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Sous les pavés, Orange

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:25
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 08:09

 

 

Le revenu de base inconditionnel ou l’opportunité d’un nouveau paradigme

 

Le peuple suisse se prononcera prochainement sur l’instauration d’un revenu de base inconditionnel (RBI). Versée à chacun mensuellement, cette allocation universelle doit assurer une existence simple et la participation à la vie sociale. Quels sont les atouts majeurs du RBI? Quels changements de vision propose-t-on réellement avec cette solution? Entretien avec Julien Dubouchet-Corthay, membre du comité de BIEN-Suisse et secrétaire général de Pro Mente Sana.

 

Magali Corpataux (AGILE.CH) : En quoi le RBI est-il révolutionnaire?

 

C’est tout d’abord son aspect inconditionnel, à trois niveaux, qui est intéressant: il est individuel, c’est-à-dire non lié à la composition du foyer; il est indépendant du niveau de revenu puisqu’il intervient en amont de toute autre rentrée d’argent et ne dépend d’aucune capacité, ou incapacité, à générer ce revenu. Enfin, il n’exige aucune contrepartie.

 

La récolte de signatures a été un succès. Surprenant, sachant que l’initiative n’est portée par aucun parti traditionnel?

 

La récolte a été essentiellement virale, via les réseaux sociaux notamment. Le fait qu’elle n’ait été orchestrée par aucune formation politique a évité les débats partisans. Par sa simplicité et son envergure, la proposition séduit un large public: elle dessine un monde à venir qui fait envie à beaucoup de gens, notamment aux plus jeunes.

 

Le RBI répond-il mieux que notre filet social actuel aux risques sociaux du XXIe siècle?

 

Absolument. Le RBI répond enfin à la seule question réellement adéquate, c’est-à-dire «Comment compense-t-on la perte de gains des individus?» et pas «Est-il divorcé, malade ou handicapé?»

 

En quoi le RBI est-il une solution digne pour les personnes en situation de handicap?

 

Premièrement, par le régime commun qu’il instaure. Il met les personnes avec et sans handicap sur un pied d’égalité. Plus besoin de demander, justifier, argumenter médicalement pour obtenir une rente AI, par exemple. Soit dit en passant, on a connu mieux, en termes d’estime de soi, que l’expression même d’assurance invalidité. Deuxièmement, les nombreuses personnes qui ont légitimement besoin d’aide mais n’entament aujourd’hui pas de démarches – trop compliquées, trop humiliantes – recevront elles aussi ce RBI. A ce titre, le RBI est un pas essentiel vers l’inclusion. Troisièmement, l’AI est un système dépassé à plusieurs égards, notamment pour les personnes malades psychiquement. Si ces dernières connaissent souvent un rétablissement total, le chemin vers la guérison n’est pas un long fleuve tranquille. Aux épisodes de crise succèdent des périodes de stabilité durant lesquelles un emploi est tout à fait possible. Or, l’AI n’est pas pensé pour répondre à cette configuration. La suite surPressenza

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:21

 

 

Il est toujours très étonnant de lire la façon dont les médias et les hommes politiques s’extasient devant la progression des ventes d’armes de la France, mais hurlent devant l’augmentation des conflits armés.…


Le rapport 2014 sur les exportations d’armement de la France pour l’année 2013, montre selon les mots du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian « l’excellence des résultats des exportations en 2013. Avec 6,9 milliards d’euros, les prises de commandes de l’industrie française progressent de plus de 40 % par rapport à 2012. »  Selon ce rapport, le Proche et Moyen-Orient représentent 26,6%, l’Asie 30% et l’Afrique que 4,8% des prises de commandes françaises sur la période 2009-2013. Le top 3 des meilleurs clients de la France sur la période 2004-2013 est l’Arabie Saoudite, l’Inde et le Brésil et vient en dixième position la Russie.


