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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:00
Austérité : les dépenses d’éducation par élève atteignent leur niveau le plus bas depuis quinze ans

Sur fond de réforme des collèges, quels sont les moyens alloués par élève pour assurer leur scolarité ? Selon le ministère de l’Éducation nationale, les dépenses par élèves ont augmenté de 500 euros en dix ans. Mais si l’on se penche en détail sur les chiffres fournis, le discours officiel peut être mis en doute. Une étude réalisée par le syndicat Force ouvrière montre au contraire que ces dépenses, en grande majorité assurées par l’Etat et les collectivité locales, diminuent. Pour le collège, la France consacrerait même moins d’argent par élève qu’il y a 15 ans. Priorité à la jeunesse ?

Le temps n’est plus aux restrictions budgétaires : la dépense par collégien aurait augmenté de près de 500 euros entre 2006 et 2013. C’est ce qu’affirme le ministère de l’Éducation nationale, alors que les syndicats ont manifesté ce 19 mai contre la réforme du collège proposée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qui a pourtant inscrit le texte au Journal officiel dès le lendemain. Des dépenses en augmentation ? Les chiffres du ministère eux-mêmes montrent pourtant le contraire.

La dépense moyenne par élève a chuté de 7% entre les années scolaires 2010-2011, alors que Luc Chatel (UMP) était ministre de l’Éducation nationale, et 2013-2014, sous son successeur Vincent Peillon (PS). C’est ce que révèle une analyse détaillée réalisée par le syndicat Force ouvrière, à partir des documents de synthèse publiés chaque année par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère. Ces dépenses moyennes par élève prennent en compte toutes les dépenses d’éducation : celles de l’État pour payer les enseignants, l’administration, la documentation pédagogique ou la médecine scolaire par exemple, celles des collectivités locales pour assurer l’entretien des établissement l’activité des cantines ou des transports scolaires, celles engagées par les ménages pour l’achat de fournitures liées à l’école [1]. État et collectivités assurent 84% des dépenses et les ménages 7,5%.

Loin des tendances à la hausse annoncées par le ministère, pour tout le second degré (collège et lycées), le niveau de dépense moyen par élève est aujourd’hui au plus bas depuis 2006. La baisse des dépenses par élève serait de 6% pour le collège et de 10% pour les lycées d’enseignement général et technologique, sur ces quatre dernières années. La suite sur BastaMag

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:04

Une compagnie pétrolière promouvant les gaz de schiste et pratiquant l’évasion fiscale est autorisée par les autorités éducatives à venir faire cours dans les écoles : une pratique courante, comme le révèle Reporterre.



Le lobbying ne se déroule pas que dans les couloirs des ministères, de l’Assemblée nationale, de la Commission de Bruxelles, voire au sein de l’Elysée. C’est aussi dans les écoles que les grandes entreprises parviennent à s’insinuer, proposant aux enseignants des "outils pédagogiques" pour les aider à remplir le programme éducatif. Mais elles reçoivent l’appui des autorités du ministère de l’Education, comme le prouve le document que nous publions et que nous a envoyé une lectrice scandalisée - elle-même enseignante - à l’adresse planete (at) reporterre.net.



Il s’agit d’une lettre envoyée à en-tête de la République française par le Directeur académique de l’Académie de Bordeaux aux chefs d’établissement du second degré et écoles primaires de son ressort. Il les invite à réserver un bon accueil à l’entreprise Total, dont les "collaborateurs" pourront intervenir dans les classes pour des cours d’1h30.



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"Tout comme les années précédentes" écrit-il, "dans le cadre du programme ’Planète Energies’ mis en place par le groupe Total en 2005, des collaborateurs de l’entreprise pourront intervenir dans les classes de CM1 à la Seconde, à la demande des enseignants, afin d’aborder la problématique énergétique."



Le directeur joint une présentation du programme Planète Energies, qui "propose des clés de compréhension sur toutes les énergies et leurs défis. Cette démarche pédagogique consiste à intervenir gratuitement dans des classes du CM1 à la 2e pour une durée d’1h30 environ afin de traiter de sujets en cohérence avec les programmes scolaires en vigueur :
- les énergies, renouvelables et fossiles
- la nécessité de limiter la consommation des énergies fossiles
- le développement des énergies renouvelables
- la découverte de l’entreprise TOTAL et de ses métiers pour les classes de 3e et de 2nde.



