Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Le blog de republicainedoncdegauche.over-blog.com
  • Le blog de republicainedoncdegauche.over-blog.com
  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
  • Contact

Sous les pavés, Orange

Recherche

4ème circo Vaucluse

F FARYSSY & I BRUET

 

 

Candidats législatives France Insoumise

Orange-Bollène-Valréas-Vaison

***

Rejoindre un groupe d'Insoumis

Valréas

Vaison-la-Romaine 1

Vaison-la-Romaine 2

Malaucène

Gigondas

Piolenc

 

À lire

 

 

 

 

 

 

 

17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:55

Je viens de voir ma vie défiler devant moi ! ...Non , je vous rassure , j'ai pas failli mourir ce jour ! J'ai fait en ligne mon relevé de carrière avec estimation de ma retraite ! ( 60 ans en février 2017 ) ..

 

Bon , j'ai tous mes trimestres , mais c'est écrit que je peux prendre ma retraite en ...2019 le 01/03 ! !! et ce jour là , et ben ! cela fera juste 45 ans que j'ai mis le pied ( et le reste ) dans le monde du travail !

 

Cela fait 2 ans que j'ai perdu mon boulot ! donc je dois rester au chômage jusque 62 ans , puisque j'ai autant de chance de trouver du taf que de rencontrer une licorne où j'habite ou un martien dans mon jardin !

 

J'ai commencé donc en 1974 , j'avais 17 ans , salaire 1186 frs par mois soit 180 euros puisque abattement de 10% parce que pas 18 ans ! mais , l'année d'après le jackpot ! 1357 frs par mois ! soit 206 euros !

 

Bon , le paquet de gauloise coûtait 1, 20 fr ( 18 ct d'euros ) , la baguette 1fr !( 15 ct d'euros ) ...Ce qu'il y a de bien avec ce relevé de carrière , carrière ! mdr! tu parles ! entre les postes à l'usine de conserves , les petits boulots de merde dans la restauration , les temps partiels , les ménages , les fonctions d'animatrice en CLSH , la reprise des études ( à 30 ans :) , les petits contrats dans la fonction publique ( 10 ans !) , les grossesses et autres congés parentaux pour 7 enfants et , un ...cancer en 2013 ...

 

J'aurai une petite fortune en 2019 !! 883 euros brut par mois ! mais je crois que sur les petites retraite y a pas de CSG ? Enfin , je crois ! et , parait que , peut-être , parce que le fait que j'ai commencé à 17 ans , je pourrais peut-être partir plus tôt...mais mais , d'ici là y aura changement de gouvernement alors ... ?????

 

Toute une vie de petits salaires , de travail à temps partiel imposés le plus souvent , contrats aidés ( 726 euros à l'époque ) .

 

Quand j'ai commencé à 17 ans je gagnais un peu plus de 1000 frs ! Puis beaucoup d'arrêts avec les enfants , surtout pour les 3 premiers , leur père a tout fait pour me persuader de ne pas travailler , il gagnait bien sa vie disait-il ! pas besoin que " ma femme" travaille .. Pour pouvoir avoir mon indépendance financière j'ai du batailler , j'ai repris mes études à 30 ans ( quitté l'école à 16 ans , aînée de 9 enfants ) , j'ai divorcé , mon nouveau compagnon ( mon mari depuis 23 ans ) m'a toujours laissé faire comme je voulais , mais dur de retrouver un emploi après des années à la maison . J'ai quand même réussi , mais dans des conditions très durs , les femmes en contrat dans la fonction public sont souvent maltraitées , nous sommes un peu les larbins , quand ce n'est pas les chefaillons qui se permettent certaines choses …

 

Bref, je ne suis pas un cas particulier , nous sommes très nombreuses , des femmes qui comme moi n'ont pas fait d’études , pas par choix , mais par obligations souvent , dans les milieux modestes dont je suis issue, les filles ne faisaient pas d'études , elles travaillaient vers 16 ans , à 18 ou 19 mariées , à 20 maman. Moi à 12 ans j'étais déjà mure , aînée de 9 enfants, j'étais une deuxième maman pour les petits , à peine 8 ans fallait aider , à 16 fallait bosser , mes copines étaient souvent placées comme petites bonnes , les filles étaient payées 500 balles nourries et logées ! Moi je ne voulais pas , les patrons aux mains baladeuses et les patronnes qui vous traitent comme on ne traiterait pas son chien ! non et non ! je ne voulais pas vivre ce que mes copines vivaient !

