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  • : Républicaine donc de Gauche, parce que "capitalisme, libéralisme,mondialisation économique" sont antagonistes avec notre devise "liberté, égalité,fraternité" ;la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ; le préambule de la constitution de 1946 ; la déclaration de Philadelphie et le Conseil National de la Résistance.
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Qui a tué nos villages ?

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:48

 

L’insécurité alimentaire frappe désormais six régions du sud sur huit. L’ONU redoute le pire.

La crise alimentaire qui frappe près de 12,4 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique depuis le début de l’été continue de s’étendre en Somalie, le pays le plus touché. L’ONU vient de décréter l’état de famine dans une sixième région sur les huit que compte le sud de la Somalie. Après le bas Shabelle, le moyen Shabelle (districts de Balaad et d’Adale), le sud de Bakool, les camps de déplacés d’Afgooye, la capitale Mogadiscio, il faut désormais ajouter à cette liste la région de Bay. La moitié du pays est affamée, soit 4 millions de personnes.

« Le taux de malnutrition chez les enfants dans la région de Bay est de 58 %. C’est un record de malnutrition aiguë », a expliqué Grainne Moloney, conseillère technique de l’unité d’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition de l’ONU pour la Somalie (FNSAU). « Des centaines d’habitants meurent chaque jour, dont la moitié au moins sont des enfants », a-t-elle ajouté. « Au total, 4 millions de personnes sont en situation de crise en Somalie, dont 750 000 qui risquent la mort dans les quatre prochains mois en l’absence d’une réponse adéquate », s’est alarmé dans un communiqué le FNSAU. Lire la suite sur l’Huma 



 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 06:42

 

 

L’échec des stratégies économiques et des gouvernements n’est pas à rejeter sur les agences de notation, mais sur l’incapacité des gouvernements d’Europe et d’Amérique à s’adapter aux réalités des marchés de capitaux mondiaux et à la concurrence venue d’Asie, écrit Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la Terre à l’Université de Columbia.

 

Le succès ne vient que lorsque l’on montre courageusement une voie à suivre techniquement saine, et basée sur des valeurs sociales. L’Europe et les Etats Unis se sont acharnés à mener des politiques orientées sur la consommation avec des incitations ou des plans d’austérité sans aucune considération pour l’investissement qui n’ont pas créé d’emplois. L’équilibrage, qui aurait dû se faire avec davantage d’augmentations d’impôts pour les plus riches, s’est fait aux dépends des services sociaux.

 

Si elle a durement touché les plus pauvres, la mondialisation a en revanche représenté une aubaine pour les plus riches. Ils ont pu placer leurs avoirs sur les économies émergentes très profitables, tout en convaincant les gouvernements de réduire leurs impôts au nom de la concurrence internationale. Les paradis fiscaux ont proliféré. Au bout de la chaîne, ce sont les plus pauvres qui sont les plus touchés, d’abord par les forces du marché internationalisé, puis parce que les riches dissimulent leurs capitaux sur les places mondiales où ils sont les moins imposés. Lire la suite sur Express.be 

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 06:38

 

Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, critique les 
politiques d’austérité visant à rassurer les marchés. Il fait des propositions pour réduire l’emprise des spéculateurs.

Quelle 
peut être 
la portée de la dégradation, sans précédent, de la note américaine ?

Henri Sterdyniak.De tout temps, le secteur financier est parasitaire jusqu’à devenir totalement déstabilisant aujourd’hui. Il imagine des scénarios totalement improbables. Les États-Unis ne rembourseraient pas leur dette, la zone euro éclaterait, les pays comme l’Italie ou l’Espagne ne rembourseraient pas leur dette… Cela génère des séquences autoréalisatrices. En s’attaquant à la note d’un pays, les taux d’intérêt de celui-ci grimpent, ce qui le fragilise encore plus. Les marchés se retrouvent alors confortés dans leur prévision. Le cycle infernal est enclenché. On assiste à une nouvelle crise financière dont on ne peut pas encore préjuger de l’importance, mais qui va contribuer à déclencher une nouvelle crise réelle.

