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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 08:46
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 12:35

R Badinter cite Kofi Annan en 2004, lors des attentas de Marid : « Porter atteinte aux droits de l’homme ne saurait contribuer à la lutte contre le terrorisme, au contraire cela permet aux terroristes d’atteindre plus facilement leur objet en donnant l’impression que la morale est passée dans leur camp, et surtout en suscitant la haine et la méfiance précisément chez ceux parmi lesquels les terroristes sont susceptibles de trouver de nouvelles recrues »

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:42
Sur le terrorisme, l'expertise du juge Marc Trévidic

Vous aviez prédit en septembre un attentat de masse. Que faut-il faire maintenant ?
Nous avons besoin de bras, dans le renseignement, la justice, la police, mais pas de lois supplémentaires. C’est un mal français. À chaque attentat, on fait une loi. Qui ne sert à rien. Il faut fluidifier le passage du renseignement vers le judiciaire à propos d’individus dangereux pour qu’on cherche des preuves contre eux et qu’on les arrête. Quand vous avez un tel potentiel de personnes radicalisées, il faut se mettre à niveau.

Laurent Wauquiez (LR) exige la création de centre de rétention pour djihadistes présumés. Qu’en pensez-vous ?
Ça n’a aucun sens. Et puis notre constitution ne l’autoriserait pas. Ou alors on crée des Guantanamo en France. Non, ce n’est pas la solution.

Vous critiquez le regroupement des radicaux dans les prisons...
Si vous faites cela, vous décidez qu’ils resteront salafistes. C’est l’inverse de la déradicalisation. Je ne sais pas à quoi on joue en France sur le sujet.

Source Laurent Muchielli

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:41
Au nom des victimes, la surenchère sécuritaire de politiciens en campagne

A la suite des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, François Hollande a fait part de sa volonté de modifier la Constitution "pour permettre aux pouvoirs publics d'agir contre le terrorisme de guerre".

Ce mercredi, le gouvernement a annoncé les principales mesures du projet de loi de prolongation et de réforme de l'état d'urgence.

Les propositions fusent de partout, toutes plus radicales les unes que les autres. Nous sommes entrés dans une surenchère qui dépasse totalement l'urgence de la situation et le soutien que chacun doit apporter aux forces de sécurité dans la traque des assassins.

C'est un pouvoir dit de gauche qui en vient à reprendre à son compte des propositions de l'extrême droite qu'il dénonçait il y a encore 8 jours. C'est un pouvoir dit de gauche qui voudrait réformer la Constitution de la Vème République pour un motif sécuritaire, ce qui serait un précédent extrêmement dangereux dont François Hollande porterait la lourde responsabilité historique.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:53

 

 

« La violence » constitue une catégorie omniprésente du débat public, suscitant indignations médiatiques, rodomontades politiciennes et inquiétudes citoyennes. Il s’agit pourtant d’une catégorie normative et non descriptive. « La violence », c’est ce qui n’est « pas bien ». Mais sur le plan empirique, c’est surtout un vaste fourre-tout dans lequel on mélange des choses qui n’ont rien à voir, de l’insulte à l’acte terroriste, en passant par les émeutes, les bagarres de jeunes, les violences conjugales, les viols et agressions sexuelles, les échanges de coups entre voisins, les règlements de compte meurtriers entre malfaiteurs, etc. A travers ces amalgames, « la violence » devient un risque majeur et parfois une peur présente dans la vie quotidienne des personnes les plus fragiles et donc les plus sensibles au « sentiment d’insécurité ».

 

A distance de ces représentations, de ces amalgames et de ces peurs, on va ici poser deux questions simples et concrètes : le risque d’être agressé d’une façon ou d’une autre, pour une raison ou une autre, constitue-t-il un risque majeur de la vie quotidienne ? Et quelle place a ce risque parmi tous ceux qui peuvent porter atteinte à notre intégrité physique dans cette même vie quotidienne ? Source Laurent Mucchielli

 

Lirela suite de cet article sur le site de l'ORDCS

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:20

 

Quand les communes recourent à la sécurité privée sur la voie publique…

 

Certaines communes ont recours à des agents privés sur la voie publique, en particulier lors des festivités organisées à la belle saison. Les entorses au cadre légal sont, dès lors, courantes. Reportage.