Nous fournissons aux professeurs et aux élèves de la documentation gratuite et adaptée au niveau de chaque classe. Nos animateurs (collaborateurs TOTAL) participent sur la base du volontariat et disposent du matériel informatique nécessaire."



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Il va de soi que l’information délivrée par une entreprise qui pratique l’évasion fiscale pour ne pas payer d’impôts en France, qui promeut le gaz de schiste et qui exploite les sables bitumineux en Alberta (Canada) a une vision neutre et désintéressée des questions d’énergie.



L’agro-industrie se pose en professeur d’agriculture

Total n’est pas seul à venir faire de la propagande (pardon, de l’enseignement "gratuit") dans les écoles de la République.

La chaîne de distribution E. Leclerc s’insinue elle aussi dans les écoles pour y faire de la publicité sous couvert de mener "des actions environnementales".

Les grandes cultures agro-industrielles viennent de leur côté meubler l’esprit des chères têtes blondes sous le sigle de "L’école des céréales", dont le site internet propose un "partenariat pédagogique" aux enseignants : La suite sur Reporterre

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 06:54

 

 

Sur 14 pays riches comparables, la France est au dernier rang en matière de dépense par élève au primaire, au 11e rang pour l’enseignement supérieur et au 7e pour le secondaire. Un choix de société. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.



Sur 14 pays de l’OCDE comparables, la France est au dernier rang en matière de dépense [1] par élève au primaire, au 11e rang pour l’enseignement supérieur et au 7e pour le secondaire (collèges et lycées), comme l’indique le rapport « Regards sur l’éducation 2013 », de l’organisation internationale. Pour comparer le niveau d’investissement scolaire de la France au reste des pays riches, la moyenne de l’ensemble de l’OCDE n’a pas de sens : on met ensemble la France, le Chili, la Turquie ou le Mexique. Nous n’avons donc gardé que les pays les plus peuplés et les plus riches de cet ensemble [2].


Si l’on observe la dépense d’éducation rapportée à la richesse nationale, la France arrive en 9e position sur 14, avec 6,3 % du Pib. C’est beaucoup moins qu’au Danemark (8 %) ou en Norvège (7,6 %), mais l’indicateur est peu significatif. Pour mesurer l’investissement du pays dans le domaine de l’éducation, il faut tenir compte du nombre d’élèves à chaque niveau. On peut tirer trois leçons des chiffres de l’OCDE (voir les tableaux dans l'article).


D’abord, le constat est désormais largement admis : l’enseignement primaire est très nettement sous doté en France. Notre pays consacre par an deux fois moins à un élève de primaire (6 600 dollars) que la Norvège (12 200). La France est bonne dernière de la liste, notamment parce que les enseignants à ce niveau sont les plus mal payés des pays riches. Dans certains pays, les enseignants disposent de davantage de personnels de soutien, comme c’est d’ailleurs le cas en maternelle en France. La prime de 400 euros qui sera versée par le gouvernement ne changera en rien la situation.


Ensuite, la France arrive en 11e position sur 14 pour les dépenses par élève dans l’enseignement supérieur. Elle ne devance que l’Italie, l’Autriche et l’Espagne. Un étudiant suédois coûte 30 % de plus qu’un étudiant français. Mais les écarts sont énormes en France entre les filières sélectives (IUT, BTS et grandes écoles principalement) et les autres où les étudiants sont entassés en nombre dans des amphithéâtres, ce qui fait baisser la moyenne. La suite sur Observatoire des inégalités

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 20:08

 

Les rectorats de plusieurs académies annoncent des suppressions de postes chez les assistants d’éducation (AED). Près de 2000 postes de surveillants devraient disparaître en septembre 2013. "Inacceptable", pour le SNES-FSU.