 

Je suis entrée à l'usine du coin , c'était dur , mais là au moins pas de patron dégueux ! Et , puis avec les filles de l'usine on se tenait les coudes , on rigolait , pour oublier la dureté du boulot ! Les filles m'appelaient " l'avocate " j'étais la seule à avoir son brevet , et mes années à l'école des bonnes sœurs faisait que je sortais un peu du lot , un peu à part , et , je lisais des livres qu'elles ne connaissaient pas ..

 

Toutes ses femmes aujourd'hui sont comme moi , nous avons travaillé durement , nous avons donné beaucoup aux autres , à notre famille , nos enfants , nos maris , et , beaucoup méritée de la Nation , tout autant que celles qui ont eu la chance d'avoir une vie moins dure , qui ont pu faire un métier dont elles rêvaient .. Moi , je voulais devenir écrivain , je voulais devenir journaliste , mais surtout je voulais devenir quelqu'un .. Je suis surtout devenue maman , maman de mes frères et sœurs , puis de mes propres enfants , et même parfois de leurs pères , et même souvent maman de ceux des autres ..

 

Nous sommes combien de femmes qui ont tant méritées de la Nation , et qui pourtant finissent avec une retraite de misère ? Mais je n'ai pas de regret , parce que même si j'ai droit ( à une misère ) si peu de retraite , j'ai la chance d'être entourée , aimée , ce qui n'est pas toujours le cas , beaucoup de femmes finissent seules et dans la misère affective en plus de la misère matérielle .

Marie-Lyne, tous ses trimestres et au chômage devra attendre 2 ans avant de toucher 883€ brut à la retraite
Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 06:36

 

Une série d’articles de la loi Macron prévoit de nouvelles mesures en faveur du développement de plans d’épargne retraite, au détriment du financement du système par répartition.

 

Peu l’ont relevé, mais après l’adoption de la loi Macron passage au Sénat, un certain nombre d’articles ont été adoptés sans être retouchés par la droite.

 

Le gouvernement ne s’est pas vanté que les articles 35 à 39 du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ont échappé à la réécriture du Sénat. Les articles en question constituent une nouvelle réforme libérales des retraites qui ne dit pas son nom, en contradiction avec les affirmations du gouvernement en 2013 qui assurait à l’époque que sa réforme garantissait l’avenir et une plus grande justice du système de retraite.

 

Pire, Emmanuel Macron poursuit le développement de la retraite par capitalisation dans des articles qui ne sont pas sans rappeler ceux de la réforme de 2010, mise en place sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui avaient suscité un mouvement social de grande ampleur.

 

A cette époque, la droite avait inscrit dans son texte, contre vents et marées, l’épargne retraite, en clair la retraite par capitalisation et les fonds de pension, comme un « appui » à la retraite par répartition.

 

Lire > Sevriena, l’entreprise sarkozyste de démolition des retraites

 

La loi Macron reprend ce scénario à son compte en réformant de nouveau les nombreux systèmes d’épargne abondés par les entreprises pour leurs salariés, ce que l’on nomme l’épargne salariale. Le gouvernement de Manuel Valls respecte ainsi scrupuleusement les recommandations budgétaires de la Commission européenne sur la poursuite de la réforme des retraites pour développer le deuxième « pilier » (la retraite par capitalisation) au détriment des régimes obligatoire par répartition, le premier « pilier ».

 

L’une des portes d’entrée du deuxième « pilier » est alimentée par les sommes versées aux salariés par les entreprises, sous forme de prime de participation (dépendant des bénéfices), de prime d’intéressement (liée à des objectifs prédéfinis) ou d’abondements sur divers plans : Plan d’épargne entreprise (PEE), Plan d’épargne interentreprises (PEI) ou Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco), sur lesquels le salarié peut aussi faire des versements volontaires.

 

Les salariés sont incités à placer des primes sur des fonds communs de placement, ce que l’on nomme aussi des fonds de pension dans le cas du Perco. En 2014, les versements recensés par l’Association française de la gestion financière (AFG) ont atteint 12,2 milliards d’euros et les encours 110 milliards.