Cet été a été bien chaud au goût de Jacques (1), dans tous les sens du terme. Le thermomètre est monté haut dans son Sud-Ouest, excitant les esprits alcoolisés lors des célèbres férias. Des esprits si échauffés que les armes sont sorties, parfois, comme à Bayonne fin juillet. De quoi inquiéter ce dirigeant d’une petite entreprise de sécurité privée appelé à la rescousse sur ces événements tout au long de la saison.


Chaque année, 630 autorisations exceptionnelles pour intervenir sur la voie publique sont délivrées, comme le veut l’article L613-1 du livre VI du code de la sécurité intérieure (CSI) régissant la profession. Celui-ci stipule que les agents « ne peuvent exercer leurs fonctions qu’à l’intérieur des bâtiments ou dans la limite des lieux dont ils ont la garde. 
A titre exceptionnel, ils peuvent être autorisés, par le représentant de l’Etat dans le département ou, à Paris, par le préfet de police, à exercer sur la voie publique des missions, même itinérantes, de surveillance contre les vols, dégradations et effractions visant les biens dont ils ont la garde. »


La présence sur la voie publique ne vise donc pas la sécurité des personnes, qui reste l’apanage des forces régaliennes.

Des chiffres à relativiser - Comme le signale le chercheur Frédéric Ocqueteau dans son étude Genèse et premiers pas du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS), même la Délégation interministérielle à la sécurité (DISP) qui fournit ce chiffre le trouve très bas, « ce qui la conduit à soupçonner des pratiques largement illégales de non déclarations ».


A titre d’exemple, la préfecture des Landes nous a indiqué délivrer une dizaine d’autorisations par an, alors que le département compte 300 jours de fêtes.


Ces omissions ne sont pas forcément volontaires. « Certaines municipalités n’ont pas d’autorisation préfectorale par manque de temps, précise Jacques. J’ai aussi eu le cas d’une secrétaire qui n’en voyait pas l’intérêt, elle me disait qu’ils ne l’avaient jamais fait ». « La déclaration est une procédure lourde, les communes ne se sentent pas dans l’illégalité, c’est juste une fête pour elles. Les préfecture seraient débordées sinon », poursuit Georges, un confrère (2). Certaines subterfuges sont utilisés pour contourner la loi, indique Jacques : « toute la ville est déclarée en ERP (établissement recevant du public). »


Maintien de l’ordre -  Autre exemple de petit arrangement : « Le contrat indique que je dois surveiller trois sites éparpillés dans la ville, détaille Georges. Officieusement, le trajet pour relier l’un à l’autre sert à surveiller la voie publique, l’agent de sécurité privée fait dès lors le rondier en remplacement de la police municipale. Les communes en sont très friandes. » Plus encore, il a été « sermonné pour ne pas avoir signalé un attroupement en appelant le 17 ». La raison de ces entorses de la part des collectivités est économique : « Les effectifs sont réduits, ils ont fermé un des deux commissariats proches, celui qui reste n’a qu’un seul permanent. »


C’est d’autant plus illégal que ces agents de sécurité privée sont amenés à surveiller des personnes. « On fait clairement du maintien de l’ordre, tranche Jacques. La police municipale ne travaille pas la nuit et l’été les agents posent leurs congés. Ce n’est pas évident pour ces communes de faire face à l’afflux de touristes. »


Entre prévention et intervention, la frontière est floue, comme on s’en rend compte devant l’énumération de son quotidien : « Nous faisons des rondes dans le vieux quartier et à la plage. Lorsque des gens boivent à la bouteille, on leur fait jeter, on fait de la prévention sur les débordements et les vols, en cas de problème, on appelle la police ou les secours. On fait aussi la fermeture des bars et des boites de nuit, avec les difficultés que cela suppose. La zone d’intervention est bien définie par la loi : crime flagrant ou flagrant délit et assistance à personne en danger. » La suite surLa Gazette des Communes

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:31

 

 