 

Un pas en avant, un pas en arrière. Le gouvernement avait créé 2000 postes d’AED, à la rentrée 2012. Pourtant, l’enveloppe budgétaire accordée aux établissements n'a pas augmenté en conséquence. Résultat : ce serait ainsi près de 2 000 postes que les recteurs de certaines académies envisageraient de supprimer sur l’ensemble du territoire. Un nouveau recul du gouvernement pour le syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU).

 

« Ces suppressions, si elles se confirmaient, aggraveraient la situation actuelle, explique Aude Lemoussu, responsable nationale du secteur AED au SNES-FSU. Le précédent gouvernement a déjà supprimé beaucoup de postes d’AED. Aujourd’hui les vies scolaires fonctionnent en flux tendu. Cette annonce touche l’ensemble de la communauté éducative, les enfants ne seront plus en sécurité dans leur établissement, il n’y aura bientôt plus personne pour intervenir en cas de bagarres ou de blessures ».

 

Et même deux pas en arrière

 

Lors de la rentrée 2013, les établissements du second degré devraient accueillir 35 000 nouveaux élèves. « C’est inacceptable, cela va dégrader le taux d’encadrement des élèves, François Hollande s’était engagé à créer des emplois d’AED, pas en détruire, ces annonces sont en totale contradiction avec les engagements, pris et renouvelés, par le président de la République et le ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon. C’est une politique incompréhensible » a déclaré Daniel Robin, co-secrétaire général du SNES-FSU. La suite sur l'Humanité

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 10:33

 

"Une entreprise ce n’est pas que des actionnaires, c’est un collectif, un projet humain, un savoir faire" insiste sur France Inter le co-président du Parti de gauche qui refuse d’être caricaturé. Il propose une critique vive des mesures de François Hollande exposées hier soir aux assises de l’entrepreneuriat.

 

C’est évidemment le cadeau fiscal accordé aux fonds d’investissements et autres « business angels » le plus désolant. Suite du mouvement dit des Pigeons. "Là on parle seulement du fait que des gens ayant pleuré de grosses larmes parce qu’ils estimaient qu’ils étaient taxés excessivement ont obtenu du chef de l’Etat une super niche Copé. "

Puis Jean-Luc Mélenchon se fait plus pédagogique. "Vous savez lorsqu’une entreprise vend ses actions, elle est taxée sur la plus-value qu’elle réalise. Du temps de monsieur Copé, il avait été décidé qu’elles ne le seraient plus autant qu’auparavant. Cela avait coûté 23 milliards. Et François Hollande a décidé qu’on allait encore baisser les prélèvements sur les plus-values lors des cessions d’actions d’entreprises, et je pense qu’il se trompe deux fois."

 

"D’abord les pigeons c’est eux qui nous prennent pour des pigeons"

 

"Premièrement parce qu’il donne une espèce de prime à l’argent qui rentre et qui sort. Vous et mois, quand on entend, jeune entreprise, start-up, on imagine le jeune patron ou la jeune patronne qui a trouvé une invention géniale et qui a réussi. Très bien, ça nous l’encourageons. Mais le plus souvent, ça a été fait avec des fonds qui sont arrivés de l’extérieur, des fonds d’investissements et c’est eux qui vont bénéficier principalement de cette décote de la taxation des plus-values lorsqu’ils vendront les actions de ces entreprises.

Il faut décourager l’argent vite placé qui rentre et qui sort. Deuxièmement, réduire l’entreprise à ça est une erreur."

 

L’entreprise à l’école ? Mais elle y est déjà La suite sur l'Humanité

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 07:33

 

Rythmes scolaires : pour les maires ruraux, la réforme conduit à un transfert de charges de l'Etat vers les collectivités

 

 

Les maires ruraux ont résumé leurs griefs contre la réforme des rythmes scolaires dans une motion intitulée "La refondation de l'école passe aussi par la réforme des rythmes scolaires : un défi national à relever". Le texte, adopté lors d'une Assemblée générale de l'Association des maires ruraux de France (AMRF) qui s'est tenue à Lyon les 23 et 24 mars, part du principe que la réforme des rythmes scolaires équivaut pour les maires ruraux à "un transfert de charges de l'Etat vers les collectivités".