 

Qu’envisage la réforme ? Selon Catherine Deroche, rapporteure du projet de loi et sénatrice UMP, « le texte vise à mieux orienter l’épargne salariale vers le financement de l’économie ».

 

Pour certaines entreprises, la fiscalité est allégée. Ainsi, le taux du forfait social, sera abaissé de 20 % à 12 % (dont 80 % bénéficient à la Caisse nationale d’assurance vieillesse, le reliquat étant versé au Fonds de solidarité vieillesse) pour les entreprises proposant un Perco investissant au moins 7 % de titres finançant des entreprises petites, moyennes ou de taille intermédiaire, selon le texte voté au Sénat, susceptible encore d’être modifié.

 

Autre mesure : les entreprises de moins de 50 salariés concluant un accord d’intéressement ou de participation seront exonérées de forfait social pendant trois ans, puis bénéficieront d’un taux réduit à 8 % pendant encore trois ans. Pour le salarié, la fiscalité ne change pas : les primes, exonérées de cotisations salariales, restent taxées au titre des prélèvements sociaux. Primes et intérêts ne sont pas imposables sur le revenu quand ils sont réinvestis.

 

Opposé à ces articles, Eliane Assassi, sénatrice PCF, a expliqué les conséquences de ces placements lors de l’examen du projet de loi par la commission spéciale du Sénat : la suite sur Politis

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 08:38

Demain, quel sera le niveau des retraites? De quel moyens disposeront les futurs retraités, ceux qui arrêteront de travailler en 2030, 2040, 2050? Ces perspectives peuvent paraître lointaines mais statisticiens et experts les envisagent déjà. Un document de l’Insee, communiqué lors du colloque annuel du Conseil d’orientation des retraites (Cor) le 2 décembre 2014, ne laisse pas beaucoup d’illusions à ceux qui en avaient encore… Le niveau de vie des retraités, comparé à celui des actifs, va nettement baisser dans les décennies à venir. D’ici à 2060, il devrait se situer entre 70% et 85% de celui des actifs, selon le niveau de croissance de l’économie. En 2011, le Cor avait estimé le niveau de vie des retraités à 96% de celui des actifs (en tenant compte des loyers fictifs, économisés par les seniors propriétaires, soit 75% des plus de 65 ans, selon l’Insee).

Cette érosion à venir du pouvoir d’achat des seniors s’explique par la baisse du taux de remplacement des retraites par rapport aux derniers salaires. Selon les scénarios du Cor, le rapport entre la pension moyenne et le revenu d’activité moyen passerait de 66% en 2010 à 57% en 2060, dans le meilleur des cas (mais 48% dans le scénario noir). Cette baisse du taux de remplacement des pensions est la conséquence de la modification des règles d’indexation des retraites de la réforme Balladur de 1993. Depuis, les salaires « portés au compte » (c’est-à-dire ceux qui sont pris en compte dans la détermination des « 25 meilleures années » pour le calcul de la retraite du privé) sont réévalués selon le niveau des prix et non plus selon celui des salaires.

A cette décote s’ajoute la revalorisation annuelle (à l’exception de 2014 en raison du gel des pensions décrété par le gouvernement) sur les prix des retraites liquidées. Les retraités « ne bénéficient plus des effets de la croissance », rappelle l’étude de l’Insee. Comme on peut le constater, la baisse du taux de remplacement des pensions est plus importante que l’érosion du niveau de vie des retraités. L’Insee explique cet état de fait par la taille plus réduite des ménages âgés – et donc par leurs moindres dépenses- ainsi que par le fait que l’Aspa (ex-minimum vieillesse) garantit un niveau de vie minimum aux plus de 65 ans. La suite sur Notre Temps

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 08:35

Une liquidation accélérée des retraites est autorisée dans les régions Nord-Picardie et Languedoc-Roussillon pour en finir avec les retards de paiement.

C’est une mesure exceptionnelle pour en finir avec les retards qui privent de nombreux nouveaux retraités de pension. Depuis le 25 janvier 2015, une "liquidation provisoire" de retraite est autorisée dans les Carsat (caisses de retraite régionales ) de Nord-Picardie et du Languedoc-Roussillon, des régions où un afflux de dossiers de retraite submergent les caisses et provoque la colère des jeunes retraités. À lire: Paiement des pensions en retard, des nouveaux retraités en colère

"Liquidation provisoire" signifie en clair paiement accéléré. Dorénavant, dans ces deux régions, la pension est versée dès qu'un premier contrôle confirme que le futur retraité y a bien droit même s’il manque des pièces justificatives. Le nouveau retraité dispose de 6 mois pour fournir les documents manquants. Son dossier fera alors l’objet d’une vérification a posteriori. La Carsat Nord-Picardie annonce qu’elle a déjà mis en paiement 1533 dossiers.