La construction des classes dangereuses

 

Officialisé en 1997 par le premier ministre Jospin et son ministre de l’intérieur Chevènement, un consensus droite-gauche (sans parler des grands médias) s’est installé sur « l’explosion de la violence chez les jeunes de banlieue » et sur le « laxisme de la justice » face à cette violence, ou du moins sur son « inadaptation » aux nouvelles générations de délinquants. Plutôt que de dénoncer au coup par coup les lois et les politiques publiques de plus en plus brutales qui sont mises en place au nom de ce discours, il vaut mieux prendre le problème à la racine et déconstruire ce qu’il faut bien appeler le mythe de l’insécurité. Il est en effet crucial de ne pas céder sur ce point : l’insécurité telle qu’elle est problématisée dans le débat public est un mythe. Il est indispensable de ne pas rallier, comme l’ensemble de la classe politique l’a déjà fait de longue date sur « le problème de l’immigration » [1], le postulat faussement « réaliste » selon lequel « le problème de l’insécurité » est une « vraie question » – ce qui nous condamne à ne critiquer que les « réponses » les plus ostensiblement « antirépublicaines » des démagogues qui nous gouvernent. Il faut enfin résister au discours d’intimidation désormais omniprésent selon lequel quiconque met en doute la réalité des diagnostics catastrophistes est nécessairement « angélique », coupé des réalités en général et des classes populaires en particulier.

 

Car le « problème de l’insécurité » est bel et bien un mythe, même si – comme tout mythe – il mobilise des éléments de vérité, en particulier des faits divers dramatiques : ce qui est est mensonger est la manière dont ces faits divers sont présentés, mis en scène, coupés de leur contexte et réinterprétés. C’est ce que s’efforcent de montrer les sept remarques qui suivent.


1. Le mythe des chiffres qui « parlent d’eux mêmes » [2].

La thèse selon laquelle la « violence des jeunes » connaît une expansion sans précédent, justifiant une « adaptation » de la réponse politique dans le sens d’une plus grande « fermeté », se fonde en grande partie sur une instrumentalisation des chiffres de la délinquance. Or, les chiffres ne parlent jamais d’eux-mêmes. Ils demandent à être interprétés, et surtout lus de manière critique, en s’interrogeant notamment sur leur mode de fabrication. Car on l’oublie souvent : les chiffres publiés et abondamment commentés chaque année sont des chiffres produits par la police et la Justice, qui reflètent donc au moins autant la réalité de l’activité policière que celle des faits de délinquance. En effet, plus les forces de police sont mobilisées sur une forme particulière de délinquance, plus elles contrôlent, plus elles interpellent, et plus elles enregistrent une part importante de la réalité. Parmi les exemples les plus parlants, on peut évoquer le cas du viol, des violences sexuelles incestueuses ou plus largement des violences sur enfant qui ont lieu essentiellement dans l’espace familial. Si les chiffres ne cessent d’augmenter, c’est avant tout parce que ces formes de violence n’étaient quasiment pas enregistrées il y a quelques décennies, puisque la police – mais aussi l’ensemble de la « société civile » – n’en faisait pas une préoccupation importante.


Il en va de même pour toutes les formes de délinquance : c’est avant tout la focalisation du débat public et de l’activité policière sur la délinquance de rue qui fait augmenter les chiffres de la petite délinquance en général et de la délinquance des mineurs en particulier. Un exemple illustre parfaitement cet effet d’optique que peuvent produire les statistiques : celui de l’outrage à agent. Les outrages à agent sont en effet l’une des infractions qui contribue le plus à faire augmenter les chiffres de la délinquance. Il est certes probable que les tensions, les conflits et donc les échanges de « mots » avec les forces de police soient réellement en augmentation (pour des raisons sur lesquelles il faudra revenir), mais il faut également souligner


- d’une part que la « susceptibilité » des agents de police augmente elle aussi, et que le seuil au-delà duquel un mot de travers devient un « outrage » semble de plus en plus bas ;

- d’autre part que les situations propices au conflit et à « l’outrage » sont artificiellement créées par la multiplication, ces dernières années, des contrôles d’identité ou des opérations « coup de poing » dans des situations où aucune infraction n’a été commise.