N’est-ce pas déjà le cas en France avec l’arrêt brutal de la croissance au deuxième trimestre ?

Henri Sterdyniak.Le chiffre du premier trimestre était trop fort et s’expliquait par des circonstances exceptionnelles, comme la fin de la prime à la casse. Alors que, dans tous les pays européens, règnent des politiques d’austérité qui pèsent sur la croissance, avec des taux de chômage extrêmement élevés, le scénario le plus probable est celui d’une croissance lente avec une certaine instabilité.

Les réactions des dirigeants politiques face à ce nouvel épisode de la crise 
vous paraissent-elles 
à la hauteur ?

Henri Sterdyniak.Elles sont catastrophiques. En poursuivant la réduction des déficits par la réduction des dépenses, les gouvernements donnent raison aux marchés. D’autre part, si tous les pays essaient de réduire leur déficit, l’activité chute. Avec une croissance faible, les recettes diminuent, les dettes et les déficits publics s’accroissent, et les marchés replongent. Les dirigeants se livrent à une tâche impossible qui consiste à rassurer les marchés. Ils donnent le pouvoir économique aux pyromanes qui sont responsables de la crise. En France, le gouvernement a fait une réforme des retraites pour rassurer les marchés et, demain, il lancera une réforme fiscale de la santé, une réforme des allocations familiales, ou encore une réforme de l’assurance chômage dans ce même but. La situation est donc préoccupante sur le plan économique, social et politique. Lire la suite sur l’Huma

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 09:16

 

ISRAËL: LA GROGNE SOCIALE NE DÉSARME PAS

Des échauffourées entre policiers et manifestants ont éclaté, mardi, à Jérusalem, devant le Parlement. A ce moment-là, les députés étaient réunis en session spéciale au sujet du mouvement de contestation sociale sans précédent qui secoue Israël depuis la mi-juillet.

La Knesset, le Parlement israélien, a interrompu ses vacances d'été, mardi, pour un débat en plénière sur le vaste mouvement de protestation contre la vie chère et les inégalités sociales. Ni le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, ni son ministre des Finances ne se sont déplacés. C'est un ministre sans portefeuille qui a représenté le gouvernement.

Depuis la mi-juillet, Israël connait un mouvement de protestation social inédit. Certaines manifestations réunissent plus de 100 000 personnes dans un pays de 8 millions d'habitants. Ce mouvement est soutenu par près de neuf Israéliens sur dix. Lire la suite sur RTBF

 

BIRMINGHAM. AUX RACINES DU MAL-ÊTRE
 DES CITOYENS ANGLAIS

L’emploi y est exsangue, la précarité au sommet. Le black country, le pays noir qui doit son nom 
à la fumée qui s’échappait autrefois de centaines d’usines, ne s’est jamais remis 
de la casse de 
la métallurgie et de l’industrie automobile. Lire la suite sur L’Humanité

ITALIE : MENACE DE GRÈVE CONTRE L'AUSTÉRITÉ

La CGIL, principal syndicat italien, va sans doute décréter une grève générale contre le plan d'austérité

"Je ne vois pas d'autre moyen pour contrecarrer l'iniquité de ce plan de rigueur", a dit Susanna Camusso, la secrétaire générale de la CGIL au quotidien La Repubblica.

"Le 23 août, il y aura une réunion extraordinaire des secrétaires généraux de catégories et des structures territoriales de la CGIL pour décider la date de la mobilisation."
La CGIL proposera à la CISL et à l'UIL, les deux autres grandes centrales syndicales italiennes, de se joindre au mouvement.

"Ce plan de rigueur s'adresse seulement à ceux qui paient déjà des impôts. D'autre part, les coupes dans les crédits aux collectivités locales mettent en péril les services aux citoyens, et comme toujours en particulier les plus faibles", dénonce-t-elle.