 

Démonstration : "l'Education nationale est d'abord une obligation de l'Etat alors qu'au final, la réforme se traduira pour les élèves, par une heure de moins en présence des enseignants. En conséquence, il s'agit bien d'un transfert de charges de l'Etat vers les collectivités".

Implication directe : L'Etat doit financer ce transfert de charge.

"Une aide financière pérenne et juste"

 

Les maires ruraux n'en restent pas là. Selon eux, le financement de l'Etat doit se traduire par une "aide financière pérenne et juste, qui compense les écarts de moyens entre collectivités (DGF discriminatoire entre habitants des communes rurales et villes)". Pour abonder le fonds ministériel dédié, les maires ruraux remettent ainsi sur la table l'idée d'un mécanisme de péréquation en suggérant "qu'une part de la DGF supérieure des villes soit attribuée à la DGF des communes rurales". C'est selon eux une question d'égalité des enfants devant l'école de la République : pour "qu'un écolier rural soit aussi bien considéré par l'Etat qu'un écolier urbain en termes de dotations". Pour les même raisons, les maires ruraux demandent que le soutien financier de l'Etat soit suffisant pour permettre la gratuité des activités périscolaires. Activités périscolaires de qualité s'entend, l'idée n'étant évidemment pas de "faire de la garderie".

 

Les maires ruraux ont par ailleurs bien conscience que demander la pérennité de l'aide de l'Etat implique d' "ouvrir le dossier aujourd'hui obsolète du partage des responsabilités entre l'Etat et les collectivités dans le domaine scolaire". Un bon sujet qui trouverait logiquement sa place dans le débat sur l'acte III de la décentralisation… La suite sur Localtis 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 22:19

 

 

Il y a quelques jours lors d’un déplacement dans la Marne, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, faisait la promotion des emplois d’avenir professeur (EAP). Par la même occasion, il se félicitait de la signature de près de 2500 contrats depuis le lancement du dispositif mi-janvier. Ces emplois ont vocation à « faciliter l’insertion professionnelle et la promotion sociale des jeunes (boursiers) dans les métiers du professorat ». Ayant fait parti de la toute première génération d’étudiants à subir la masterisation, je m’intéresse bien évidemment aux évolutions qui pourraient être apportées à la formation des enseignants. Par ailleurs, entant que militant au Parti de gauche (et donc au Front de gauche), je ne peux que soutenir tout dispositif qui permettrait de lutter contre le déterminisme social. Cependant, tels qu’ils sont aujourd’hui présentés, les EAP n’apparaissent pas comme un dispositif pertinent pour former les futurs enseignants et permettre aux jeunes issus des milieux populaires et des quartiers d’entrer dans ce métier. Pire, à travers la flexibilité du temps de travail ou encore la mise en place de contrats de droit privé, ils participent à la dégradation de la notion de service public d’éducation.

 

L’emploi d’avenir professeur, un emploi flexible

 

Les emplois d’avenir professeur sont destinés « aux étudiants boursiers sur critères sociaux inscrits en deuxième année de licence ou, le cas échéant en troisième année de licence ou en première année de master, âgés de vingt-cinq ans au plus et se destinant aux métiers de l’enseignement ».

 

Les EAP sont des emplois à temps partiel pour « une durée hebdomadaire de 12 heures en moyenne ». En moyenne…, ce qui veut donc dire que le temps de travail de l’étudiant signant ce type de contrat sera flexible selon les besoins. Sous des airs vertueux se cache donc en réalité la volonté d’accentuer la flexibilité du temps de travail dans le service public.

 

Pire, bien que participant à « l’exécution du service public de l’éducation nationale », l’étudiant s’engageant dans un EAP signera un contrat de droit privé. Il ne bénéficiera donc pas des mêmes droits que ses collègues. En cas d’arrêt maladie, il sera par exemple soumis à la législation du privé concernant le jour de carence (trois jours dans le privé tandis que dans le public le jour de carence mis en place sous Sarkozy sera bientôt abrogé).