Les annexes sont souvent bien plus intéressantes que le reste du rapport, mais malheureusement il manque le détail des exportations, comme le souligne Tony Fortin, président de l’Observatoire des armements : « Alors que le Ministre de la Défense affiche l’effort de clarté unique en Europe”, cet exemple souligne qu’à la lecture de ce rapport, les parlementaires ne peuvent pas savoir quel type de matériel a réellement été exporté, ni quelles sont les conséquences de ces exportations sur les populations civiles… ».


J’apprécie beaucoup de lire la partie 2 « La politique française de contrôle des armements et des biens sensibles » et son tableau qui recense les principaux traités relatifs au désarmement, à la maitrise des armements et à la non-prolifération. Il est ainsi expliqué que le champ d’application du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est la “Lutte contre la prolifération des armes nucléaires”. Je comprends mieux pourquoi la notion de désarmement nucléaire est absente au Ministère !


L’étude d’impact social, économique et technologique est simplement des plus remarquables. Elle a été réalisée par un cabinet prestigieux, McKinsey & Company. Cette étude stipule que « les exportations d’armement génèrent des bénéfices pour la société française sur les plans économiques : sans elles, le déficit de la balance commerciale aurait été de 5 à 8 points plus élevé chaque année sur la période 2008-2013 …. plus de 40 000 emplois générés par les exportations de défense soit près de 25% des emplois de l’industrie de défense ;  des retombées civiles en terme d’innovation technologique » et « permet d’assurer la continuité de l’activité des sites de développement et de production en relais de la commande nationale.”


Tout est dit, sur 37 pages et ce résume par : “vendre des armes est bon pour notre économie. Poursuivons !”. Cette étude s’intègre d’ailleurs directement dans le discours du ministère des Affaires étrangères réalisée lors de la conférence des Ambassadeurs, où il est demandé de faire de la “diplomatie économique“ un point fort du métier d’Ambassadeur. La suite sur Alternatives économiques

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:44

 

 

 

1 – L’Union européenne et les Etats-Unis discutent actuellement d’un Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (PTCI ou TTIP en anglais).  Cet accord vise à la « suppression des barrières non-tarifaires » au commerce. Qu’est-ce qui est visé par cela ? Quel rapport avec l’OMC ?

 

Dans le jargon, on désigne par « barrières non-tarifaires », les dispositions constitutionnelles, les législations, les réglementations, les normes sociales, sanitaires, phytosanitaires, alimentaires, environnementales ou techniques qui sont jugées par les entreprises étrangères comme des mesures visant à protéger le marché intérieur contre la concurrence extérieure et qui limitent l’accès des marchandises, des investissements, des services ainsi que l’accès aux marchés publics nationaux, régionaux ou locaux. L’objectif de tout accord de libre échange entre des Etats, c’est d’obtenir l’alignement sur la norme la plus basse, voire la suppression de toute norme.  Mais on se trouve en présence d’un projet qui va bien au-delà d’un accord de libre échange. Il s’agit d’appliquer les accords de l’OMC et même d’aller au-delà, comme c’est expressément formulé dans le mandat de négociation confié à la Commission européenne par les Gouvernements : Art. 3 : « L’Accord prévoit la libéralisation réciproque du commerce des biens et des services ainsi que des règles sur les matières ayant un rapport avec le commerce avec un haut niveau d’ambition d’aller au-delà des engagements actuels de l’OMC. »


2 – Selon des documents rendus publics par des députés Verts et Gauche unitaire, une nouvelle fois, le risque est que le commerce puisse passer outre les lois de protections sociales ou environnementales. Jusqu’où cela peut-il aller ?