Aide exceptionnelle de 800€

Une aide exceptionnelle d'attente pouvant atteindre 800€ a également été mise en place en décembre 2014, à la demande de Marisol Touraine, ministre du travail. Elle est destinée aux retraités placés en grave difficulté financière par le retard de leur pension. Le nombre de bénéficiaires de cette aide exceptionnelle atteint près de 1300 assurés pour la Carsat Nord-Picardie. La carsat Languedoc Roussillon annonce 700 bénéficiaires de cette aide sur son site. La suite sur Notre Temps

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 08:31

La nouvelle est passée quasiment inaperçue du grand public. La loi d’adaptation de la société au vieillissement n’entrera pas en application à la mi-2015, mai au premier trimestre 2016. Après le retard pris par ce dossier à la suite du remaniement gouvernemental de mars 2014, Laurence Rossignol, la secrétaire d’État chargé des personnes âgées, n’a eu de cesse d’annoncer l’entrée en vigueur de la loi à l’été 2015. Annonce confirmée dans un entretien au magazine Notre Temps paru en septembre 2014. Interrogée sur l’utilisation de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa) payée par les retraités, elle avait alors assuré : « Dès l’application de la loi, mi-2015, la totalité de cette contribution sera affectée aux mesures contenues dans le projet de loi. » Fin novembre 2014, elle avait confirmé ce calendrier auprès d’une délégation des Unions confédérales de retraités (UCR), les branches « retraités » des centrales syndicales. « Elle nous a dit qu’elle avait « bon espoir » que le calendrier soit respecté », se rappelle Dominique Fabre de l’UCR-CFDT, très préoccupée par ce nouveau report.

Mais selon l’agenda des réformes publié par Matignon fin 2014, la mise en œuvre de la loi est fixée désormais au premier trimestre 2016, soit près de trois ans après le lancement officiel des concertations sur le projet de loi. Portée par la ministre de l’époque, Michèle Delaunay, le texte était alors présenté comme l’un des chantiers majeurs du quinquennat. Le projet de loi, validé en première lecture à l’Assemblée nationale en septembre 2014, n’a toujours pas été examiné par le Sénat. Les grincheux relèveront que la loi « Macron », par exemple, ne devrait mettre que quelques mois à franchir les étapes indispensables à sa promulgation… Certes, le gouvernement a des priorités. Mais une nouvelle fois, le soutien au grand âge passe au second plan. Et ce n’est pas le premier recul des pouvoirs publics dans ce domaine. Déjà en 2011, Nicolas Sarkozy, après avoir annoncé tout au long de son quinquennat l’imminence d’une réforme de fond de la prise en charge de la perte d’autonomie, avait finalement renoncé. La faute à la crise.

Ce nouvel ajournement inquiète les organisations de retraités. « Nous sommes vraiment la dernière roue du carrosse ! », tempête Sylvain Denis, vice-président du comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA), l’instance chargée de représenter les seniors auprès du ministère des Affaires sociales. « Et nous sommes aussi en colère parce qu’une fois encore l’intégralité de la Casa ne servira pas à l’aide aux personnes en perte d’autonomie! » La Casa constitue le gros point de crispation des retraités dans ce dossier qui les concerne au premier chef. En effet, cette contribution est exclusivement payée par les retraités imposables depuis avril 2013. Elle est le principal outil financier de la future loi et rapporte environ 650 millions d’euros par an, dont 350 millions serviront à améliorer le niveau de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), perçue aujourd’hui par plus de 700 000 personnes âgées prises en charge à domicile. Mais depuis 2013, en l’absence de texte législatif, cet argent a servi à d’autres choses et notamment à combler le déficit du Fonds de solidarité vieillesse, chargé de financer le minimum vieillesse et les cotisations retraites des demandeurs d’emploi. La suite sur Notre Temps

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 20:54

 

 

 

Eric Coquerel (PG), Annick Coupé (Solidaires), Isabelle de Almeida (PCF), Guillaume Floris (GA), Pierre Khalfa (Copernic), Alain Lipietz (EE-LV), Gérard Filoche (PS) et Christiane Marty (Attac), membres du Collectif unitaire Retraites 2013, appellent les « 47 députés de gauche » n'ayant pas voté la réforme des retraites à « la mettre en échec pour de bon » lors de son retour à l'Assemblée, après son rejet par le Sénat mardi 5 novembre.