 

L’emploi d’avenir professeur est un contrat d’un an renouvelable seulement deux fois. Par ailleurs, en cas de renouvellement de son contrat, l’étudiant peut être contraint de changer d’affection. Là encore c’est l’instabilité qui règne. Aucune assurance d’avoir un poste à chaque rentrée, ni même, malgré un renouvellement, de rester dans l’établissement dans lequel on a travaillé pendant un an et noué des relations. Concernant les éventuels redoublants, le contrat n’étant renouvelable que deux fois, il ne leur sera par permis de profiter du dispositif jusqu’à l’obtention du concours…

 

Concernant le salaire, l’étudiant sera rémunéré sur la base du SMIC horaire soit 490,36 euros bruts (versé durant les douze mois du contrat). Ne bénéficie en réalité de la bourse de service public que les étudiants « qui en font la demande » et qui « s’engagent à préparer et à se présenter aux concours de recrutement d’enseignants du premier ou du second degré ». On peut donc très bien s’engager dans un EAP sans nécessairement se présenter à un concours. Ce dispositif n’est donc en rien un dispositif de pré-recrutement d’enseignants comme voudrait le faire croire le gouvernement.

 

Des missions floues qui laissent libre cours à toutes les interprétations La suite sur Matthieu Lépine 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:47

 

 

L’enseignement professionnel paie cher la survalorisation des disciplines académiques et la dévalorisation des savoirs appliqués au sein du système éducatif français. L’opinion de Vincent Troger, sociologue de l’éducation.



Le 28 septembre 2012, le journal Le Monde consacrait son éditorial aux bacheliers professionnels. C’était sans doute la première fois que les élèves de lycées professionnels avaient ainsi les honneurs d’une première page du quotidien de référence français. Mais l’éditorial s’intitulait « La triste histoire des bacs professionnels » et l’auteur y déplorait l’échec des bacheliers professionnels qui tentent leur chance à l’université. Cet épisode illustre à lui seul la place que ceux qui ont accès à la parole publique, (journalistes, experts, universitaires, politiques), réservent en général aux lycées professionnels et à leurs élèves.


Lorsque deux heures d’histoire disparaissent du programme de terminale S, l’événement fait la Une de nombreux médias et provoque une polémique nationale. Lorsqu’en 2009 le cursus du baccalauréat professionnel est réduit de quatre à trois ans, ce qui constitue pour 700.000 jeunes, soit un tiers des lycéens français, une transformation majeure de leur scolarité avec de forts enjeux pour leur insertion professionnelle et leurs poursuites d’études, les médias n’en parlent qu’à travers les manifestations de protestation des enseignants ou les conséquences négatives de l’arrivée des bacheliers professionnels dans les premiers cycles universitaires. Autrement dit, les lycées professionnels et leurs élèves n’accèdent que très rarement à une visibilité sociale et médiatique, et lorsque c’est le cas, c’est souvent sur le mode de la déploration ou du misérabilisme.


Une première explication de cette tendance à l’occultation ou à la dévalorisation de l’enseignement professionnel relève presque de l’évidence. Les lycées professionnels préparent à des diplômes (CAP, BEP, Bac professionnel) qui correspondent aux emplois d’ouvriers ou d’employés qualifiés. Or, outre que ces emplois occupent une place subalterne dans la hiérarchie sociale contemporaine, ils souffrent aussi de deux maux qui nuisent fortement à l’attractivité de la filière professionnelle. D’une part, ce sont les emplois les plus exposés au chômage. D’autre part, compte tenu de la concurrence des diplômés que l’enseignement supérieur fournit désormais en grand nombre, il est devenu très difficile, dans le privé comme dans le public, de construire une carrière par promotion interne à partir d’un emploi subalterne. Les familles, y compris populaires, craignent donc que si leurs enfants choisissent l’enseignement professionnel, ils s’enferment durablement dans une situation socioprofessionnelle inférieure et fragile. D’où une orientation vers l’enseignement professionnel qui s’opère pour l’essentiel par défaut, lorsque les résultats au collège sont insuffisants pour permettre l’accès à l’enseignement général. Ne font exceptions que quelques spécialités qui disposent pour diverses raisons d’une bonne reconnaissance du public (hôtellerie-restauration, système électronique numérique, mécanique moto...).