Un plan qui favorise la libéralisation de l'économie et facilite les licenciements Lire la suite sur France2  

MAROC :PLAN D'AUSTÉRITÉ PRÉVU POUR 2012

Face aux multiples revendications sociales, à la hausse des cours internationaux de matières premières, à la hausse de la masse salariale de la fonction publique et des timides entrées des devises étrangères, l'Etat n'a plus d'autres solutions que de s'engager dans un plan d'austérité sans précédent. Le défi du ministère des Finances sera de rapporter à 3%, le déficit du budget national estimé aujourd'hui à 5.7%, et de ramener l'écrasante dette du trésor public à 50% du PIB. Lire la suite sur AuFaitMaroc



INDE : JEUN ANTI-CORRUPTION, DES CENTAINES D'ARRESTATIONS

La police a arrêté mardi plus d'un millier de manifestants anticorruption à New Delhi, selon le ministre de l'Intérieur

Ces manifestants étaient venus soutenir un militant anti-corruption, Anna Harare, 74 ans, qui s'apprêtait à entamer un "jeûne jusqu'à la mort" pour demander le durcissement d'un projet de loi en cours d'examen au Parlement. Il a été placé en détention provisoire.

Sa grève de la faim avait été interdite la veille par la police.
Selon le ministre de l'Intérieur, les personnes arrêtées ne respectaient pas les consignes de la police concernant une manifestation de soutien à l'activiste Anna Hazare. Ces consignes portaient notamment sur le nombre de personnes autorisées à se rassembler dans un parc, qui ne devait pas excéder 5000. Lire la suite sur France2

PRIX ALIMENTAIRES : 12 MILLIONS DE VIE MENACÉES

La hausse récente des prix des produits alimentaires menace les populations les plus pauvres

En particulier dans la Corne de l'Afrique où 12 millions de vies sont menacées, a averti lundi la Banque mondiale.

En juillet, les prix des produits alimentaires à l'échelle de la planète  étaient en hausse de
33%sur un an et ceux du pétrole progressaient de  45%, emmenant avec eux les prix des engrais, a indiqué l'institution de  Washington. (…)
29.000 enfants de moins de 5 ans morts en Somalie en trois mois
Lire l’article sur France2
 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 08:21

 

 

51 salariés de l'usine Sodimédical, dans le village de Plancy l'Abbaye (Aube), se battent contre la délocalisation de leur usine. Cette filiale d’un groupe Allemand spécialisée dans la confection de draps médicaux a été fermée le 27 avril 2010. Le problème c’est que le groupe fait de gros bénéfices.

 

Les 51 salariés de Sodimédical se mobilisent depuis plusieurs mois devant les tribunaux. 12 audiences leur ont donné raison : la délocalisation en Chine de leur entreprise est illégale.

Entre eux, ils s'appellent les irréductibles gaulois. Les 51 salariés de Sodimédical se mobilisent depuis plusieurs mois devant les tribunaux. 12 audiences leur ont donné raison : la délocalisation en Chine de leur entreprise est illégale. Pourtant le groupe Allemand (Lohmann et Rauscher) à qui appartient Sodimédical persiste.

 

Bénéfices : plus de 160 millions par mois

Le groupe Allemand délocalise l’usine de Plancy l’Abbaye en Chine pour faire des économies. Sauf que la multinationale fait d'énormes bénéfices: plus de 160 millions d'euros par mois. Le groupe va même plus loin en refusant de payer depuis 4 mois les salaires des employés tant qu’ils n’auront pas retiré leur plainte. Aujourd'hui, les 51 salariés se déplacent à la cour d'appel de Reims. Ils espèrent obtenir la demande de versement immédiate de leurs salaires.

« J’ai un rappel pour l’eau, l’électricité… »

Martine est l'une de ces salariés. Elle a travaillé pour Sodimédical pendant 16 ans, 4 mois sans salaire : « financièrement c’est dur. On n’a pas d’argent. J’ai un rappel pour l’eau et l’électricité. On va même pas se promener car on ne peut pas mettre d’essence. C’est infernal » Lire la suite sur RMC 

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 08:51

 

Chaque jour les JT ouvrent sur la crise de la Bourse. Une "crise" qui touche les plus grands, ceux qui n’auront jamais assez d’une vie pour dépenser ce qu’ils possèdent. Pendant ce temps, dans la Corne de l’Afrique, les populations luttent pour leur survie dans des camps surchargés et les enfants meurent de faim dans l’indifférence générale.