 

Mesdames, Messieurs les Député-e-s

 

Le 15 octobre, vous avez été parmi les 47 députés de gauche à s’abstenir lors du premier passage à l’Assemblée nationale de la réforme du système de retraites. Grâce à votre vote, et aux votes contre de vos collègues du Front de Gauche, la réforme n’a pas obtenu la majorité absolue.

Depuis, le Sénat s’est unanimement opposé à cette réforme. Lorsqu’elle reviendra à l’Assemblée, vous aurez donc le pouvoir de la mettre en échec pour de bon. C’est dire si votre vote sera d’importance. Nous savons en effet que sur le fond votre abstention signifie un désaccord avec cette réforme.


Nous n’avons donc pas besoin dans cette lettre de vous dire à quel point cette réforme constituera une régression sociale.


Nous reviendrons cependant sur quelques points que ceux de vos collègues socialistes qui ont voté favorablement seraient bien avisés de se rappeler également avant leur vote. Il n’est pas interdit de changer d’avis surtout quand la cause est juste et correspond aux valeurs de la gauche.


Si cette réforme passe, elle entérine du coup la réforme Fillon qui mettait fin à la retraite à 60 ans. Or, si Nicolas Sarkozy a décidé de faire voter cette réforme coûte que coûte malgré une mobilisation populaire inédite, nous ne doutons pas que cela a contribué à sa défaite et donc à l’élection de François Hollande et de nombre de députés de gauche. Voter cette loi, c’est donc en quelque sorte donner une victoire a posteriori à Nicolas Sarkozy et causer une nouvelle défaite à la majorité qui s’est exprimée le 6 mai 2012.


Si cette réforme passe, vous feriez partie de la première majorité gouvernementale à faire reculer l’âge de la retraite. Une triste première. S’il fallait se convaincre que l’allongement de la durée de cotisation vaut en effet recul effectif de l’âge de départ à la retraite, il suffit de se reporter aux écrits de François Hollande lui-même. Dans le document qui retrace la «stratégie de politique économique de la France»envoyé le 1eroctobre à Bruxelles, le président de la République reconnaît en effet que l'âge de départ à la retraite va faire un bond suite à l'allongement à 43 annuités de la durée de cotisation en 2035 : « A terme, un assuré qui débute sa carrière à 23 ans (c'est la moyenne en France) ne pourra partir à la retraite au taux plein qu'à partir de 66 ans. Ainsi, l'âge légal de départ est maintenu à 62 ans, mais l'âge effectif de départ à la retraite, qui constitue le critère déterminant au regard de la soutenabilité des finances publiques, devrait augmenter mécaniquement »écrit-il.  Il est vrai qu’il convient de rassurer la Commission européenne qui avait fait de ce recul une des conditions pour assouplir pendant deux ans la règle d’or budgétaire. Mais au moins chacun, à commencer par vous, est ainsi prévenu de l‘objectif réel de cette réforme.


Enfin, si cette réforme passe, votre majorité gouvernementale aura, comme celle qui a permis les réformes Balladur puis Fillon, contribué à augmenter le chômage, à aggraver les conditions de vie et de santé des travailleurs, à baisser le pouvoir d’achat des retraités sans assurer la sauvegarde de notre système puisqu'elle refuse de toucher au coût du capital et à la politique d’austérité largement à l’origine des déficits des comptes sociaux. Elle aura également contribué à pénaliser plus lourdement les femmes, alors que les inégalités de pension entre les sexes sont déjà très importantes et que le gouvernement affirmait vouloir les réduire. En effet, tout allongement de la durée de cotisation a des effets disproportionnés sur les femmes et entraine une baisse plus forte du montant de leur pension, comme le reconnaît la Commission européenne elle-même dans un rapport récent sur les inégalités de pension entre les sexes.