Le mot commerce est un paravent qui cache une réalité bien plus grave. Non seulement, on veut créer la possibilité de remettre en questions les normes sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires en vigueur chez nous ; non seulement on veut soumettre à la concurrence toutes les activités de services et donc marchandiser la sécurité sociale, la santé, l’éducation et d’autres activités de services déjà mises à mal par les politiques européennes (eau, gaz, électricité, transports), mais l’intention est de soumettre les Etats à un mécanisme d’arbitrage devant lequel les firmes privées pourront agir contre ces normes. Ce qui se prépare, c’est rien moins que le transfert de la définition de la norme au secteur privé. C’est une véritable révolution conservatrice dont nos gouvernements se font les complices tout à fait conscients, si j’en juge par les propos d’une conseillère de notre ministre du Commerce qui écrit qu’il faut « prendre acte de la tendance à la délégation de la règle au privé » Ce qui est en train de s’accomplir, c’est le rêve de David Rockefeller qui déclarait en février 1999 à Newsweek : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » Ceci peut paraître énorme pour des Européens peu familiers des négociations au sein de l’OMC. D’ailleurs, il y a dix ans, lorsque je présentais ces négociations, en particulier l’accord général sur le commerce des services (AGCS) avec son complément sur la libéralisation des services financiers, le plus souvent on me traitait d’alarmiste. « C’est trop gros ; cela ne se fera jamais », voilà ce qu’on m’objectait alors. Mais les politiques de démantèlement du droit du travail et des services publics, de dérégulations massives, de mise en concurrence de tous contre tous, voulues par nos gouvernements et confiées à la Commission européenne, s’inscrivent toutes dans le cadre des accords de l’OMC. On en voit aujourd’hui les effets. Face à cet abandon par nos gouvernements successifs de tout ce qui a été construit dans les domaines de la démocratie, du social, du sanitaire, de l’environnemental, il est impératif de s’insurger. Sinon, nous passerons sous le joug d’un nouveau principe : « tous les pouvoirs émanent des firmes privées ». Entretien avecRaoul Marc Jennar parMichel Bernard. La suite sur Pressenza

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:04
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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 18:41

 

 

En reportant l’entrée en vigueur de l’écotaxe pour les poids lourds, le gouvernement Ayrault vient une nouvelle fois de capituler face à des intérêts privés. Mais derrière cette taxe écologique se cache une autre question, qui n’a jamais été soumise au débat public : c’est la première fois que la collecte de l’impôt est confiée à des entreprises privées. Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. Du jamais vu ! Enquête.


Après six ans de reports et d’atermoiements, l’écotaxe poids lourds est devenue un sujet explosif. Et le gouvernement n’en finit plus de s’empêtrer dans des reculades qui le décrédibilisent. Les critiques se focalisent sur le coût de la taxe pour les transporteurs et les agriculteurs. Pourtant, l’essentiel est ailleurs : pour la première fois, la collecte d’un impôt est confiée à des entreprises privées. L’État a fait le choix de déléguer le recouvrement de l’écotaxe à un prestataire, par le biais d’un contrat de partenariat public-privé. Le produit de la perception de la taxe, estimée à 1 200 millions d’euros par an, sera reversé à l’administration des douanes. Une première en matière de fiscalité ! Un système choisi sous Sarkozy et mis en œuvre par un gouvernement socialiste et écologiste... L’écotaxe « s’appuie sur un mode de recouvrement entièrement nouveau et automatisé. A bien des égards, c’est une taxe du XXIe siècle ! », s’enthousiasme la sénatrice UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, dans un rapport remis la Commission des finances en février dernier.


« Un retour à la Ferme Générale de l’Ancien Régime ! », dénonçait la CGT, lorsque le gouvernement Fillon a validé cette option, peu après le Grenelle de l’environnement. Cette externalisation entraine un surcoût pour le contribuable. « L’écotaxe est incontestablement coûteuse », admet Marie-Hélène Des Esgaulx. Sur un total de 1,2 milliard d’euros collectés, environ 280 millions d’euros sont consacrés à la rémunération du prestataire privé qui assure le recouvrement. Soit 23 % [1] ! C’est la taxe la plus coûteuse jamais mise en place ! « A titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu », poursuit le rapport. « Le recouvrement d’un impôt coûte souvent moins de 1% du montant de celui-ci, confirme Philippe Bock, secrétaire général du syndicat Solidaires Douanes. « Pour les services des douanes, la masse salariale coûte un milliard d’euros, pour des rentrées fiscales de 67 milliards d’euros. Le coût de recouvrement de l’écotaxe est complètement prohibitif ! »Cette taxe poids lourds, « c’est service public minimum et profits maximum », résume le syndicat.