Famine dans la corne de l'Afrique: Les ONG sur place témoignent
CRISE ALIMENTAIRE - Les membres d'associations racontent leur quotidien...

A Dabaad (Kenya), plus grand camp de réfugiés au monde

Plusieurs ONG sont sur place, du côté d’Handicap International, ils sont 200 à veiller sur les 400.000 Somaliens du camp de Dabaad (Kenya), le plus grand au monde. Dans cette structure, conçue initialement pour accueillir 90.000 personnes, Antoine Larochette , chargé de mission d’urgence, voit arriver jusqu’à 1.700 réfugiés par jour. Les Somaliens rejoignent ce lieu, situé à 80km de la frontière, pour fuir leur pays, déclaré en état de famine depuis le mois dernier. L’homme ne peut que constater amèrement: «Une situation devenue extrêmement difficile depuis fin 2008.» Comment son équipe gère-t-elle cet afflux massif? «Les gens s’installent dans des tentes autour du camp. Nos équipes mobiles leur apportent les services de bases». En effet, les abris de fortunes s’étendent maintenant sur près de 15 km.

Ce qu’admire Antoine Larochette, c’est la solidarité entre réfugiés: «Les gens qui sont là depuis des années accueillent avec bienveillance les nouveaux.» L’association est obligée de diminuer les rations distribuées tous les 15 jours à ceux déjà établis pour en donner un peu plus aux nouveaux arrivants, souvent des femmes et des enfants très affaiblies par les kilomètres parcourus. Que deviendront tous ces réfugiés? «A moyen terme, nous allons essayer d’améliorer leurs conditions de vie. Je crois qu’ils vont rester là un bon moment. Ils n’ont aucune raison de partir vu qu’ils n’ont plus rien.» Lire la suite sur 20 Minutes 



Lire aussi :

 

Famine: Les chiffres «effroyables» de la mortalité infantile en Somalie

L'aide de l'Onu tarde à arriver, «et nous ne sommes pas encore au pic de cette crise»...

Une hécatombe. Un enfant sur dix âgé de moins de cinq ans meurt toutes les onze semaines en Somalie à cause de la famine qui progresse si vite que les organisations humanitaires ont du mal à suivre, ont alerté mercredi des responsables de l'ONU. Près de la moitié de la population, soit 3,7 millions de personnes, sont à présent menacées par la famine, a déclaré le représentant spécial de l'ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga, devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Au total, plus de 12 millions de personnes sont touchées en Afrique de l'Est, selon l'ONU. Lire la suite sur 20 Minutes



 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 08:29

 

 

La Grèce, l'Irlande et le Portugal sont les trois premiers pays de la zone euro à être passés sous la tutelle directe de leurs créanciers en concluant des plans d' « aide » avec la « Troïka » composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds Monétaire international (FMI). Mais ces accords, qui génèrent de nouvelles dettes et qui imposent aux peuples des mesures d'austérité sans précédent, peuvent être remis en cause sur base du droit international. En effet, ces accords sont « odieux » donc illicites. Comme le souligne la doctrine de la dette odieuse, « les dettes d'États doivent être contractées et les fonds qui en proviennent utilisés pour les besoins et les intérêts de l'État ». Or, les prêts de la Troïka sont conditionnés à des mesures d'austérité qui violent le droit international et qui ne permettront pas à ces États de sortir de la crise.