Monsieur le Député, Madame la Députée, le gouvernement que vous appuyez recule beaucoup depuis quelques mois : devant les « pigeons », les lobbies agro-industriels en Bretagne, le Medef. Il ne serait pas déshonorant, au contraire, de tenir compte de ceux et celles qui lui ont permis d’être là et aussi les milliers de salariés-es, retraités-es, qui se sont mobilisés à l’appel d’organisations syndicales pour que l’ensemble des salariés-es ne subisse pas cette nouvelle contre réforme. Non seulement c’est à eux que vous devez votre mandat mais c’est aussi les revendications de ceux et celles qui luttent que vous devez entendre. Elles épousent l’intérêt général bien plus sûrement que la politique libérale malheureusement toujours en cours. C’est pourquoi nous vous demandons d’envoyer un signal fort en allant jusqu’au bout de vos idées.


Transformez votre abstention en vote contre et cette réforme ne passera pas. Cela vous permettra non seulement d’être fidèle aux aspirations majoritaires de nos concitoyens en mai et juin 2012, mais aussi de produire un électrochoc qui ne pourra être qu’utile pour la gauche et l’engager, qui sait, sur d’autres chemins que celui qui conduit, si l’on ne fait rien, à des défaites à venir.


Monsieur le Député, Madame la Députée, votre vote sera à bien des égards décisif. Il est temps de dire non. Nous espérons vous avoir convaincu.


Eric Coquerel(PG), Annick Coupé(Solidaires), Isabelle de Almeida(PCF), Guillaume Floris(GA), Pierre Khalfa(Copernic), Alain Lipietz(EE-LV), Gérard Filoche(PS) Christiane Marty(Attac) sont membres du Collectif unitaire Retraites 2013. Source Blogs Médiapart

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:43

15-Calculateur-d-age-de-depart-a-la-retraite.jpg

 

 

 

 

 

 

Retraites: les députés votent le projet contesté dans la rue.

 

Les députés ont adopté hier le projet de loi sur les retraites, avec les seules voix socialistes, tandis que plusieurs milliers de manifestants contestaient devant l'Assemblée nationale et en province cette réforme qualifiée d'"erreur historique".


La réforme a été approuvée par 270 voix pour, 249 contre et 49 abstentions. La très grande majorité du groupe socialiste a voté pour, et les élus UMP, UDI, Front national et Front de gauche contre. Les écologistes, les radicaux de gauche et 17 socialistes se sont abstenus.


Le projet de loi articulé autour de l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans et l'instauration d'un compte pénibilité, sera discuté au Sénat à partir du 28 octobre. La suite sur Paris-Normandie

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:06

 

 

 

La der des ders… Chaque fois qu’une réforme des retraites est lancée — sept depuis 1993 —, on assure que c’est la bonne et qu’enfin salariés comme retraités pourront vivre tranquille. Chaque fois, les promesses s’envolent et les gouvernants aggravent les ponctions, sans jamais s’interroger sur la nocivité de la potion qu’ils font ingurgiter à intervalles réguliers, depuis deux décennies.


Plus habiles que leurs prédécesseurs, le président François Hollande et son premier ministre ont laissé leurs experts multiplier les propos alarmistes, avant de présenter ensuite leur mixture comme un moindre mal. Mais si la posologie est (un peu) allégée par rapport aux annonces intempestives, elle n’en est pas moins dangereuse. Sa philosophie ? Travailler plus pour toucher moins, et sans attendre, payer plus.


Tous les salariés sont touchés, mais les plus jeunes et les plus anciens, c’est-à-dire les retraités, sont les plus pénalisés. Le capital est totalement épargné. La seule mesure franchement positive concerne la pénibilité. Toutefois, pour les travailleurs les plus exposés aux problèmes de santé, elle ne fait que réparer les dégâts liés au recul de l’âge de la retraite à 62 ans — décidé par la droite et M. Nicolas Sarkozy, condamné par le Parti socialiste quand il était dans l’opposition mais maintenu par les élus socialistes désormais majoritaires (sauf pour les très longues carrières).