Les tribunaux voient de ce fait défiler des jeunes qui n’avaient commis aucun délit avant l’intervention de la police, et que cette intervention a amenés à commettre un « outrage » [3].


Mais l’exemple le plus frappant est sans doute celui de la « toxicomanie ». Les infractions liées à l’usage, à la cession ou au trafic de stupéfiants sont en effet les infractions qui font le plus gonfler les chiffres de la délinquance. Or, comme le rappelle Laurent Mucchielli, lorsqu’on regarde de près les données enregistrées dont on dispose, on s’aperçoit qu’il s’agit dans la quasi-totalité des cas de faits ayant trait à la consommation ou à la vente de petites quantités de drogues douces (cannabis ou herbe essentiellement). Ces infractions qui font tellement gonfler les chiffres correspondent par conséquent à des comportements dont on sait par ailleurs, par des enquêtes sociologiques, qu’ils sont depuis les dernières décennies en train de se banaliser et qu’ils concernent une minorité de plus en plus importante, et cela dans tous les milieux sociaux.


Or, il est une autre information que nous donne la lecture des chiffres de la délinquance : c’est que les personnes mises en cause pour possession de petites quantités de drogues douces sont quasi-exclusivement des personnes jeunes, de sexe masculin et issues des classes populaires. On le voit : au lieu de « laisser parler d’eux même » les chiffres, au lieu plutôt de leur faire dire ce qu’ils ne disent pas (« les jeunes sont devenus des sauvages »), on peut en tirer quelques enseignements précieux – mais cela suppose qu’on tienne compte des biais et qu’on croise les chiffres de la police ou de la justice avec d’autres données – et ce qu’on découvre alors, dans le cas de la « toxicomanie », c’est qu’un comportement comme la consommation et la revente de drogue douce, également répandu dans tous les milieux sociaux, ne mène devant les tribunaux qu’une petite partie des personnes concernées : les « jeunes des banlieues ». Ce qu’on découvre, en d’autres termes, c’est que nous avons bien affaire, en la matière, à une justice de classe.


S’interroger ainsi sur la genèse des chiffres, et sur les chiffres comme indicateurs d’un choix politique, nous amène finalement à découvrir une autre omission : lorsqu’on assimile la réalité de la délinquance à la seule délinquance enregistrée, on occulte du même coup la partie non-enregistrée ou sous-enregistrée de la délinquance et de la violence. En effet, partout où l’investissement de la police et de la Justice est nul, faible ou en baisse, les chiffres sont par la force des choses nuls, faibles ou en baisse : la délinquance patronale par exemple (et notamment le non-respect du code du travail) est de moins en moins contrôlée, et moins de 1% des infractions constatées par les inspecteurs du travail aboutissent à des condamnations en justice – avec, qui-plus-est, des condamnations dérisoires.


Il en va de même pour ce qui concerne la discrimination raciste à l’embauche ou au logement : aucune augmentation spectaculaire ne peut être constatée si l’on se réfère aux données du ministère de la Justice (on reste depuis de nombreuses années à moins d’une dizaine de condamnations par an), pour la simple raison qu’aucune volonté politique, et par conséquent aucun investissement policier ou judiciaire, n’existe en la matière. Il existe pourtant une multitude d’indicateurs, autres que policiers ou judiciaires, qui permettent d’affirmer que la discrimination est une forme de délinquance particulièrement répandue [4]. Quant à la violence de la chose, et sa gravité, elle n’est pas à démontrer. Mais de cette violence-là, peu d’élus se préoccupent.


2. « La violence » : une catégorie d’amalgame

Une règle élémentaire de méthode veut qu’on commence toujours par définir les termes qu’on utilise. C’est précisément ce que se gardent bien de faire les journalistes et les élus qui partent en croisade contre les « violences urbaines » et « l’insécurité ». Ces derniers font en effet comme si le sens des mots violence, délinquance et insécurité allait de soi, comme si ces mots étaient interchangeables et comme s’ils étaient tous synonymes de : jeune homme basané vêtu d’une casquette insultant une vieille dame avant de lui voler son sac...