Les élèves des lycées professionnels sont donc majoritairement les enfants de l’échec scolaire : 60% d’entre eux ont redoublé au moins une fois à l’école élémentaire ou au collège. Et comme l’échec scolaire touche prioritairement les enfants des milieux populaires, ces derniers sont très majoritaires dans les LP. Ce qui, dans les banlieues de certaines grandes métropoles, là où les classes populaires comprennent une part importante de populations d’origine étrangère, se double d’une présence très majoritaire d’enfants de l’immigration. Or comme l’a souligné le sociologue Aziz Jellab, cette ethnicisation des LP en accentue la dévalorisation puisqu’elle rend physiquement visible l’origine des élèves et leur donne le sentiment d’être doublement stigmatisés : par leur orientation et par leurs origines ethniques. Enfin, il est évidemment très rare que celles et ceux qui ont accès à la parole publique soient issus des lycées professionnels ou que leurs enfants y soient scolarisés. Tout concourt donc à ce que les LP constituent la part d’ombre de notre enseignement secondaire.


Mais à ces logiques socio-économiques externes au système éducatif, s’ajoutent aussi les effets d’une hiérarchisation symbolique interne, d’un rapport de domination propre au champ académique, pour parler comme le sociologue Pierre Bourdieu. Pour comprendre ce mécanisme, il faut faire un peu d’histoire et remonter aux étapes de la constitution du collège unique. En effet, à deux reprises, en 1975 et en 1989, la question du modèle pédagogique adapté à l’accueil de la totalité de la population scolaire au collège a été posée. Deux solutions étaient possibles. La première consistait à prolonger les principes d’organisation de ce que la troisième République avait appelé les « cours complémentaires » : après l’école primaire, les élèves lauréats du certificat d’études pouvaient prolonger leurs scolarité dans ces établissements, où enseignaient des instituteurs bivalents (français-histoire, maths-sciences, français-anglais) dans le cadre de programmes qui approfondissaient les acquis de l’école primaire, initiaient très progressivement aux études secondaires et comprenaient également des enseignements pré-professionnels. Par ailleurs, une autre partie des élèves, souvent issus des couches les plus favorisées, entraient directement le secondaire.La suite sur Observatoire des inégalités

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 21:04

 

 

Après une dizaine d’années de réformes (pacte de la recherche en 2004, création de l’A.N.R et de l’A.E.R.E.S en 2006, loi L.R.U. en 2007, réforme des formations à l’enseignement – dite « mastérisation » – en 2008) imposées par les gouvernements successifs avec le soutien de la C.P.U mais contre l’avis de la majorité de la communauté universitaire, le gouvernement actuel a tenté de donner le spectacle de l’écoute et de la consultation lors des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche tenues à l’automne 2012. Les discours officiels ont même été jusqu’à pointer les défauts de démocratie au sein des nouvelles structures, les vices de la recherche sur projets, la faillite annoncée de la formation des enseignants (F.D.E), le gouffre abyssal de la question financière, l’illégitimité des formes de l’évaluation.


Pourtant, face à une « consultation » très contrôlée et très verrouillée, face aux nominations ministérielles qui avaient déjà largement récompensé celles et ceux qui avaient le mieux accompagné les réformes, et face aux refus du ministère de prendre les mesures d’urgence qui s’imposaient, c’est sans illusion que SLU a participé à ces Assises, tout au moins au niveau « national », le seul qui convienne à une politique universitaire de service public.


Aujourd’hui, le nouveau projet de loi, qu’il faut lire avec le rapport Le Déaut pour en comprendre les termes et les principes, dépasse toutes les craintes que nous pouvions avoir, d’autant plus qu’il s’agit comme nous l’ont dit MM. Fontanille et Houzel (lors de notre audition au M.E.S.R. le 31 janvier 2013), d’une « loi normale » qui n’est pas adossée à une loi de « de programmation » budgétaire. Non seulement ce projet de loi ne corrige pas, ne remédie pas, n’entend rien, mais il renforce encore les dispositifs législatifs qui ont conduit à la situation actuelle de faillite financière qui frappe la moitié des universités françaises, comme le montre notre comparatif point à point avec la L.R.U .

