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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 08:29

Deux mille personnes se sont retrouvées à Bure le 7 juin pour marcher contre Cigeo. L’événement lance une lutte d’ampleur contre la “poubelle nucléaire”, à deux ans du permis de construire - ou non - délivré par l’Etat.

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Bure (Meuse), reportage

Bienvenue les courageux ! Bienvenue sur le site de la résistance”. A leur arrivée devant le laboratoire de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) installé à Bure, les randonneurs sont accueillis par une haie d’honneur. A 13 heures, ce dimanche 7 juin, tous les participants ont achevé leur parcours pour les 100 000 pas à Bure, et les festivités peuvent commencer. Le but : montrer que Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires prévu dans la Meuse ne bénéficiera pas de l’inaction des populations locales, et que la résistance est et sera vive.

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Pour cette nouvelle mobilisation, BureStop, Bure Zone Libre, CEDRA 52, EODRA et les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château ont réuni deux mille personnes pour les 100 000 pas.

Deux mille personnes dans Bure, commune de 92 habitants, où est censé s’implanter Cigéo : Cigéo est le projet qui consiste à enfouir 80 000 mètres cubes de déchets radioactifs à 500 mètres sous terre. Un projet “pas sérieux, fragile et sensible”, comme le qualifie Bertrand Thuillier, ingénieur agronome et expert indépendant. "Les gens à l’origine de la construction de Cigéo ne sont même plus là. C’est comme si on nous avait mis dans un navire, et que le capitaine et le chef des chaloupes étaient en train d’abandonner le navire."

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L’autre cause de résistance des militants présents devant le laboratoire de l’Andra : le projet Syndièse à Saudron, qui veut gazéifier les forêts pour en faire du diesel de synthèse. Un projet au rendement plus que douteux : "Le prototype engloutirait entre 90 et 115 000 tonnes de bois par an pour alimenter l’équivalent d’un an de carburant pour 3000 véhicules. D’autant plus que cette industrie consommerait en énergie l’équivalent d’une ville de trente mille habitants", explique Régine Millarakis, membre des Habitants vigilants de Void et de Mirabel Lorraine Nature Environnement.

En fait, le nucléaire colonise peu à peu la région avec des projets de ce type. La plateforme logistique de Void, qui accueille des camions transportant de l’uranium en est un autre exemple, tout comme l’installation des archives d’EDF. "L’achat des consciences est énorme !", s’exclame Michel Marie, membre de la CEDRA, une des organisations à l’origine de l’événement. Opposant depuis 22 ans au projet Cigéo, il dénonce un déni démocratique, mais constate que la mobilisation connait un renouveau.

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Un nouveau souffle dans la lutte contre la “poubelle nucléaire de Bure”

"En 1993, tout le monde est monté au créneau à l’annonce du projet, explique Michel Marie, mais ensuite, le soufflé est retombé" et la mobilisation s’est tassée. Michel Marie et la CEDRA ont fait partie des opposants qui ont continué de résister. "Parfois on croise des gens dans la rue qui nous disent : ’C’est bien que vous vous opposiez !’ Mais la seule chose que j’ai envie de leur répondre, c’est : Et vous ?’"

Les 100 000 pas de dimanche sont en tout cas un succès, qui a même vu la mobilisation de cinq tracteurs, une première dans la région où les agriculteurs craignent les conséquences sur leurs activités agricoles d’une opposition trop franche.

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L’enjeu : donner un fort écho médiatique à l’enfouissement des déchets nucléaires pour créer une résistance pérenne, qui pourrait prendre la forme d’une ZAD, une résistance semblable à celle de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et du barrage de Sivens. "C’est grave que des zones humides soient préemptées pour un aéroport qui a déjà son équivalent, c’est grave d’envisager de faire un barrage de cette ampleur sans en avoir besoin, mais là aussi c’est grave d’assembler une bombe atomique sous terre", commente Daniel Monnier, élu local très concerné par le projet et membre du Parti de Gauche. La suite sur Reporterre

