, il était tout aussi faux de dire qu'il n'y a pas de racisme dans ce parti. La xénophobie, le racisme en constituent même le ciment essentiel. Et il n'est pas inutile que son vernis républicain, grossier maquillage dont Marine Le Pen le badigeonne consciencieusement, s'écaille de temps en temps.

 

"Y'A BON BANANIA" La suite surLe Monde

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 17:37

 

Des associations et des syndicats contestent devant le Conseil d’État une discrimination inacceptable

Quelques jours avant la rentrée, le gouvernement a adopté, contre l’avis de plusieurs syndicats d’enseignants, un texte qui exclut à l’avenir de l’accès aux concours de l’enseignement privé les étrangers et les étrangères ressortissantes de pays situés hors de l’Union européenne.


Jusqu’à présent, seules des conditions de diplôme – les mêmes que pour les concours de l’enseignement public - étaient exigées pour se présenter à ces concours. Avec le décret du 23 août 2013, les étrangers et les étrangères ne pourront plus prétendre au statut et à la stabilité offerts par la réussite aux concours : ils ne pourront plus enseigner que comme « maîtres délégués », c’est-à-dire dans la précarité et avec un salaire au rabais.


Cette réforme aura un impact très lourd et immédiat sur des personnes qui ont obtenu leurs diplômes en France ou sont encore en cours d’études et qui se trouvent subitement privées de cette voie d’accès à l’enseignement.


Elle représente par ailleurs une véritable régression : alors qu’on aurait attendu de ce gouvernement qu’il s’attache à restreindre la liste des emplois dits « fermés » aux personnes de nationalité étrangère, il a fait le choix, subrepticement et sous des prétextes fallacieux, d’inscrire dans les textes une nouvelle discrimination, allant ainsi à rebours de l’évolution observée depuis plus de deux décennies.


Désastreuse pour les personnes concernées, politiquement inacceptable, la mesure est de plus contraire aux principes du droit français et européen. Toute discrimination fondée sur la nationalité doit en effet être justifiée par des motifs légitimes. Or tel n’est pas le cas ici : le but est seulement de cantonner les étrangers et les étrangères dans une catégorie d’emplois inférieure à celle de leurs collègues qui auront pu se présenter aux concours.


Pour justifier cette mesure, on a prétendu que le système antérieurement en vigueur était contraire aux règles qui régissent les concours de la fonction publique ; mais les maîtres de l’enseignement privé, justement, ne sont pas des fonctionnaires ! Si l’objectif était de rapprocher les statuts des enseignants du privé et du public, cela ne devait pas se faire au prix d’une nouvelle discrimination. Une autre voie était possible pour un gouvernement soucieux d’égalité : ouvrir les concours de l’enseignement primaire et secondaire public aux étrangers comme le sont déjà les concours de l’enseignement supérieur, au lieu de maintenir des milliers de personnels étrangers qui remplissent les mêmes fonctions que leurs collègues français ou citoyens de l’Union européenne dans des emplois précaires et sous-payés.


Les organisations soussignées ont donc déposé devant le Conseil d’État un recours en annulation accompagné d’un référé-suspension contre le décret du 23 août 2013. Elles font valoir que la mesure porte atteinte au principe constitutionnel d’égalité et aux engagements internationaux de la France qui prohibent les discriminations fondées sur la nationalité dès lors qu’elles sont dépourvues de justification objective et raisonnable.

le 22 octobre 2013

Organisations signataires :

  • Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)

  • LDH (Ligue des droits de l’Homme)

  • SNEIP-CGT (Syndicat National de l’Enseignement Initial privé)

  • FERC-CGT (Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture)

  • Solidaires Etudiant-e-s

  • SUNDEP-Solidaires (Syndicat unitaire national démocratique des personnels de l’enseignement et de la formation privés) avec le soutien de l’Union syndicale Solidaires

Documents joints :

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:32

 

 

Mariage homosexuel : pas de clause de conscience pour les maires

 

Les maires et leurs adjoints, en tant qu'officiers d'état civil, ne peuvent pas bénéficierd'une clause de conscience et doivent donc célébrer les mariages, y compris entre couples de personnes de même sexe, a jugé, vendredi 18 octobre, le Conseil constitutionnel.

L'instance a rejeté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui demandait l'annulation de la circulaire du 13 juin relative "aux conséquences du refus illégal de célébrerun mariage de la part d'un officierd'état civil".

"Le Conseil a jugé qu'eu égard aux fonctions de l'officier de l'état civil dans la célébration du mariage, le législateur n'a pas porté atteinte à leur liberté de conscience. Il a jugé les dispositions contestées conformes à la Constitution".

Cinq mois après la promulgation de la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, la décision du Conseil met donc un terme au combat d'un collectif de maires et adjoints, opposés à la réforme. La suite sur Le Monde



On se rappelle de Mme Bompard (Ligue du Sud) qui refusait de célébrer un mariage entre deux jeunes femmes, finalement effectué par un adjoint, puis de M. Bompard, maire d'Orange qui faisait voter une délibération lors du dernier conseil municipal sur le même sujet ici

 

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 15:53

 

 

Le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne interpelle la ministre de la Justice Christiane Taubira car le mariage pour tous, adopté en avril à l'Assemblée, exclut onze nationalités, notamment les personnes d'origine algérienne.