  • Les articles qui forment le socle de la loi L.R.U et des R.C.E. (Responsabilités et Compétences Élargies) sont reconduits et le principe de la dotation globale des établissements est consolidé : les budgets dédiés à l’emploi, aux formations voire aux crédits de recherche restent donc les seules variables d’ajustement budgétaire dans les universités, instaurant structurellement la précarisation des formations et des personnels.

  • Les articles de la loi L.R.U concentrant le pouvoir décisionnaire aux mains du président d’université et du C.A. ne sont amendés que sur des points mineurs, puisque tous deux gardent le contrôle du budget, c’est-à-dire des choix en matière de formation, de recherche et d’emplois. Si une procédure d’impeachment contre le président d’université est créée, l’ensemble de ses pouvoirs est prorogé sans modification. Si le projet de loi supprime la prime majoritaire pour la liste arrivée en tête aux élections des représentants du personnel au C.A., la participation des membres nommés à l’élection du présidentest un facteur nouveau d’affaiblissement des représentants élus de la communauté universitaire. Quant au Conseil académique (fusion éventuelle des C.S. et des C.E.V.U.), son rôle demeure très largement consultatif : pire, un fonctionnement mandarinal est renforcé puisque les professeurs y seront davantage représentés que les maîtres de conférences.

  • Plus grave, l’introduction, pour les universités non « fusionnées », de l’adhésion obligatoire à une « communauté d’universités » qui deviendrait le seul interlocuteur du gouvernement dans la mise en place des contrats quinquennaux : le gouvernement réel des pôles universitaires est donc confié à des instances composées majoritairement de membres nommés ou cooptés par les conseils.

  • Le décret statutaire de 2009 sur les enseignants-chercheurs, au cœur de la mobilisation, est entièrement reconduit sans modification. La suite sur Respublica 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 16:30

 

 

La génération Erasmus, dernier espoir de l’Europe

 

Ne comptez pas sur les dirigeants de l’UE pour sortir de la crise. L’avenir sera construit par la jeunesse que ceux-ci ont oubliée, écrit le philosophe polonais Jarosław Makowski, alors que Bruxelles cherche des financements pour permettre au programme d’échange d’étudiants de survivre aux coupes budgétaires.


Jusqu'à présent, les sociologues ont mis l’accent sur la soit-disant "génération perdue". Les politiciens étaient réticents à l’idée d’utiliser cette formule, jusqu’à ce que Mario Monti, le Premier ministre italien, brise le silence. Ainsi, il a simplement déclaré à ses jeunes compatriotes: "Vous êtes la génération perdue".  Et plus précisément: "La triste vérité est que le message d'espoir -- en termes de transformation et d'amélioration du système dans son ensemble -- ne pourra être adressé à des jeunes gens que dans quelques années".


Les mêmes phrases pourraient tout autant être prononcées par la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron. Monti a ouvert la voie. Ainsi, d'ici peu, nos dirigeants vont allègrement proclamer la "bonne nouvelle", appelant les jeunes à oublier la vie dont ont pu jouir leurs parents. Disons les choses clairement: la responsabilité de la crise que traverse l'Europe incombe aux élites politiques et intellectuelles actuelles, à cette génération de dirigeants qui a grandi dans un "palais de cristal".


Mais cette existence protégée, au cours de laquelle ils ont pu jouir de la prospérité et de la sécurité, n’est pas leur oeuvre. Hier, Schröder et Blair, aujourd'hui Merkel, tous l'ont reçue en héritage de leurs prédécesseurs. Ils n’ont su être rien de plus qu’une efficace "coopérative de consommateurs", pour reprendre l’expression de Zygmunt Bauman, absorbant le travail des autres et se prélassant de leur succès.


La génération qui a créé l'Europe a été profondément marquée par une Histoire tragique, incarnée par Auschwitz. Les pères fondateurs de l'Union, Konrad Adenauer, Robert Schuman et Alcide De Gasperi, avaient compris que la seule manière de construire quelque chose de bon et de durable, c’était d'agir ensemble. La solidarité européenne s'est avérée être une bénédiction.