Or, violence n’est pas synonyme de délinquance :


- il existe des formes de délinquance qui sont peu ou pas du tout violentes, et ce sont justement celles-là qui contribuent à faire augmenter le chiffre global de la délinquance (l’outrage à agent, par exemple, ne peut pas sérieusement être considéré comme un acte très violent, et la consommation de cannabis encore moins) ;

- inversement, les formes de délinquance les plus violentes, comme les homicides volontaires, ne sont pas en hausse (ils stagnent autour de 600 cas par an – soit : pas plus que les décès causés par des accidents de travail, et dix à vingt fois moins que les décès par accident de la route ou par suicide), pas plus que les homicides volontaires commis par des mineurs (autour de trente cas par ans) ou que les homicides commis contre des policiers.


Par ailleurs, il y a des formes diverses de violence, plus ou moins graves, et plus ou moins légitimes. Quoi de commun entre un vol à l’arraché, une injure, une gifle, un meurtre, un viol, et une émeute consécutive à une « bavure » policière ? Quel intérêt, pour la compréhension de ces phénomènes, de les ranger tous sous la même catégorie générique ? Aucun. Le seul intérêt de cette catégorie d’amalgame est qu’elle permet d’imposer sans le dire une thèse implicite : la thèse selon laquelle il existe une réalité homogène, « la violence », qui commence dès le premier mot de travers, dès la première « incivilité », et qui se poursuit inéluctablement, si on n’y prend garde, dans une escalade qui culmine avec la criminalité organisée et l’homicide. En d’autres termes : lorsqu’on se refuse à distinguer entre délinquance et violence, ou entre différents types et degrés de violence, on aboutit très facilement à la « théorie de la vitre cassée » et à la doctrine de la « tolérance zéro ».


3. Le mythe de l’âge d’or

Les discours catastrophistes sur l’explosion de la violence des jeunes reposent également sur une amnésie plus ou moins volontaire : pour pouvoir affirmer que nous vivons une période de déferlement sans précédent de la violence, il faut au préalable avoir bien oublié ce qu’il en était réellement de la violence dans le passé.


Or, si l’on se réfère sérieusement à toutes les sources qui sont à notre disposition sur le passé comme sur le présent, forme de délinquance par forme de délinquance, on s’aperçoit qu’il existe aujourd’hui des formes nouvelles de délinquance et de violence, ou du moins des formes de délinquance et de violence qui semblent actuellement en augmentation (par exemple les caillassages de bus, les outrages à agent et plus largement les conflits avec les institutions, ou encore la consommation de cannabis), mais que ces formes de délinquance sont les moins violentes, et qu’inversement les formes les plus violentes (comme les homicides volontaires, les homicides commis par des mineurs ou les viols collectifs) ne sont pas en augmentation [5]. L’âge d’or dont nous parle le nouveau sens commun sécuritaire fut en réalité une période où le risque de se faire tuer était bien supérieur à ce qu’il est aujourd’hui. À ceux qui nous accusent d’être angéliques, il faut donc répondre que ce sont eux qui ont une vision angélique du passé.


La logique du bouc émissaire Par Pierre Tevanian / La suite sur IMSI

 

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Un exemple parmi d'autres. D'après les médias cet été, il semblerait qu'il y ait des roms et gens du voyage partout... normal... :

A Marseille, les caméras ciblent roms et gens du voyage

 

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:30

 

 

Selon le bilan rendu public le vendredi 19 juillet, 179 accidents de chasse ont eu lieu entre le 1er juin 2012 et le 31 mai 2013.

 

Après plusieurs années de baisse, le nombre d’accidents de chasse est reparti à la hausse lors de la saison 2012/2013 (du 1er juin 2012 au 31 mai 2013). Selon le bilan annuel établi par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), 179 accidents se sont produits cette saison, contre 143 la saison précédente.