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 07:46

Diffusion : Canal+ lundi 4 mai 2015 a 22h50

Une enquête de Jean-Baptiste Renaud

Production : Premières Lignes Télévision

Durée : 52 min

Depuis 40 ans, on nous répète que le nucléaire français serait « sûr », « propre » et « bon marché ». Trois « atouts » qui sont en réalité plus que contestables. Pour enquêter sur un accident nucléaire, pas besoin de voyager jusqu'à Fukushima ou Tchernobyl. Il nous a suffi de prendre le train pour le Loir-et-Cher. Dans la centrale nucléaire de St Laurent des Eaux, deux des dix plus graves accidents nucléaires du monde se sont produits, en 1969 puis en 1980. Grâce à des documents confidentiels restés secrets pendant 35 ans, notre enquête révèle pour la première fois que suite à l'accident de 1980, EDF a sciemment rejeté du plutonium dans la Loire. Une pratique totalement illégale selon notre enquête.

En 2008, pour convaincre de la « propreté » de l'énergie nucléaire, Anne Lauvergeon, alors PDG d'Areva, affirmait que « 30 ans de déchets radioactifs français » pouvaient entrer dans « une piscine olympique ». Mais d'après notre enquête, les déchets nucléaires français, qui ne disent pas toujours leur nom, représenteraient en fait 183 piscines olympiques ! A Bessines dans le Limousin comme à Tricastin dans la Drôme, ce sont ainsi des centaines de milliers de tonnes d'uranium appauvri appartenant à Areva qui sont stockées depuis des dizaines d'années, sans perspective d'utilisation prochaine. Interrogée, Areva reconnait que ces matières « recyclables » ne sont effectivement pas « recyclées ».

Quant à une électricité nucléaire « pas chère », c'est aussi un mythe. Auditionné à l'Assemblée nationale en mai 2014, Henri Proglio, alors patron d'EDF, reconnaissait que l'ensemble des travaux de modernisation des réacteurs nucléaires français s'élèveraient à 55 milliards d'euros. D'après notre enquête, ce sera en réalité 110 milliards d'euros. Un coût astronomique et lourd de conséquences : en 5 ans, le prix de l'électricité a déjà augmenté de 20%... Source et bande annonce : Spécial investigation/ Canal+

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:26
La loi Macron impose en catimini l’enfouissement des déchets nucléaires

En pleine nuit dans un hémicycle quasiment vide, le gouvernement a enfin réussi à faire adopter une mesure favorisant l’ouverture du dépôt de déchets nucléaires Cigéo. Paradoxe, les sénateurs PS ont voté contre leur ministre Emmanuel Macron, sans pour autant empêcher le coup de force.

 

Ça s’en va et ça revient… Dans la nuit de vendredi à samedi 18 avril, ce n’est pas la partition de Claude François que les sénateurs ont repris, mais une autre ritournelle désormais bien connue du gouvernement Valls : l’introduction d’un amendement favorisant l’ouverture du projet Cigéo, centre d’enfouissement de déchets nucléaires, dans une loi présentée au vote des parlementaires.

 

Une première tentative avait déjà eu lieu en juin 2014 dans la loi de transition énergétique puis une deuxième en novembre dans la préparation de la loi Macron. Elles avaient échoué, avec retrait des textes de loi. Mais voici de nouveau revenue la définition de la « réversibilité », condition indispensable au lancement du projet de Cigéo : l’enjeu est de lancer la construction du centre d’enfouissement sans passer par la case législative telle qu’elle était jusque-là instituée par le calendrier (cf « brouiller la procédure pour éviter le débat parlementaire » in : Déchets nucléaires : le gouvernement essaye encore de tricher).

 

Si la (ré-)introduction de cette disposition dans la loi Macron finit par ne plus être une « surprise », elle se fait chaque fois un peu plus par effraction. Cette fois, c’est à cinq heures du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, après l’examen de 220 amendements tout au long de la journée et de la nuit, que les sénateurs ont adopté le fameux amendement.

 

Emmanuel Macron, complice de l’UMP pour accélérer le vote ?

L’amendement 115 avait été déposé par le sénateur UMP de la Meuse, Gérard Longuet, qui se félicitait de la « priorité » accordée par le gouvernement permettant d’accélérer la procédure d’examen et de débat : « Ma satisfaction n’a d’égal que ma honte de passer devant d’autres collègues à cette heure avancée de la nuit ! (sourires) », peut-on lire sur le verbatim édifiant de la séance parlementaire.