Benetton, Goldman Sachs, Thales et SFR, collecteurs d’impôtLa suite sur Bastamag



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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 22:20

 

 

Une table ronde organisée à la Sorbonne le lundi 21 janvier a permis d'entendre la nouvelle "doctrine"qui sous-tend le projet de loi Moscovici de séparation bancaire.

 

Selon Thomas Philippon, conseiller économique du ministre, au fond, le projet de loi ne viserait pas la séparation entre banques de crédit-dépôt et banques de marchés. Son "centre de gravité" serait situé du côté des clauses de résolution, c'est-à-dire de la mise en oeuvre du démantèlement d'une banque en cas de faillite. Ce premier point est capital : contrairement au titre même du projet de loi et contrairement à la promesse présidentielle (proposition 7 du programme de François Hollande), il n'est plus question de scinder les banques et, en l'état, le projet de loi revient à contraindre les banques françaises à filialiser moins de 2% de leurs activités.


L'objectif, donc, est de savoir comment nous organiserons les obsèques de l'économie française en cas d'infarctus bancaire. Il n'est plus de dynamiser une économie bancaire protégée et insuffisamment orientée vers le financement du long terme, tout en prévenant les accidents systémiques. Rappelons que le total de bilan des quatre premières banques françaises, toutes considérées par l'Europe comme présentant un risque systémique, dépasse 2,5 fois le PIB de notre pays. Une grande faillite bancaire française, quel que soit son déroulement, laisserait notre pays à genoux pour une décennie.


Rappelons aussi que Dexia a déjà coûté 12 milliards d'euros aux contribuables français et belge ; que l'Etat vient de mettre 85 milliards supplémentaires en garantie sur la banque franco-belge, et qu'une bonne partie des créances de cette dernière (plus d'une dizaine de milliards) est due par des collectivités locales en difficulté. Etonnant à l'heure où certains imaginent la page de la crise financière déjà tournée ? En 2010, Dexia avait passé avec succès les tests de résistance aux chocs extrêmes préparés par les banquiers centraux… Si certaines banques ont récemment choisi de rembourser à la BCE le concours LTRO,  d’autres en redemandent aujourd’hui, et la BCE vient d’annoncer qu’elle augmentait ses LTRO… Quant à la banque de Sienne, Monte dei Paschi, sa faillite mettrait BNP-Paribas à genoux. Et ses déboires actuels montrent qu'il ne s'agit pas d'une vue de l'esprit.


Or qui, selon le projet de loi Moscovici, seraient les maîtres d'œuvre du démantèlement d'une banque française ? Le gouverneur de la Banque de France et le Directeur Général du Trésor. C'est à leur discrétion qu'il sera décidé si, et comment, l'Etat français choisira de voler au secours d'une banque (quitte à ruiner les Français) ou de la laisser faire faillite. Aucune obligation n'est faite, par exemple, de consulter le Parlement. Sachant que la Banque de France sera vraisemblablement le principal créancier de la banque en déroute - ses créances actuelles sur le secteur bancaire privé s'élèvent à 230 milliards -, cela revient à demander au créancier lui-même d'établir le diagnostic justifiant que les contribuables français soient mis à contribution...par Gaël Giraud et Pierre-Henri Leroy - La suite sur Les Échos 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:08

 

Éric TOUSSAINT

 

« Comme l’a écrit The Economist fin 2006 : "Ayant connu une croissance annuelle de 3,2% par tête depuis 2000, l’économie mondiale est en passe de traverser sa meilleure décennie de tous les temps. Si elle continue à ce rythme, elle fera mieux que dans les années 1960 et 1970, réputées idylliques. Le capitalisme de marché, le moteur qui fait tourner le gros de l’économie mondiale, semble bien remplir sa fonction." » |1| Alan Greenspan