Deux morts chez les non-chasseurs

« Les proportions entre catégories de victimes restent cependant les mêmes », relève Pierre de Boisguilbert, porte-parole de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Les chasseurs eux-mêmes ou leurs accompagnateurs représentent 85 % des victimes. « Les auto-accidents, consécutifs à une mauvaise manipulation de l’arme, sont pour nous une vraie préoccupation », assure Pierre de Boisguilbert. Vingt et un accidents se sont avérés mortels. Selon le bilan de l’ONCFS, deux d’entre eux ont touché des non-chasseurs. « Nous en comptons trois car nous incluons dans ces victimes l’enfant de neuf ans qui a été tué accidentellement en septembre dernier par l’arme de son père, qu’il accompagnait à la chasse », relève Pierre Athanaze, président de l’association ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages). Les deux autres décès ont touché un viticulteur et un automobiliste.

Interdire la chasse le dimanche ?

« Ces accidents ne sont en rien une fatalité », déplore Pierre Athanaze. Plusieurs mesures pourraient être prises, selon l’association, pour limiter les drames de la chasse. Parmi celles-ci figure l’interdiction de la chasse le dimanche, la moitié des accidents ayant lieu ce jour-là. « Par ailleurs, il n’est pas normal d’avoir un permis de chasser à 16 ans, qui va durer toute votre vie sans que jamais votre vue ne soit contrôlée », soulève Pierre Athanaze. Enfin, l’association demande que les organisateurs de la chasse – président de société de chasse ou de fédération départementale – puissent voir engager leur responsabilité pénale en cas d’accidents. Des demandes restées lettre morte pour le moment. La suite sur LaCroix

 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:58

 

 

"Je m'adresse aux curieux et aux touristes. Mon message est simple : 'Ne venez pas le 21 décembre car vous pourriez mettre en danger la vie de vos proches'. En disant cela, j'applique le principe de précaution". Jean-Pierre Delord, le maire de Bugarach, ne rigole pas. Ou plus. "Au début, cette histoire de fin du monde était amusante. On avait droit à quelques allumés, certes, mais gentils. Cette fois-ci, je m'inquiète". Debout au comptoir de la salle du conseil municipal, il feuillette le courrier. Dans la pile, des lettres administrative aux thèmes répétitifs et techniques se mêlent à des missives… hallucinantes !

 

On se souvient de la fameuse réplique du film "Les Tontons flingueurs" : "Y'a des impulsifs qui téléphonent, y'en a d'autres qui se déplacent". Elle pourrait s'appliquer à certains obsédés de la fin du monde. "Si le grand terminus planétaire n'a pas lieu, explique J.-P. Delord, et il n'aura pas lieu, qui sait si un taré ne va pas tirer sur la foule, ici, à Bugarach ? Les pires, ce ne sont pas les 'bizarres' qui vous appellent au téléphone, ou qui vous écrivent. Non, les pires, ce sont les silencieux, les déterminés : ils peuvent venir ici incognito, camouflés, armés… Allez savoir ?".

 

Ce scénario, les gendarmes l'ont inclus dans leurs hypothèses de travail. Car si la fin du monde, en tant que telle, n'est qu'une aimable plaisanterie, tout le monde ne le comprend pas ainsi. Des impulsifs peuvent en effet se déplacer. "Depuis quelques jours, tout s'accélère, ajoute le maire. Les loufoques qui nous contactent pour louer des bunkers ou des maisons sont de plus en plus nombreux. Puis, il y a ceux qui nous reprochent d'interdire l'accès du Pic car la soucoupe volante venue pour les sauver ne pourra pas atterrir (sic !). S'agit-il de blagueurs ? Pas forcément… Imaginons qu'un de ces types prenne peur à l'approche du 21 décembre et vienne à Bugarach. Je crains des comportements irrationnels. Jusqu'où ça peut aller ?". Mais les impulsifs qui écrivent sont également inquiétants. Non, Jean-Pierre Delord ne sourit plus. Il a peur.


"Guerre froide extraterrestre" La suite sur L'Indépendant 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:07

 

 

A la gauche, on reproche souvent d'avoir fait siens les thèmes de l'ordre et de la sécurité, qui sont typiquement ceux de la droite. C'est vrai, à en juger par l'évolution de son discours des deux dernières décennies, mais peut-être n'est-ce pas là l'essentiel. Ne faut-il pas plutôt s'inquiéter que, sur ces questions, comme sur bien d'autres, concentrée sur les seules conséquences, elle ne parvienne plus à agir sur les causes, et même ne s'autorise plus à les discuter publiquement.