 

Emmanuel Macron soutenait l’amendement : « Je l’ai dit très clairement, en tant que ministre, je m’engagerai sur ce sujet. Une loi a été adoptée en 2010, suivie d’un débat public en 2013. Il faut aller de l’avant (…). Je peux d’ores et déjà vous assurer que nous voulons être au rendez-vous de Cigéo. »

 

Aussi, alors que la proposition avait initialement été pensée comme un « amendement d’appel », visant à connaître la position du Gouvernement et à « en laisser une trace dans le compte-rendu [des] débats », l’amendement se trouvait soumis directement au vote par scrutin public.

 

Or, alors qu’il ne restait plus en cette heure tardive qu’une petite trentaine de députés, ce mode de scrutin permet de voter pour les absents. Et d’engager ainsi le vote du groupe en entier. Qui a ainsi décidé d’accélérer sur Cigéo ?

 

Même Gérard Longuet, interpellé sur l’acuité d’un tel vote dans ce contexte par Jean Desessard, sénateur écologiste, puis par Nicole Bricq, première ministre de l’Ecologie du quinquennat de Hollande, semblait pris de court : « Je suis cette affaire depuis vingt ans. Je peux donc bien attendre vingt minutes, vingt heures ou vingt jours de plus, cela ne me pose aucun problème ! (…) J’admets volontiers que ce sujet, compte tenu de son importance, ne doit pas être traité à l’heure où, on l’imagine, la lassitude gagne notre hémicycle… »

Les socialistes votent contre leur propre ministre ! La suite sur Reporterre

Lire aussi : Pour imposer le site de déchets nucléaires Cigéo, l’Andra aurait dissimulé une source géothermique

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 12:45

 

Non, l’Allemagne n’a pas été contrainte d’importer plus de courant de France pour compenser l’arrêt des réacteurs !

En Europe, les marchés de l’électricité sont interconnectés et des échanges ont lieu en permanence entre les différents pays. En 2012, malgré l’arrêt de 8 réacteurs, l’Allemagne est restée exportatrice d’électricité… et a même plus vendu d’électricité à la France qu’elle ne lui en a acheté, comme le montrent les chiffres du Réseau de Transport d’Électricité ! En effet, le boom des énergies renouvelables a provoqué un afflux important de courant issu du solaire et de l’éolien.

Non, l’Allemagne n’a pas massivement développé le charbon pour sortir du nucléaire !

Attention aux amalgames ! À tort, de nombreux médias français, présentent la situation en Allemagne comme l’opposition des partisans du charbon et du nucléaire. En réalité, ce sont les mêmes grandes firmes électriques (E.On, RWE, Vattenfall…) qui exploitent à la fois les centrales nucléaires et les centrales au charbon. Quant aux citoyens qui souhaitent la sortie du nucléaire, ils se mobilisent aussi pour les énergies renouvelables et contre le charbon et les gaz de schiste.

Pour compenser la capacité de production électrique supprimée en fermant les réacteurs nucléaires, l’Allemagne compte sur une production accrue des énergies renouvelables (60%), sur une réduction des exportations d’électricité (35%) (même si elle reste exportatrice nette) et enfin sur les économies d’électricité (5%).

La décision de sortie du nucléaire ne s’est pas accompagnée de nouveaux projets de centrales au charbon : les seules qui sont entrées en service depuis Fukushima sont celles dont la construction avait déjà commencé des années avant et/ou des installations qui avaient subi des travaux pour émettre moins de gaz à effet de serre.

Non, l’Allemagne ne subit pas une augmentation massive de ses émissions de gaz à effet de serre du fait de la sortie du nucléaire !

En 2011, la fermeture de 8 réacteurs ne s’est pas traduite par une hausse des émissions de gaz à effet de serre. La sortie du nucléaire est à resituer dans le contexte beaucoup plus large de la transition énergétique allemande, qui prévoit des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre : 80 % d’émissions en moins d’ici 2050.