 

Tout prêt accordé en contrepartie de l'application de politiques violant les droits humains est odieux

 

Comme l'affirme le rapporteur spécial Mohammed Bedjaoui dans son projet d’article sur la succession en matière de dettes d'État pour la Convention de Vienne de 1983 : « En se plaçant du point de vue de la communauté internationale, on pourrait entendre par dette odieuse toute dette contractée pour des buts non conformes au droit international contemporain, et plus particulièrement aux principes du droit international incorporés dans la Charte des Nations Unies».

 

Il ne fait aucun doute que les conditionnalités imposées par la Troïka (licenciements massifs dans la fonction publique, démantèlement de la protection sociale et des services publics, diminution des budgets sociaux, augmentation des impôts indirects comme la TVA, baisse du salaire minimum, etc.) violent de façon manifeste la Charte des Nations unies. En effet, parmi les obligations contenues dans cette Charte, on trouve notamment, aux articles 55 et 56, « le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l'ordre économique et social(…), le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». En conséquence, les mesures d'austérité et les dettes contractées dans le cadre de ces accords avec la Troïka sont frappées de nullité puisque tout ce qui y est contraire à la Charte de l'ONU est réputé non écrit.

 

Au-delà de la violation des droits économiques, sociaux et culturels engendrée par l'application de  ces mesures anti-sociales, c'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, consacré à l'article 1-2  de la Charte de l'ONU et dans les deux Pactes de 1966 sur les droits humains, qui est bafoué par la Troïka. Selon l'article premier commun aux deux pactes, « Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l'intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance. »

 

Or, l'ingérence de la Troïka dans les affaires internes de ces États au mépris de la démocratie est flagrante. Ces créanciers ont clairement averti que les élections en Irlande et au Portugal ne devaient pas remettre en cause l'application de ces accords. Citons par exemple l'article du quotidien français Le Figarodu 9 avril 2011 qui revient sur les injonctions imposées au Portugal par les ministres des finances de la zone euro et de l’Union européenne lors d’une réunion tenue à Budapest avant les élections législatives au Portugal : « La préparation (du plan d’austérité) devra commencer immédiatement, en vue d’un accord entre les partis à la mi-mai, et permettre la mise en œuvre sans délai du programme d’ajustement dès la formation du nouveau gouvernement » (...) «  les ministres ont clairement fait comprendre au Portugal qu’ils ne veulent pas avoir à revenir sur les contreparties à l’aide, quel que soit le résultat des élections ». Dans le cas de la Grèce, le programme d'austérité conclu avec la Troïka a été imposé en 2010 sans même que le Parlement l'ait ratifié alors qu'il s'agissait là d'une obligation de la Constitution grecque (article  36 paragraphe 2).

 

Ce mépris de la Troïka pour la souveraineté de ces trois États a notamment été rendu possible par la situation de détresse financière de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal (premières victimes dans la zone euro de la crise de la dette mais certainement pas les dernières). En ce sens, on peut difficilement défendre la validité de ces accords en arguant de la liberté de consentement. En droit, quand une partie dans un contrat n’est pas en état d’exercer l’autonomie de la volonté, le contrat est frappé de nullité. En quoi ce principe s’applique-t-il au  cas présent ? Ne pouvant raisonnablement emprunter sur les marchés financiers sur le long terme à cause des taux d'intérêts réclamés par les marchés financiers oscillant entre 12 et 17% selon les cas, les gouvernements de ces trois pays ont dû se tourner vers la Troïka qui a profité de la situation de prêteur de dernier ressort. Utilisant la situation de détresse des autorités grecques, irlandaises et portugaises, la Troïka a réussi à imposer des plans qui ont eu et auront un effet négatif pour la santé économique de ces pays vu le caractère procyclique des mesures adoptées (c'est-à-dire qu’elles renforcent les facteurs qui génèrent la baisse de l’activité économique). Par Renaud Vivien et Éric Toussaint Lire la suite sur Centre de Recherche sur la Mondialisation 

 

 

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 12:51

C’était il y a un peu plus d’un an : les gouvernements secouraient les banques aux frais du contribuable. Mission accomplie. Mais à quel prix ? L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue à 11 400 milliards de dollars les sommes mobilisées par ce sauvetage. Soit 1 676 dollars par être humain... Mais la finance n’est pas qu’affaire de banquiers. C’est aussi celle des actionnaires. Une proposition pourrait ne pas leur plaire : fermer la Bourse.  Par Frédéric Lordon