S'il y a une différence fondamentale entre la gauche et la droite, elle réside dans la capacité et la volonté d'aborder les problèmes de la société en termes de causalité sociale et pas seulement de responsabilité individuelle. Là où la pensée libérale lie un individu et un acte par une relation rationnelle (être endetté, quand on est pauvre, c'est ne pas savoir gérer ses ressources, et s'enrichir, c'est se montrer entreprenant), l'analyse progressiste intègre des logiques et des mécanismes sociaux (l'endettement des familles modestes et l'enrichissement des élites renvoient à des enjeux plus larges d'inégalités, et donc de justice).

 

C'est dans le domaine des écarts à la loi - du moins lorsqu'ils concernent la délinquance ordinaire, car la délinquance économique bénéficie d'un traitement différent - que le contraste est le plus marqué : pour les uns, seule est à considérer la responsabilité de l'individu et l'unique réponse est la sanction ; pour les autres, le contexte social est aussi à prendre en compte et la réponse doit inclure la prévention. Notons que, contrairement à la caricature qui en est faite, il ne s'agit pas, dans le second cas, de substituer le social à l'individuel et la prévention à la sanction, mais de les associer.

 

Or, les explications structurelles sont devenues inaudibles dans les sociétés contemporaines, et les gauches de gouvernement semblent les avoir délaissées dans leur rhétorique aussi bien que dans leurs politiques, comme si elles étaient devenues la marque infamante de leur laxisme. En France, la formule fameuse de Lionel Jospin réduisant la recherche des causes sociales à une « excuse sociologique » a exprimé de la manière la plus claire cet abandon, que son parti semble avoir, depuis lors, entériné. Ainsi, la véritable évolution des deux dernières décennies n'est pas tant l'adoption des thèmes de la droite que le renoncement aux idées de la gauche.

 

C'est ce qu'une série de faits récents démontrent, à commencer par la réponse aux désordres urbains d'Amiens et l'attitude adoptée face aux Roms. Dans les deux cas, le gouvernement fait le choix de traiter les effets (destructions de biens publics et privés, pour le premier, occupations illégales de terrains, pour le second). Il lui est d'autant plus facile de se réclamer du bon droit de celui qui entend faire respecter la loi que cette sévérité supposée juste lui permet de ne pas aborder l'embarrassante question du pourquoi des désordres urbains et des campements irréguliers.

 

A vrai dire, les causes de ces problèmes ne sont pas absentes des discours, mais elles sont si vagues, générales et inaccessibles que leur invocation est rhétorique : on parle du chômage et du désoeuvrement dans les cités, d'un côté, on mentionne la nécessaire intégration européenne et la responsabilité des autorités roumaines ou bulgares, de l'autre. Mais qu'en est-il des causes sur lesquelles le pouvoir pourrait agir ?

 

Dans les cités, trois décennies d'émeutes nous ont appris qu'elles sont toujours consécutives à des interactions violentes avec la police, dont les plus tragiques débouchent sur la mort de jeunes hommes de milieu populaire et d'origine immigrée. Bien sûr, il y a des inégalités économiques, du sous-emploi, de la pauvreté, de la précarité, et ce sont là des problèmes dont souffrent les habitants de ces quartiers et auquel il faut apporter des solutions.

 

Mais ce n'est pas ce qui explique les désordres urbains, dont on sait qu'ils n'ont rien à voir avec les violences entre bandes rivales ou autour de pratiques mafieuses, comme à Marseille ou Belleville, avec lesquelles on les amalgame. Ces désordres résultent du sentiment d'injustice, d'humiliation et d'impuissance éprouvé par des populations soumises au harcèlement policier, aux vexations et aux discriminations, du seul fait du lieu où elles résident et de l'image qu'on leur associe.Par Didier Fassin la suite sur Laurent Mucchielli 

 

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