Les émissions ont cependant légèrement augmenté en 2012, pour des raisons conjoncturelles qui ne sont pas liées à la politique de sortie du nucléaire, mais découlent de l’état mondial du marché de l’énergie : le boom des gaz de schiste aux USA a réduit la demande en charbon, poussant vers le bas les prix de la lignite, plus émettrice. L’Allemagne reste cependant en bonne voie pour atteindre son objectif de 40% de réduction d’émissions d’ici à 2020. Rappelons par ailleurs que la France, moins ambitieuse, ne compte réduire ses émissions que de 20% d’ici à cette même date… Et un Français moyen consomme plus de pétrole qu’un Allemand ou un Britannique [1] !

Non, les citoyens allemands ne regrettent pas la décision de transition énergétique !

Selon un sondage récent, 77 % des Allemands approuvent la transition énergétique. Les énergies renouvelables sont largement plébiscitées et beaucoup d’Allemands souhaitent qu’elles se développent encore plus. Il faut par ailleurs mentionner qu’en Allemagne, la consommation d’électricité des ménages est inférieure de 27% à la moyenne française !


Par ailleurs, la transition énergétique est un phénomène largement porté par les citoyens, un grand nombre d’entre eux étant désormais producteurs et revendeurs d’électricité. Les coopératives citoyennes de production d’électricité se comptent par centaines.


Si les Allemands soutiennent fortement la transition énergétique, ils sont en revanche très critiques de la nouvelle coalition gouvernementale formée fin 2013, qui pourrait la freiner et réduire les tarifs de rachat des énergies renouvelables. La suite surPressenza

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:09

 

­À l’apogée des négociations sur les nouveaux contrats miniers entre l’État du Niger et Areva, après l’expiration des précédents accords le 31 décembre dernier, cette compagnie française de l’uranium a interrompu sa production à Arlit dans les sites gérés par Cominac et Somair, sociétés dont l’actionnaire majoritaire est précisément ce groupe de l’ancienne puissance coloniale. Pourtant, les travailleurs se trouvent sur les sites de ces deux structures de la ville septentrionale à la demande expresse des autorités locales, bien que les installations soient à l’arrêt, tel que l’a confirmé depuis Arlit Salifou Chipkaou, vice-secrétaire général du Syndicat nigérien des mines (Synamin). Pour justifier sa décision, la direction d’Areva a argué d’un “vide juridique”. Pourtant, il y a encore quelques jours, le bureau de presse de la compagnie française avait soulignait que la date du 31 décembre ne représentait pas le dernier délai pour stipuler de nouveaux accords avec les autorités du Niger.

 

Je confirme que les deux sites sont à l’arrêt depuis le 1er janvier. Il s’agit d’une énième manifestation d’une tentative permanente d’Areva pour faire pression sur le gouvernement. En pleines négociation, on peut vraiment le considérer comme un vrai chantage”, déclare à la MISNA Ali Idrissa, coordinateur du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse de budget (Rotab), contacté dans la capitale Niamey. S’adressant au président Mahamadou Issoufou, ce militant du Rotab rappelle que “c’est le chef de l’État du Niger et non pas de la France, c’est pourquoi il faut qu’il tienne bon pour défendre à tout prix les intérêts de son pays”. Pour Idrissa, après plus de 40 ans d’exploitation des ressources minières par Areva, “le moment est venu que l’uranium et les autres ressources fassent la fortune et le bien-être des Nigériens”.



Depuis plusieurs mois, la société civile ainsi que le gouvernement de ce pays du Sahel dénoncent un partenariat “déséquilibré” en faveur de la compagnie française. L’uranium représente 70% des exportations du Niger mais ne contribue qu’à hauteur de 5% au produit interne brut (Pib), et a provoqué de surcroît au cours des dernières décennies de graves dégâts pour l’environnement et pour la santé des populations riveraines La suite sur Pressenza

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:46
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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 07:12

 

 

EURIWARE (Filiale informatique d'AREVA) NE DOIT ETRE VENDU, NI A CAPGEMINI NI A UN AUTRE DEFENDONS NOTRE ENTREPRISE, NOS EMPLOIS, NOS VIES

 

La période estivale n’est certainement pas la plus propice pour nous, salariés pour faire valoir nos droits et surtout les défendre avec acharnement.