Idées fausses pour mauvaises solutions

Avant même d’entrer dans le détail des mesures, on peut s’interroger sur la dramatisation des déficits et l’inquiétude permanente instillée dans les têtes. Certes le trou existe, mais il n’est pas abyssal : 4,5 milliards d’euros sur 98 milliards de cotisations versées. Il est principalement dû à la récession (et non à un problème structurel). D’ici 2020, il tutoiera 1 % du produit intérieur, soit un peu plus de 20 milliards. C’est l’équivalent de ce que le gouvernement vient d’offrir sur un plateau au patronat au nom du plan compétitivité. Sans obligation aucune pour les dirigeants d’entreprise en matière d’emploi, de salaire ou même de formation. Sans que la question du financement n’ait troublé qui que ce soit. Ce qui est possible pour les patrons ne l’est plus pour les salariés ou les retraités ?


Nul ne nie l’augmentation du nombre de personnes de plus de 65 ans. Mais la vague grise n’a rien d’une déferlante : nous ne sommes ni en Allemagne ni au Japon (1). D’une part, la France a une démographie dynamique et disposera donc à l’avenir d’une population active en augmentation. D’autre part, elle connaît une productivité du travail parmi les plus élevées du monde. Si, comme on nous le répète souvent, il y avait effectivement 2,5 actifs pour 1 retraité en 1970 contre 1,5 actif d’ici 2020, ce dernier produit aujourd’hui plus que les 2,5 d’antan (2). Du point de vue des richesses disponibles pour les retraites, il n’y a donc pas de pénurie. Contrairement à ce que prétendent les apôtres de l’apocalypse, l’actif de demain ne sera pas pressuré par les vieux à venir.


En fait, si le président Hollande s’est ainsi précipité, ce n’est pas pour « sauver le système de retraite », menacé d’aucune faillite, mais pour répondre aux injonctions de Bruxelles et des agences de notations qui réclament une réduction des dépenses publiques et notamment des retraites par répartition. « Le projet de réforme comporte des points pouvant être vus comme en opposition avec ce que la commission avait suggéré (3»,a déjà fait savoir M. Olli Rehn, commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, sur le ton de l’instituteur mécontent face à un élève récalcitrant. Avec la même condescendance, l’agence de notation Fitch indique : « Les récentes annonces du gouvernement français sur sa réforme des retraites constituent une étape positive pour la signature de crédit (...) mais n’apparaissent pas suffisantes (4). »Pour les milieux financiers, ce n’est jamais assez. Et le mécontentement de Bruxelles ne vaut pas bienfait pour les travailleurs. Qu’on en juge, à l’examen des principales mesures.

Les cotisations pour tous... mais certains plus que d’autres Par Martine Bulard/la suite sur Le Monde diplomatique

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:05

 

Cette réforme, personne n'en veut. Ne soyons pas hypocrites, personne n'a envie d'être obligé de travailler au lieu de pouvoir librement se livrer à tout un tas d'activités intéressantes. Il existe bien quelques savants, artistes ou grands patrons gênés par la limite d'âge, mais démographiquement, ils ne représentent rien. Si certains sont prêts à l'accepter, ou simplement à l'envisager, c'est parce qu'ils croient que nous ne pouvons pas faire autrement. Parce qu'on les en a persuadés. Encore un coup de TINA1. De ce fait, le seul apport au débat qui vaille la peine d'être ajouté, c'est de démolir cette série de gros mensonges sur laquelle s'appuie TINA. Alors allons-y.

Des fainéants incompétents

Le premier est peut-être le plus fort, car il n'est même pas formulé. Ou alors très rarement. On l'insinue dans nos consciences à coups de comparaisons avec nos voisins Allemands, Britanniques, voire nos concurrents Japonais, Sud-Coréens qui eux ont « accepté le sacrifice », « prennent leurs responsabilités », etc... On parvient ainsi à nous faire croire que les travailleurs de France sont des fainéants, probablement incompétents.

Ah bon ? Ils doivent donc produire moins de richesses que les autres dans ce cas.

Surprise ! Seul l'Étazunien fait mieux !

PIB par heure travaillée en 2012

Etats-Unis $ 61,60

France $ 59,50

Allemagne $57,60

Japon $ 40,10

Corée $28,90

D'un autre côté, les « travailleurs » de la finance sont comptés dans cette moyenne, et aux USA doivent la faire sensiblement remonter. Non seulement l'Allemand est surclassé, avec cette fois un marché financier comparable, mais pour faire le travail de deux de nos collègues il faut trois Japonais ou quatre Coréens. Comme chacun le sait, ce sont des assistés notoires, n'ayant aucune conscience des intérêts de leur économie nationale.