 

Le mariage pour tous... ne s'applique pas pour tous : Des accords bilatéraux, signés il y a plusieurs années entre la France et onze pays, empêchent des couples homosexuels de se marier. Ces accords priment sur le droit français. Ils ont été automatiquement intégrés à la circulaire relative au mariage pour tous, Certains couples, dont l'un des conjoints est originaire de ces pays, sont donc privés de noces.

 

Le patron des députés Front de Gauche à l'Assemblée Nationale demande à Christiane Taubira de "s'engager pour faire évoluer les accords internationaux avec les pays concernés, dans le but de lever les exclusions au mariage pour tous."

 

Plusieurs nationalités sont exclues de ce nouveau droit : Pologne, Maroc, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Kosovo, Slovénie, Tunisie, Laos, Cambodge.

 

La circulaire ministérielle précise : « Lorsqu’un mariage sera envisagé entre deux personnes de même sexe, dont l’un des futurs époux est ressortissant de l’un de ces pays, l’officier de l’état civil ne pourra célébrer le mariage. En cas de difficultés, il conviendra que l’officier de l’état civil interroge le procureur de la République territorialement compétent ».

 

André Chassaigne souligne également que les personnes d'origine algérienne sont concernées : " En raison des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962, la loi algérienne passe avant la loi française, sauf dérogation. Aussi, tant que l’Algérie ne reconnaîtra pas les unions homosexuelles, aucun Algérien ne peut espérer se marier en France avec une personne du même sexe."

 

Pour l'ARDHIS, Association pour la reconnaissance des Droits des personnes homosexuelles à l'immigration et au séjour, il s'agit " d'une rupture d'égalité, du point de vue de la personne étrangère, mais aussi du Français ou de la Française qui ne peut pas se marier avec la personne de son choix".

 

La question d'André Chassaigne publiée au Journal Officieldu 16 juillet est toujours sans réponse. Source France3 Auvergne

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 19:51

 

 

Démantèlement de campements roms en France, discriminations en Hongrie ou en Roumanie… Partout, les Tsiganes sont montrés du doigt. Et l’image d’une ethnie sans attaches nationales, valorisée par les institutions européennes, a paradoxalement conduit à les priver de certains de leurs droits. Toutes représentations qui méconnaissent l’histoire, la culture et les réalités romanis.

 

Par Henriette Asséo / Monde Diplomatique 

 

Vieux continent différencié, l’Europe ne saurait se définir comme une association de tribus juxtaposées. Mais les crises nationales favorisent la montée de l’irrationalisme politique, en élargissant les frustrations réciproques. Les clichés de la vieille psychologie des peuples reviennent en force : l’Allemand serait « discipliné », le Français « chauvin », le Grec « méditerranéen » et le Rom « nomade » ! Nomade ? Depuis quatre siècles, les Roms de l’Europe centrale ou balkanique sont… sédentaires. Les familles ont des attaches territoriales stables et anciennes. Elles ne se sont pas multipliées par génération spontanée au milieu de campements erratiques. Pourquoi alors le mythe du nomadisme tsigane (1) connaît-il un tel succès politique ? Par quel diabolique mouvement les occupants de « campements illicites » — au demeurant, autorisés par les préfectures depuis une décennie — sont-ils devenus des « Roms migrants », des « nomades administratifs » qui seront demain assignés au cantonnement ? Pourquoi ne voit-on pas le danger à laisser refermer sur des familles ainsi concentrées la tenaille asphyxiante de l’identification et des fichiers collectifs ?

 

Le passé de l’Europe rappelle combien la classification ethnique est dangereuse lorsqu’elle devient un principe organisateur. Or la construction artificielle à l’échelle européenne d’une question rom recèle les prodromes d’une exclusion globale.

 

Pourtant, l’effondrement du bloc communiste était censé offrir un champ illimité de possibilités démocratiques aux anciens pays de l’Est. Les directives européennes considéraient le modèle du pluralisme ethnique comme une forme supérieure de la démocratie — les collèges électoraux étant même formés à travers des déclarations ethniques. Dans chaque Etat, un droit des minorités reconnu par les lois constitutionnelles devait permettre de combiner émancipation sociale et politique. Dans cet esprit, l’adoption d’une citoyenneté multiculturelle (multicultural citizenship) allait harmoniser naturellement le droit des minorités et favoriser l’épanouissement de la démocratie (2). Dès lors que l’idée même d’une résurgence totalitaire était éliminée, la « démocratie ethnique » apparaissait comme un programme politique cohérent et idéal. Que les deux seuls Etats fédéraux, la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, n’y aient pas résisté ne troubla pas longtemps les chantres de cette conception.