 

C’est pour cette raison que l’agenda de la vente d’Euriware, fixé par la direction du Groupe AREVA a placé les mois de Juillet et d’Août au cœur du calendrier de son projet. D’autant que ce calendrier, depuis quelques semaines, prend des tournures de contre la montre. Les échéances se raccourcissent au fil des réunions avec une accélération bien supérieure au rythme du temps qui passe.

 

Mi-juin, il nous était annoncé une vente effective de l’entreprise courant premier trimestre 2014. Depuis le 11 juillet, l’annonce du repreneur et de son projet est avancée à mi-septembre pour une signature au mois de novembre et une prise d’effet au 1er janvier 2014.

 

Mais nous ne restons pas les bras croisés et vous non plus. Que s’est-il passé depuis le CCE du 11 juillet et quelles sont les nouvelles fraîches du dossier ?

 

Le droit d’alerte des élus du CCE est en cours et les experts COEXCO et SYNCEA débutent tout juste leur travail, en collaboration avec les élus et les représentants des organisations syndicales. Le résultat de leurs travaux est attendu pour le début septembre. Malheureusement, nous craignons que ce droit d’alerte ne puisse empêcher la vente voulue par la direction du Groupe.

 

Les autres actions politiques et médiatiques commencent à porter leurs fruits, et notamment d’après les déclarations de nos dirigeants dans les différents Conseils et Comités, la pression exercée par les parlementaires, élus locaux et même représentants gouvernementaux semble devenir assez inconfortable pour les dirigeants du Groupe qui sont les seuls pilotes dans l’avion. Il y a longtemps que la direction d’Euriware n’a plus la main sur son propre destin et surtout sur le nôtre, alors ne nous préoccupons plus d’eux.

 

Le samedi 13 juillet, une douzaine de salarié-e-s de la région Centre Est se sont rendu-e-s à Saint Jean de Maurienne pour rencontrer, comme cela était prévu officiellement, le Ministre du Redressement productif qui était en visite à l’usine RIO TINTO. Malheureusement, cette entrevue a été annulée à la dernière minute par Monsieur MONTEBOURG, son cabinet prétextant ne pas être au courant de ce rendez-vous… Etonnement et stupéfaction de tous et mêmes des officiels présents et initiateurs de ce rendez-vous. Bref, la frustration et le sentiment d’injustice des salarié-e-s présent-e-s ce jour-là, sont montés à un tel niveau d’intolérable que leur réaction bruyante et mouvementée a permis de décrocher un rendez-vous express avec le Conseiller Energie auprès du Premier Ministre, dans un local sécurité de l’usine. Peu importe le lieu et les conditions. Nous avons pu déposer notre dossier avec les explications nécessaires et réitérer notre demande du 17 juin d’obtenir une audience auprès du Ministre du Redressement productif.

 

Cette audience nous avons fini par l’avoir, ce mardi 30 juillet à 09h00, à Bercy. Certes nous n’avons pas rencontré le Ministre lui-même, mais deux de ses plus proches conseillers. Messieurs Jean Claude LUCIANI, Conseiller Social et Frédérik ROTHENBURGER, Conseiller chargé de l’Agence des Participations de l’Etat nous ont écoutés et entendus sur plusieurs points.

 

Nous leur avons rappelé les détails du dossier, notre attachement à l’entreprise et les raisons objectives de refuser qu’Euriware sorte du Groupe AREVA. Nous sommes revenus sur l’absence de tout projet industriel dans la décision du Groupe AREVA, ainsi que les dangers sur le maintien de la sureté du nucléaire, et sur les risques de suppressions d’emplois et de délocalisation de nos activités.

 

Trois points essentiels ont retenu leur attention et leur posent question. Tout d’abord, l’accélération du calendrier leur était complètement inconnue et les inquiète. Ensuite, leur incompréhension est totale quant au refus systématique de la direction du Groupe AREVA de nous communiquer les conditions sociales de maintien de nos emplois soi disantes imposées aux candidats à la reprise. Enfin, et non des moindres, le dossier ne semble leur avoir été présenté qu’à l’aune du site de Cherbourg et des activités sur le groupe, les autres sites menacés comme Quimper, Rennes, Echirolles, Mulhouse, Bagnols sur Cèze et Valence leur étaient inconnus. Mais le plus fort est leur méconnaissance totale de la situation du site de Chambéry ! Les 200 emplois concernés ne leur auraient jamais été présentés et surtout la possible disparition du site n’est jamais remontée jusqu’à eux.