Assez de bêtises, c'est en France que le travail est le plus productif si l'on excepte la finance, tellement dérégulée aux USA qu'elle amasse des profits impensables. Nous le répétons souvent mais maintenant vous pourrez dire que vous l'avez vu. De plus, ce sont les chiffres de l'OCDE qui n'est pas une officine anarcho-trotskiste.

Et ce n'est pas François Lenglet qui nous contredira, lui qui aime tant les jolis graphiques ; cadeau, celui-ci s'harmonisera avec sa cravate rouge.

Espérance de vie

Mensonge numéro deux : On vit plus longtemps, il faut bien travailler plus longtemps. Celui-ci est plus complexe que le premier, et chaque proposition doit être contredite à part.

On vit plus longtemps,certes, mais diminué, handicapé, voire dépendant. L'espérance de vie en bonne santé, elle, ne progresse guère. D'ailleurs l'espérance de vie tout court marque aussi le pas. Il est évident que les conditions de vie ont une influence prépondérante sur la longévité. Et d'autant plus lorsqu'on atteint la vieillesse, la dureté de l'existence, si elle ne fait pas mourir, y aide bien.

Mais surtout, QUI vit plus longtemps ? La caissière, le cariste, la Prix Nobel, le P-DG ? L'INSEE nous renseigne utilement à ce propos.

Ce tableau se lit en ajoutant la phrase : « De nos jours, une personne de 35 ans peut espérer

vivre jusqu'à... »

Tout d'abord, l'expression « espérance de vie en bonne santé » mérite une précision : En statistique, on est en bonne santé tant que l'on dispose de sa mobilité élémentaire et de l'usage de ses sens. Tant que l'on peut à peu près bouger, que l'on voit et entend raisonnablement bien, etc... Au-delà, j'estime que l'on peut se dire « diminué ». Il existe encore deux autres stades, que je résumerai par les mots « handicapé », quand vous aurez besoin d'aide pour votre ménage, puis « dépendant » lorsque ce sera pour votre toilette. Rappelons en passant que c'est pour mériter cela que nous devrions travailler jusqu'à point d'âge. Double peine ? Qui a dit cela ? Qu'il se dénonce ou je punis toute la classe.

Mais revenons aux chiffres. On n'insistera pas sur la meilleure résistance de ces dames, le phénomène est constant depuis la nuit des temps. Dans la partie masculine, on voit que l'ouvrier vise les 76 ans. Pas extraordinaire, mais bon... Il en reste un peu après le boulot. Pour l'instant. Par contre, en bonne santé au-delà de 59 ans, il doit se dire qu' il a de la chance.

Si l'on compare, donc ces 59 ans avec l'âge auquel on peut prétendre à une retraite complète aujourd'hui... Et que l'on se rappelle qu'ils ne les auront qu'en 2037 ! Ne rêvez même pas d'arriver au bout de votre carrière. En 2013 déjà, la moitié des personnes qui partent à la retraite sont malades, invalides ou au chômage. On voit que ce projet annonce des lendemains qui chantent pour le travailleur manuel.

On peut aussi mettre ces 59 ans en face des 69 qui sont promis à la CSP « cadres supérieurs et professions intellectuelles ». Dix ans de plus ! Donc la réforme juste, promise par le gouvernement, consiste à les faire partir au même âge, à plafonner les cotisations, et à exonérer les stock-options et autres participations financières. Aux survivants les poches pleines, maintenant c'est la double récompense.

Seconde partie du mensonge : il faut bien travailler plus longtemps. Dans ce « il faut bien », on voit TINA pointer son vilain nez. La chose paraît si simple ! Trop simple pour être honnête. Nous allons donc en revenir au PIB, pour observer comment évolue la production de richesses : une fois que tout est dit, nos rémunérations sont une part de celle-ci, cotisations comprises.

Comme on le voit, la production française a franchi en 2011 la barre des 2000 milliards d'euro. Mais c'est surtout son évolution qui est intéressante. La suite sur Casse toi1

Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 15:26
Repost 0
republicainedoncdegauche.over-blog.com - dans RETRAITES & RETRAITÉS
commenter cet article

Visiteurs

compteur

Vidéos

A signer

Soutenez la candidature de J-L Mélenchon