L’objectif n°1 des gouvernants : éviter un nouveau krach financier et bancaire qui pourrait se révéler pire que celui de septembre 2008


Comme nous l’avons vu dans les parties précédentes, les grandes banques centrales (BCE, Banque d’Angleterre, Fed aux États-Unis, Banque nationale de Suisse) prêtent massivement aux banques à très bas taux d’intérêt afin d’éviter des faillites. Sans cette ligne de crédit illimitée, une grande partie des banques seraient en cessation de paiement. Sans l’intervention massive des banques centrales et des gouvernements, les grandes banques privées se seraient effondrées. Le cumul des prêts des banques centrales aux banques privées depuis 2007 dépasse de loin la somme de 20 000 milliards de dollars. Si on se limite à l’Union européenne, les aides accordées par les pouvoirs publics aux banques ne s’arrêtent pas à des crédits illimités à très bas taux d’intérêt, il faut y ajouter, pour la période d’octobre 2008 à décembre 2011, des garanties accordées pour assumer les dettes bancaires en cas de nécessité, pour un montant de 1 174 milliards d’euros (soit 9,3% du PIB de l’UE |2|) et des injections de capitaux publics dans le capital des banques au sein de l’UE pour 442 milliards d’euros (3,5 % du PIB de l’UE). Il faut également y ajouter :

  • la baisse des recettes fiscales, vu que les banques déclarent des pertes qui leur permettent d’éviter pendant plusieurs années de payer des impôts même lorsqu’elles font des bénéfices par la suite |3| ;
  • la décision de n’exercer aucune véritable répression dans les nombreux délits financiers commis par les banques et malgré les dommages que leurs actes ont causés à la société |4| ;
  • le refus de prendre des mesures contraignantes qui imposent aux institutions financières une véritable discipline afin d’éviter la reproduction de crises bancaires |5|. La suite sur Le Grand soir

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:25

 

 

En répondant à une question du rapporteur de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, le PDG de la Société Générale a livré un chiffre qui a mis en émoi les députés présents.

 

Ambiance ce matin dans la salle 6350 de l’Assemblée Nationale. La commission des Finances auditionnait Jean-Paul Chifflet, directeur général du Crédit Agricole, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas et Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. Histoire de connaître leur point de vue sur le projet de loi de "séparation" des activités bancaires, dont l’objet est d’isoler dans une filiale les activités "non utiles au financement de l’économie".


Après des exposés lénifiants des trois banquiers, Karine Berger prend la parole: "je suis un peu étonnée, j’ai l’impression que vous n’êtes pas spécialement gênés par cette loi." Elle n’en reste pas là et demande notamment aux trois banquiers de bien vouloir lui dire quelle part ces activités spéculatives représentent dans les revenus de la BFI (abréviation de "banque de financement et d'investissement", à savoir les activités dédiées aux entreprises souhaitant avoir accès aux marchés financiers ainsi que le conseil en fusion et acquisition) et dans ceux totaux de la banque. Un brin agacée, car elle a demandé ces chiffres à la Fédération bancaire française (FBF), qui ne lui a toujours par répondu.


A quoi sert une loi qui ne concerne que 1% de l'activité des banques ?

C’est Frédéric Oudéa qui répond, les autres, courageux mais pas téméraires, préférant se taire. "Cela représente entre 3 et 5% de nos activités de BFI, qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque." Agitation dans la salle. Pas besoin de calculette pour trouver que cela fait 0,75% (5% de 15%) des revenus totaux de la banque. Emoi: "alors cela veut dire que 99% de vos activités ne seront pas concernées par la loi?" Réponse d'Oudéa: "ce sera au superviseur d’en décider, moi je n’en sais rien."