 

Et pourtant… Pourtant, le 19 juillet, notre Délégué Syndical CGT Centre Est a été reçu par le Préfet de Savoie, Monsieur Eric JALON, qui souhaitait avoir des informations sur le dossier et sur la situation du site de Chambéry. C’est lors de cette entrevue que notre DS a évoqué une réunion planifiée le 23 juillet au matin à la Direction Régionale du Travail de Savoie, à laquelle il avait été invité sur insistance de son homologue CGT de CAP SOGETI Grenoble… qui lui avait été convié…

 

Le thème de cette réunion, à laquelle aucun représentant des salariés d’Euriware n’était invité à l’origine fait frémir : « Enquête sur les impacts sociaux et économiques de la suppression du site Euriware de Technolac dans le cadre du rachat de l’entreprise. » Si l’on ajoute à cela les déclarations à l’emporte pièces du PDG d’Euriware en CODIR étendu du 11 juillet, sur son étonnement et sa satisfaction de la faible mobilisation sociale des Chambériens alors que leur site est un des plus menacés…

 

Manque de chance, est-ce un coup du hasard, de la malchance ? La réunion à la Direction Régionale du Travail a été annulée la veille au soir, l’interlocutrice évoquant une convocation par son responsable régional suite à la réception d’une Organisation syndicale par le Préfet. Intervention préfectorale ou gouvernementale ?

 

Le Ministère du Travail aurait-il mis la charrue avant les bœufs ? Que penser de cette réunion, de son thème, du fait que seul un représentant de SOGETI y soit convié pour discuter de notre sort et ensuite de son annulation ? Capgemini serait-il notre racheteur par l’intermédiaire de sa filiale SOGETI ? Tout à fait possible et même probable ! Plusieurs ministères s’intéressent à nous, à notre dossier et Capgemini entre dans la danse. Quel rapport faire avec les amitiés très personnelles qu’entretient le PDG du Groupe Capgemini avec François HOLLANDE ? La suite surCGT Euriware

 

Pétition

Le groupe Areva souhaite vendre EURIWARE, sa filiale informatique, car selon ses dirigeants le modèle intégré serait à bout de souffle ! Le groupe AREVA a besoin d'argent et la vision à court terme, l'a emportée sur une vision à long terme, sur un projet industriel dans lequel EURIWARE au sein du groupe a toute sa place.
Pourquoi Euriware devrait-elle être vendue ?
• Pour combler la dette d'Areva sur OL3 ou sur la BU Mine dont le coût approche les 5 milliards d'euros ?
• Pour l'amélioration du fonctionnement de l'informatique ? Amputée de la BU CSI, la DSI va vivre des heures difficiles, voire incertaines !
• Pour l'amélioration de la sécurité des installations nucléaires ?
• Pour le développement des emplois de services en France ?
On ne peut qu'en douter, mais plus surement pour :
• la poursuite de la casse d'Areva que mène le PDG du groupe depuis le début de son mandat, avec comme conséquence la poursuite de la désindustrialisation en France.
• la baisse de la masse salariale du groupe Areva afin d'améliorer la valeur en bourse !
• le démantèlement du groupe Areva en vue d'une vente par morceaux, au détriment de la sureté nucléaire en France.

La vente d'Euriware ne règlera rien !

Le groupe doit permettre à Euriware de rendre aux utilisateurs d'Areva le service attendu et lui permettre son développement en corrigeant les dysfonctionnements et les erreurs stratégiques et tactiques et en orientant tous les choix d'investissement et d'organisation vers une plus grande efficacité pour Areva et Euriware.


Pour toutes ces raisons cette cession est dangereuse et nous demandons :
• l'arrêt immédiat du projet de Vente d'Euriware
• un audit paritaire de l'organisation de la DSSI d'Areva
• un plan de relance du développement de la BU CSI

À signer ici

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 10:11

 

 

Il y a quelques jours plus d’une dizaine de militants de Greenpeace pénétraient sur le Centre nucléaire de production d’électricité du Tricastin (CNPE) avec une aisance déconcertante. Ils avaient déjà réussi la même opération sur le CNPE de Cruas-Meysse en 2011.