Pas de profit, mais le développement durable

Les élites dirigeantes actuelles ont vécu, elles, dans un tout autre contexte – celui de la sécurité, de la paix et d'une amélioration constante de la qualité du niveau de vie des sociétés dans leur ensemble. Cela fut le résultat de la construction de l'État providence raisonnable.


Comment est-il possible qu'après ce spectaculaire succès européen, nous nous retrouvons aujourd'hui face à la probabilité d'un vrai désastre européen ? Ce qui nous y a conduit est la conviction partagée par nos élites d'avoir hérité l'Union de leurs ancêtres, alors qu’en réalité ils l’ont empruntée à leurs enfants. L'état d'esprit pourrait être résumé ainsi : "Profitons au maximum du moment présent, parce que d'une minute à l'autre, l'Union européenne peut être réduite en cendres."


Quel est le plus gros et le plus brûlant problème de l'Europe contemporaine ? Nous le voyons aujourd'hui dans les rues et sur les places de nos villes. "Nous avons le droit de vote, mais nous n'avons pas de travail" – crient des jeunes chômeurs. "Nous avons la démocratie, mais nous n'avons pas de pain, ni de logement".


Voici le précariat qui grandit sous nos yeux. Qui le compose ?  "En fait, tout le monde", répond clairement et justement Guy Standing, auteur de "Précariat. Une nouvelle classe dangereuse".  Son noyau dur est formé par des jeunes gens.


La seule chose qu'ils entendent de la bouche de leurs dirigeants, c'est qu'ils font partie d'une "génération perdue" dans une Union menacée par l'effondrement. Le précariat, écrit Standing, se heurte actuellement aux "quatre A": la colère (anger), l'anomie (anomy), l'anxiété (anxiety), et l'aliénation (alienation). A quoi mène une telle atmosphère sociale ? Aux "citoyens en colère" que nous avons vus à l'oeuvre l'été dernier dans les rues de Londres. Ce sont ces "nouveaux pauvres", qui n'ont rien à voir avec des traditionnels sans-abris. C'est une génération avec pour seule perspective le chômage de longue durée, ou une résignation à enchaîner des petits boulots, bien en dessous de leurs qualifications et leurs ambitions. Et cette situation les met en rage et en colère.


La question qui se pose à nous aujourd'hui est la suivante : comment transformer la colère en courage ? Tout d'abord, n'oublions pas que le courage de la pensée découle d'une vision courageuse. Alors disons fermement: "N'ayons pas peur de notre haine". Elle est tout à fait justifiée compte tenu de la situation. A une seule condition toutefois: notre colère, notre révolte, et, finalement, notre haine, ne doivent pas être dirigées contre autrui. S'en prendre à mon voisin, ce serait comme vouloir éteindre le feu avec de l'essence.


Notre monde deviendrait un enfer absolu. La haine et la colère qu’actuellement des millions de jeunes Européens portent dans leurs cœurs, doivent être dirigées contre l'indifférence. Aujourd'hui, notre impératif catégorique est celui là : "Je déteste mon indifférence." Claus Leggewie écrit dans son célèbre livre "Mut statt Wut" ("Courage, au lieu de la colère"): "de grands changements demandent cependant de l'imagination constructive et de l'initiative."


Qui sera à la hauteur pour montrer la nouvelle direction d'une Europe unie, suivant non pas l'égoïsme, mais la solidarité, non pas la compétition mortelle, mais la coopération, non pas le profit, mais le développement durable ?  

Nous pouvons d'ores et déjà affirmer avec certitude qui ne saura pas le faire, tant pour des raisons morales, intellectuelles que spirituelles. En effet, cette révolution ne sera pas conduite par les dirigeants de l'Europe. Ceux-là, depuis deux ans, sauvent tellement bien l'Union que celle-ci ne sera bientôt plus qu'un souvenir. Non seulement les leaders politiques n'apportent pas de solution aux problèmes de l'Union, mais ils en sont la source. Demander à Merkel ou à Hollande de nous sortir de cette crise, c'est comme demander à un aveugle de disserter sur des tableaux impressionnistes.

Une crise d'espérance. ParJarosław Makowski la suite sur PressEurop

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