 

Le modèle hongrois, à cette époque, était cité en exemple. La loi de 1993 sur les droits des minorités nationales et ethniques poussait jusqu’au bout la logique du « tout minoritaire ». Elle reconnaissait l’existence de treize minorités « autochtones », dont la minorité rom. Elle autorisait la représentation ethnique à tous les échelons, ce qui revenait à subordonner les petits groupes à des groupes plus puissants.

 

La nature politique d’un nouvel ostracisme antitsigane fut donc sous-estimée. Les vagues d’agressions physiques et d’assassinats des années 1995-1998, en Autriche ou en Tchécoslovaquie, furent attribuées à des « skinheads », selon l’euphémisme langagier de l’époque !

 

Dès 1991, la technocratie bruxelloise s’était entichée des Roms comme métaphore de la liberté de circulation dans l’espace pan-européen. L’idéologie partagée sur les vertus de la démocratie ethnique explique comment la découverte de la cause romani (3) par des dirigeants des institutions européennes conduisit à l’élaboration de programmes spécifiques. Des organismes non gouvernementaux comme la Fondation Soros accueillirent aussi les représentants de l’élite intellectuelle rom, rassemblée entre autres dans l’Union romani, un mouvement politique créé à Londres, en 1971, pour fédérer les organisations nationales à l’échelle internationale.

 

La Commission européenne et le Conseil de l’Europe adoptèrent au début des années 2000 le concept de « minorité européenne transnationale » comme modèle unique d’affirmation identitaire. Le but était de justifier, au regard du droit international et communautaire, l’interventionnisme financier du programme de la Décennie d’intégration des Roms (2005-2015), au nom de la lutte — nécessaire — contre les discriminations. La minorité transnationale devenait une entité politique abstraite dont nul ne se souciait de vérifier la conformité avec les réalités historiques et sociales. Cette vision bureaucratique de surplomb déconnectait les sociétés romanis des terroirs historiques. Les gouvernants de l’Est y virent aussitôt un double intérêt. D’un côté, ils percevaient la manne financière ; de l’autre, il leur suffisait de traduire l’idée de transnationalité par « nomadisme atavique » pour justifier… des expropriations (4). Sur le modèle de la Russie toute proche, qui multipliait les transplantations de villages roms. La suite sur CNR

 

La suite sur CNR

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:10

 

Vous trouverez ci-joint l'article de Minute (1) qui prend à partie un jeune couple qui s'est marié le 22 juin 2013 à Orange, au-delà du fait que l'article déforme la réalité, bafoue le droit à l'image et détourne une photo n'ayant rien à voir avec le-dit mariage,  il y a une volonté de contester leur appartenance à la nation française avec des propos stigmatisants,  racistes et xénophobes. C'est une manipulation de plus de l'extrême droite qui publie cet article sur de nombreux sites internet,  les mariés sont choqués de ce qui leur arrive.

 

Le jeune marié qui a servi la France au Mali est rentré amputé de la jambe. Il marche depuis avec une prothèse.

 

Je vous invite à participer, si vous avez la possibilité de vous rendre disponible, Jeudi 11 Juillet 2013, entre 19 heures et 19 heures 30 , à la Maison du Citoyen, 13, rue Tourgayranne à ORANGE,  à une conférence de presse à laquelle j'ai invité le MRAP pour dénoncer les propos racistes et xénophobes que subissent ces deux jeunes mariés.

Fabienne HALOUI

 

Conseillère Municipale d'opposition / Conseillère Régionale du Front de Gauche

 

(1) L'article reproduit ici

 

Source Front de Gauche Orange

 

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Il est  à noter que le journal "Minute" semble bien renseigné quant aux faits, vidéosurveillances etc...

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:25

 

 

Le 24 juin dernier, La voix des Rroms envoyait au président de la République française, M. François Hollande, une invitation solennelle (ici)à la commémoration du génocide des tsiganes le 2 août 2013 à Auschwitz. Organisée par le réseau européen de jeunesse ternYpe, dont fait partie La voix des Rroms, cette commémoration a lieu à la date anniversaire de la liquidation par les nazis de 2500 tsiganes dans la nuit du 2 au 3 août 1944 à Auschwitz - Birkenau.

 

Nous souhaitions publier cette lettre d'invitation à un organe de presse nationale.

 

Nous l'avons proposée au Monde, qui l'a refusée en raison du nombre important des tribunes prévues à publier.

Nous l'avons proposée à Libération, qui ne nous a pas répondu, ce qui après 3 jours équivaut refus, aux termes du message automatique de confirmation de réception de notre courriel.

Nous l'avons proposée au Figaro, qui n'a pas répondu non plus et ne l'a pas publié. La suite sur La voix des Rroms

 

***********

 

Pour aller plus loin :

 

Mémoires tziganes 1939-1945 ici

 

2008, Proposition de loi tendant à « la reconnaissance du génocide tzigane pendant la Seconde Guerre mondiale » Par les élus communistes au Sénat ici

 

2012, Proposition de loi tendant à « la reconnaissance du génocide tzigane pendant la Seconde Guerre mondiale », par le groupe Front de Gauche de l'Assemblée Nationale ici

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