 

Est-ce un hasard ?

 

Alors que les salariés de l’Unité de protection de la matière et du site (UPMS) d’Areva Tricastin observaient un mouvement de grève fin mai 2013 pour dénoncer des réductions d’effectifs ne leur permettant plus d’assurer leurs missions de sécurité,alors que 100% de salariés de la société PROSEGUR, prestataire en charge de la sécurité sur la centrale de Cruas-Meysse sont actuellement en grève depuis le 2 juillet 2013 pour dénoncer des conditions de travail au rabais et la pression insupportable que la rentabilité à tout prix leur impose,la direction d’EDF et le gouvernement Ayrault ne proposent rien de mieux que de condamner plus lourdement les lanceurs d’alertes et les hommes et les femmes qui se battent au quotidien pour protéger la sécurité et la santé des employés et des riverains des sites nucléaires.

 

C’est dans cette stratégie du déni de réalité que la direction du CNPE de Cruas-Meysse vient de signifier au secrétaire de son Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sa convocation devant une commission de discipline, première phase avant un possible licenciement.

 

Cet agent est utilisé comme fusible du dysfonctionnement général des procédures de sécurité à la centrale du Cruas à cause du recours systématique à des entreprises sous-traitantes pour des raisons d’économies.

 

Le Parti de Gauche dénonce une nouvelle fois les conditions de travail insupportables d’un personnel de plus en plus livré à la concurrence et à l’austérité par le recours systématique à la sous-traitance (voir notre contribution au débat national sur la transition énergétique).

 

Il dénonce cet acharnement sur les personnes qui, avec une grande responsabilité, prennent des risques pour protéger et attirer l’attention des populations sur la dégradation de la sécurité et de la sûreté nucléaires. Il affirme son soutien à tous les personnels qui tentent de montrer la réalité actuelle des conditions de travail dans les centrales nucléaires et sera particulièrement attentif à la suite donnée à cette tentative d’intimidation sur un secrétaire de CHSCT et sur des employés fortement engagés à défendre leurs droits et notre sécurité.

 

Le Parti de Gauche demande au gouvernement d’ouvrir une enquête parlementaire approfondie sur l’état réel de la sous-traitance dans l’industrie électronucléaire, et sur les manquements graves d’EDF en particulier, avant que le projet de loi sur la transition énergétique n’arrive devant le Parlement.

 

Le Parti de Gauche plaide aussi pour la création d’un pôle public de l’énergie et l’abrogation de la loi Nome, avec la renationalisation et la socialisation d’EDF, d’Areva et de GDF-Suez. Il ne s’agit pas, comme l’ont affirmé le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de céder des parts dans GDF-Suez et dans EDF. Tout au contraire, pour mettre fin au dumping social qui aboutira rapidement à l’accident grave, il faut urgemment sortir cette industrie hautement stratégique des rouages délétères de la concurrence. Par Didier Thevenieau, Mathieu Agostini / Source Parti de Gauche

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:55

 

 

Dans le cadre du Débat national sur la transition énergétique (DNTE), le Parti de Gauche a déposé le 24 juin 2013 une contribution directe sous forme de cahier d’acteur, intitulée "Les employés sous-traitants du nucléaire, les sacrifiés de la transition énergétique".


Ce rapport de 23 pages jette un pavé dans la mare en revenant sur l’impossible débat concernant la filière électro-nucléaire en France. Celui-ci a de facto été exclu du DNTE par l’objectif gouvernemental d’ores et déjà annoncé de poursuite de l’EPR de Flamanville, de part du nucléaire à 50% de la production d’électricité ou encore par les annonces de report de la fermeture de la centrale de Fessenheim en 2016.


Surtout, la contribution du Parti de Gauche revient en détails, chiffres et témoignages à l’appui, sur la condition des ouvriers de la sous-traitance dans l’industrie nucléaire et ses impacts pour l’ensemble de la population. C’est un véritable cri d’alarme, sérieux et documenté, que lance le Parti de Gauche par cette contribution Source Parti de Gauche

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:19

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo N° 3

Vidéo N° 4

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