Pour un peu, le grand spectacle de ces deux dernières années nous l’aurait presque fait oublier : là où la finance « de marché »* (les astérisques renvoient au glossaire), appellation un peu idiote mais il en faut bien une pour faire la différence, semble s’activer dans un univers clos, loin de tout et notamment du reste de l’économie, la finance actionnariale*, celle des propriétaires des moyens de production, campe à l’année sur le dos des entreprises — et, comme toujours, en dernière analyse, des salariés. Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Didier Lombard, président-directeur général (PDG) de France Télécom, pour offrir l’occasion, mais si peu saisie dans le débat public, de se souvenir de ce dégât quotidien de la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux, destruction méthodique de toute possibilité de revendication collective, intensification épuisante de la productivité et dégradation continue des conditions matérielles, corporelles et psychologiques du travail.


Contre toutes les tentatives de dénégation dont on entend d’ici les accents scandalisés, il faut redire le lien de cause à effet qui mène du pouvoir actionnarial, dont plus rien dans les structures présentes du capitalisme ne retient les extravagantes demandes, à toutes les formes, parfois les plus extrêmes, de la déréliction salariale. Et si les médiations qui séparent les deux bouts de la chaîne font souvent perdre de vue la chaîne même, et ce que les souffrances à l’une des extrémités doivent aux pressions exercées depuis l’autre, si cette distance demeure la meilleure ressource du déni, ou des opportunes disjonctions dont le débat médiatique est coutumier, rien ne peut effacer complètement l’unité d’une « causalité de système » que l’analyse peut très bien dégager (1).


Si donc la refonte complète du jeu de la finance « de marché », réclamée avec d’autant plus de martiale véhémence par les gouvernements qu’ils ont moins l’intention de l’accomplir, occupe le débat public depuis un an, il s’agirait de ne pas oublier que, au moins autant, la finance actionnariale est en attente elle aussi de son « retour de manivelle »... Sous ce rapport il n’y a que le PDG de Libération Laurent Joffrin, joignant la paresse intellectuelle au désir de ne rien rencontrer qui pourrait le contrarier, pour soutenir qu’il n’y a pas d’idées à gauche (2) — sans doute pas dans Libération ni au Parti socialiste en effet (mais on a dit : à gauche). Du vide dans le regard de Laurent Joffrin, on ne conclura donc pas pour autant qu’il n’y a rien. Le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin ou marge actionnariale limite autorisée) est une idée (3). L’abolition de la cotation en continu, et son remplacement par un fixing mensuel ou plurimestriel, en est une autre (4). Vient toutefois un moment où l’on envisage la question autrement : et fermer la Bourse ?


Des chroniques débonnaires du regretté Jean-Pierre Gaillard, longtemps journaliste boursier sur France Info, à l’apparition des chaînes boursières, en passant par l’incessante répétition « CAC 40 - Dow Jones - Nikkei », la Bourse aura bientôt quitté le domaine des institutions sociales pour devenir quasiment un fait de nature — une chose dont la suppression est simplement impensable. Il est vrai que deux décennies et demie de matraquage continu ont bien œuvré à cette sorte de naturalisation, et notamment pour expliquer qu’une économie « moderne » ne saurait concevoir son financement autrement que par des marchés et, parmi eux, des marchés d’actions* (la Bourse au sens strict du terme).