 -> Lire le portrait du patron de la Société Générale

Le mal était fait. Car évidemment, la question était sur toutes les lèvres: à quoi sert cette loi si elle ne concerne que 1% de l’activité des banques? "Je vous remercie de nous avoir donné ce chiffre M. Oudéa, nous allons réfléchir à remplir un peu plus cette future filiale", lance un député.


Christian Noyer se perd dans les chiffres

Le chiffre travaillant sérieusement les députés, c’est au gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, auditionné après les députés, qu’on repose la question. "J’avais plutôt en tête entre 5 et 10%, je ne vois pas comment cette banque arrive à 1%". "Mais 10% de quoi?", demande Karine Berger. Silence. Le gouverneur ne sait plus, ne se souvient plus. Les députés hallucinent.


Christian Noyer se penche vers Danièle Nouy, patronne de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP): "ah oui, c’est bien de la BFI", finit-il par reconnaître. Il confirme donc le chiffre de Frédéric Oudéa. Pour essayer de faire bonne figure, le gouverneur renchérit: "il faut se féliciter que ce chiffre soit si faible, cela montre que les banques ont vraiment changé de modèle depuis la crise." Facile.


Comment éviter que la loi se transforme en coquille vide ? La suite surChallenges 



 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:24

 

Le sociologue Jean Ziegler, auteur de La Haine de l’Occident, rappelle que l’argent donné aux banques à été retiré de la bouche des enfants du Tiers-monde.


À 75 ans, Jean Ziegler n’a toujours pas envie de se taire. Membre du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, il part en guerre contre les banquiers et tous les prédateurs de la finance internationale. « Il faut savoir qu’au moment où les États de la zone euro libéraient 1 700 milliards pour remobiliser le crédit interbancaire, dans le même temps, ils coupaient d’un tiers le financement de l’aide alimentaire d’urgence. Or, 71 millions de personnes dans le monde ne vivent que de cette aide », dénonce le sociologue.


Les chefs d’États des pays occidentaux se sont bien gardés d’assister à la réunion de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui s’est déroulée en Novembre à Rome. Ils avaient trop la honte. Sur un budget prévisionnel de 6,7 milliards de dollars pour 2009, 3 milliards n’ont toujours pas été versés au Programme Alimentaire Mondial(PAM).


« Avec la crise, les pauvres en Occident maigrissent mais dans le tiers-monde, les pauvres meurent. Dans les camps de réfugiés en Somalie, le PAM ne distribue plus que des rations adultes de 1 500 calories par jour, alors que le minimum vital est de 2 200 calories », s’insurge Jean Ziegler.


« Peu à peu, ces réfugiés ne parviennent plus qu’à se traîner, attendant la mort. Tout cela à cause des prédateurs de la finance ! Ces types, il ne faut pas seulement les dénoncer. On doit les traduire devant une Cour Pénale Internationale afin de les juger pour crime contre l’humanité », dit le sociologue. Dans son dernier ouvrage, il rappelle que les Blancs ne représentent que 13 % de la population de la Terre. Or, depuis cinq cents ans, ils dominent la planète.


Jean Ziegler est aussi l’auteur de Main basse sur l’Afrique, de Retournez les fusils ! Manuel de sociologie d’opposition, et de La Suisse, l’Or et les morts, révélant que les banques suisses avaient gardé les biens des Juifs disparus dans les camps de concentration. Des ouvrages qui lui ont valu attaques, saisies sur ses biens, et même une levée de son immunité parlementaire.


« Un million d’enfants au Bangladesh n’avaient qu’un repas convenable par jour, celui que leur servait le PAM à l’école. Faute de crédits, ils ne peuvent plus être nourris. Est-ce que les chefs d’État, comme Nicolas Sarkozy, qui se sont montrés si généreux avec les banquiers, se rendent compte de cela ? » analyse Jean Ziegler.

Un enfant de moins de dix ans meurt de faim toutes les cinq secondes La suite sur Actu Wiki 



 

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