Bien sûr, pour continuer de se dévider, ce discours nécessite de passer sous silence l’ensemble des destructions corrélatives de l’exercice du pouvoir actionnarial ; la simple mise en regard de ses bénéfices économiques supposés et de ses coûts sociaux réels suffirait à faire apparaître tout autrement le bilan de l’institution « Bourse ». Encore faudrait-il questionner la division entre bénéfices économiques et coûts sociaux car les tendances à la compression salariale indéfinie qui suivent de la contrainte de rentabilité actionnariale ne sont pas sans effets macroéconomiques. La sous-consommation chronique qui en résulte a poussé les géniaux stratèges de la finance à proposer aux ménages de « faire l’appoint » avec du crédit, devenu la béquille permanente de la demande manquante — on connaît la suite. Evidemment les bilans sont toujours plus faciles avec une seule colonne qu’avec deux, particulièrement, aurait ajouté l’humoriste Pierre Dac, quand on enlève la mauvaise. Mais vienne la « bonne » à se montrer elle-même défaillante, que peut-il alors rester de l’ensemble ?


Or c’est peu dire que les promesses positives de la Bourse sont douteuses. Sans elle, paraît-il, pas de financement de l’économie, plus de fonds propres pour des entreprises alors vouées à l’insolvabilité, encore moins de développement des start-up annonciatrices des révolutions technologiques ? En avant, dans l’ordre et méthodiquement.

Les investisseurs pompaient, pompaient ! Lire la suite sur le Monde Diplomatique
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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 07:35

 

Et dire qu’il y a quelque mois, on nous le chantait, et sur tous les tons, le beau couplet. Il tenait en trois mots : sortie de crise. Et aujourd'hui le krach boursier ? 
Sélectionné et édité par Tristan Berteloot

Tous à l’unisson, membres du gouvernement, de la majorité, et allez donc, martelaient à qui mieux-mieux que oui, enfin, nous étions en sortie de crise.

À ce point, qu’en avril 2009, un site dédié fût ouvert (inopérant désormais), et qu’en septembre 2010 François Baroin (alors ministre du Budget) osa nous annoncer que "la crise [était] derrière nous". À sa décharge, il ne faisait, somme toute, que prendre le pas du président de la République qui, régulièrement, assurait que "nous venions de traverser la crise la plus grave depuis un siècle". Ce qui, peu ou prou, sous-entendait que nous en étions sortis, de cette fichue crise.

 
Et puis boum, patatras. Ou rebelote. La zone euro (re)prend l’eau. Dettes et déficits explosent de plus belle. Croissance en berne, chômage en hausse. Bourses qui dévissent et, c’est historique, Etats-Unis perdant leur sacro-saint triple A. Et nous, de nous écrier, à la face de tous ceux qui chantaient la
sortie de crise: "triples buses !".


T’as cru à l’euro fort, et au final, t’as vu l’euro miné. Tes plans de relance, puis de sauvetage, récurrents, ne sont que rustines, emplâtres sur jambe de bois. Ils ne sont là que pour reculer l’échéance, la douloureuse, le véritable plan, celui, maousse, d’austérité. À celui-ci, on ne va pas y échapper.
Demain, citoyens, salariés français, nous serons tous des Islandais, des Irlandais, des Anglais, des Grecs, des Espagnols, des Portugais… Sacrifiés. La ceinture, il faudra se serrer. Comme jamais.


Mais qui, cette fois, osera chanter ce couplet-là ? Quel candidat ?

Cette rechute, ô combien prévisible, rebat les cartes. Celles de l’élection présidentielle.


Bien malin qui pourrait dire, aujourd’hui, celui ou celle qui tirera son épingle du jeu. Si épingle, il y a.


Ce qui apparaît, en revanche, clair – à moins d’une improbable embellie économique d’ici le printemps 2012 – c’est que c’est
sale tempspour tous les dirigeants en place. Pour tous ceux quI ont à gérer cette crise qui n’en finit pas.  Brown est déjà tombé. Zapatero va s’en aller, anticipé. Merkel a pu, lors d’élections partielles, sentir le vent du boulet qui lui est d’ores et déjà promis. Quant à Obama et Sarkozy…


Ce n’est pas tant sur ce qu’ils ont promis avant leur élection qu’ils seront jugés, sur ce qu’ils ont tenu ou pas, mais sur cet engagement :

"Nous sortirons de la crise plus forts que nous y sommes entrés !" Lire la suite sur Le+ NouvelObs

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:05

 

C’est comme un vertige que ces informations sur la nouvelle bouffée de délire morbide de la sphère financière. En abaissant la note des Etats-Unis d’Amérique une agence de notation a franchi une limite au delà de laquelle il n’y a guère de retour en arrière possible. Avant la reprise, en pleine pause, j’ai donc pensé utile de marquer le moment par ces quelques lignes. J’ai cru les devoir aux cinq mille personnes qui viennent quotidiennement, en plein été, circuler dans les pages de ce blog comme sur une de ces agoras de notre temps dorénavant familières.

 

Qu’une seule fois il ait été dit, par une autorité du système lui-même, que les Etats-Unis ne sont plus un placement sécurisé et c’est tout un univers qui prend fin. Si le roi est nu aux yeux de tous, ne fût-ce qu’un instant, il devient impossible d’ignorer ensuite, quoi qu’il fasse, qu’il n’est qu’un homme comme les autres. Car tout l’édifice financier mondial repose en dernière instance sur un pur article de foi à propos de la valeur refuge d’une monnaie, le dollar, dont tout le monde sait pourtant qu’elle ne vaut peut-être pas le prix de l’encre et du papier avec lesquels elle est fabriquée.

 

Au même moment, et ce n’est pas un hasard, l’Euro trébuche une fois de plus, montrant qui avait raison entre ceux qui criaient à la guérison du fait de leur remède de cheval et ceux qui soulignait l’impasse aggravée. Ainsi, en plein mois d’août, aux Etats-Unis et en Europe, c'est-à-dire au cœur du cœur du système capitaliste mondialisé, un monde s’étouffe tout seul sous l’effet de ses propres normes, mensonges et règles absurdes.

 

Ah oui ! Comme nous avons en vain décrit, analysé, décortiqué et prédit, des années durant, les effets à venir de la ronde aveuglée des capitaux fictifs et des capitaux flottants !

Comme nous avons alerté, tant de fois, contre la cancérisation générale de l’économie par cet épisode de financiarisation si spécial de l’histoire du capitalisme !

Ce travail de l’altermondialisme n’enlève rien à l’effet de stupeur que provoque la confirmation de nos thèses par les évènements de ces derniers jours. Ce qui est en jeu ce n’est pas seulement une crise au sens que l’on donne à ce mot pour désigner un dysfonctionnement majeur avant un retour à l’état antérieur.

 

Bien sur un énorme bug est en cours. Il touchera la planète entière du fait de l’imbrication des systèmes locaux dans le réseau monde. Mais la suite ne pourra ressembler à ce que nous avons connu. Par exemple, la hiérarchie de l’économie mondiale va être bouleversée.

 

J’ai publié ici même, il y a deux ans, une note à ce sujet pour présenter la thèse d’une « bifurcation » de l’économie monde et donc du centre de la civilisation humaine. Naturellement tout ceci ne veut pas dire que le système capitaliste soit éternel et que seuls son organisation et sa hiérarchie pourraient être modifié. On peut imaginer qu’à la faveur des désordres et des dislocations qu’une crise majeure provoquerait, les sociétés elles mêmes bifurquent et s’orientent sur d’autres valeurs et modes sociaux que ceux dans lesquels nous avons vécu jusque là. En effet pour l’instant nous ne considérons que l’aspect financier de la dislocation du système. Mais la dimension autrement plus violente et décisive qu’est la crise écologique continue son œuvre.

 

Et les mêmes dirigeants incapables qui se montrent impuissants à maitriser des choses aussi banales que des dettes souveraines le sont bien davantage pour prendre les décisions de long terme que la crise écologique exige. (...)

 

Pourtant, avoir eu raison ne nous vaudra aucun avantage particulier. L’histoire n’est pas un colloque savant. La lutte va s’aiguiser, les rapports de force se tendre ! Dans l’immédiat voici les deux camps possibles: capituler ou résister. Lire l’article sur Blog J-L Mélenchon 

 

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